Lundi 2 juillet 2007
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Article du 1 juillet 2007
Alors que le Tour de France s'élance dans moins d'une semaine, les affaires de dopage et les révélations gangrènent de plus en plus le peloton. L'Allemand Joerg Jaksche admet s'être dopé depuis 1997, et être lié au docteur Fuentes, enfonçant un peu plus une équipe Astana dont le leader, Alexander Vinokourov, annonce qu'il travaille avec le sulfureux docteur Michele Ferrari.
A une semaine du départ du Tour de France, le grand déballage continue. L'Allemand Joerg Jaksche fait son coming out dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître lundi. L'ancien coureur d'Astana reconnaît avoir été client du docteur Eufemiano Fuentes: "C'est mon sang qui a été trouvé dans trois pochettes. Je suis le 'numéro 20' dont il est question sur les documents."
Jaksche a décidé de tout balancer, depuis sa première prise d'EPO chez Polti en 1997. Pendant le Tour de France 1998, "quelqu'un dans notre équipe a eu l'idée de cacher l'EPO dans un aspirateur à double fond que nous trimballions avec nous dans notre autocar", raconte Jaksche. Gianluigi Stanga, patron de l'équipe à l'époque, explose de rire. "Ce sont des histoires vraiment ridicules", assure le manager de l'équipe Milram. Selon Jaksche, il était au courant. "C'était une époque particulière, mais je n'ai jamais incité un coureur à se doper ni organisé ou même favorisé le dopage au sein de mon équipe", rétorque Stanga. Sale semaine pour Milram dont le sprinteur vedette Alessandro Petacchi comparaît demain devant le Comité olympique italien pour un taux trop élevé de salbutamol sur le dernier Giro.
Jaksche autopsie et ce n'est pas beau à voir. Au sein de l'équipe Once où il a couru entre 2001 et 2003: "J'étais complètement aux mains des médecins et je ne peux même pas dire ce qu'ils nous faisaient exactement. Je tendais simplement mon bras et je me laissais piquer..." La prétendue révolution du peloton avait pourtant eu lieu. Jaksche, qui a rejoint la CSC fin 2003, n'épargne pas Bjarne Riis. Selon lui, le manager de la formation danoise était "naturellement au courant" des pratiques dopantes au sein de son équipe. Comme Walter Godefroot, l'ancien manager de Telekom, désormais directeur sportif chez Astana. "Pour lui, le problème n'était pas d'éviter que quelqu'un se dope mais d'éviter qu'il le fasse maladroitement", raconte Jaksche, qui a roulé sous les couleurs de la formation allemande de 1998 à 2000. Cela commence à sentir mauvais autour de l'équipe Astana: cas positif de Matthias Kessler, suspension d'Eddy Mazzoleni, mises en cause de Godefroot qui avait récemment réfuté les accusations d'un ancien soigneur... Et Alexander Vinokourov - qui a couru au sein de la formation allemande de 2000 à 2005 - admet maintenant travailler avec le sulfureux docteur Michele Ferrari. Cela n'a pas surpris grand monde. Le problème avait été évoqué lors d'une réunion de l'Association des groupements sportifs (AIGCP) sur le Dauphiné Libéré. "On a demandé à ceux qui avaient des coureurs travaillant avec Ferrari de le dire, raconte l'un d'entre eux. On a vu des têtes se baisser." L'AIGCP se réunira jeudi prochain à Londres. "Je suis président mais je ne suis pas juge", élude Patrick Lefévère, le manager de Quickstep. "Je suis triste. On est presque mort. Une dernière banderille et c'est fini."
Le manager de Cofidis Eric Boyer est indigné. "C'est scandaleux ! Présenter Ferrari comme un super préparateur alors qu'il a dit que l'EPO n'était pas un produit dangereux et que tout ce qui ne rendait pas positif n'était pas dopage, c'est nous prendre pour des cons." Le manager de Bouygues Telecom, Jean-René Bernaudeau soupire: "Je commence à m'en foutre parce que je ne peux pas changer le monde. On ne sait plus quoi faire." Les organisateurs du Tour de France n'ont pas souhaité s'exprimer.
Par Christel de TADDEO
Le Journal du Dimanche
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Mercredi 27 juin 2007
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Article du 27 juin 2007
Quelques minutes après son succès lors de la 11e étape du Giro, le 23 mai dernbier, Alessandro Petacchi avait subi un contrôle «non-négatif», et la substance retrouvée, le salbutamol, ne peut être prise que sous réserve d'utilisation thérapeutique et jusqu'à un plafond réglementaire.
Le cas de dopage n'est donc pas avéré, mais l'affaire mérite une enquête, et le dossier médical du coureur italien a été transmis au procureur antidopage du Comité national olympique italien. Le procureur antidopage du Coni, Ettorre Torri, a désormais la compétence d'entendre Petacchi et éventuellement de requérir une suspension à son encontre. La décision reviendra ensuite à la commission de discipline de la Fédération italienne. Rappelons qu'au delà d'un certain seuil, le salbutamol est considéré comme ayant des effets anabolisants.
Selon l'édition de mercredi de la Gazzetta dello Sport, la concentration de salbutamol retrouvée dans les urines de Petacchi a été de 1.320 nanogrammes par millilitre, alors que l'Agence mondiale antidopage n'autorise que 1.000 nanogrammes. Le sprinter de la Milram, qui clame son innoncence, espère que l'affaire sera réglée au plus vite pour que cela ne remette pas en cause sa participation au Tour de France.
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Samedi 9 juin 2007
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Article du 8 juin 2007
Deux personnes ont été placées sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction de Courtrai dans le cadre de l'affaire de dopage dans le monde du cyclisme, a indiqué vendredi le parquet.
Il s'agit de deux anciens cyclistes professionnels: Rik Coppens, 38 ans, d'Izegem et Pierre Herinne, 38 ans, de Fleurus. Quatre autres personnes ont été interpellées vendredi à la suite de nouvelles perquisitions mais leurs noms n'ont pas encore été communiqués. Deux d'entre elles seront entendues samedi par le juge d'instruction et pourraient être placées sous mandat d'arrêt.
Le porte-parole du parquet, Tom Janssens, s'est déclaré satisfait de la conduite de l'enquête qui se poursuit de manière graduelle. Jeudi, c'était le jour du menu fretin, des petits dealers et ce vendredi l'interpellation de quatre suspects pour lesquels un mandat d'amener a été décerné.
Il est d'ores et déjà certain que deux de ces personnes seront transférées au juge d'instruction, a-t-il expliqué. L'enquête se cristallise actuellement sur les trafiquants mais elle sera ultérieurement étendue aux usagers, a encore indiqué le porte-parole. (belga)
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Samedi 9 juin 2007
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11:27
Article du 8 juin 2007
Deux semaines après les aveux de Bjarne Riis - qui vient de se voir retirer sa victoire sur le Tour de France 1996 - et de ses anciens équipiers de Deutsche Telekom, le cyclisme est de nouveau rattrapé par les affaires de dopage. Jeudi 7 juin, la justice belge a saisi des produits interdits au domicile de treize personnes. Un soigneur de l'équipe Quick Step, Johan Molly, a été interrogé avant d'être remis en liberté.
Dirigée par Patrick Lefévère, qui est également président de l'Association internationale des groupements cyclistes professionnels (AIGCP), la formation compte dans ses rangs le champion du monde en titre, l'Italien Paolo Bettini, et son prédécesseur, le Belge Tom Boonen. "Cela n'est pas une affaire Quick Step. C'est une affaire de dopage en Belgique qui concerne visiblement des coureurs amateurs mais pas du tout Quick Step", a déclaré le porte-parole de la formation belge. Depuis Paris, où il assistait à une réunion, Patrick Lefévère n'a pas donné davantage de précisions.
Une dizaine de perquisitions ont été effectuées, jeudi matin, en Flandre et en Wallonie. "Les enquêteurs ont mis la main sur d'importantes quantités de produits dopants", a indiqué le parquet de Courtrai, qui n'a pas voulu révéler la nature des produits saisis, ni l'identité des personnes interpellées. On évoque de l'érythropoïétine (EPO) et du "pot belge", cocktail à base d'amphétamines. David Windels, un ancien coureur, figurerait parmi les personnes visées. Il avait déjà été cité dans une autre affaire, impliquant un vétérinaire flamand, José Landuyt, et pour laquelle Johan Museeuw, ancien leader de Quick Step, est renvoyé devant les tribunaux.
Cette opération est le résultat d'une enquête ouverte en septembre 2006 après les dénonciations du sénateur libéral flamand Jean-Marie Dedecker. Ancien entraîneur de l'équipe nationale belge de judo, M. Dedecker avait déclaré que "trois coureurs belges importants avaient suivi des cures de dopage en Italie, en février dernier, pour un montant de 24 000 euros". S'estimant "visé et diffamé par ces insinuations", le leader du cyclisme belge et de l'équipe Quick Step, Tom Boonen, avait alors annoncé son intention de porter plainte contre le sénateur.
"PRÉJUDICES IRRÉPARABLES"
Quelques mois plus tard, c'est le patron de Quick Step, Patrick Lefévère, invoquant des "préjudices irréparables", qui, à son tour, annonçait porter plainte pour diffamation après avoir été mis en cause dans les médias. Les 23 et 24 janvier, le quotidien flamand Het Laatste Nieuws, le plus gros tirage de la presse belge, publiait une série d'articles accusant le mentor du cyclisme belge d'avoir organisé le dopage dans les équipes qu'il avait dirigées, après avoir lui-même abusé de produits interdits pendant sa carrière de coureur (Le Monde du 25 janvier).
Sous le couvert de l'anonymat, un ancien médecin italien de l'équipe Mapei - ancêtre de Quick Step - avait notamment raconté que "les hormones de croissance provenaient de la pharmacie, l'EPO était commandé via Internet. Si vous souhaitiez disputer une bonne saison, il vous en coûtait entre 20 000 et 30 000 euros, produits compris. Lefévère était au courant, a assisté à cette pratique et l'approuvait".
Quelques heures après les révélations du journal, l'ancien champion du monde et ex-protégé de Patrick Lefévère, Johan Museeuw, organisait une conférence pour reconnaître qu'il avait consommé de l'EPO à la fin de sa carrière. Le coureur avait laissé entendre que ses aveux tardifs avaient été guidés par des pressions exercées par son ancien mentor. Patrick Lefévère a aujourd'hui toutes les peines du monde à trouver un nouveau sponsor à son équipe, dont le contrat avec Quick Step arrive à échéance fin 2008.
Stéphane Mandard (avec Jean-Pierre Stroobants à Bruxelles)
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Jeudi 7 juin 2007
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Article du 5 juin 2007
ROME - Le vainqueur du Giro, Danilo Di Luca, et le troisième du classement Eddy Mazzoleni font partie des athlètes italiens qui seront convoqués dans le cadre d'une enquête sur une affaire de dopage entamée il y a quatre ans, selon la Gazzetta dello Sport de mardi.
Giuseppe Gibilisco, champion du monde du saut à la perche en 2003 et médaillé de bronze aux Jeux olympiques en 2004, ainsi que Nicola Vizzoni, médaillée d'argent du lancer du marteau aux Jeux de Sydney en 2000, seront aussi interrogés par le Comité olympique italien, a précisé le quotidien.
Le CONI n'a pas confirmé ces informations mais a indiqué qu'une annonce serait faite dans les prochains jours.
Ces athlètes seraient liés à une affaire de dopage qui a débuté en 2003 lorsque les enquêteurs ont commencé à se pencher sur les relations entre plusieurs médecins et athlètes.
Le CONI a envoyé ses inspecteurs pour effectuer des contrôles surprises sur Di Luca, Mazzoleni, Gilberto Simoni et Riccardo Ricco dans leurs chambres d'hôtel la semaine dernière après la 17e étape du Giro.
Les résultats de ces tests devraient être connus la semaine prochaine.
"Je n'ai rien à craindre. Nous parlons d'une affaire de 2004, (avant l'entrée en vigueur du code d'éthique du Pro Tour)", a déclaré Di Luca à la Gazzetta la semaine dernière.
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Mercredi 6 juin 2007
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08:17
Je me demande si un jour dans le sport il n'y aura plus de tricheurs ?
Perso, je ne supporte plus de regarder le cyclisme car je suis tellement déçu, triste.
Peut-on vaincre le dopage ?
Article du 5 juin 2007
Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a reconnu mardi qu'il ne pouvait fournir l'assurance d'une Grande Boucle sans dopage.
Prudhomme se trouvait mardi à Londres, d'où la course s'élancera le 7 juillet, pour y rencontrer le maire de la ville Ken Livingstone.
"Le Tour de France doit être considéré avec sérieux car nous avons une volonté profonde de lutter contre le problème du dopage", a dit Prudhomme.
"Mais je ne peux pas vous garantir qu'il sera totalement propre. Ce que je peux affirmer est que le dopage est l'ennemi du cyclisme et du Tour et que nous faisons tout pour le combattre."
Cette déclaration intervient quelques jours après les aveux passés par le Danois Bjarne Riis, vainqueur de l'épreuve en 1996, qui a reconnu avoir utilisé de l'EPO.
L'Américain Floyd Landis, dernier lauréat de la course, doit lui faire face à une enquête de la Fédération américaine après avoir été déclaré positif lors d'un contrôle anti-dopage.
"Le cyclisme n'est pas seul quand il s'agit de la question du dopage," a dit Prudhomme. "Nous ne sommes pas les seuls à avoir des tricheurs dans notre sport bien que nous ne pouvons les ignorer."
C'est la première fois de son histoire que le Tour de France fait escale à Londres, ville organisatrice des JO de 2012.
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Dimanche 27 mai 2007
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Article du 27 mai 2007
Jef d'Hont, ancien soigneur de la Telekom, a assuré à l'édition dominicale du quotidien allemand «Bild» avoir injecté de l'EPO à Jan Ullrich, qui nie toujours.
Souvent dans la tourmente, le seul vainqueur allemand du Tour de France, en 1997, a toujours nié s'être dopé au cours de sa carrière.
«En France, je lui ai injecté une fois de l'EPO dans le bras», a assuré d'Hont qui a publié le mois dernier ses Mémoires et a déclenché ainsi une vague d'aveux parmi les anciens coureurs de Telekom, dont le sprinteur allemand et vice-champion du monde Erik Zabel et le Danois Bjarne Riis, vainqueur du Tour de France 1996.
Comme tous les autres
«Cela a duré environ dix secondes, c'est comme si on injectait de l'insuline à un diabétique», a poursuivi d'Hont, qui s'était jusque-là refusé à citer les noms des coureurs ayant eu recours au dopage dans l'équipe Telekom. «Il a fait comme tous les autres», a accusé le médecin qui a exhorté Ullrich à parler: «Cela serait bien pour lui qu'il mette tout sur la table, il se sentirait plus libéré».
L'ancien soigneur, condamné en 2000 dans l'affaire Festina, a toutefois fait part de son respect pour le champion olympique de Sydney, cinq fois deuxième du Tour de France: «Si tout le monde était propre, Ullrich aurait gagné le Tour de France au moins dix fois».
Ullrich, qui a mis un terme à sa carrière en février à la suite à sa mise en cause dans l'affaire de dopage Puerto, en Espagne, est l'un des derniers anciens de Telekom à se taire encore sur les pratiques de la formation allemande. Il a toujours assuré ne s'être jamais dopé: «Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai jamais trompé personne», avait-il affirmé en février dernier.
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Samedi 26 mai 2007
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Article du 26 mai 2007BERLIN - Georg Huber, le médecin suspendu samedi après-midi par la Fédération allemande de cyclisme (BDR), a reconnu avoir fourni des produits dopants à des coureurs amateurs entre 1980 et 1990, a annoncé dans un communiqué la clinique universitaire de Fribourg.
Huber, médecin des équipes allemandes de cyclisme lors des Jeux olympiques, a été suspendu avec effet immédiat de ses fonctions à la clinique universitaire de Fribourg.
"Le docteur Georg Huber a reconnu devant le direction et le recteur avoir fourni de la testostérone à des coureurs de la catégorie Espoirs entre 1980 et 1990", a indiqué le communiqué.
Huber, 64 ans, travaillait depuis 1972 pour la BDR, depuis 1982 pour la fédération allemande handisport et depuis 1996 pour la fédération allemande de ski, a précisé la clinique de Fribourg.
Il est le troisième médecin de la clinique de Fribourg, la plus réputée d'Allemagne en matière de médecine sportive, mis en cause pour des pratiques dopantes dans le cyclisme.
Lothar Heinrich et Andreas Schmid, en charge du suivi médical de la formation Telekom puis T-Mobile, ont été licenciés jeudi après avoir reconnu leur rôle dans les procédures de dopage à l'EPO de coureurs de l'équipe allemande dans les années 1990.
Crédibilité
La fédération allemande avait annoncé plus tôt dans l'après-midi qu'elle suspendait Hubert, 64 ans, dans "l'intérêt de la crédibilité de la lutte contre le dopage".
Elle a convoqué pour les mêmes motifs à un entretien l'entraîneur national en charge des moins de 23 ans, Peter Weibel.
Dans le quotidien Süddeutsche Zeitung, paru samedi, deux anciens coureurs Jörg Müller et Christian Henn les ont accusés de leur avoir fourni des stéroïdes anabolisants dans les années 1980.
La fédération allemande avait annoncé cette semaine qu'elle examinerait le passé de ses entraîneurs, médecins et dirigeants après les révélations d'anciens coureurs de l'équipe Telekom, dont Erik Zabel et Bjarne Riis, qui ont admis cette semaine avoir eu recours à des substances dopantes dans les années 1990.
La BDR a par ailleurs annoncé la mise en place d'une commission indépendante chargée "d'examiner les mesures prises par la fédération dans le passé pour lutter contre le dopage et -si besoin- les mesures à prendre pour améliorer ce programme".
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Samedi 26 mai 2007
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Je ne sais plus quoi penser, je suis sous le choc !
En même tant il faut voir la rélaité en en face !
Article du 25 mai 2007
Pris dans la tourmente déclenchée lundi en Allemagne par un ancien coéquipier de l'équipe Telekom, le Danois Bjarne Riis, vainqueur du Tour de France 1996, est passé à table à son tour et a reconnu vendredi s'être dopé à l'EPO entre 1993 et 1998.
Après un sans-grade, Bert Dietz, les équipiers modèle Christian Hen, Udo Bölts et Rolf Aldag, et le sprinteur Erik Zabel, le leader Riis a enfoncé le dernier clou dans le mythe bien vacillant de la formation allemande Telekom, qui avait écrasé le Tour de France 1996 et plus encore l'édition 1997, remportée par Jan Ullrich."Il est temps de jouer cartes sur table. J'ai pris des substances prohibées, j'ai pris de l'EPO", a admis Riis, 43 ans, lors d'une conférence de presse à Lyngby.
"Cela faisait partie de mon quotidien, j'en assume l'entière responsabilité", a poursuivi le Danois, chez Telekom de 1996 à 1999, où il a également "touché" à la cortisone et aux hormones de croissance.
Si Zabel, vainqueur du maillot vert de meilleur sprinteur et de deux étapes sur le Tour 1996, avait essuyé quelques larmes la veille en reconnaissant avoir "essayé" l'EPO pendant une semaine, son ancien leader lui, est passé aux aveux avec aplomb en bon chef d'entreprise qu'il est devenu en 2001 chez Tiscali, puis CSC.
"Si je fais cela aujourd'hui, c'est pour mon équipe. Depuis trop longtemps, il y avait des spéculations sur mon passé qui m'empêchaient de consacrer toute mon énergie à mon équipe et ce n'était pas juste vis-à-vis de mon employeur et de mes coureurs", a expliqué le manageur général de la formation CSC, confirmé à son poste.
Le vainqueur de quatre étapes du Tour de France, entre 1993 et 1996, et d'une étape du Giro (1993) a regretté du bout des lèvres son recours aux produits dopants: "Ce que j'ai fait n'était pas bien (..), cela me désole d'avoir déçu, je ne suis peut-être plus un héros pour certaines personnes, mais je peux vivre avec cette idée".
"Mon maillot jaune est rangé dans un carton dans mon garage, vous pouvez venir le prendre si cela vous chante", a-t-il lancé, défiant, aux journalistes danois et étrangers.
"A l'époque, le cyclisme était comme cela et j'ai fait ce qui se faisait alors, je suis content que les conditions dans lesquelles les coureurs courent aient changé", a-t-il assuré.
Le Danois, qui mit terme à la domination du "roi" espagnol Miguel Indurain (1991 à 1995) sur la Grande Boucle, ne risque pas de disparaître du palmarès de la plus prestigieuse épreuve de cyclisme du monde: le code de l'Agence mondiale antidopage (AMA) prévoit une prescription des faits de dopage au bout de huit ans.
Riis s'est refusé, comme tous ses anciens équipiers de Telekom, à parler d'un système de dopage organisé au sein de la formation allemande pour se procurer la fameuse érythropoïétine, stimulateur de la production de globules rouges.
"Les substances dopantes, je les ai achetées moi-même et je les ai prises seul. J'ai essayé de m'entourer de toutes les précautions et de ne pas mettre mon corps en danger", a souligné le Danois.
Une seule fois, l'ancien spécialiste du contre-la-montre a semblé perdre son calme lorsqu'il a tenu à faire une mise au point sur son surnom dans le milieu cycliste "Monsieur 60%" en référence à son hématocrite (une hématocrite supérieure ou égale à 50% est considérée comme un signe de manipulation).
"Je n'ai jamais atteint ce genre de chiffre et je peux vous assurer que je suis aujourd'hui en pleine santé", s'est-il emporté, alors que l'ancien soigneur de l'équipe Jef d'Hont l'a décrit dans son livre comme "accro à l'EPO" avec "un sang épais comme un sirop visqueux" à la fin du Tour 1996.
Riis, qui a eu à gérer comme directeur sportif les affaires de dopage de l'Américain Tyler Hamilton et de l'Italien Ivan Basso, s'est bien gardé de faire la leçon à Jan Ullrich, son lieutenant plus ou moins consentant en 1996 et vainqueur du Tour de France 1997, qui se tait. "Jan doit faire ce qui est dans son intérêt, je ne peux pas dire s'il s'est dopé et cela m'est bien égal", a-t-il lâché.
Et de conclure toujours aussi imperturbable et... peu repentant: "Tu peux prendre autant de produits dopants que tu veux, si tu n'as pas de talent, tu ne gagnes pas et je crois que j'avais du talent".
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Jeudi 24 mai 2007
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14:54
Voilà des langues qui se délient !
Je suis sous le choc et en même tant cela ne m'étonne pas.
Article du 24 mai 2007
Erik Zabel, sous contrat avec la formation Milram, a reconnu jeudi s'être dopé à l'EPO en 1996 lorsqu'il portait le maillot de l'équipe Telekom.
Zabel, 36 ans, est le premier ancien coureur cycliste de Telekom toujours en activité, à passer aux aveux. "Je me suis dopé à l'EPO en 1996 mais j'ai arrêté après une semaine de prise à cause des effets secondaires", a déclaré Zabel, très ému, à Bonn lors d'une conférence de presse de l'équipe T-Mobile.
"Une seule expérience"
"C'était ma seule expérience avec le dopage durant toute ma carrière", a souligné Zabel, à plusieurs reprises au bord des larmes. Le sprinter qui a rejoint l'équipe Milram en 2005, a remporté quatre éditions de la classique Milan-San Remo et a terminé à six reprises à la première place du classement aux points du Tour de France.
"J'ai informé mon employeur Gianluigi Stanga et les responsables du groupe Milram que j'allais faire aujourd'hui une déclaration sur mon passé: je ne sais pas ce qui va se passer dans l'avenir pour moi, mais il était temps de dire toute la vérité sur ce passé", a-t-il insisté.
Le natif de Berlin, vice-champion du monde l'année dernière, est le coureur en activité le plus titré avec 194 victoires.
Son ancien collègue, Rold Aldag, actuel manageur général de T-Mobile, a lui admis s'être dopé à partir de 1995 et jusqu'en 2002: "Je présente mes excuses, j'ai menti en me disant qu'on ne pouvait pas me prendre". Aldag conserve son rôle dans l'équipe T-Mobile, qui a annoncé qu'elle restait engagée jusqu'en 2010, le terme de sa licence ProTour.
Mauvaise conscience
"En 1994, avec plusieurs collègues, on a discuté de ce qui se passe dans le cyclisme et j'ai décidé de chercher activement des produits dopants: la prise d'EPO a commencé pour moi en 1995", a précisé Aldag, 38 ans. "J'ai commencé à avoir mauvaise conscience en 1997, quand je devais me lever à 5 h du matin pour mesurer mon hématocrite et éviter d'être pris", a-t-il poursuivi.
Aldag conserve son rôle dans l'équipe T-Mobile, qui a annoncé qu'elle restait engagée jusqu'en 2010, le terme de sa licence ProTour. "Rolf m'a présenté sa démission il y a deux semaines (...) mais nous voulons continuer travailler avec lui: je crois en ses capacités pour diriger une équipe jeune et nouvelle sur le chemin que nous avons choisi", a souligné Bob Stapleton, le patron de T-Mobile.
"Je suis déçu, c'est vrai, je pensais qu'on pouvait changer les choses plus rapidement dans ce sport", a regretté l'Américain, nommé par T-Mobile pour tourner la page Jan Ullrich, licencié après son implication dans l'affaire Puerto.
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