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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur Contre le Dopage

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  

J'ai créé un groupe contre le dopage surFacebook
Po participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

http://www.serpentin.org/drapeau%20anglais.jpg


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Tennis

Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 10:47
dopage-nadal.jpg

Je complète cet article avec le dossier paru dans le magasine L'Illustré au mois de février 2009. Il vous suffit de cliquer sur les fichier pdf. page1.pdf page2.pdf page3.pdf  

TENNIS. Après des insinuations de dopage, le colosse essuie des indiscrétions sur sa santé, dont certaines proviennent de ses proches. Son état est jugé préoccupant. Ses premiers pas à l'Open d'Australie le montrent peu.


Christian Despont, Melbourne
Samedi 19 janvier 2008


A son arrivée, la cantonade l'a scruté avec un air de défiance, sûre d'y trouver une faille, voire une défectuosité rédhibitoire. La rumeur le disait grabataire. Blessé dans son amour-propre, Rafael Nadal n'avait qu'un anglais de premier secours où chercher une formule apaisante: «Physical is no one problem. Look me. Perfect, no?»

Sur le court, la réponse est presque aussi péremptoire. Deux bandes de toile blanche, une sous chaque genou, entretiennent le débat monomaniaque. Vendredi, malgré «une confiance réelle», Gilles Simon a pris acte que Nadal, à l'évidence, court toujours (7-5 6-2 6-3).

La rumeur ne l'a pas encore rattrapé mais, comme lui, elle faiblit peu: après des insinuations de dopage, des indiscrétions sur sa santé parcourent les allées. Curieusement, la nouvelle est partie de Majorque, où l'oncle Toni a minaudé imprudemment dans un journal local. «Rafa souffre d'inflammations chroniques au pied gauche. C'est grave, très grave.» Fin de carrière? «Je ne suis pas en mesure de me prononcer. Les médecins recommandent de rester prudents.» A peine rentré d'Egypte, où il avait emmené ses parents pour leurs 25 ans de mariage, Rafael Nadal fut accueilli à l'aéroport par un bouquet de micros, tandis que son agent apaisait les sponsors. Un communiqué a nié en bloc: «Tout va bien.»

Huit jours plus tôt, coïncidence troublante, Nadal lui-même s'était épanché: «Depuis que je souffre de ces inflammations aux pieds, je ne peux pas courir à l'entraînement. Pour compenser, je nage, je fais du rameur ou du vélo, mais ce n'est pas pareil.» Ces inflammations proviendraient d'une tendinite persistante - ou mésestimée - contractée en octobre 2005, à hauteur des genoux. La blessure aurait modifié les appuis au sol, où s'articule tout un mécanisme: le jeu de Nadal, et plus globalement le lift, impose des torsions extrêmes, tandis que ses pieds sont jugés «petits» (pointure 42 pour une stature de 85 kilos).

Fébrile, le colosse aurait contacté son équipementier et suivi une batterie de tests biomécaniques. Etait-ce si grave qu'il faille conclure à la perdition? Toni Nadal, discret en Australie, élude: «Le journaliste a un peu forcé.» Au Diario de Mallorca, l'intéressé invite ses confrères dubitatifs, majoritairement ibériques, à consulter la bande d'enregistrement.

Depuis l'interview, trois défaites ont apporté une certaine crédibilité scientifique à ce que beaucoup, encore, réduisent à un babillage intempestif. En finale du récent tournoi de Chennai, Rafael Nadal a subi le pire affront de sa carrière, battu 6-0 6-1 par Michael Youzhny, certes au lendemain d'une empoignade de quatre heures avec Carlos Moya. Au préalable, le colosse a terminé l'année sur trois humiliations semblables, deux contre David Nalbandian et une contre Roger Federer.

Le maître en personne, au dernier US Open, s'est ému des langueurs de son rival: «Je ne l'avais jamais vu dans un tel état de fatigue. Il luttait contre son propre corps. J'ai eu de la peine pour lui.» Vite blessé, vite soigné, Rafael Nadal n'a jamais vu dans la souffrance qu'un tribut à sa condition de conquérant. Tandis que n'importe quel ouvrier aurait obtenu une incapacité de travail, il a remporté le dernier Roland-Garros sous piqûre, et aurait subi trois autres infiltrations, une par jour, ce fameux octobre 2005. «Rafa tire des chèques sur sa santé, mais je ne suis pas sûr que son corps pourra payer», s'est inquiété Andre Agassi.

Combien de fois le conquistador est-il monté sur le court perclus de douleurs silencieuses? Quelle est leur dangerosité réelle? Quelle est la pérennité d'un tel degré de férocité, d'une telle débauche d'énergie? En pleine rumeur sur son impotence, Nadal a réagi à sa manière: six heures de tennis par jour, trois autres de condition physique - natation, vélo, aviron; pas de course à pied... A Melbourne, ses entraînements ont l'intensité dramatique d'une finale du Grand Chelem - raisonnablement assez, en tous les cas, pour l'exempter de jogging. «Le problème est que, pour garder de bonnes sensations, Rafa a besoin de beaucoup jouer», explique Toni Nadal.

Il y a deux ans, un hebdomadaire français lui prêtait des accointances avec le Dr Fuentes, expert de la transfusion sanguine. Cette rumeur, elle aussi, a couru dans tous les sens, avant de s'essouffler peu à peu. Depuis, la garde prétorienne du champion s'est étoffée d'une garnison d'avocats, afin de prévenir toute autre velléité. «Je n'ai jamais rien pris de ma vie et ne prendrai jamais rien. Je n'ai pas reçu ce genre d'éducation.»

Depuis son irruption sur le circuit, ardeur incandescente et biceps gondolés, Rafael Nadal a des allures de suspect idéal. Des sources extérieures au tennis ont évoqué un contrôle positif au tournoi de Dubaï; sans suite. A Roland-Garros, des personnalités sportives de haut rang ont prétendu que trois Espagnols, Rafael Nadal, Alex Corretja et Juan Carlos Ferrero, étaient sous le coup d'une enquête pour dopage; sans suite non plus.

Affable, la famille explique que «la carcasse de Rafa est l'héritage génétique de ses oncles», tous bâtis comme des grenadiers de montagne. En outre, comme le rappelle Jim Courier, «ce joueur prétendument invalide est le premier de l'ère open à occuper la deuxième place mondiale pendant trois années consécutives», alors, il peut laisser courir.


Source de l'article http://www.letemps.ch

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Par contre le dopage - Publié dans : Tennis
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 17:48

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 La Suissesse, ancienne No1 mondiale, avait été contrôlée positive le 29 juin 2007 et l'avait elle-même révélé au public lors d'une conférence de presse le 1er novembre à Zurich. Elle en avait tiré les conséquences en mettant un terme à sa carrière, tout en clamant quelle était "100% innocente".

Quelques jours plus tard, elle avait fait part de son intention de se "battre" et de contester les résultats de son contrôle positif. Mais elle n'a pas été entendue par la Fédération internationale, dont une commission indépendante a rejeté toutes les objections de l'ancienne championne.

Hingis, 27 ans, a donc été suspendue pour deux ans à partir du 1er octobre 2007. Tous ses résultats à partir de Wimbledon-2007 lui ont été retirés, ainsi que les sommes gagnées durant cette période, qui s'élèvent à un total de 129'481 dollars.

Plus jeune No1 mondiale de l'histoire, à 16 ans six mois et un jour, Hingis avait outrageusement dominé le tennis féminin entre 1997 et 2000, période durant laquelle elle a remporté cinq titres du Grand Chelem.

Avant de se retirer définitivement, en novembre dernier, elle avait une première fois arrêté sa carrière en 2003 en raison de blessures, avant de revenir au plus haut niveau en 2006.

Mon avis sur cette histoire : je pense déjà qu'il faudrait plus en parler de ce cas ! se n'est pas rien ! C'est tout de même une ancienne numéro 1 mondial !!


Ma source est http://www.tdg.ch

Article du 4 janvier 2008

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Publié dans : Tennis
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Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /Nov /2007 16:44
dopage-hingis.jpg
Un contrôle positif inexpliqué

C’est une triste sortie de scène pour Martina Hingis. La Suissesse, qui a régné de nombreuses semaines sur le tennis féminin mondial, entre 1997 et 2000, a annoncé ce jeudi qu’elle mettait un terme à sa carrière en raison de soupçons de dopage qui pèse sur d’elle. Lors d’une conférence de presse tenue à Zurich, l’ancienne compagne de Radek Stepanek a indiqué avoir subi un contrôle positif à la cocaïne lors du dernier tournoi de Wimbledon, où elle avait été éliminée en 1/16es de finale. Un contrôle positif que la Suissesse, comme souvent en pareil cas, ne s’explique pas. «J’ai été contrôlée positive mais je n’ai jamais pris de drogues et je me sens innocente à 100%», a-t-elle indiqué. Curieux alors de la voir mettre un terme à sa carrière de la sorte… Certes, depuis son come-back fin 2005, après presque trois ans d’absence du circuit, l’ancienne numéro 1 mondiale n’avait pas retrouvé son niveau de la fin des années 1990. Souvent gênée par des blessures, elle ne parviendra jamais à reprendre son trône de reine du tennis mondial, en dépit d’une retour fracassant puisqu’elle se qualifiera pour le Masters de Madrid en fin d’année 2006. 2007, démarrée sur les chapeaux de roue, aura été plus difficile avec notamment des ennuis physiques au dos qui l’empêchent de s’aligner à Roland Garros, une piètre élimination en 1/16es de finale de Wimbledon et la séparation d’avec son fiancé, Radek Stepanek, à l’été.


Une triste fin de carrière
Autant de difficultés qui poussent aujourd’hui la plus jeune détentrice d’un titre du Grand Chelem (à 16 ans, 3 mois et 26 jours lors de l’Open d’Australie 1997) et plus précoce numéro 1 mondial (à 16 ans, 6 mois et 1 jour) à ranger sa raquette. «En raison de mon âge et de mes problèmes de santé, j’ai décidé de me retirer du tennis professionnel», a-t-elle sobrement indiqué ce jeudi. Ce contrôle antidopage positif n’aurait donc aucun lien avec sa décision ? C’est ce qu’elle affirme, expliquant qu’elle avait «décidé de révéler cette histoire car elle ne voulait pas se battre avec les autorités antidopage.» Au début de l’été, pourtant, elle avait démenti les rumeurs de retraite et réaffirmé sa motivation à jouer encore au tennis ! Curieux. En devançant une annonce officielle de la WTA sur ce contrôle positif (le patron de la WTA, Larry Scott, a même affirmé à la BBC ne pas être au courant de cette histoire), la Suissesse fait en tout cas preuve de courage. «Je trouve ces accusations si horribles, si monstrueuses que j’ai décidé de les affronter en en parlant aux medias», affirme-t-elle. Et en annonçant sa retraite, elle se ménage assez de temps pour préparer une défense qui, selon ses avocats, devrait prendre du temps. «Les autorités sont incapables de prouver que l'urine (Ndlr : positive à la cocaïne) provient de moi», a encore indiqué Martina Hingis tout en précisant que ses défenseurs avaient déjà relevé plusieurs irrégularités dans la procédure du contrôle antidopage concerné. Martina Hingis n’en a donc peut être pas complètement fini avec le tennis et l’on peut regretter qu’une immense championne quitte les courts de cette façon.

Ma source est http://sports.lefigaro.fr


Publié dans : Tennis
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 21:11

Sylvain COULLON - lundi 09 avril 2007


Suspendu quinze mois pour dopage, Guillermo Cañas a effectué un retour tonitruant sur le circuit. Double tombeur de Roger Federer, l’Argentin espère bientôt retrouver le top 10 et laver son nom.

Pourquoi a-t-il été suspendu ?
Contrôlé positif à un diurétique (hydrochlorothiazide) le 21 février 2005 à Acapulco (Mexique), Guillermo Cañas avait écopé de deux ans de suspension en première instance. Alors dixième joueur mondial, il avait également été condamné à rembourser environ 225 000 euros de gains. Un coup très dur pour le joueur de 27 ans, alors au sommet de son art. « La vérité est ainsi : je ne sais pas ce qui s'est passé », avait-il alors commenté. En mai 2006, le Tribunal administratif du sport avait confirmé ce flou en réduisant sa peine à quinze mois, expliquant que Cañas « avait pris un médicament qui lui avait été remis par le personnel du tournoi d’Acapulco, bien que le médecin du tournoi lui eut prescrit un médicament différent ».

Peut-il être réhabilité ?
Parallèlement à son combat pour retrouver les sommets du tennis, Guillermo Cañas continue donc de livrer bataille aux instances dirigeantes. Dernier épisode en date : la Cour suprême suisse a donné raison à l’Argentin en infirmant la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) - une première - qui avait confirmé sa suspension de quinze mois en appel. Fort de cette décision, le TAS va devoir réexaminer son cas.  « Il y a plusieurs éléments qui posent problème, a expliqué son avocat Me Cédric Aguet. D’abord, c’est un produit diurétique qui a été retrouvé dans les urines de Cañas. Et rien d’autre. S’il avait pris autre chose, les analyses l’auraient démontré, même en quantités infinitésimales. Or, et c’est admis par les experts de l’ATP, ce diurétique est handicapant pour la pratique du tennis. Cela a d’ailleurs été reconnu par le Tribunal arbitral du sport (TAS) lors du premier recours. Il a été admis que le dopage était accidentel et qu’il n’y avait pas intention de tricher. Mais que l’athlète restait responsable de ce qu’il prenait, indépendamment du fait que cela ne soit manifestement pas du dopage.»  L’affaire est complexe, mais pourrait bien remettre en cause les bases de l’édifice antidopage de l’ATP. « Ce n'est pas un gros problème, considère pourtant Matthieu Reeb, le secrétaire général du tribunal. Nous pouvons confirmer la sanction initiale, nous pouvons la réduire ou déclarer que l'athlète n'est pas coupable de dopage. »

Comment son retour est-il perçu sur le circuit ?
Alors que le sujet était soigneusement esquivé par ses confrères jusque là, Ivan Ljubicic a mis les pieds dans le plat suite à son élimination en demi-finale de Miami. « J'estime que donner des wild-cards à des types qui reviennent d'une suspension pour dopage revient à les aider, ce que je ne trouve pas juste, a asséné le Croate en conférence d’après-match. Ces types ont triché et je ne crois pas qu'on devrait les aider à revenir. C'est comme un type qui sort de prison à qui on donne un pistolet tout de suite. » Président du conseil des joueurs, Ljubicic est allé plus loin en faisant voter une proposition dans ce sens. « Tous les membres du conseil ont voté cette proposition. Cela ne veut naturellement pas dire qu’elle va passer. On verra bien », a indiqué le n°8 mondial. « C’est stupide », a rétorqué Cañas avant de faire remarquer que, s’il a effectivement bénéficié de quelques invitations, il a surtout dû beaucoup batailler dans les tournois de qualification des gros rendez-vous, comme à… Miami. 

Jusqu’où peut-il aller ?
 « C'est un grand compétiteur. Il renvoie tellement de balles et il en rate très peu. Et il bouge très bien également. Il a vraiment amélioré son revers, son service. Ils n'étaient pas aussi bons il y a deux ans. Cela lui permet donc d'élever le niveau de son jeu. » Le compliment est signé Roger Federer, patron du circuit estoqué deux fois en une semaine par l’ancien banni. Un double exploit à Indian Wells et Miami qui lui a permis de réintégrer le Top 30 (29eme) lundi. Soient 113 places gagnées depuis le 1er janvier. « Je me bats simplement sur tous les points et je ne pars pas battu d´avance », résume l’intéressé, qui n’a rien perdu de la combativité qui l’avait amené au huitième rang mondial après son quart de finale à Roland-Garros. Battu seulement quatre fois en 21 matchs cette saison, l’Argentin voit se profiler la terre battue avec appétit. Sur son niveau actuel, un retour rapide parmi les dix meilleurs joueurs du monde est très envisageable. Est-il souhaitable ?, pourrait ajouter Ljubicic.

Ma source est http://www.sport365.fr


 


Par Marie - Publié dans : Tennis
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /Jan /2007 21:19

Article paru dans l'édition du 1er juin 1999.

Les coulisses du tennis. Pendant Roland-Garros, chaque jour, radioscopie de la planète jaune à l’aube de l’an 2000.

Officiellement, dans le monde feutré de la petite balle jaune, le dopage n’existe pas. Sinon en proportion infinitésimale. Ici, pas de révélations fracassantes à l’image des affaires qui pullulent dans le cyclisme. Juste des cas isolés. Comme l’Espagnol Andres Gimeno, vainqueur du Britannique Michael Davies lors d’une rencontre de Coupe Davis en 1959, qui avouera ensuite avoir reçu pendant deux mois des injections à fortes doses de testostérone. Ou le Suédois Mats Wilander et le Tchèque Karel Novacek qui ont été contrôlés positifs à la cocaïne, et l’Espagnol Ignacio Truyol aux stéroïdes, au début des années quatre-vingt-dix. Enfin, comme le Tchèque Petr Korda, ancien n§ø2 mondial, qui s’est fait " pincer " pour usage d’un stéroïde anabolisant (la nandrolone) lors du dernier tournoi de Wimbledon.

Pour le reste ? Rien que des traces de coups de gueule de Yannick Noah en 1980, de propos alarmants d’Ion Tiriac en 1985, et de Boris Becker quelque cinq ans plus tard.

Pourtant, ils sont légion ceux qui pensent que le tennis n’est pas épargné par ce fléau. " Il est clair qu’il y a du dopage dans le tennis, explique un ancien membre du service médical de Roland-Garros. Avant, les joueurs prenaient des amphétamines. Maintenant, pourquoi les joueurs n’utiliseraient-ils pas d’EPO ? Avec les sommes d’argent qui circulent dans ce sport, la tentation est grande. D’ailleurs certains tennismen ont été pris au contrôle, et ont été forcés à se déclarer " blessé " pour ne pas salir la blanche hermine de ce sport. "

" Le muscle, c’est la base du sportif, ajoute un médecin dans le milieu du tennis. Alors, au tennis, quand on enchaîne les parties difficiles, celui qui se dope a moins de mal physiquement, c’est évident. " Toujours dans cet esprit, Bernard Montalvan, médecin des équipes de France de tennis, explique : " Il faut être niais pour croire que cela n’existe pas sur les 800 joueurs et joueuses professionnels du circuit. De plus, les tests de dépistage urinaires restent désuets. Alors... " Il veut parler de ceux effectués lors de la saison, Roland-Garros compris.

Patrice Clerc, le directeur du tournoi parisien, a conscience des limites de ces tests (de l’ordre d’une centaine sur toute la quinzaine, réalisés par des médecins du ministère de la Jeunesse et des Sports). Il tempère malgré tout : " Cela m’énerve un peu d’entendre que tous ces contrôles ne servent à rien. On a bien réussi à épingler Korda. Mais de toute façon, je pense que le tennis n’est pas encore gangrené. Et puis quand je vois la réaction que les joueurs ont eue vis-à-vis de " l’affaire Korda " à Melbourne au début de l’année, cela me rassure. " À l’Open d’Australie, nombre d’entre eux souhaitaient en effet tout mettre en ouvre - tests sanguins, urinaires et capillaires, ainsi qu’un prélèvement sur leur gain pour financer la recherche - pour préserver l’équité de ce sport. L’Allemande Steffi Graf, au sortir de sa victoire au deuxième tour de Roland-Garros, déclarait dans cet élan : " Je continue de penser que les contrôles doivent être faits de façon plus stricte. "

Le cas Korda, positif à la nandrolone l’an dernier, trotte toujours dans les têtes. La décision de le laisser jouer en raison de " circonstances exceptionnelles " avait provoqué un tollé de la part de beaucoup de joueurs. L’Américain Jim Courier, ancien vainqueur à Roland-Garros, n’avait pas hésité d’ailleurs à mettre gravement en cause les Européens, sur l’utilisation de l’EPO. " Quand près de la moitié des coureurs du Tour de France a été exclue l’année dernière pour avoir cédé à ce genre de tentation, il est clair que c’est un produit répandu dans le sport européen. En tennis, la plus grande partie du circuit professionnel se déroule en Europe. Je n’ai pas de preuves, mais on peut tout de même faire des déductions ", avait-il déclaré. Brian Tobin, le président australien de la Fédération internationale de tennis, avait renvoyé la balle en affirmant que, depuis l’instauration des contrôles dans ce sport, on n’avait pas dénombré plus de deux ou trois cas positifs. Bien que chacun connaisse la valeur relative de ces tests.

Il y a quelques jours, le magazine International Tennis, mensuel de l’ATP Tour, a révélé que sur 107 joueurs interrogés 57 avaient reconnu prendre ou avoir pris de la créatine, comme la Française Mary Pierce. Le produit n’est pas interdit, mais peut servir, selon les experts, à masquer la prise de substances illicites. Le tennis cachera-t-il longtemps ses coups ?

Damien Lesur

Ma source est http://www.humanite.presse.fr


Par Marie - Publié dans : Tennis
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