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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook
Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

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Lutte contre le dopage

Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 22:45

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2010/01/01/201001010909_w350.jpg

Dans le cadre de leur action contre le dopage, menée depuis cinq ans, les élèves de 4e du collège Sainte-Foy d'Agen ont dessiné une affiche publicitaire avec Mme Bernède, leur professeur d'arts plastiques.


Les classes de 6e, 5e et 3e ont ensuite sélectionné les cinq meilleurs dessins pour désigner au final le gagnant. Le dessin primé sera édité en affiche courant janvier, et complétera leur action de prévention pour les clubs et collège.


Le directeur de Cap Cinéma, M. Douady, s'est joint à leur travail de sensibilisation en récompensant les gagnants par des places gratuites. Un beau cadeau de fin d'année pour Coralie Hantute (1re), Florian Castex, Quentin Langlet, Léna Capelié, Christelle Mouysset.

 

Source et date de l'article ladepeche.fr  01.01.2010

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 09:44

Après l'ancien entraîneur de la Fédération autrichienne de ski,
Walter Mayer, le manager sportif Stefan Matschinger a été placé, mardi 31 mars, en garde à vue. Ils sont soupçonnés d'avoir fourni des substances dopantes et organisé des transfusions sanguines. La police autrichienne continue d'enquêter : de nombreux sportifs autrichiens et étrangers de toutes les disciplines pourraient être mis en cause.

Les accusations sont lourdes et solidement étayées. Deux poulains de Stefan Matschinger, ex-coureur de 1 500 mètres reconverti dans le management sportif, sont passés aux aveux en l'espace d'une semaine.

Classé d'abord troisième et meilleur grimpeur lors du Tour de France de 2008, le cycliste autrichien Bernhard Kohl avait été suspendu pour dopage. Un dérapage qui, révèle-t-il, n'avait rien d'exceptionnel. Entre 2005 et juillet 2008, le sportif aurait suivi un régime continu à base d'érythropoïétine (EPO), d'hormones de croissance, d'insuline et de testostérone concocté par son manager.

Pour ce traitement ainsi que trois séances de transfusion sanguine dans le laboratoire viennois Human Plasma, Kohl aurait déboursé 50 000 euros. La triathlète autrichienne Lisa Hütthaler, également suspendue pour dopage, assure avoir suivi les instructions du "calendrier de dopage" établi pour elle par le même Matschinger, dont l'entregent était apprécié par les équipes sportives allemandes et néerlandaises.


RÉPUTATION AU PLUS BAS


Loin d'être close après ces deux arrestations, l'enquête menée par la police criminelle autrichienne pourrait s'internationaliser. Selon le quotidien Kurier, qui se réfère à des sources officielles, plus de 120 athlètes autrichiens et étrangers auraient compté parmi les clients réguliers du laboratoire viennois et bénéficié de la transfusion de leur propre sang enrichi en globules rouges. Un procédé qui, sans faire intervenir de substances externes, accroît l'endurance. Pourtant l'instruction ouverte à l'encontre de la banque de sang a été abandonnée. Motif : Human Plasma aurait cessé de délivrer ce service à l'entrée en vigueur de la loi antidopage en août 2008.

Kurier, dans son édition de jeudi, met aussi nommément en cause l'ex-cycliste Georg Totschnig, qui aurait bénéficié d'une auto-transfusion sanguine avant sa spectaculaire victoire dans l'étape pyrénéenne d'Ax - Trois-Domaines du Tour de France 2005.

Depuis les Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002, la réputation de l'Autriche est au plus bas. Aux JO de Turin, en 2006, la police italienne avait saisi du matériel de transfusion dans le chalet de l'équipe autrichienne. Le Comité international olympique avait exclu à vie six membres de ses équipes de fond et de biathlon. La loi antidopage, finalement promulguée en août 2008 sous la pression de l'Agence mondiale antidopage, criminalise la détention et la vente de substances dopantes.

Soucieux de rétablir la réputation de l'Autriche, le ministre des sports, Norbert Darabos, envisage désormais de criminaliser le recours au dopage. En attendant, il fait oeuvre pédagogique et distribue un Manuel pour l'athlète de compétition. Son objectif : informer sur les "pièges" de la compétition et les conséquences du dopage.


Laurence Monnot

Source et date de l'article  LeMonde.fr  03.04.09
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 09:29


Deux informations importantes nous arrivent aujourd’hui, l’une touchant André Aubut, l’ex-entraineur de la cycliste québécoise Geneviève Jeanson au coeur du plus important scandale de dopage de l’histoire du cyclisme canadien, l’autre touchant Alejandro Valverde qui se retrouve dans de beaux draps suite à l’Affaire Puerto.


1 – Une suspension à vie a été prononcée aujourd’hui par le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) contre André Aubut et le médecin Maurice Duquette, tous deux trouvé coupable d’avoir dopé une athlète mineure. Ils ont en effet été convaincus d’avoir été les rouages essentiels du dopage de Jeanson alors qu’elle n’était âgée que de 16 ans.


La suspension à vie prononcée est une première dans l’histoire du dopage.


Mon avis ? C’est une excellente nouvelle, Jeanson ne devant pas être la seule à trinquer dans toute cette histoire d’une infinie tristesse. Le CCES a également raison d’affirmer que des préjudices importants ont été faits envers d’autres athlètes qui n’ont pu accéder à des bourses ou des places sur l’équipe nationale en raison des pratiques de dopage du clan Jeanson. Je dis bravo et quoi de plus normal que les coupables soient punis sévèrement ?


2 – L’étau se resserre constamment sur Valverde, leader de l’équipe Caisse d’Épargne. Voilà que le CONI a requis devant le tribunal national antidopage deux ans de suspension à son égard, estimant avoir les preuves irréfutables que certaines poches de sang saisies dans l’Affaire Puerto et contaminées à l’EPO appartiennent bien au cycliste espagnol. Cette affirmation découle de tests d’ADN effectués ces derniers mois sur les poches de Puerto et sur les échantillons sanguins de Valverde recueillis l’été dernier lors du passage du Tour en Italie.


Je vois mal comment Valverde va se sortir de là si de telles preuves sont avancées par le CONI devant le tribunal. Gageons toutefois que Valverde orchestrera sa défense sur des aspects de légitimité, l’Affaire Puerto étant une affaire essentiellement espagnole. Peut-il, dans ce contexte, être jugé en Italie ? 

Espérons en tout cas que l’UCI fera tout en son possible pour aider le CONI dans cette histoire, ceci afin que la vérité soit enfin faite sur le cas Valverde. Cela pourrait déboucher sur un ré-examen de l’implication d’Alberto Contador dans l’Affaire Puerto, lui-aussi soupçonné d’avoir été un client du sulfureux médecin espagnol.

J'avais déjà mis un article sur le cas
Geneviève Jeanson


Source et date de l'article La Flamme Rouge  01.04.09
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 20:06
Le nouveau produit dopant à la mode est la DHEA, une molécule anti-vieillissement qui fait courir plus vite nos sportifs. Les Cahiers du Foot nous livrent leur analyse.

Le nouveau produit dopant à la mode est la DHEA, une molécule anti-vieillissement qui fait courir plus vite nos sportifs. Les Cahiers du Foot nous livrent leur analyse.

Un footballeur de Ligue 1 sur cinq positif à la DHEA ? Des analyses de cheveux révèlent des chiffres alarmants. Le président de lAgence française de lutte contre le dopage (AFLD), Pierre Bordry, a rendu public mercredi 18 mars 2009 les résultats d’analyses de prélèvements de cheveux concernant des sportifs de quatre disciplines : le football, le rugby, le cyclisme et l’athlétisme.

Le gros score du football

Effectués en 2008, ces prélèvements visaient en particulier l’élite des disciplines collectives : Ligues 1 et 2 pour le football, Top 14 ou Pro D2 en ce qui concerne le rugby. Les cyclistes « prélevés » étaient quant à eux professionnels ou amateurs. Sur les 138 échantillons analysés, 22 présentent des traces de substances interdites : 18 pour la déhydroépiandrostérone (la célèbre DHEA, molécule anti-vieillissement), 3 pour la testostérone, et 1 au titre de ces deux substances. La faiblesse relative du nombre de prélèvements invite à ne pas donner une valeur générale à ces données, mais on note que les cas positifs définissent une fourchette s’étendant de 11% pour les cyclistes professionnels à 22% pour les footballeurs de l’élite, soit sept joueurs – dont Damien Ressiot indique dans L’Équipe qu’ils évolueraient tous en Ligue 1 [1] – sur les 32 prélevés.

À titre de comparaison, les 2.900 contrôles diligentés en France durant le quatrième trimestre 2008 sur un échantillon de sports plus large ont abouti à un taux global d’infractions susceptibles de donner lieu à une procédure disciplinaire [2] d’un peu moins de 3%… Pour le football, ce taux était de 1,7% (11 infractions constatées pour 651 contrôles) – au titre des cannabinoïdes dans la grande majorité des cas.

La revanche des coiffeurs

Des prélèvements capillaires, qui ne représentent que 5% des contrôles usuels dans le football professionnel, ont donc mis en évidence un pourcentage de cas positifs extrêmement élevé. Si les différentes formes de contrôles n’autorisent pas la détection des mêmes substances [3], l’un des grands intérêts des analyses de phanères – ongles, cheveux et autres poils – est ainsi de permettre de reconstituer des historiques. Un cheveu pousse d’un centimètre par mois et permet ainsi, potentiellement, de repérer le caractère ancien et/ou répété de la prise de certaines substances – alors que la fenêtre de détection de la DHEA, après un contrôle urinaire, se compte en heures.

Pour spectaculaires que soient les résultats, les cas détectés ne pourront pas donner lieu à sanction disciplinaire : anonymes, conformément aux accords pris en amont avec les fédérations, ils ont ici seulement valeur d’avertissement. Début février, l’AFLD présentait son programme national annuel des contrôles pour l’année 2009 et annonçait la couleur en matière de « politique de ciblage pour réaliser des contrôles « intelligents » » : les analyses capillaires réalisées en 2008 avaient l’objectif déclaré « d’orienter le ciblage ultérieur pour ces disciplines ». Les voici prévenus : l’Agence devrait décider la poursuite de ses investigations sur les phanères et co-financera cette année un programme de recherche et développement pour parvenir à la certification de ces méthodes de détection [4].

Star des pharmacies

Connue pour ses effets présumés (et discutés) contre le vieillissement, interdite à la commercialisation en France mais autorisée dans les compléments alimentaires aux États-Unis, la DHEA est « une hormone anabolisante secrétée par la partie corticale de la glande surrénale mais aussi le cerveau » [5]. Dès 1997, le CIO l’a considérée comme une substance interdite, et elle figure sur la liste des interdictions du code mondial anti-dopage, au sein de la classe des Agents anabolisants et stéroïdes anabolisants androgènes (SAA). [6]. Pour ce qui est des « effets secondaires », l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) indiquait en 2001 que « la prise de DHEA peut stimuler la croissance de cancers hormonodépendants (prostate, sein, utérus) » et que « Le risque cardio-vasculaire potentiel [devait] être pris en considération notamment en cas de prise au long cours de DHEA » [7].

Si des doutes sont parfois émis sur l’efficacité dopante de la DHEA, cette substance reste un produit largement cité sur les sites destinés notamment aux culturistes. Elle fait également partie des produits que le docteur italien Michele Ferrari a prescrits à des sportifs, comme l’ont montré des ordonnances saisies en 1997 à Bologne par les carabiniers [8]. Elle comptait également parmi les produits de la pharmacie de l’équipe Festina en 1998. Michel Rieu, conseiller scientifique de l’AFLD, a estimé que « si une substance est utilisée pendant longtemps, c’est qu’elle est efficace », tandis que, interrogé par Le Monde, le professeur Gérard Dine faisait part du caractère « connu, reconnu et identifié » de l’utilisation de DHEA à des fins dopantes [9].

Le vent du boulet

Est-il besoin de dire que les révélations de l’AFLD devraient avoir un retentissement considérable ? Les résultats publiés viennent infliger une sérieuse claque aux discours « bonhommes » sur les footballeurs qui n’auraient pas besoin de se doper (lire « Platini joue l’Euro en autruche »), ainsi qu’aux faux-semblants de la rareté des contrôles positifs. Même s’ils ne sont pas exploitables juridiquement, ces éléments établissent de graves présomptions quant à un dopage massif dans le football [10].

Pourtant, l’information n’a pas fait la une de L’Équipe et n’a suscité qu’un traitement modeste dans les médias spécialisés, restant presque totalement absente des émissions télévisées du week-end. L’embarras a aussi été palpable du côté de la Ligue. Frédéric Thiriez, dans un communiqué circonspect, a dit s’être assuré auprès de l’AFLD que « ces analyses capillaires avaient été faites dans un but de prévention et non dans un but disciplinaire » et rappelé benoîtement que le suivi biologique instauré il y a quatre ans « n’avait à ce jour révélé aucune anomalie » – n’évoquant par ailleurs que les risques sanitaires encourus par les joueurs, et non le dopage. Plus volontariste, son homologue de la Fédération, Jean-Pierre Escalettes, a demandé à obtenir les noms des positifs, accueillant « ce rapport de l’AFLD comme un avertissement qui va dans le bon sens ».

La « réalité du dopage »

L’ironie est que cette bombe a éclaté dans le contexte d’une fronde des footballeurs professionnels contre une mesure prévue par le programme de développement des contrôles inopinés de l’Agence mondiale anti-dopage (AMA) : les capitaines des équipes de l’élite doivent rester localisables 365 jours par an, sur un créneau d’une heure communiqué aux services de l’instance. Faisant écho aux récriminations de nombreux joueurs, l’UEFA et la FIFA se sont élevées en commun contre la localisation individuelle, au nom du caractère collectif ce leur sport, en proposant que, sauf exception, les contrôles se limitent aux lieux d’entraînement. L’argument du respect de la vie privée des joueurs, lors de leurs courtes vacances, a également été invoqué.

L’AMA a eu beau jeu d’accuser en retour ces institutions « d’ignorer la réalité du dopage dans le sport ». L’AFLD avait également insisté sur l’importance de la localisation et du caractère inopiné des contrôles lors de la communication des résultats des prélèvements capillaires. Interrogé le 17 mars par France Football dans un dossier consacré à « La grogne des capitaines », Jean-Pierre Karaquillo, cofondateur du Centre d’économie du sport de Limoges, mettait en balance ces contraintes, réelles, avec l’importance des enjeux de la lutte antidopage.

L’événement aura fait une victime collatérale en la personne de Bernard Laporte. Dans une interview au mensuel So Foot de ce mois, qui lui demandait comment il expliquait le faible nombre de cas positifs dans le football, le secrétaire d’État chargé des Sports confia : « Quand tu t’alignes sur un Tour de France ou un 100 mètres, tu peux choisir de grossir ta masse musculaire. L’effet est immédiat. Quel intérêt au football ou au rugby ? Si t’es blessé, tu te reposes. C’est très difficile de recourir au dopage dans un sport collectif, de garder le secret. Je ne peux l’affirmer avec une certitude absolue, mais je suis convaincu qu’il n’y a pas de dopage dans le football ». Pas de doute : le meilleur allié du dopage dans le football, c’est bien l’idée qu’il n’y a pas de dopage dans le football.


Source et date de l'article Bakchich.info  28.03.09



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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 10:44

Q
u'est-ce qu'un produit dopant ? Une substance susceptible d'améliorer la performance grâce à son pouvoir pharmacologique et dont l'usage est considéré comme contraire à l'"esprit" sportif, entendu comme le respect des règles garantissant l'équité de la compétition. Mais la traque des tricheurs ferait presque oublier que le dopage présente aussi, et surtout, un risque pour la santé des athlètes. Un danger qui peut être mortel.

Le 13 juillet 1967, le Britannique Tom Simpson s'écroule sur les pentes du mont Ventoux, à 36 ans, en pleine étape du Tour de France, terrassé sous l'effet combiné de l'abus d'amphétamines et de la forte chaleur. Quelques mois plus tard, le Comité international olympique (CIO) publie la première liste des substances interdites (amphétamines, stimulants et analgésiques narcotiques), à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de Grenoble. Depuis, la liste des produits prohibés s'est étoffée, mais aussi celle des sportifs disparus prématurément.

1998. La sprinteuse américaine Florence Griffith-Joyner décède à 38 ans d'une attaque cérébrale durant son sommeil. L'autopsie, comme très souvent dans les cas de mort subite, ne permet pas de faire le lien avec une éventuelle consommation de produits dopants. Cependant, les performances hors normes de "Flo-Jo", détentrice depuis 1988 de deux records du monde inaccessibles (10 s 49 sur 100 m et 21 s 34 sur 200 m), et sa transformation morphologique avaient alimenté les soupçons sur une préparation à base de stéroïdes anabolisants. Or leur administration favorise le risque d'attaque cardiaque ou cérébrale en augmentant le taux de cholestérol.

2001. L'ancien recordman du monde du 10 000 m, Richard Chelimo, meurt à 29 ans d'un cancer du cerveau. "Dans les années à venir, beaucoup d'athlètes vont mourir à cause du dopage, réagit le double champion olympique marocain, Hicham El Guerrouj, après la disparition du fondeur kényan. Croyez-moi, il y aura encore d'autres morts prématurées."


En 1990, la fédération néerlandaise de cyclisme avait ouvert une enquête après les morts suspectes, par arrêt cardiaque, de sept de ses coureurs dont celles de Johannes Draaijer, à 27 ans, de Connie Meijer, à 25 ans, médaillé bronze aux mondiaux de 1987, et de Bert Oosterbosch, à 32 ans, vainqueur de trois étapes du Tour.


Les autopsies n'avaient rien révélé, mais la veuve de Johannes Draaijer, 130e du Tour 1989, avait affirmé que son mari prenait de l'érythropoïétine (EPO) et souhaité que sa mort serve d'avertissement. Injectée sous sa forme synthétique, l'EPO - normalement sécrétée par les reins - possède la particularité d'augmenter la concentration de globules rouges dans le sang. Très prisée des sportifs parce qu'elle permet d'améliorer le transport de l'oxygène vers les muscles et donc les capacités d'endurance, elle majore les risques d'accidents cardio-vasculaires en rendant le sang plus épais. Dans un article du New England Journal of Medecine, le docteur Allan J. Ersley expliquait, dès 1991, que la prise d'EPO par les athlètes pouvait être "responsable de thromboses mortelles".

Les morts suspectes ne concernent pas que des cyclistes. En Italie, le procureur adjoint de Turin, Raffaele Guariniello, qui s'est rendu célèbre en enquêtant sur les pratiques pharmacologiques de la Juventus, mène depuis plusieurs années une étude épidémiologique sur les joueurs du Calcio. Sur 24 000 footballeurs ayant évolué en 1re, 2e et 3e division entre 1960 et 1990, le juge a répertorié 400 décès et en a jugé plus de 70 suspects. Parmi ces morts suspectes, l'étude relève un nombre anormalement élevé de leucémies et de cancers du foie, du pancréas ou du colon. Des maladies que favorise la prise de stéroïdes anabolisants ou d'hormones de croissance. L'étude a également mis en évidence la forte proportion de joueurs atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une pathologie neurologique qui entraîne une paralysie progressive des muscles.


Selon la recension effectuée par Raffaele Guariniello, plus de trente footballeurs sont morts de cette maladie. Ainsi de l'ancien joueur de la Fiorentina, Giuseppe Longoni, décédé en mars, à 63 ans, ou de l'ancien défenseur de la Sampdoria de Gênes, Gianluca Signorini, disparu en 2002, à 42 ans.


MIRACULÉ


Dans un article publié dans la revue Lancet Neurobiology en 2003, des chercheurs italiens suggèrent qu'une activité physique intense associée à la prise abusive de médicaments peut expliquer le développement de la SLA chez les footballeurs. Une piste prise au sérieux par le procureur adjoint de Turin, qui teste actuellement sur des rats de laboratoire les cures médicamenteuses administrées aux joueurs entre 1960 et 1990.

Le juge a également consigné les témoignages de plusieurs footballeurs de cette génération. "Je suis un miraculé, a concédé Giovanni Galeone, aujourd'hui entraîneur d'Udinese. Avec tous les produits que j'ai pris quand j'avais 20 ans, je suis heureux d'être en vie." Ancien coéquipier de Gianluca Signori, Giovanni Ziviani met en garde : "Qui sait ce qui arrivera dans vingt ans aux garçons qui sont, aujourd'hui, bourrés d'EPO et d'hormones de croissance ?"


Stéphane Mandard

Source et date de l'article  LeMonde.fr  29.09.06
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 11:28


J'ai choisi cet article car je pense qu'il est intéressant d'avoir des avis extérieur du sport. Le point de vu d'un philosophe, d'un scientifique et d'un historien.


La lutte antidopage est-elle vraiment légitime ? Existe-il un dopage licite ? Plusieurs universitaires livrent leur vision et posent des questions plutôt originales.


Une fois n’est pas coutume, c’est à travers l’éclairage de philosophes, scientifiques et historiens que la collection "Regards sur le sport", éditée par l’INSEP, a choisi de parler de sport. Vendredi 6 mars, à l’occasion de la sortie des cinq DVD de la collection, Axel Kahn, généticien, Isabelle Queval, philosophe et Paul Yonnet, sociologue, se sont réunis à la Fnac des Ternes (Paris) pour évoquer le dopage. Exit grands sportifs et journalistes spécialisés, place aux "intellectuels". Le principe ? Ouvrir la question aux universitaires de toutes disciplines pour enrichir la problématique.


Derrière un discours digne d’un amphi de la Sorbonne, parfois même pompeux, ces universitaires ont apporté leur point de vue sur la question du dopage. Une nouvelle approche pour enrichir la réflexion.

"D’un côté, il y a les sportifs de haut niveau et les journalistes. De l’autre, les intellectuels qui ont eux aussi une réflexion sur le sport", observe le sociologue Paul Yonnet. "Ces deux univers ne se côtoient jamais. Il y a quelques jours par exemple, on pouvait voir deux ou trois calembours à la Une de L’Équipe, pas toujours très bons, ("Rodez, c’est balèze", "Collet va s’y coller", ndlr). À côté de ça, il y a des "intellectuels" qui réfléchissent aussi sur la question. Il faut que ces deux univers se rencontrent".


"Cette question du dopage est une problématique difficile intellectuellement à concevoir", explique Axel Kahn, ancien membre du comité consultatif national d'éthique (CCNE). "Où est la limite entre le dopage licite et illicite ? Car envoyer des athlètes en stage en altitude à Font Romeu est légal. Mais prendre des produits pour avoir exactement les mêmes effets n’est pas permis". Pour le généticien, il existe une ambiguïté morale qui entoure cette question du dopage. Selon lui, tout est question de point de vue : "A priori, le dopage est immoral. Mais si on prend la vision du médecin, c’est différent. Son rôle est de faire en sorte d’effacer les inégalités physiques entre les individus. Pourquoi accepter que le gros "balèze" batte toujours le petit maigrichon ? À ce titre, le dopage peut paraître moral". Encore plus lorsque l’on dépasse la simple dimension sportive. Car dans notre société, le dépassement de soi est presque une devise. Mais dans le sport, il y a un moment où le sportif arrive à ses limites. "C’est insupportable pour lui, insiste le scientifique." À cet instant, la norme devient la performance ".

Pour Isabelle Queval, philosophe et maître de conférences à l’université de Paris V, le dopage s’inscrit ainsi dans un certain contexte historique et social. "Nous vivons une période où le fantasme d’un corps maîtrisé est omniprésent", observe-t-elle. "Un corps désiré et voulu. Un corps qui va répondre à nos désirs de performances. C’est une perspective très contemporaine. Sans oublier que dans notre société, le sport reste le dernier repère de pureté. Le seul endroit où l’idée du "meilleur gagne" fonctionne encore. Ce principe ne fonctionne plus dans notre société".

"Jusqu'à quand la lutte antidopage sera utile ?"

Après avoir analyser pratique du dopage, les universitaires se sont penchés sur la question de la lutte antidopage. Et là encore, leur réflexion peut surprendre puisqu’ils vont jusqu’à remettre en cause la légitimité de cette lutte. "Cette lutte antidopage est encore utile, mais jusqu’à quand ?" s’interroge Isabelle Queval. "Comment va-t-on légitimer cette lutte le jour où les produits dopants ne seront plus nocifs ?" Et Paul Yonnet va même encore plus loin. "Pourquoi diabolise-t-on le dopage ? Parce qu’il en va de la santé de l’athlète. Mais le sport de haut niveau est mauvais pour la santé. Si on veut véritablement en finir avec le dopage car il est nocif, il faut alors arrêter le haut niveau".
Si ces universitaires n’ont pas de solutions miracles, leur analyse a au moins le mérite d’apporter de nouvelles pistes de réflexion. Car le dopage, et le sport en général, n’est en aucun cas la chasse gardée des sportifs et des journalistes.


Source et date de l'article Les dessous du sport  9.03.09

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Par contre le dopage - Publié dans : Lutte contre le dopage
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 17:40


Le nouveau réglement, qui stipule que l’athlète doit se rendre disponible pour un éventuel contrôle quotidien, ne plaît pas à certaines stars du ballon rond et de la petite balle jaune. Normal: contrairement aux autres sportifs, elles avaient la vie belle jusqu’ici...


Lorsque Kevin van Impe, cycliste belge de son état, fut cueilli dans un crématorium par des inspecteurs antidopage en mars 2008, alors qu’il venait de perdre un fils mort-né, on s’était dit que tous les contrôles inopinés n’étaient peut-être pas indispensables. Mais quand on réveille Andy Murray sur le coup de 7 heures du matin à son domicile, alors qu’il vient de rentrer d’Australie, on entre, à entendre l’intéressé, dans le domaine du pur scandale. Peut-on raisonnablement infliger aux tennismen et aux footballeurs ce à quoi sont astreints les gens de la petite reine depuis trois ans? «Le contrôleur a insisté pour me regarder pisser dans le flacon, avec mon pantalon sur les chevilles», s’indignait l’Ecossais, numéro 4 au classement ATP, la semaine dernière à Rotterdam. «Ces nouvelles règles sont si draconiennes qu’elles rendent presque impossible une vie normale.»


Ce coup de gueule a été relayé tout haut par Rafael Nadal, numéro 1 mondial, dans les colonnes de Libération: «Ce n’est simplement pas juste d’être ainsi persécuté. Nous avons l’impression d’être des criminels. Même ma mère ne sait pas où je me trouve chaque jour.» Une grogne causée par l’entrée en vigueur, le 1er janvier dernier, du nouveau Code mondial antidopage, qui exige des athlètes de pointe, toutes disciplines olympiques confondues, une certaine transparence quant à leur emploi du temps (lire par ailleurs). Pour faire bonne mesure, Michael Ballack, joueur de Chelsea et capitaine de la Mannschaft, y est aussi allé de son couplet sur la question.

«Ce n’est pas un hasard s’il n’y a que les gens du football et du tennis que cela énerve», observe Jean-Philippe Rochat, avocat, vice-président de Swiss-Ski et arbitre au Tribunal arbitral du sport. «Pour eux, le 1er janvier, la vie a changé. Pour les champions de bien d’autres disciplines, paradoxalement, ça s’est plutôt assoupli.» Traduction: cyclistes, athlètes ou fondeurs, par exemple, ont vécu nettement pire dans un passé récent que ce qui fait hurler certains as de la raquette aujourd’hui – n’est-ce pas, Kevin van Impe?


Frédéric Donzé, porte-parole de l’Agence mondiale antidopage (AMA), tient à préciser: «Les 90% des réactions que nous recevons de la part des sportifs sont en faveur de ce système.» Roger Federer, fidèle à sa réputation de fair-play, fait partie de ceux qui estiment juste de se plier à certaines contraintes: «C’est un système difficile et un changement significatif auquel nous n’étions pas préparés. Mais je voudrais un sport propre, donc c’est OK pour moi.»

Le devoir de localisation, qui fut fatal au Danois Michael Rasmussen, maillot jaune lynché en direct sur un Tour de France 2007 qu’il s’apprêtait à gagner, pour avoir menti sur ses lieux d’entraînement, concerne désormais tous les sportifs de très haut niveau. Mesure nécessaire dans le cadre de la lutte antidopage ou violation intolérable de la sphère privée? Un peu des deux. Martial Saugy, directeur du Laboratoire suisse d’analyse du dopage: «Ce système de localisation, avec les contrôles inopinés qui en découlent, c’est la cheville ouvrière de notre lutte. Ensuite, dans l’application, il s’agit de voir si on va au bout de la démarche.»


Sur le plan juridique, le contrôle inopiné, qu’il intervienne à la plage ou au saut du lit, peut être considéré comme une atteinte à la vie privée de l’athlète; ou pas. «C’est une question d’appréciation des tribunaux», selon Jean-Philippe Rochat. «D’un côté, je comprends le point de vue choqué et ennuyé de celui qui a l’impression qu’on lui vole sa liberté; mais de l’autre, on sait que le seul moyen de mener une bataille efficace contre le dopage, c’est de procéder à des contrôles inopinés hors compétition. Je pense que c’est défendable, d’autant que cela ne concerne que les meilleurs de chaque discipline. Aujourd’hui, n’importe quel sportif d’élite est sensibilisé très jeune sur la question du dopage, et se plier aux règlements devrait faire partie de ses obligations professionnelles. Ils peuvent dire «je suis dans mon lit tous les jours entre 7 et 8».


Pas si simple quand on est un globe-trotter des courts, du bitume ou du gazon, arguent certains… Il n’en reste pas moins que la levée de boucliers des Nadal, Murray ou autres Ballack arrive comme la grêle après les vendanges. La nouvelle donne a été avalisée en mai 2008 déjà, avec l’accord des gouvernements, des fédérations sportives et des organismes antidopage. «Quatre phases de consultation formelle ont eu lieu entre 2006 et 2008», précise l’AMA sur son site internet. Des pontes du sport mondial, comme Francesco Ricci Bitti ou Sepp Blatter, respectivement présidents des fédérations internationales de tennis et de football, ont donné leur aval au nouveau système de localisation – tous deux sont par ailleurs membres du Conseil de fondation de l’AMA.

Alors, caprice de stars ou légitime complainte? Une chose est sûre, pour les éventuels tricheurs, la nouvelle donne augmente sensiblement le risque de se faire pincer…


Par Simon Meier


Source et date de l'article leTemps.ch  18.02.09

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Par contre le dopage - Publié dans : Lutte contre le dopage
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 20:53

Le fichier des sportifs de l’Agence mondiale antidopage n’échappe pas au problème des données sensibles. Le groupe de travail « Article 29 », qui réunit les Cnil européennes, présidé par Alex Türk, a émis des réserves sur son projet de norme internationale pour la protection des données personnelles.


Organisation internationale indépendante, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a été créée en 1999 afin de promouvoir, coordonner et superviser la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes. Elle est composée et financée à parts égales par le mouvement sportif et les gouvernements. Parmi ses missions figurent notamment la mise en place du Code mondial antidopage, harmonisant les règles relatives au dopage au niveau des Etats concernés et de l’ensemble des sports visés. L’AMA devait soumettre à l’approbation de son comité exécutif, le 20 septembre dernier, son projet de « standard international pour la protection des données personnelles » qui vise « à garantir que toutes les parties impliquées dans la lutte contre le dopage dans le sport appliquent des mesures minimum de protection dans le cadre de la collecte et du traitement des données personnelles des sportifs en relation avec les contrôles antidopage, les informations sur la localisation et les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques ».
Dans sa version actuelle, la banque de données de l’AMA, l’ADAMS (Anti Doping Administration and Management System), utilisée depuis 2005, permet notamment la localisation en vue des contrôles hors compétitions des sportifs. Egalement d’assurer un suivi des résultats des tests des sportifs, afin d’améliorer les contrôles.
Les fonctions d’ADAMS s’articulent autour de quatre axes : l’information sur la localisation des sportifs, la gestion des autorisations d’utilisation thérapeutique (AUT), le contrôle du dopage ainsi qu’un centre d’information (saisie et partage des données de contrôle, des résultats de laboratoire, production de rapports statistiques à l’attention du public).
Ce système peut être notamment utilisé par les sportifs eux-mêmes, les Comités nationaux olympiques, les fédérations, les organisations responsables de grands événements sportifs, ainsi que par l’AMA elle-même et ses laboratoires accrédités.
Le Comité exécutif de l’AMA assure, sur délégation du Conseil de Fondation de l’AMA, la direction et la gestion pratique de l’Agence ainsi que la mise en œuvre de toutes ses activités et l’administration de ses fonds. Le Conseil de Fondation compte 38 membres, également répartis entre des représentants du mouvement olympique et des gouvernements. Figurent parmi ceux-ci deux représentants du Conseil de l’Europe, qui, lors de leur réunion le 10 septembre dernier à Copenhague, ont déclaré leur opposition à cette norme.
La difficulté porte notamment sur l’élargissement des données susceptibles d’être collectées aux données sensibles, pouvant concerner l’origine raciale ou ethnique, les caractéristiques génétiques, les opinions politiques, les croyances religieuses ou philosophiques ou même l’orientation sexuelle des sportifs.

Le problème de l’élargissement des données

Cette opposition du Conseil de l’Europe intervient dans un contexte de défiance vis-à-vis de ce nouveau standard. Ainsi le Groupe Article 29, composé des représentants des autorités nationales chargées de la protection des données du CEPD (Contrôleur Européen de la Protection des Données) et de la Commission Européenne, a exprimé ses doutes quant à la pertinence « de recueillir plusieurs de ces catégories d’informations, surtout si ces données doivent être incluses dans le système ADAMS». C’est donc un avis réservé qui a été adopté le 1er août 2008. Les défenseurs de ce projet mettent en avant les recherches actuelles ayant par exemple permis de mettre en évidence l’existence, chez les populations asiatiques, de caractéristiques génétiques particulières, susceptibles de masquer la présence de testostérone dans les tests de dépistage. L’entrée en vigueur du standard était prévue initialement le 1er janvier 2009. Ces divergences de vue conduiront vraisemblablement au report de l’adoption de ce texte à l’hiver prochain.

Blandine POIDEVIN, Viviane GELLES

Source et date de l'article  Echos Judiciaire  19.12.08


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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 19:08


Je pense que cette vidéo est vraiment à voir. Cela donne des frissons !


Source et date de la vidéo  YouTube  24.07.08

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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 07:57

Le Comité exécutif de l'Agence mondiale antidopage (AMA) a adopté samedi la liste des substances et méthodes interdites pour la prochaine année. Il a également validé un texte, jugé controversé, sur la protection de la vie privée des athlètes.


Le 1er janvier prochain, deux types de produits dopants seront distingués : les méthodes interdites (transfusions) et les produits dits lourds (hormones, stéroïdes et certains types de stimulants) d'une part, et tous les autres recours à un usage dopant, d'autre part.

Pour l'AMA, cette distinction aidera à une plus grande flexibilité dans les sanctions prévues dans le Code mondial antidopage effectif au début de l'année prochaine. Une première infraction n'entraînera pas systématiquement une suspension de deux ans. Elle pourra être portée à quatre années si l'athlète concerné est impliqué dans un programme de dopage organisé, s'il est coupable d'obstruction « visant à éviter la découverte d'une violation des règles antidopage » ou s'il est un récidiviste. Inversement, s'il est reconnu que l'athlète n'a pas utilisé une substance pour améliorer ses performances sportives, il s'en tirera avec un blâme.

Par ailleurs, l'Agence mondiale antidopage a aussi approuvé le nouveau « Standard international pour la protection des renseignements personnels » qui comprendra des données à caractère politique, religieux, syndical ou sexuel. Les détracteurs à ce texte l'ont qualifié d'« Edvige » antidopage, en référence au projet de fichier controversé en France. John Fahey, le président de l'AMA, a fait savoir que « des consultations très approfondies » vont se poursuivre avec les représentants européens jusqu'au 22 novembre prochain, date du nouveau comité exécutif de l'AMA. Ces derniers sont opposés à cette collecte d'informations personnels non sportifs.

A l'occasion de la réunion de ce samedi, l'AMA a également annoncé que tous les tests antidopage effectués à Pékin, durant les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques, « seront conservés pendant huit ans et pourront être réexaminés n'importe quand ». (avec AFP)

l'AMA

Source et date de l'article 
L'Equipe.fr  21.09.08


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