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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook
Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

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8  personne(s) sur ce blog

 

Vous pouvez faire un don pour le blog "Contre le Dopage"
 
Tous mes voeux pour cette nouvelle année qui commence ! En espérant que la lutte contre le dopage évolue et qu'il y est de moins en moins de silence !

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Publié dans : Accueil


En lisant cet article je me suis mise en colère !! Je crois rêver !! Il y a vraiment des choses que je n'arrive pas à comprendre ! Il est plus important de protéger des intérêts que de dire des vérités !


Une nouvelle consigne a fait son œuvre au sein du groupe Amaury, et de L’Équipe en particulier : les journalistes sont désormais tenus de ne pas trop s’attarder sur le dopage. Et de se contenter du strict minimum : répercuter les annonces officielles des fédérations ou des agences antidopage sans prendre la peine d’aller plus loin.


Fini le temps où L’Équipe pouvait s’en prendre à l’intouchable Lance Armstrong, en dévoilant, le 23 août 2005, à la une du journal, le dopage à l’EPO du champion américain datant de sa première victoire dans le Tour de France en 1999. Car, depuis, Marie-Odile Amaury, la propriétaire de L’Équipe et de la Grande boucle, a opté pour une politique de rapprochement avec l’UCI (Union cycliste internationale) qui, jusqu’à l’éviction cet automne de Patrice Clerc - l’ancien patron d’ASO (Amaury sport organisation) -, était considéré comme le diable incarné. Impossible donc de se froisser à nouveau avec Lance Armstrong, l’un des meilleurs amis de Hein Verbruggen, qui tire toujours dans l’ombre les ficelles de l’UCI. Le retournement est tel qu’à l’annonce du retour de Lance Armstrong lors du prochain Tour de France les journalistes de L’Equipe ne se sont même pas risqués à aborder la « face cachée » du miraculé du cancer. Rien sur le fameux scoop de 2005 qui était pour le moins dévastateur pour Armstrong.
Évidemment cette politique crée des remous au sein de la rédaction du quotidien, où les récalcitrants à cette vision peu glorieuse du journalisme paraissent de plus en plus isolés. Rappelons qu’actuellement seul un journaliste sur près de 290 s’occupe spécifiquement des affaires de dopage au sein de la rédaction de L‘Équipe.
Michel Moulin, à la veille du lancement de son quotidien sportif Le 10 Sport, avait également annoncé "ne pas vouloir parler de dopage" histoire de ne pas briser les rêves du public. Visiblement, L’Équipe qui jusque-là toisait son concurrent semble glisser sur la même pente éditoriale. Une bonne nouvelle pour les tricheurs, une catastrophe pour les lecteurs.

Source et date de l'article les dessous du sport  29.12.08

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Publié dans : Cyclisme

Le fichier des sportifs de l’Agence mondiale antidopage n’échappe pas au problème des données sensibles. Le groupe de travail « Article 29 », qui réunit les Cnil européennes, présidé par Alex Türk, a émis des réserves sur son projet de norme internationale pour la protection des données personnelles.


Organisation internationale indépendante, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a été créée en 1999 afin de promouvoir, coordonner et superviser la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes. Elle est composée et financée à parts égales par le mouvement sportif et les gouvernements. Parmi ses missions figurent notamment la mise en place du Code mondial antidopage, harmonisant les règles relatives au dopage au niveau des Etats concernés et de l’ensemble des sports visés. L’AMA devait soumettre à l’approbation de son comité exécutif, le 20 septembre dernier, son projet de « standard international pour la protection des données personnelles » qui vise « à garantir que toutes les parties impliquées dans la lutte contre le dopage dans le sport appliquent des mesures minimum de protection dans le cadre de la collecte et du traitement des données personnelles des sportifs en relation avec les contrôles antidopage, les informations sur la localisation et les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques ».
Dans sa version actuelle, la banque de données de l’AMA, l’ADAMS (Anti Doping Administration and Management System), utilisée depuis 2005, permet notamment la localisation en vue des contrôles hors compétitions des sportifs. Egalement d’assurer un suivi des résultats des tests des sportifs, afin d’améliorer les contrôles.
Les fonctions d’ADAMS s’articulent autour de quatre axes : l’information sur la localisation des sportifs, la gestion des autorisations d’utilisation thérapeutique (AUT), le contrôle du dopage ainsi qu’un centre d’information (saisie et partage des données de contrôle, des résultats de laboratoire, production de rapports statistiques à l’attention du public).
Ce système peut être notamment utilisé par les sportifs eux-mêmes, les Comités nationaux olympiques, les fédérations, les organisations responsables de grands événements sportifs, ainsi que par l’AMA elle-même et ses laboratoires accrédités.
Le Comité exécutif de l’AMA assure, sur délégation du Conseil de Fondation de l’AMA, la direction et la gestion pratique de l’Agence ainsi que la mise en œuvre de toutes ses activités et l’administration de ses fonds. Le Conseil de Fondation compte 38 membres, également répartis entre des représentants du mouvement olympique et des gouvernements. Figurent parmi ceux-ci deux représentants du Conseil de l’Europe, qui, lors de leur réunion le 10 septembre dernier à Copenhague, ont déclaré leur opposition à cette norme.
La difficulté porte notamment sur l’élargissement des données susceptibles d’être collectées aux données sensibles, pouvant concerner l’origine raciale ou ethnique, les caractéristiques génétiques, les opinions politiques, les croyances religieuses ou philosophiques ou même l’orientation sexuelle des sportifs.

Le problème de l’élargissement des données

Cette opposition du Conseil de l’Europe intervient dans un contexte de défiance vis-à-vis de ce nouveau standard. Ainsi le Groupe Article 29, composé des représentants des autorités nationales chargées de la protection des données du CEPD (Contrôleur Européen de la Protection des Données) et de la Commission Européenne, a exprimé ses doutes quant à la pertinence « de recueillir plusieurs de ces catégories d’informations, surtout si ces données doivent être incluses dans le système ADAMS». C’est donc un avis réservé qui a été adopté le 1er août 2008. Les défenseurs de ce projet mettent en avant les recherches actuelles ayant par exemple permis de mettre en évidence l’existence, chez les populations asiatiques, de caractéristiques génétiques particulières, susceptibles de masquer la présence de testostérone dans les tests de dépistage. L’entrée en vigueur du standard était prévue initialement le 1er janvier 2009. Ces divergences de vue conduiront vraisemblablement au report de l’adoption de ce texte à l’hiver prochain.

Blandine POIDEVIN, Viviane GELLES

Source et date de l'article  Echos Judiciaire  19.12.08


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Publié dans : Lutte contre le dopage

Les excès du monde bancaire et sportif semblent participer du même comportement grégaire. La performance extrême à court terme est devenue la nouvelle règle du jeu.


Et s'il existait des analogies entre les subprime et le dopage, dans ce que les différents excès révèlent sur le comportement humain? Selon le chef des investissements d'une banque privée genevoise, désireux de rester anonyme, l'adoption massive des crédits à risques a été dictée par un mécanisme purement grégaire, une attitude de suiveur: «A l'instar du cycliste qui va affronter le Tour de France et sait pertinemment que, sans coup de pouce extérieur, il n'arrivera pas à gagner, le dirigeant des banques d'investissement s'est vu dans l'obligation de recourir aux mêmes produits que ses concurrents.» Ce même golden boy, observant les autres banques «ingurgiter du subprime», s'est pris dans l'engrenage et, soucieux de satisfaire aux exigences de ses propres actionnaires, s'est retrouvé à faire comme les autres pour doper ses finances.

Martial Saugy, directeur du Laboratoire suisse d'analyse du dopage à Lausanne, estime également que les excès du sport et de la finance recèlent des similitudes troublantes: «Le point de départ pour se doper est le syndrome du suiveur, le même que dans la finance. Le raisonnement est le suivant: si je veux garder ma place dans l'équipe, je dois performer coûte que coûte.»

Risques oubliés

Pour Martial Saugy, l'ego n'est pas le premier moteur de l'excès, moins que la nécessité de faire comme les autres, dans une idée d'égalité des chances. Autre similitude: l'obsession de la performance à court terme. L'athlète oublie les risques que le dopage fait courir à sa santé, surtout s'il est jeune; le financier sait que les banques ne peuvent prêter indéfiniment à des personnes insolvables, pour l'achat de leur villa ou autre, sans que la réalité économique ne les rattrape.

En analysant les ressorts psychologiques qui conduisent à l'excès apparaît bien vite, en toile de fond, la nécessité de sans cesse dépasser le seuil de performance. A la finale du 100 mètres des JO de Pékin, le public attendait un nouveau record du monde. Cette surenchère est désormais vécue comme une pression par toutes les entreprises cotées en bourse, dès lors qu'à chaque échéance leurs actionnaires exigent une performance meilleure que le trimestre précédent.

L'EPO Cera, un symbole

Même similitude dans les moyens et produits à disposition: la finance s'est engouffrée dans une complexification - parfois perçue comme une opacification - des produits d'investissement, tandis que les produits dopants ont également évolué dans leur sophistication. Exemple: dans un passé pas si lointain, l'effet de l'EPO classique durait trois à quatre jours; aujourd'hui, la Cera, EPO de troisième génération, contribue à l'amélioration des performances pendant une péri ode de quinze jours...

La performance extrême à court terme, l'obligation de suivre le mouvement, de rester le meilleur, ont peu à peu introduit, dans le sport comme dans la finance, une nouvelle règle du jeu.

«L'exemple» américain

Chacun se dote progressivement d'un cadre de réglementations plus strict. Les Etats-Unis, notoirement réfractaires à la lutte antidopage, s'y ouvrent enfin: depuis cinq ans, les stéroïdes y sont considérés comme des stupéfiants, et le sport professionnel n'a pas pour autant perdu son âme. Idem pour l'économie: le gouvernement américain intervient aujourd'hui pour imposer de nouvelles règles de marché et sauver des sociétés.

Le public demande à ses sportifs de courir toujours plus vite et de sauter toujours plus haut. A l'image du stade, la communauté financière demande à ses entreprises des rentabilités toujours plus élevées, une performance au carré, voire au cube. C'est la nouvelle règle du jeu.

Article écrit par
Max Mooser

Source et date de l'article LeTemps.ch  13.12.08



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Publié dans : Etudes sur le dopage

Une enquête menée à l'Université de Lausanne auprès de jeunes cyclistes montre qu'ils ne se sentent pas à l'abri de pratiques dopantes et qu'ils n'excluent pas d'y avoir recours.


«Pour l'instant, je sais que je n'ai rien pris, mais je ne dis pas que je ne prendrai rien quand je passerai professionnel.» Cette citation est tirée d'une étude menée par Vanessa Lentillon-Kaestner, psychologue du sport et chargée de cours à l'Institut des sciences du sport et de l'éducation physique (ISSEP) de l'Université de Lausanne, auprès de huit jeunes cyclistes à l'aube d'une carrière qu'ils espèrent professionnelle. «Cette étude, financée par l'Agence mondiale antidopage, est conduite en Suisse, en France et en Belgique, explique Vanessa Lentillon-Kaestner. Le projet final doit sortir en septembre prochain. Moi je me suis occupée de la partie suisse.»


Vanessa Lentillon-Kaestner, qu'est-ce qui vous a conduite à mener cette étude?
Nous avons voulu comprendre comment se déroulait la transition entre le milieu amateur et le milieu professionnel. Comprendre aussi comment on pouvait passer des compléments autorisés au dopage proprement dit. J'ai interrogé huit jeunes encore amateurs ou tout juste passés professionnels, huit anciens coureurs et huit personnes qui sont dans l'encadrement (manager, entraîneur, médecin, etc.). Le fait que ces entretiens se soient déroulés anonymement leur a permis de mieux se livrer.


Qu'est-ce qu'il en est ressorti?
Je n'ai pas ressenti chez la plupart de mes interlocuteurs un véritable esprit critique vis-à-vis du dopage et cela m'a surprise. Les coureurs acceptent l'idée qu'on les place devant ce choix. Ils disent même qu'ils sont responsables de leur choix. Ils ne se considèrent pas victimes du dopage, pas complètement coupables non plus. J'ai remarqué que, pour certains, c'était une manière d'avoir une reconnaissance, d'être admis dans le milieu professionnel. Et j'ai senti ces jeunes très à l'écoute des conseils des anciens. Il est aussi ressorti des discussions que le dopage a sensiblement diminué depuis l'affaire Festina il y a dix ans, mais que, maintenant, cela se pratique de manière beaucoup plus cachée. Et que le climat est presque plus malsain qu'avant parce que chaque victoire est désormais suspecte.


A lire les déclarations, certains jeunes coureurs n'excluent pas d'avoir recours au dopage. Mais que pensent-ils des contrôles toujours plus pointus qui sont pratiqués?
Ils admettent les contrôles et les souhaitent même. Ils ne veulent en aucun cas une libéralisation du dopage car ce serait la porte ouverte à tous les excès. Ils disent que les contrôles inopinés sont la manière la plus efficace de lutter contre le dopage. Mais ils ne croient pas vraiment que la prise de produits puisse porter atteinte à leur santé car aucune étude ne le prouve vraiment. L'un d'eux m'a dit avoir vu à la télévision un reportage tourné aux Etats-Unis où les personnes prenaient de l'hormone de croissance pour rester jeunes. Donc il en a déduit ironiquement que les cyclistes allaient peut-être vivre jusqu'à 120 ans. Certains estiment même que la pratique du cyclisme sans produits est plus dangereuse pour la santé tant les exigences physiques sont grandes.


En tant que psychologue du sport, qu'est-ce qui vous a frappée?
Je les ai sentis très vulnérables face au dopage et ça me fait peur. Selon eux, ce qui pousse en premier au dopage, c'est l'envie de résultats, d'être le premier, d'être médiatisé et, secondairement, de gagner de l'argent. La situation d'échec ressort aussi souvent comme un élément-clé pour expliquer le dopage. Le moment du renouvellement de contrat est également crucial à leurs yeux. Mais, d'un autre côté, leur démarche est compréhensible puisque leur but premier est de faire carrière. Ils considèrent que coureur cycliste est un métier et ils trouvent injuste d'être condamnés alors que, dans d'autres professions, les gens peuvent prendre ce qu'ils veulent sans être inquiétés. Le dopage, disent-ils, est un problème de société. Et, ajoutent-ils, il sera impossible de l'éradiquer dans le cyclisme tant qu'il y aura d'anciens dopés dans l'encadrement des équipes.

 

Lentillon-Kaestner V., «Conduites dopantes chez les jeunes cyclistes du milieu amateur au milieu professionnel», Psychotropes 2008/1, Vol. 14, p. 41-57


Source et date de l'article  LeMatin.ch  23.12.08


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Publié dans : Etudes sur le dopage

Galliker a été convaincu de dopage par prise de testostérone exogène. Pour sa part, Strelsov a été déclaré coupable de multiples infractions à l'obligation de renseigner.

Martin Galliker avait été testé positif le 6 août 2008 lors d'un contrôle hors compétition. Outre sa suspension, il a été condamné à une amende de 1000 francs. Il devra aussi notamment assumer les coûts des tests positifs A et B (1090 francs) et les frais de procédure (400 francs).

Quant à Olexander Strelsov, il devra payer une amende de 1000 francs et supporter les frais de procédure (500 francs). Les deux hommes disposent d'un délai de 21 jours pour faire recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne.

Source et date de l'article  20 min.  10.12.08




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Publié dans : Bobsleigh


Le skieur alpin Mirko Deflorian a été suspendu 18 mois par le Comité olympique italien (CONI) à la suite d'un contrôle positif à la cocaïne.

La décision de la commission antidopage du CONI a été prononcée en appel lundi. Au mois de septembre, la Fédération italienne des sports d'hiver avait décidé de blanchir l'athlète de 28 ans.

Des traces de cocaïne avaient été décelées dans un échantillon prélevé lors des championnats d'Italie juniors -qui sont ouverts aux skieurs plus âgés- le 19 février à Pozza di Fassa, un jour après la victoire de Deflorian en géant.

"Quelqu'un a dû me piéger", avait réagi Deflorian à l'annonce de son contrôle positif. "Je n'ai jamais pris de cocaïne ou d'autres drogues."

Sa suspension, antidatée au moment du contrôle positif, s'achèvera au mois d'août 2009.

Le meilleur résultat de Deflorian en Coupe du monde est une cinquième place obtenue en géant à Val d'Isère en 2004.

Il peut désormais faire appel devant le Tribunal arbitral du Sport (TAS). AP


Source et date de l'article  obs.fr   16.12.08



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Publié dans : Ski alpin / ski de fonds


Même les plus aveugles entre ceux qui aiment le sport, même ceux qui sont animés d’un esprit de supporter et pour lesquels la fréquentation des stades est une raison de vivre, tous ceux là se posent quand même des questions sur la sincérité du spectacle que l’on met sous leurs yeux… Quelles questions ? Le sport est-il honnête, c’est-à-dire pratiqué par des acteurs non dopés ; ou encore, n’est-il pas corrompu par un excès d’argent ? Peut-on « acheter un match », un arbitre, un adversaire ? Ces idées, absentent des esprits il y a une trentaine d’années, sont maintenant dans les cerveaux les moins pervers. La mise en ligne de paris sur les rencontres ou épreuves, la création de véritables trusts regroupant sous la même enseigne des sportifs de haut niveau et un marchand de droit télévisés, vont demain ajouter du poids au doute qui règne déjà sur l’équité, l’éthique du spectacle sportif. Il y a un peu le feu à « la maison sport », et c’est pour cette raison que des rencontres comme ce « Sport et Media » prévu à Cannes, un rendez vous d’experts priés de réfléchir sur l’état de la compétition et son avenir, vont se multiplier. L’idée étant de dresser, si possible, quelques gardes fous, de mettre un peu de morale dans le sport business…


En matière de dopage, la «  marchandisation » des compétitions pourrait assez vite nous conduire à une dépénalisation de la drogue de la performance. Il suffit, face à une Assemblée nationale si sensible aux lobbies, qu’un magnat du sport professionnel fasse passer une loi pour que tout le travail de prévention, de dénonciation fait depuis des décennies, s’écroule. Il me semble que le moment est venu de rappeler ce qu’était le dopage au temps de l’Allemagne de l’Est puisque le rêve dans abolitionniste est d’en arriver au dopage sous contrôle scientifique et médical…


Entre les début des années 70 et 1989, le dopage systématique mis en place par l’ancien régime communiste de la RDA a concerné, environ, une population de 10 000 athlètes. Bien que ces « traitement de la performance » se soient faits sous le contrôle d’une armada de médecins, un millier de ces sportifs, dopés, sont considérés comme gravement malades. Et en va du sportif en RDA comme de l’ouvrier victime de l’amiante en France, la drogue a créé des maladies professionnelles.


Les femmes deviennent des hommes

L’ancienne nageuse Karen Koenig, 31 ans, championne d’Europe du 4x100 et 4x200 m crawl en 1985, qui s’est portée partie civile dans le procès ouvert contre deux des plus hauts responsables sportifs de l’ex-RDA (accusés d’avoir ruiné la santé de dizaines d’athlètes pour servir les couleurs est-allemandes face à l’Occident ) souhaitait, avant tout, qu’un débat contradictoire mette en valeur le fait que les sportifs n’étaient pas consentants. Qu’ils ignoraient souvent ce qu’on leur administrait. Elle, se félicite de n’avoir développé aucune maladie grave, mais craint d’avoir un enfant « anormal », ce qui est arrivé à certaines de ses anciennes camarades. Sur 50 d’entre elles « 10 ont développé un cancer de l’utérus ou ont eu un bébé mal formé » dénonce l’ancienne nageuse. Parmi les plaignantes, Heidi Krieger, championne d’Europe du lancer du poids en 1986, est devenue Andreas Krieger. A force d’avaler des hormones mâles, elle s’est fait opérer pour changer de sexe.

Le premier à avoir craché le morceau sur la généralisation de ce dopage sous contrôle médical, est Werner Franke, un ancien cycliste, mais aussi éminent biologiste du centre d’oncologie de Heidelberg. En collaboration avec sa femme Brigitte Berendonk – lanceuse de poids de niveau international dans les années 1970 – il a rédigé un livre. Ce dernier révélait tout le système : «  La particularité de l’ex-RDA a été de construire une organisation gouvernementale tentaculaire, impliquant des centaines de médecins et de scientifiques dans un programme gigantesque d’expérimentations génétiques qui rappelle le nazisme. En dépit de nombreuses suspicions, le reste du monde a ignoré cette organisation de dopage institutionnalisé, préférant rendre hommage aux résultats de l’Allemagne de l’Est. Des centaines d’entraîneurs et de médecins sont devenus des spécialistes du dopage, n’hésitant pas à transformer des femmes en androgynes et à traiter les athlètes comme des rats de laboratoire pour des expériences biologiques. »


Les hommes deviennent des femmes

Différents témoignages d’athlètes confirment que la féminisation des poitrines masculines (gynécomastie : développement exagéré des glandes mammaires chez l’homme) était une manipulation qui se rencontrait de plus en plus dans les enceintes sportives de RDA. Certains consommateurs chroniques d’anabolisants ont même dû se résoudre à subir une intervention chirurgicale esthétique afin de faire disparaître ces seins trop gênants. L’hebdomadaire allemand Stern, citant des documents de la Stasi – l’ancienne police secrète de la RDA – rapporte que des haltérophiles est-allemands ont dû subir une ablation des seins durant les années quatre-vingt. Le gonflement et la féminisation de leurs poitrines avaient atteint un stade précancéreux. Parmi les patients du chirurgien se trouve le médaillé de bronze aux JO de Montréal, Peter Wenzel, catégorie poids moyen (76 kg). Outre les cicatrices consécutives à cette opération, les sportifs concernés se plaignaient d’être exposés à des risques aggravés de cancer.


Dopage d’Etat obligatoire

En 2002, le gouvernement allemand a annoncé que deux millions d’euros seront versés en compensation aux athlètes de RDA victimes de ce programme de dopage systématique «  sous contrôle médical ». «  La santé des sportifs d’ex-RDA a considérablement souffert du dopage d’Etat obligatoire » a expliqué le ministre de l’Intérieur, Otto Scilly. Après deux ans de débat, le 14 juin 2002, le Bundestag adopte le projet de loi prévoyant l’indemnisation de ces victimes, via un fonds de 2 millions d’euros financé par l’Etat fédéral et par un complément venant de la trésorerie de l’ancien comité olympique est-allemand. Parallèlement, en avril 2006 la réunion de conciliation entre les représentants des victimes et le groupe pharmaceutique Jenapharm, s’est soldée par un échec. Michael Lehner, l’avocat représentant 160 anciens sportifs et victimes, a regretté l’attitude de Jenapharm « qui n’est pas venu à cette réunion dans l’idée de trouver un accord ». Dans la foulée, l’avocat indique qu’il intente une action en justice contre Jenapharm dont l’Oral-turinabol®, un stéroïde anabolisant, était une drogue favorite utilisée par les instances de RDA pour doper leurs athlètes. L’association des victimes du dopage réclamait à Jenapharm et au Comité olympique allemand, un dédommagement de deux millions d’euros, somme équivalente à celle débloquée par l’Etat allemand.

Epilogue : le 21 décembre 2006, le groupe pharmaceutique Jenapharm annonce qu’il va indemniser 184 de ces anciens athlètes de haut niveau en leur versant une somme de 9 250 euros. «  C’est un geste humanitaire et social » a insisté la direction de Jenapharm qui a également débloqué 170 000 euros pour aider l’association d’aide aux victimes du dopage dans le sport Est-allemand .


Souvent à leur insu

Le laboratoire, filiale depuis 2001 du groupe Schering racheté en 2006 par Bayer, a rappelé qu’il n’avait « aucune responsabilité juridique » vis à vis des victimes, souvent dopées à leur insu. « Avec le versement de cette indemnité, nous voulons apporter une contribution pour tenter d’atténuer la peine des personnes concernées » a-t-il indiqué dans un communiqué. En contrepartie, les 184 athlètes indemnisés se sont engagés à renoncer à toute procédure en justice contre ce même labo. « Si on peut dire que le dossier indemnisation est désormais refermé, la souffrance physique des victimes va, elle continuer » a prévenu l’avocat Michael Lehner. Début décembre 2006, le Comité olympique allemand était parvenu à un accord similaire avec 167 de ces anciens sportifs. Un an plus tard, les athlètes ont reçu chacun une somme d’environ 20 000 euros. Pour les 167 athlètes qui se sont manifestés auprès du Comité olympique et les 184 qui ont poursuivi Jenapharm, la prise de produits alors qu’ils étaient souvent mineurs, s’est traduite par des troubles psychiques et psychologiques, des leucémies, des cancers du sein, des problèmes de stérilité ou encore des dérèglements hormonaux.


L’Allemagne garde quand même ses secrets

A la suite de la chute du mur de Berlin différents procès à l’encontre des médecins dopeurs responsables en RDA, ont démontré que l’ensemble des performances réalisées par les sportifs de ce pays étaient dues, pour une partie non négligeable, à l’administration de « soins » pharmaceutiques. Malgré les révélations de Werner Franke, celles de triches généralisées, le Comité directeur de la Fédération allemande d’athlétisme (DLV) a décidé de garder sur ses tablettes tous les records nationaux. Même ceux établis sous dopage, comme le démontrent les informations puisées dans les documents de la Stasi. Toutefois, la DLV a accédé à la demande d’Ines Geipel qui souhaitait que son nom soit effacé de cette fameuse liste frelatée. En 1984, Geipel faisait partie du relais du SC Motor Iena, auteur de la meilleure performance allemande d’une équipe de club sur 4 x 100 m (42’’20). Ce record reste valable mais le nom de Geipel est remplacé par une étoile… Et si tous les athlètes avaient fait comme Ines, le tableau des records ne serait plus qu’une piste aux étoiles ! En guise de conclusion, il serait souhaitable que tous ceux qui prônent la « libéralisation » du dopage fassent d’abord un petit voyage d’études en ex-RDA, ils y rencontreraient les « gueules cassées » de la guerre du sport.


Source et date de l'article Bakchich.info  21.11.08






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Publié dans : Dopage en RDA

Car oui, un jour, il faut bien aborder les sujets qui fâchent. Du tennis et du doping, nous tous, sur ce forum, avons beaucoup glosé sans jamais réellement s’arrêter sur le sujet: pas l’envie? la peur de se retrouver face à nos propres contradictions? Alors, peut-être est-il temps d’aborder ce qui doit être le seul sujet majeur qui n’ait jamais été abordé sur la Vox tennis. En essayant de ne verser ni dans la candeur ni dans la paranoïa.

Historique des cas positifs

En tennis, le dopage n’existe (presque) pas. Il est le seul sport miraculeusement épargné par ce fléau qui frappe les cousins cyclisme, football, athlétisme...

Pour y trouver trace d’un cas de dopage, il faut attendre 1995. Cette année-là, deux vieilles gloires, Mats Wilander et Karel Novacek, sont contrôlées positives à la cocaïne lors d’un double à Roland-Garros. La coke, produit prohibé mais pas précisément réputé pour son efficacité en terme d’améliorations des performances. Venant de deux champions en bout de course, qui sont connus pour ne plus nourrir la moindre ambition tennistique (ils passent plus de temps à faire la fête qu’à s’entraîner), on considère qu’il s’agit d’un écart en soirée et on passe l’éponge. De toute façon, quelques mois plus tard, Wilander comme Novacek remiseront les raquettes.
1996; pas de pitié pour les sans-grades. Ignacio Truyol, Espagnol de 23 ans, joue surtout en Challengers, et commence à avoir des résultats intéressants. Pas de pot, il est contrôlé positif aux stéroïdes anabolisants. La sanction tombe: un an de suspension. Il tentera bien de revenir par la suite, sans succès.

Et puis survient le vrai coup de tonnerre: en 1998, quelques semaines après son sacre miraculeux à l’Open d’Australie, le Tchèque Petr Korda est à son tour pris par la patrouille. Positif à la nandrolone. L’ATP, embarrassé, ne le suspend pourtant pas. Un procès s’engage entre le joueur et le Tribunal arbitraire du sport (TAS). En jeu, le titre australien de Korda et ses gains amassés sur cette première partie d’année 1998. Pendant ce temps, le Tchèque continue à jouer. Et, tel un pestiféré, provoque le malaise. Dans les allées, on l’évite soigneusement. Nombreux sont alors les joueurs qui se désolidarisent. Exemple le plus marquant: l’Espagnol Galo Blanco qui, éliminé par Korda à l’Open d’Australie 1999, refuse de serrer la main de son vainqueur, lâchant ostensiblement qu’il ne «serre pas la main aux tricheurs». Ambiance sur le court. Quant à Todd Martin, qui mettra fin à la mascarade en éliminant le Tchèque deux tours plus tard, il ne sait plus où se mettre durant la conférence de presse d’après-match, où il n’est question que de Korda. Le Tchèque décide finalement d’arrêter les frais et met un terme à sa carrière un peu plus tard dans la saison. Il reste à ce jour le seul vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem contrôlé positif.

Nous entrons dans le XXIe siècle et l’Argentine se met alors à elle seule à tripler le nombre de tennismen positifs: 2000, Juan Ignacio Chela, 50e mondial et joueur en devenir, pris aux stéroïdes: trois mois de suspension. 2001: Guillermo Coria, 19 ans et lui aussi en pleine bourre: sept mois de suspension pour prise de nandrolone. Mais l’Argentin est un finaud: il fera un procès à la compagnie d’aliments alimentaires qu’il tient pour responsable de ce contrôle positif. Un arrangement à l’amiable sera finalement trouvé en 2004 et, à défaut de gagner Roland-Garros, l’Argentin s’octroiera un bel extra financier. 2003, Mariano Puerta est a son tour pris par la patrouille. En 2005, c’est au tour de Guillermo Canas: deux ans de suspension. Il reviendra aussi fort qu’avant en 2007. Quelques semaines après Canas, c’est à Mariano Puerta de remettre ça. Suspendu huit ans (c’était pour dire de ne pas le suspendre à vie, comme le veut la réglementation en cas de second contrôle), sa peine sera finalement commuée à deux ans. Mariano a donc repris la compétition en 2007, et se maintient depuis aux alentours de la 150e place mondiale. Sans oublier d’ajouter à la liste le très bon joueur de double, toujours gaucho, Mariano Hood.

Quand Greg s’en mêle...

Mais le dopage ne touche pas que les Argentins. D’autres joueurs sont accusés mais, souvent, sont blanchis par l’ATP. C’est ainsi qu’en 2003, les choses semblent décidément s’accélérer: l’association des tennismen professionnels annonce que sept joueurs ont été contrôlés positifs à la nandrolone. L’émotion est à son comble. Mais, quelques jours plus tard, la marche arrière est enclenchée. Six joueurs sont blanchis: c’est l’ATP lui-même qui aurait fourni des compléments alimentaires contenant les substances interdites. Un seul joueur demeure inquiété, et la presse divulgue son nom: le Tchèque Bohdan Ulihrach. Lui se voit suspendu deux ans. Puis, au bout d’un an, bénéficie d’un mea culpa: lui aussi à été victime d’un médicament prescrit par l’ATP, mais qui était entré peu de temps auparavant dans la catégorie «produits dopants». Un an de perdu, mais Bohdan peut revenir.

Enfin, dernière flambée en date, en 2004: le Britannique Greg Rusedski est à son tour pris, toujours à la nandrolone. Mais il ne se démonte pas: il organise des conférences de presse en clamant que, s’il tombe, il aura des noms à déballer. Et précise qu’environ la moitié des joueurs du Top 100 sont à sa connaissance dopés. Rapport de cause à effet ou simple coïncidence? Toujours est-il que toutes les poursuites sont abandonnées. Dans la foulée, John McEnroe himself met les pieds dans le plat en avouant avoir pris des stéroïdes dans sa carrière. Tollé général, mais pas tant que ça. On ne touche pas à Big Mac. Et puis, vingt ans après, il y a prescription.

Circonstances atténuantes également pour Svetlana Kuznetsova: fin 2004, l’alors récente gagnante de l’US Open est contrôlée positive à l’éphédrine lors d’une exhibition en Belgique. Larry Scott, directeur exécutif de la WTA, monte en personne au créneau, expliquant que Svetlana «soignait un rhume». L’éphédrine n’étant interdite qu’en compétition, et le contrôle ayant eu lieu hors compétition, Kuznetsova est absoute.

Moins de pitié pour Karol Beck, le Slovaque, grand artisan de la qualification de son pays pour la finale de Coupe Davis 2005: deux ans de suspension. Idem pour la jeune Bulgare Karatantcheva, 15 ans et quart de finaliste à Roland-Garros cette même année 2005. Même sanction de deux ans. Mais, à 15 ans, on a le temps de revenir.

A ce jour, le dernier joueur contrôlé positif est une joueuse: la Suissesse Martina Hingis, en 2007, qui annonce dans la foulée sa retraite sportive. Là aussi, comme pour Wilander douze ans plus tôt, il est question de cocaïne, de soirée et de star déclinante. La boucle est bouclée. Une douzaine de joueurs positifs en plus d’une décennie. Un bilan à faire rêver le cyclisme? Ou un miroir aux alouettes?

Qui décide de quoi?

Vous avez dit «opacité»? Arrêtons-nous un instant sur le fonctionnement des contrôles antidoping dans le monde merveilleux de la petite balle jaune.
En tennis, la plus haute autorité n’appartient pas à la Fédération internationale (ITF), comme dans la plupart des autres disciplines sportives. Elle est détenue par l’association des joueurs (ou joueuses) professionnels (ATP ou WTA). Autrement dit, les joueurs sont jugés par des pairs. Chez les hommes, c’est l’ATP qui s’occupe de l’image de son sport. Son conseil d’administration se compose de 13 membres: trois organisateurs de tournois, trois représentants de joueurs, et sept autres personnes, dont le président Etienne De Villiers, ancien ponte chez Walt Disney.

L’ITF, théoriquement censée être l’organisme prédominant, ne l’est en fait pas tant que ça: si elle conserve la mainmise sur l’organisation de certaines épreuves historiques (Grands Chelems, Jeux Olympiques, Coupe Davis, Fed Cup...), la plupart des décisions restent prises par l’association des joueurs.
Cette dualité à la tête du tennis a fait qu’il a fallu attendre 1993 pour voir les deux parties tomber d’accord sur un programme commun de lutte antidopage, qui délimite les produits interdits, les procédures de dépistage et bien sûr les sanctions. Tout cela approuvé par l’AMA (agence mondiale antidopage).
Concrètement, c’est donc l’ITF qui procède aux contrôles, déléguant leur exécution à une société suédoise qui envoie à son tour les échantillons dans un laboratoire de Montréal, accrédité par l’AMA. Jusque-là, tout va bien. Sauf que...

Sauf que, pour procéder à un contrôle, pendant ou hors compétition, l’ITF doit d’abord obtenir l’aval de l’ATP (ou de la WTA, qui fonctionne selon le même procédé). Autrement dit, il faut l’autorisation des joueurs pour contrôler d’autres joueurs.

En outre, cela augmente considérablement le nombre de gens au courant des contrôles inopinés qui sont programmés. Et notamment des gens proches des milieux à contrôler. Ce qui aboutit à des résultats étonnants: Nathalie Tauziat témoigne ainsi avoir déjà été prévenue à l’avance d’un contrôle inopiné! Elle ajoute: «Il y a un principe du silence qui prévaut: on voit souvent des filles disparaître du circuit pendant six mois ou un an, sans trop savoir si elles sont blessées ou si elles purgent une suspension pour un contrôle positif qui n’aurait pas été ébruité».

On en vient alors à s’interroger sur ce tennis à deux vitesses: pourquoi les seuls joueurs contrôlés sont-ils toujours des sans-grades ou des vieilles gloires en fin de carrière? Et pourquoi aussi les joueurs qui refusent la langue de bois se voient-ils rappelé à l’ordre?

Ainsi les mésaventures survenues à Christophe Rochus ou Nicolas Escudé ne vont pas dans le sens d’une amélioration de l’image de l’ATP: lors de l’Open d’Australie 2003, le premier fit part aux journalistes de ses soupçons, disant que des produits interdits circulaient dans les vestiaires, notamment parmi les joueurs argentins. «A l’époque, on m’avait fait comprendre qu’on n’avait pas le droit de parler de ça dans le tennis... Les faits ont pourtant démontré que je n’avais pas tout à fait tort». Idem pour Nicolas Escudé qui, pour avoir émis des doutes sur «certains joueurs plus frais au cinquième set qu’au premier», se vit infliger une lourde amende et dû faire des excuses publiques pour éviter de se faire exclure du circuit.
Difficile dès lors d’avoir grande confiance en la volonté des instances dirigeantes de vraiment s’investir dans la lutte contre la triche. Et du coup de contribuer indirectement à alimenter ce phénomène très humain qui s’appelle la rumeur: «Untel est trop musclé, c’est pas possible», «Untel a de trop bons résultats, c’est pas naturel»... Rien de bien concret mais des insinuations persistantes nourries par le «on nous cache tout, on nous dit rien».
Quoi qu’il en soit, l’honneur reste sauf. Loin du foot, cyclisme, athlétisme, natation and co, le tennis reste officiellement l’un des sports majeurs les plus épargnés par le dopage.

La prime au talent?

Pour se rassurer, les optimistes argueront que le tennis recèle de toute manière une large dimension technique qui ne s’apprend pas en ingérant des produits chimiques. Masquer une amortie, déposer une volée rétro, réussir un revers croisé court... Tout ça, c’est du talent, du travail, et rien d’autre. Ce ne sont pas des stéroïdes qui ont conféré son exceptionnelle volée à John McEnroe! Pourtant, «Big Mac» en a pris.

Ce qui amène à s’intéresser aux différents aspects de ce sport qui peuvent être améliorés par l’apport de produits extérieurs:

  • la puissance de frappe (stéroïdes anabolisants, nandrolone)
  • l’endurance et/ou l’atténuation de la fatigue (corticoïdes, éphédrine, nandrolone)
  • la concentration (éphédrine)

Ces «caractéristiques améliorables» expliquent en grande partie pourquoi les joueurs au tennis très physique, les marathoniens des courts et/ou crocodiles de terre battue, sont plus souvent brocardés que les autres.

Nicolas Escudé encore: «je peux vous dire que le tennis moderne, ce n’est pas seulement de la technique. C’est aussi du physique. Beaucoup même! Donc je ne pense pas qu’il existe des produits pour devenir un meilleur joueur. En revanche, ils peuvent aider à se maintenir au top plus longtemps.» Et de conclure: «il n’est pas nécessaire de se doper pour sortir un grand match. Mais pour tenir toute la saison, là, c’est différent».

Alors, où se situe la vérité? Tous propres sauf les Argentins, comme semble grosso modo le défendre l’ATP? Au moins la moitié du Top 100 chargée, comme le soutient Greg Rusedski? Ou tous dopés, comme diront les Cassandre les plus désabusées?

Impossible d’émettre d’avis tranché. A chacun, à mi-chemin entre passion et raison, de se faire son opinion.

Bibliographie:
Sport et vie, hors-série n°28, 2007
Divers Tennis Magazine ou Année du tennis
Presse générale: «Le Monde», «La Dépêche»...

Source et date de l'article  SportVox  29.10.2008


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Publié dans : Tennis

Un joueur de la troisième division du football allemand a été contrôlé positif à un stimulant interdit, a annoncé mardi la Fédération allemande de football.

Le milieu de terrain David Solga du club du Wacker Burghausen a été décelé positif à la metamfepramone il y a un mois à l'issue d'une rencontre à domicile disputée face à Jan Regensburg. L'équipe de Solga avait perdu 1-0. Le joueur dispose de 48 heures pour demander la contre-expertise de l'échantillon B. AP

Source et date de l'article  Obs.com   4.11.08



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Publié dans : Football

Je suis entrain de lire ce livre et je pense qu'il est très important ! je vous le conseille vivement.


Le Tour de France est-il en danger ? Dopage, public, gros sous : débat entre Jean-Julien Ezvan, journaliste sportif au Figaro et Pierre Ballester, auteur de "Tempêtes sur le Tour" (éd. du Rocher). La Grande Boucle se déroule cette année du 5 au 27 juillet.


Adresse de la vidéo à voir  Le Tour de France est-il en danger ?

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Publié dans : Livres


Cette article date de 2007, mais je trouve qu'il est important de le publier et de le lire. Je me demande si dans le tennis certains utilisent l'EPO de troisième génération.


Longtemps à la traîne, les instances dirigeantes de la petite balle jaune ont enfin décidé de passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre le dopage.

L'époque où Nicolas Escudé était ostracisé pour avoir suggéré que son sport n'était pas à l'abri du dopage semble révolue. Depuis 2002, grâce à l'efficacité accrue des contrôles et à l'adhésion au Code Mondial antidopage en 2004, les affaires se sont multipliées. Pour sept cas entre 1986 et 2002, on en recense trente entre 2002 et 2007, dont quasiment un quart impliquant des joueurs argentins.

Les choses se sont accélérées avec la prise en main des contrôles par l'ITF (la fédération internationale). « Tout le monde », explique Stuart Miller, patron de la Commission scientifique et technique de l'ITF, « a compris l'avantage de rendre la Fédération internationale unique responsable de l'antidopage, notamment afin que personne ne puisse accuser l'ATP et la WTA d'être en conflit d'intérêt avec le programme de contrôles ». En 2007, le nombre de contrôles devrait atteindre 2000, dont 10 % hors compétition, soit deux tiers de plus qu'en 2001.

Ainsi, l'EPO sera recherché à grande échelle pendant Roland Garros, à la grande joie du médecin de la Fédération Française, le Docteur Montalvan.

« Roland Garros est le plus physique des tournois. Il y a des produits tentants pour améliorer la performance que les vrais tricheurs connaissent, c'est eux qu'il faut attraper » estime-t-il. Ces tricheurs-là peuvent se montrer inquiets au regard du dispositif prévu pour lors de l'Open de France.

Quelque 180 contrôles urinaires, dont 20 contrôles EPO pratiqués sur tirage au sort, sont prévus durant la quinzaine. Une base à laquelle il faut ajouter une quarantaine de tests sanguins réalisés systématiquement à partir des quarts et pouvant déclencher, une recherche d'érythropoïétine. À titre de comparaison, 43 tests EPO avaient été pratiqués toutes compétitions confondues en 2006, dont 8 à Roland-Garros.


Le discours de Nicolas Escudé qui avait écopé en 2002 de travaux d'intérêts généraux pour avoir suggéré que le tennis n'était pas à l'abri du dopage, n'a pas changé.

Votre discours était osé en 2002. Aujourd'hui, il est plutôt consensuel.

« Je pense encore ce que j'ai dit en 2002. Avec l'argent et le rythme qu'il y dans le tennis, je ne vois pas pourquoi il serait épargné par le dopage. J'avais raison, l'hécatombe qui a suivi a entraîné une prise de conscience ».

Les choses ont changé depuis.

« L'ITF a fait beaucoup de choses sous la pression des joueurs parce que moi, j'ai peut-être dit des choses ouvertement, mais dans les vestiaires ça parle beaucoup et je n'étais pas isolé. Ca a râlé pour que les contrôles sanguins soient étendus. Entre les récriminations et l'avalanche des cas argentins (7 au total), l'ATP a senti qu'il fallait avancer ».

Les Français semblent occuper une position à part, un peu en pointe.

« En France, on a été très bien informés et encadrés. Ce qui avait amené mon coup de gueule, c'est que l'on critiquait souvent les Français, qui ne tenaient pas sur une saison, alors que l'on faisait des efforts énormes, alors que dans le même temps, d'autres n'étaient jamais blessés… »

Source et date de l'article  La depeche.fr   24.05.07



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Publié dans : Tennis

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