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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook
Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

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8  personne(s) sur ce blog

 

Vous pouvez faire un don pour le blog "Contre le Dopage"
 

J'ai décidé de mettre cet article car il est important de faire connaître le problème du dopage dans le monde du catch.

Le lutteur Chris Benoît, surnommé le Rabid Wolverine, a été retrouvé mort lundi à son domicile de Fayetteville, en banlieue d'Atlanta, en compagnie de son épouse et de son fils. Il les aurait tués avant de se suicider.


Selon le shérif du comté, Benoît aurait tué sa femme Nancy vendredi, son fils Daniel, 7 ans, samedi, et se serait suicidé dimanche. Ce sont des membres de son entourage qui ont demandé à la police de se rendre à la résidence de Benoît après que celui-ci ait à la dernière minute annulé sa présence à un gala de lutte samedi soir et au pay-per-view Vengeance dimanche, prétextant une urgence familiale. Dimanche matin, il aurait aussi envoyé un inquiétant message texte à un collègue, probablement Chavo Guerrero, qui a aussitôt alerté la direction de la WWE.

D'après les résultats d'autopsie, Chris Benoît aurait étranglé son épouse dans un bureau, étouffé son fils dans sa chambre, puis se serait pendu dans sa salle d'entraînement. Il aussi placé une bible à côté de chaque corps. Des analyses toxicologiques sont attendues pour déterminer si la drogue peut être en cause, puisque plusieurs médicaments, dont des stéroïdes, ont été retrouvés chez lui.

Il a aussi été révélé mardi qu'en 2003 Nancy Benoît avait demandé le divorce et avait obtenu un ordre de la cour interdisant à Chris d'entrer en contact avec elle. Elle affirmait dans la demande de divorce qu'elle subissait un traitement cruel et qu'il faisait preuve de violence, ayant détruit des meubles dans la maison. Ils se sont par contre réconciliés par la suite, et la procédure de divorce a été abandonnée.

Âgé de 40 ans, Chris Benoît était né à Montréal et avait longtemps habité Edmonton. Il était l'un des lutteurs les plus respectés de la profession, reconnu pour son intensité, sa persévérance et son perfectionnisme. Il a remporté presque tous les titres possibles, dont celui de World Heavyweight Champion à Wrestlemania 20. Il était aussi un ami très proche d'Eddie Guerrero, lui même mort d'un arrêt cardiaque l'an dernier.

La WWE a présenté dans le cadre de Monday Night Raw un hommage spécial de trois heures au lieu de sa programmation habituelle, au cours duquel furent présenté des extraits de ses meilleurs matches. Plusieurs de ses collègues, dont Chavo Guerrero, HHH, Edge et Stephanie McMahon lui ont rendu un vibrant hommage. Tous l'ont décrit comme un homme intègre, passionné par son métier, et qui avait mérité le respect de tous. Ces témoignages ont par contre été enregistrés avant que ne soient annoncée les causes des trois décès, et personne ne savait donc à ce moment que Chris Benoît avait assassiné sa famille avant de se suicider.

Source et date de l'article  Matin.qc.ca  26.06.2007
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Publié dans : Catch


Vidéo à voir absolument !!!
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Publié dans : Catch


DOPAGE - L'hématologue français, spécialiste du dopage, se dit aussi interpellé par les paramètres de l'Américain...

Il a suffi de l’intervention d’un hématologue sur une radio danoise pour réveiller les soupçons. En analysant les paramètres sanguins de Lance Armstrong lors du dernier Tour de France (publiés sur le site de son association), Jakob Mörkebjerg a évoqué un possible dopage sanguin de la part de celui qui a pris la 3e place de l’épreuve. Gérard Dine, professeur de biotechnologies à l'école Centrale de Paris et hématologue au CHU de Troyes préfère lui évoquer une «anomalie curieuse»…

Les données sanguines de Lance Armstrong vous paraissent-elles également suspectes?

C’est difficile parce qu’il s’agit d’interprétations de résultats. La seule chose qu’on puisse dire, c’est que les résultats peuvent apparaître comme curieux. Mais pour aller plus loin, il faut en savoir plus sur le moment et les conditions de prélèvement. Ce sont des informations très importantes par rapport à la variation des données. Les résultats peuvent varier et on peut passer d’une situation de suspicion à une situation où on ne verrait pas forcément grand-chose.

Les paramètres sanguins auraient-ils dû forcément diminuer pendant le Tour de France comme l'affirme votre collègue danois?

Normalement, physiologiquement, l’hématocrite et le taux d’hémoglobine baissent pendant les trois semaines du Tour de France. C’est une baisse progressive. L’exemple absolu d’intervention par rapport à cela, c’est Rumsas. Il avait un hématocrite qui avait augmenté pendant le Tour. De 41% à 48% ce qui n’est pas physiologiquement normal. C’est pour cela qu’un contrôle ciblé avait été diligenté à la journée de repos. Mais il avait été négatif car il avait utilisé une EPO indétectable. Il n’a été coincé que plus tard lorsque sa femme a été arrêtée par la douane.

Donc comment expliquez- vous l’augmentation des données d’Armstrong?

Si ces valeurs augmentent, c’est qu’il y a un problème médical, comme une déshydratation ou un problème rénal. Une perte importante de liquide par voix urinaire ou digestive. Il y a moins de liquide dans le sang et comme c’est un problème de proportions, il y a plus de globules rouges. C’est comme des petites billes dans un liquide si vous voulez.  Sinon, il peut y avoir une suspicion de manipulation qui maintient artificiellement le taux de globules rouges. Soit transfusion sanguine, soit utilisation d’une EPO indétectable.

Cette augmentation peut-elle être une preuve de dopage?


Non, non ce n’est pas une preuve. C’est une anomalie curieuse qui est difficilement explicable d’un point de vue physiologique, chez un individu normal. Cela peut créer la suspicion. Il faut pouvoir l’expliquer.

Certains reprochent à l’hématologue danois d’avoir juste voulu attirer l’attention sur lui…

C’est un hématologue compétent. L’école danoise d’hématologie est très bonne. Elle a travaille depuis longtemps sur ce problème de dopage à l’EPO et des paramètres biologiques de l’EPO. Dès 2003, un Danois avait montré que dans des disciplines comme le ski de fond, on trouvait des données hématologiques inversement proportionnelle au classement de la Coupe du monde. Les collègues danois sont très compétents là-dessus.
 
Propos recueillis par Romain Scotto

Source et date de l'article 20minutes.fr  4.09.09
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Publié dans : Cyclisme

Berne
| De nouveaux soupçons de dopage pèsent sur Lance Armstrong. Le réputé hématologue danois Jakob Mörkebjerg juge "anormales" les valeurs sanguines affichées par le septuple vainqueur du Tour de France lors de la Grande Boucle 2009, évoquant un possible dopage sanguin de la part du texan.

De nouveaux soupçons de dopage pèsent sur Lance Armstrong. Le réputé hématologue danois Jakob Mörkebjerg juge "anormales" les valeurs sanguines affichées par le septuple vainqueur du Tour de France lors de la Grande Boucle 2009, évoquant un possible dopage sanguin de la part du texan.


Les valeurs des globules rouges, de l'hématocrite et du taux d'hémoglobine sont restées constantes tout au long de l'épreuve, ce qui est suspect. "Nous savons que les valeurs sanguines baissent fortement en cas d'effort prolongé, comme lors d'un Tour de France, a expliqué le Dr Mörkebjerg à la radio danoise DR. Il n'y a pas de preuve de dopage sanguin, mais ce pourrait être une explication. Tout comme une diarrhée ou une déshydratation."


Lance Armstrong, qui n'a jamais été convaincu de dopage malgré de nombreux soupçons, publie ses valeurs sanguines sur le site internet de son association de lutte contre le cancer. Pendant le Tour d'Italie, elles n'avaient pas cessé de baisser tout au long des trois semaines de course. "Mais ce n'était pas le cas lors du Tour de France", a conclu Jakob Mörkebjerg, qui travaille au sein de la Clinique universitaire Bispebjerg de Copenhague.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  03.09.09

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Publié dans : Cyclisme

Coup de tonnerre dans le monde du ski de fond. Julia Tchepalova et Evgueni Dementiev, deux stars russes, ont été contrôlés positifs à l'EPO lors d'une épreuve de Coupe du monde disputée au début de l'année.

Le ski de fond russe est secoué par un scandale du dopage. Deux champions olympiques, Julia Tchepalova et Evgueni Dementiev, ont été contrôlés positifs à l'EPO lors d'une épreuve de la Coupe du monde en Italie au mois de janvier.

Leur compatriote Nina Rysina a également subi un contôle antidopage à l'EPO lors des épreuves de la Clusaz, a annoncé l'agence de presse russe All Sport.

Retrait immédiat de la compétition

«Tchepalova et Dementiev m'ont écrit pour m'expliquer qu'ils se retiraient de la compétition, a expliqué le président de la Fédération russe de ski de fond, Vladimir Loginov. Mais s'ils sont coupables ils seront suspendus.»

Tchepalova (32 ans) est une des sportives les plus connues de Russie. Elle a remporté des médailles d'or lors de trois Jeux olympiques. Elle s'était adjugé son premier titre à Nagano en 1998 sur 30 km, le deuxième à Salt Lake City en sprint. A Turin en 2006, elle faisait partie du quatuor titré dans le relais 4 x 5 km. De son côté, Dementiev (26 ans) avait été sacré champion olympique du 30 km poursuite à Turin.

Source et date de l'article TSR.ch  25.08.09
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Publié dans : Ski alpin / ski de fonds


Le Tchèque Ivo Minar a été contrôlé positif en quart de finale de la Coupe Davis de tennis face à l'Argentine (3-2) mais l'intéressé a nié avoir "sciemment utilisé une substance interdite", a rapporté lundi l'agence CTK.


"Je n'ai jamais utilisé sciemment une substance interdite, a affirmé Minar, 25 ans, dans un communiqué. C'est pourquoi j'ai réfuté cette accusation de dopage dans ma communication avec la Fédération internationale de tennis (ITF)."

"Son explication me semble tout à fait claire et satisfaisante. Nous respecterons toutefois la décision de l'ITF", a de son côté déclaré le président de la Fédération tchèque de tennis, Ivo Kaderka.

Selon CTK, Minar aurait utilisé un médicament contenant un dérivé de la pseudo-éphédrine.


Lors du match face à l'Argentine, Minar a remplacé
Radek Stepanek blessé lors du seconde simple de la première journée et s'est incliné en trois sets (6-1, 6-3, 6-3) face à Juan Martin del Potro.

Source et date de l'article Sport.fr  24.08.09
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Publié dans : Tennis
Funestes statistiques

Des statistiques précises sur la longévité des coureurs cyclistes font malheureusement défaut au sein des fédérations. On trouve néanmoins des chiffres qui résultent d'initiatives privées comme celle du médecin français JeanPierre de Mondenard qui, depuis plusieurs années, se passionne pour le devenir des anciens coureurs. A l'issue d'une recherche minutieuse, il a pu démontrer, par exemple, que jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les anciens vainqueurs du Tour de France vivaient plutôt plus longtemps que la moyenne de la population.

A présent, la tendance s'est nettement inversée sous le coup notamment des disparitions précoces de coureurs comme Gastone Nencini (49 ans), Fausto Coppi (41 ans), Hugo Koblet (39 ans), Jacques Anquetil (53 ans), Louison Bobet (58 ans), Luis Ocana (50 ans) et bien sûr Marco Pantani (34 ans). De manière générale, la population des coureurs cyclistes semble évoluer à rebours du reste de la population dont l'espérance de survie continue d'augmenter dans toutes les tranches d'âge.

Date de l'article 09.2004
Source de l'article Dopage.be
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Publié dans : Etudes sur le dopage


Cet article est ancien  (23.09.09) mais je trouve qu'il intéressant de le lire. Je le mets aussi car j'ai constaté dans mes statistiques qu'il y a beaucoup de recherches sur Florence Griffith-Joyner.


L’ANNONCE de la mort, lundi matin, de la sprinteuse américaine Florence Griffith-Joyner, recordwoman du monde du 100 mètres et du 200 mètres, disparue à trente-huit ans après une seconde attaque cérébrale, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Passant de 10’’90 à 10’’49 entre l’été 1987 et les Jeux de 1988 à Séoul, où elle décrochera trois médailles d’or (100 mètres, 200 mètres et 4 x 100 mètres), la jeune femme a laissé d’elle l’image d’une athlète musculeuse à l’excès.


Une image que beaucoup raccrochent immanquablement au spectre du dopage, tel le docteur Jean-Pierre de Mondenard qui a déclaré, hier sur France-Inter : "La transformation physique brutale n’était pas naturelle. (…) En se virilisant, elle a perdu une partie de son immunité cardio-vasculaire." Et de rappeler qu’une attaque cérébrale est un accident généralement dû à une dilatation des vaisseaux sanguins. Or, coïncidence ( ?), ce processus est l’une des conséquences de la prise massive de stéroïdes anabolisants et d’hormones de croissance.


D’autres spécialistes affirment même déjà que le décès de Flo Jo pourrait donner le départ d’une affreuse série. Selon le professeur Jean-Paul Escande (coprésident du groupe de travail Médecins du sport et lutte antidopage), "sa mort était statistiquement prévisible. Le dopage des vingt-cinq, trente ans fait des morts de quarante ans". Un expert allemand, Werner Franke, a, lui, invoqué sur la chaîne de télévision publique ZDF, une déposition devant le Sénat américain et les déclarations d’une camarade de course de Florence Griffith-Joyner, qui "prouvent clairement", selon lui, que la défunte était dopée. "Les substances utilisées sont détaillées dans un appendice aux procès-verbaux", a-t-il ajouté.


Au Comité international olympique, on joue la prudence : "On n’a pas d’avis parce qu’on ne sait rien. On ne sait rien de plus et à ce stade il est tout à fait prématuré d’émettre un avis quelconque", a déclaré le directeur général François Carrard.


De son côté, le président de la Fédération allemande d’athlétisme (DLV), Helmut Digel, a rappelé la mort en février de l’ancien lanceur du poids allemand Ralf Reichenbach, à quarante-sept ans, décès imputé à l’abus d’anabolisants pendant des années : les conjectures sur cette affaire "ne nous ont pas fait avancer", a-t-il relevé.


Pour sa part, le Pr Xavier Sturbois (médecin belge du sport, président de la commission médicale du Comité olympique belge), a alerté sur la RTBF : "Il est certain que les athlètes, que les entraîneurs, que les dirigeants doivent tirer la leçon de ce décès. Ces derniers doivent cesser de manipuler les substances au détriment de la santé de leurs athlètes." Flo Jo laisse orpheline une petite fille de cinq ans. Et deux records froids comme la mort.


NICOLAS DANIEL.

 

Un autre article sur le même sujet

 

Source de l'article L'Humanité.fr

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Publié dans : Athlétisme

Premier cas de dopage, le 18 août aux mondiaux d'athlétisme. Le Marocain Jamal Chatbi, qualifié pour la finale du 3000 mètres steeple, a été contrôlé positif (le 15août) au Clenbuterol, un anabolisant. Jay Coakley, 65 ans, sociologue à l'université du Colorado, spécialiste du sport, revient sur les rapports qu'entretiennent les athlètes avec ces substances – interdites ou non – améliorant les performances.

Comment expliquez-vous la domination des Caribéens et des Américains dans le sprint ?

Les Caribéens et les Américains ont du succès dans les courtes distances, car ils vivent dans un environnement où ils apprennent que c'est leur destinée culturelle et biologique que de réussir dans le sprint. C'est très semblable à la culture des Anglais qui a motivé cette petite nation à coloniser les deux tiers de la planète. Un tel sens du destin pousse des individus et des peuples à réaliser des performances qui vont au-delà de toutes probabilités statistiques.

Après bien des révélations sur le dopage, pensez-vous qu'aujourd'hui l'athlétisme est "propre" ?

Je parierais ma maison que les athlètes prennent des substances qui contribuent à leurs performances. Ils seraient des imbéciles de ne pas le faire, car les intérêts financiers sont importants et le haut niveau procure des sensations incroyables. Mais cela ne signifie pas qu'ils trichent ou qu'ils font des choses qui sont définies comme illégales.

Cela reviendrait à dire que les athlètes n'ont pas l'impression de tricher en prenant des substances dopantes…

Je dis que presque tous les athlètes prennent des substances, car cela fait partie de l'entraînement. Certains utilisent des produits qui sont classifiés par le Comité international olympique (CIO) ou par le corps médical comme des drogues. La prise de substances fait clairement partie de la culture de l'élite sportive et la plupart des athlètes ne définissent pas cette culture-là comme de la tricherie. Dans l'haltérophilie ou à un certain moment dans le football américain, des athlètes ont intégré le dopage comme partie centrale de leur entraînement. Ils ont échangé des informations sur les drogues : comment les prendre, comment éviter des effets secondaires négatifs, comment profiter de leur utilisation et comment éviter de les détecter.

Faudrait-il modifier la législation américaine pour ne plus retrouver de produits dopants en libre-service ?

La législation américaine a ouvert la porte à la production et à la distribution d'un vaste réseau de compléments nutritionnels et de composés biochimiques dont les propriétés améliorent la performance. Maintenant que la porte est ouverte, je ne pense pas qu'elle puisse être efficacement fermée. Ces produits sont très largement utilisés dans la société, pas seulement par les sportifs. Beaucoup de personnes de la génération du baby-boom cherchent des substances qui permettront de retarder le vieillissement. Comment dire aux athlètes d'arrêter d'utiliser ces produits quand leurs parents ou grands-parents absorbent des hormones pour les aider à être performant dans leur chambre à coucher ou sur leur lieu de travail ?

En 1990, on apprenait que les athlètes américains allaient se doper en toute tranquillité au Mexique. Est-ce toujours le cas ?

Entre le milieu des années 1960 et le début des années 1990, il était courant, pour certains athlètes, de traverser la frontière mexicaine et d'aller acheter des stéroïdes anabolisants au comptoir d'une pharmacie. Au Mexique, ces stéroïdes étaient habituellement utilisés pour les animaux, soit pour les rendre plus rapides au moment des récoltes, soit pour accélérer la guérison après une blessure. Beaucoup de bouteilles de stéroïdes injectables avaient été clairement étiquetées: "A utiliser seulement par les vétérinaires". Des petits malins sont allés au Mexique pour acheter ces drogues et les revendre aux athlètes à travers les Etats-Unis. Mais après le milieu des années 1990, la plupart des substances étaient disponibles sur Internet. De nombreux fournisseurs en proposaient.

Étrangement, dans le monde du sport, les seules personnes qui étaient apparemment inconscientes de cette accessibilité étaient les officiels. Puisqu'ils ont continué à garder les yeux fermés, des usines et des pharmacies en ont profité pour développer dans le monde entier une vaste gamme de produits (drogues, compléments alimentaires, etc.), proposant une amélioration réelle ou imaginaire de la performance. Aujourd'hui, n'importe qui – à condition d'avoir un accès à Internet et une carte de crédit – peut acheter ces substances et lire toutes les informations, des plus sérieuses aux plus anecdotiques, sur elles.

Propos recueillis par Mustapha Kessous

Source et date de l'article  LeMonde.fr  19.08.09
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Publié dans : Athlétisme


Cet article date de plusieurs années (29.04.2003) mais je trouve qu'il est intéressant de le lire !

Article à lire aussi en lien avec cette affaire "Le comité Olympique aurait couvert une centaine d'affaires entre 1988 et 2000"


Le comité olympique américain a organisé le blanchiment de dizaines d’athlètes contrôlés positifs, dont celui du multimédaillé olympique.


Carl Lewis, l’" athlète du siècle " était dopé. Ce n’est déjà plus une rumeur, plus tout à fait une révélation, presque une information " béton ". Selon l’ancien chef du programme de détection du comité olympique américain (USOC) entre 1991 et 2000, le multimédaillé olympique a été contrôlé positif à trois reprises à la pseudo-éphédrine, à l’éphédrine et à la phénylpropanolamine en 1988, lors des sélections américaines. " L’USOC a non seulement étouffé cette affaire mais une bonne centaine d’autres, concernant notamment 19 champions olympiques américains ", ajoute-t-il, preuves à l’appui. Wade Exum a, en effet, remis à deux journaux américains - Sports Illustrated et The Orange County Register - un dossier de 30 000 pages.


C’est évidemment le cas de Carl Lewis qui retient l’attention. Comble de l’ironie : le blanchiment en règle de l’USOC a permis à Carl Lewis de participer aux JO de Séoul, de terminer deuxième du 100 m avant d’être déclaré champion olympique, dans la même discipline, à la suite du contrôle positif (aux stéroïdes anabolisants) de Ben Johnson. L’homme aux neuf médailles d’or olympiques n’a même pas pris la peine de démentir : " Des centaines de personnes ont été prises. Elles ont toutes été traitées de la même manière. Le contexte était différent à l’époque ". Sa ligne de défense ? Un : les produits incriminés étaient présents dans des compléments alimentaires à base d’herbes. Deux : ils n’étaient pas efficaces. Faux sur ce point : ces stimulants légers aident les sprinters à diminuer leur temps de réaction.


Quant à l’argument de l’usage par inadvertance, le président de l’Agence mondiale antidopage ne " peut l’admettre " : " Carl Lewis n’aurait jamais dû l’évoquer ". Plus largement, Dick Pound (qui fut l’avocat de Ben Johnson en 1988) accuse : " Nous sommes donc bien en présence de double standard en matière de lutte antidopage à cette époque : des règles pour les Américains et d’autres règles pour le reste de la planète (…) À la différence des pays de l’Est où le dopage était organisé politiquement, aux États-Unis, c’est le blanchiment des cas positifs qui était organisé. ". Les informations qui ont filtré ces dernières semaines donnent plutôt raison au président de l’AMA. Andre Phillips, champion olympique du 400 m haies à Séoul, Joe DeLoach, compagnon d’entraînement de Carl Lewis et médaille d’argent du 200 m la même année, Mary Joe Fernandez, la joueuse de tennis, médaillée aux JO de Barcelone, Dave Schultz, champion olympique de lutte aux JO 1984 (Los Angeles) et Alexi Lalas, ancien capitaine de l’équipe de foot US, auraient également profité des largesses des dirigeants olympiques américains.


Dans le dossier explosif de Wade Exum figurent des lettres signées par le secrétaire général de l’USOC prévenant les athlètes de leur contrôle positif et de… leur blanchiment. L’USOC a, évidemment, démenti toutes ces informations. La fédération américaine d’athlétisme est, elle aussi, prise en défaut puisqu’elle aurait dû transmettre les dossiers à la fédération internationale. Bref, c’est tout le mouvement olympique américain qui se trouve placé au banc des accusés.

Certes, le gouvernement américain et l’Agence antidopage nationale (UDASA) ont été parmi les premiers à accepter le Code mondial antidopage, adopté lors de la Conférence de Copenhague en mars dernier, mais du passé, ils ne peuvent, heureusement, faire table rase. D’autant plus que les institutions de la principale puissance sportive du monde n’ont toujours pas démontré leur volonté - politique et financière - de s’engager pleinement dans la lutte antidopage.


Car, si Washington a dit " oui " à l’AMA, les moyens dégagés pour rendre cette lutte effective semblent insuffisants. Par exemple, les États-Unis ne possèdent qu’un seul laboratoire (Los Angeles) officiellement accrédité par l’AMA. On sait, de plus, que les Ligues professionnelles US (base-ball, football américain, basket et hockey) refusent toujours d’appliquer le Code. Les dossiers brûlants ne relèvent donc pas seulement du passé.

 

Christophe Deroubaix

 

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Source de l'article L'Humanité.fr

 

 


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Publié dans : Athlétisme


Hier soir, comme beaucoup de gens j'ai regardé la final du 100m hommes. J'ai regardé la course en direct sur France3. Je n'ai pas apprécié les commentaires des journalistes sur Usain Bolt par exemple : meilleure homme du monde, l'homme le plus rapide....Ils disaient la même chose à l'époque de Carl Lewis.

Je ne peux pas croire qu'il n'y a pas de dopage dans cette histoire. Pourquoi ? parce que j'ai trouvé cette course inhumaine et que je suis choqué par la médiatisation faite sur le 100m hommes.

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Publié dans : Athlétisme


L'ancien manageur sportif autrichien Stefan Matschiner, organisateur d'une filière de dopage, aurait corrompu des collaborateurs de laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA). C’est en tout cas ce qu’affirme l’ex-cycliste Bernhard Kohl.


Bernhard Kohl continue son grand déballage. Contrôlé positif à l’EPO-Cera en octobre dernier, le coureur cycliste autrichien avait mis un terme à sa carrière le 25 mai dernier, après avoir été déchu de sa troisième place au Tour de France 2008, balançant au passage certaines pratiques apparemment très courantes au sein du peloton. Après plusieurs mois de silence, voilà qu’il refait surface.


Selon lui, des collaborateurs de laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA) auraient en effet été corrompus par son ancien manageur, Stefan Matschiner. "Matschiner faisait analyser des échantillons pour que nous sachions jusqu'où nous pouvions aller sans nous faire prendre", a-t-il expliqué au quotidien Kurier, confirmant ainsi des déclarations faites à la chaîne de télévision allemande ARD par son ancien manageur. Matschiner révélait, sans les nommer, avoir corrompu pour des tests préventifs illégaux certains laboratoires d'Europe centrale accrédités par l'AMA. Il avait précisé avoir payé des collaborateurs de laboratoires 150 à 500 euros pour qu'ils testent les échantillons qu'il leur soumettait.


Bernhard Kohl a d’ailleurs avoué avoir bénéficié personnellement de deux tests, l'un de détection de l'EPO et l'autre de la testostérone. "Tu peux ainsi savoir exactement quelle dose tu peux prendre le soir sans qu'elle ne soit détectée le matin", a-t-il détaillé. Le parquet de Vienne a immédiatement ordonné de nouvelles auditions de l'ancien manageur, qui a déjà purgé cinq mois de détention provisoire dans ce dossier en avril.

 

Source et date de l'article lesDessousduSport.fr  14.08.09

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Publié dans : L'Agence Mondiale Antidopage

Lutte AntiDopage

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