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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook
Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

Version of the blog in English 


10  personne(s) sur ce blog

 

Vous pouvez faire un don pour le blog "Contre le Dopage"
 

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/08/30/12c8cae0-d3b4-11e0-8127-deb0cc30442b.jpg

La tolérance accrue à l'effort de certains athlètes de haut niveau pourrait s'expliquer par des particularités de leur métabolisme du fer.

Présentée en juin au congrès de l'Association européenne d'hématologie à Londres, une étude française apporte peut-être un début d'explication scientifique à certains épisodes de l'histoire du sport de haut niveau.

Exemples. En 2006, le skieur de fond Jean-Marc Gaillard est interdit de course lors des JO d'hiver de Turin, après un contrôle montrant un taux d'hémoglobine anormalement élevé. Or, les transfusions sanguines et l'usage d'une hormone, l'EPO, illicites, permettent d'accroître ce taux, donc les capacités physiques. Quelques jours plus tard, Gaillard sera blanchi et réintégré: il fabrique naturellement plus d'hémoglobine que la normale. En 2007, même mésaventure pour l'athlète de demi-fond Bob Tahri. Suspect de dopage, il sera lavé de tout soupçon par une expertise médicale: «Une prédisposition génétique est très probablement à l'origine des anomalies hématologiques pouvant prêter à confusion…», indique-t-elle.

«Passeport biologique» 

Auteur de cette expertise et spécialiste du dopage sportif, le Pr Gérard Dine (Institut de biotechnologies de Troyes) est à l'origine dans les années 2000 d'une méthode hématologique de prévention du dopage. Elle permet de vérifier que des paramètres hématologiques individuels restent dans des valeurs standards au fil du temps, et de différencier les anomalies relevant d'un problème médical de celles liées au dopage. Elle a donné naissance au «passeport biologique» adopté par plusieurs fédérations sportives nationales et internationales.

«Nous avons alors constaté que certains sportifs non suspects de dopage dépassaient régulièrement ces valeurs standards, et n'étaient pas sujets aux carences en fer habituelles chez les athlètes de haut niveau», explique l'hématologue. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène sanguin, et à la myoglobine, qui joue un rôle énergétique majeur dans les muscles. «Nous avons donc supposé qu'ils pouvaient être porteurs d'anomalies du métabolisme du fer», ajoute-t-il.

De telles anomalies sont connues dans l'hémochromatose, une maladie où l'organisme absorbe trop de fer alimentaire. Normalement, cette absorption est régulée par l'hepcidine, une hormone gouvernée par le gène HFE. Dans l'hémochromatose, ce gène est muté, ce qui diminue l'hepcidine, donc augmente l'absorption de fer. À l'inverse, l'entraînement intensif augmente la production d'hepcidine, donc diminue l'absorption du fer, ce qui limite le métabolisme énergétique du muscle. Seuls sont malades les homozygotes dont les deux copies de HFE sont mutées. Plusieurs mutations sont connues, dont C282Y est la plus fréquente.

Aviron et pétanque 

Gérard Dine et un autre hématologue, le Pr Olivier Hermine (CHU Cochin, Paris), lancent donc une étude génétique soutenue par l'Irmes, l'Institut de recherche en médecine du sport. Grâce aux fédérations sportives, ils étudient la fréquence de quatre mutations du gène HFE chez des sportifs de diverses disciplines: trois très consommatrices d'énergie (deux en endurance, le ski nordique et l'aviron, et une plus explosive, le judo) ainsi qu'un sport peu consommateur d'énergie, la pétanque. S'y ajoute un groupe témoin, non sportif. Parmi les skieurs de fond et les rameurs, les taux de mutations des médaillés mondiaux français sont aussi comparés à ceux d'athlètes moins performants. Les résultats sont éloquents. Si la fréquence des mutations de HFE est identique entre les joueurs de pétanque et le groupe témoin non sportif, elle est deux à quatre fois plus élevée parmi les sportifs des trois disciplines à forte demande énergétique.

De plus, pour les deux sports aérobie, aviron et ski nordique, la fréquence de ces mutations est treize fois plus élevée chez les athlètes médaillés que chez les autres. La mutation la plus fréquente est H63D, largement devant C282Y, les autres étant négligeables. Dans 92% des cas, un seul exemplaire du gène est muté (hétérozygotes).

Explication? «Ce n'est qu'une hypothèse. Mais chez les sportifs de haut niveau porteurs d'une telle mutation, l'hepcidine est peut-être moins augmentée par l'effort, d'où une moindre carence en fer, une meilleure érythropoïèse et une meilleure disponibilité du fer pour le travail musculaire, explique le Pr Hermine. Cela expliquerait pourquoi cette mutation, qui rend malade à l'état homozygote, a perduré au fil du temps à l'état hétérozygote: elle constituait peut-être un avantage dans les conditions extrêmes de la préhistoire où les hommes se dépensaient beaucoup, se battaient, se blessaient, etc.» Selon le Pr Dine, «le sport de haut niveau reproduirait en quelque sorte ces conditions de stress physiologique extrême, permettant à ces mutations favorables à la performance de s'exprimer».

Ce travail va être élargi à d'autres disciplines sportives et à d'autres populations humaines. Prochains sujets d'étude envisagés, les rugbymen océaniens.

 

Source et date de l'article  LeFigaro.fr  30.08.2011

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Publié dans : Athlétisme

http://static.lexpress.fr/pictures/330/169014_steve-mullings-lors-de-sa-victoire-sur-200-m-aux-championnats-jamaicains-le-26-juin-2011.jpg

 

En plus des contrôles antidopage classiques, les Championnats du monde d'athlétisme qui démarrent samedi à Daegu sont placés pour la première fois sous la surveillance du passeport biologique pour mieux identifier les athlètes cherchant à gonfler artificiellement leurs performances.

 

La ruée vers l'or attise toujours les tentations, comme le montre le contrôle positif de Steve Mullings, confondu pendant les Championnats jamaïcains alors qu'il s'affichait cette saison comme l'autre Caribéen à pouvoir prétendre au podium du 100 et 200 m derrière Usain Bolt et Asafa Powell.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) ne fait pas l'autruche en matière de dopage, et à un an de Londres, le sport roi des jeux Olympiques d'été a prévu de faire les choses en grand en Corée du Sud.

Entre leur arrivée au village et le début de leur compétition, chacun des quelque 2000 athlètes engagés sera soumis à un test sanguin, à l'image des prélèvements sur les coureurs du Tour de France 48h avant le départ de la Grande Boucle.

 

Contrairement aux précédents Championnats du monde à Berlin en 2009, où les tests sanguins visaient surtout les épreuves d'endurance, cette année à Daegu, tous les athlètes, toutes disciplines confondues, devront s'y plier.

L'IAAF, qui suivait depuis des années avec intérêt le développement du passeport biologique, a rejoint, entre Berlin et Daegu, le club des fédérations à l'avoir adopté officiellement. Ces tests sanguins sont autant de "signatures biologiques" qui alimenteront les profils des athlètes dans le cadre du passeport.

 

"Sans précédent"

 

La fédération d'athlétisme utilisait déjà par le passé des informations fournies par les profils pour mieux orienter ses contrôles antidopage sur les suspects. Désormais, elle peut aussi utiliser les anomalies observées dans les profils comme preuves en elles-mêmes de dopage, pour prononcer des sanctions.

"Les analyses permettront, non seulement de mesurer les marqueurs indicatifs de l'usage d'EPO ou de manipulation sanguine dans les disciplines d'endurance, mais également ceux pouvant indiquer l'usage de stéroïdes ou de l'hormone de croissance dans les disciplines de force et d'explosivité", a précisé la fédération lors de l'annonce de "ce programme sans précédent".

 

Sans précédent car, selon l'IAAF, "ce sera la première fois qu'une population d'environ 2000 athlètes participant à un évènement sportif majeur devra se soumettre à un contrôle sanguin, dans des conditions matérielles optimales identiques et durant la même période de temps".

Pour cet ambitieux programme, l'IAAF est épaulée par le Laboratoire antidopage de Lausanne, l'un des quelque 35 laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans le monde, et réputé pour sa grande expertise en matière d'analyses de sang et de passeport biologique.

 

"Les données recueillies alimenteront une base de données unique de valeurs de référence des biomarqueurs chez une population d'athlètes d'élite, hommes et femmes, pratiquant différentes disciplines et d'origines géographiques variées", a souligné la fédération, qui gère un des sports les plus universels qui soient.

Le passeport biologique ne se substitue pas aux contrôles antidopage classiques, basés sur la détection de substances interdites dans l'urine et le sang, mais les complète. L'IAAF prévoit de mener environ 500 contrôles urinaires pendant les Mondiaux, en et hors compétition.

 

Source et date de l'article  L'Express.fr  26.08.2011

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Publié dans : Athlétisme

http://www.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_169_large/article/image/us-foot.gif

 

 

Longtemps soupçonnés de consommer des hormones de croissance, les joueurs de football américains viennent finalement d'accepter la mise en place de tests de dépistage en NFL. Une initiative qui laisse perplexe certains spécialistes.

 

Pour la première fois dans l’histoire des quatre grands sports collectifs américains (basket, hockey, base-ball et football américain), le foot nord-américain va procéder à des tests anti-dopage destinés à déceler les hormones de croissance. À la suite d’un accord signé le 12 août entre les joueurs, les propriétaires de clubs et la Ligue professionnelle de football américain (NFL), un dispositif de dépistage sera mis en place le 8 septembre aux États-Unis.

 

Connu sous le nom de "Human growth hormone", ou l'hGH, ce produit dopant a été utilisé dans les années 1970-1980 par les sportifs de haut niveau pour améliorer leurs performances, diminuer leur temps de récupération, prendre de la masse musculaire et même améliorer leur vision. Interdit par le Comité international olympique (CIO) en 1989, l'hGH est toutefois resté indétectable jusqu’en 2004, date à laquelle de premiers tests anti dopage ont été mis en place, lors des Jeux olympiques d’Athènes.

 

Les contours du dispositif encore flous


Depuis leur introduction par l’Agence mondiale anti-dopage (AMA) cependant, peu de sportifs professionnels ont été testés positifs à l'hGH. Parmi eux, on retrouve le cycliste allemand Patrik Sinkewitz, le double champion olympique estonien de ski de fond Andrus Veerpalu, un joueur de football canadien de la University of Waterloo et le joueur de rugby à XIII Terry Newton, qui s’est donné la mort en septembre dernier à la suite de la révélation de ses agissements.

Suspectés d’être de grands consommateurs d'hGH, les footballeurs américains consommant de cette substance n’ont jusqu’ici jamais été inquiétés par les instances anti-dopage américaines. Ces dernières préféraient se concentrer sur la détection des stéroïdes, ex-ennemi public n°1 du sport américain beaucoup plus facilement repérable. C’est donc avec soulagement que le président de l’AMA, David Howman, a accueilli la nouvelle. "Ma première réaction est de féliciter les joueurs et la NFL d’avoir pris cette décision", a-t-il salué dans un communiqué officiel.

Si les intentions des acteurs de cet accord sont louables, les contours du dispositif, eux, restent très flous. Seuls deux laboratoires de l’AMA aux États-Unis - ceux de Salt Lake City et de l'Université de Californie - Los Angeles (UCLA) – ont en effet les outils adaptés à l'analyse des tests, dont on ne sait par ailleurs toujours pas s’ils seront inopinés ou obligatoires avant les rencontres.

 

"Cette campagne n’est ni plus ni moins qu’un effet d’annonce pour donner bonne conscience au téléspectateur américain, qui ne cherche surtout pas à comprendre comment les footballeurs peuvent atteindre de telles mensurations", relativise ainsi le journaliste américain Matt Chaney, expert sur la question du dopage dans le foot US et auteur de "Spiral of Denial : Muscle Doping in American Football" ("Spirale de dénégation : le dopage musculaire dans le football américain"), contacté par FRANCE 24.

Selon lui, aux États-Unis, plus de la moitié des joueurs de foot américain, professionnels ou universitaires, ont recours à des produits dopants, dont l'hGH. "J’ai même vu des parents en acheter à leurs enfants pour qu’ils soient sélectionnés dans l’équipe de leur lycée", raconte Chaney qui doute des réelles intentions du milieu pour éradiquer un phénomène qui l'a largement gangréné.

 

"La NFL, les dirigeants et les chaînes de télévision n’ont aucun intérêt à voir le foot US perdre en intensité ou en spectacle. Des sommes colossales sont en jeu : les droits TV au centre du litige entre les joueurs et les propriétaires à l’intersaison représente une enveloppe de 9 milliards de dollars", poursuit-il.

 

Hypocrisie


En France, l'hGH est évidemment classé parmi les produits dopants par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Et, comme aux États-Unis, aucun athlète tricolore n’a encore été testé positif à cette substance. Mais, pour le professeur Jean-Pierre de Mondenard, spécialiste du dopage sportif et auteur de "Tour de France : 33 vainqueurs face au dopage (éditions Hugo & Cie)", ce résultat est davantage lié à un manque de volonté du milieu sportif pour éradiquer le dopage, plus qu’à une lutte véritablement efficace contre ce produit en particulier.

 

"Quand un joueur de rugby (l'international français Yoann Huget, NDLR) 'oublie' de se présenter non pas une fois mais trois fois de suite aux tests anti-dopage, c’est à se demander s’il est débile ou bien simplement malhonnête ! Mais le pire vient ensuite lorsque la fédération, son club et le syndicat des joueurs montent au créneau pour le défendre. C’est une hypocrisie sans nom", s’insurge Mondenard, interrogé par FRANCE 24.

Ce dernier n’hésite pas à critiquer non plus le comportement de certaines fédérations sportives qui font mine de lutter efficacement contre le dopage alors que, selon lui, le phénomène n’a jamais été aussi répandu que depuis ces trente dernières années… et jamais aussi mal contrôlé. " Pour déceler un test positif, l’Etat français dépense 60 600 euros. Ça fait cher le ratio !", conclut-il.

 

Source et date de l'article  19.08.2011  France24

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Publié dans : Football américain

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Rapport 2010 de la cellule hormones

 

Au moins une personne est décédée des suites de la consommation de produits anabolisants, tant en 2009 qu'en 2010, révèle le rapport 2010 de la cellule multidisciplinaire hormones de la police fédérale, que l'agence Belga a pu parcourir. Le nombre d'infractions à la législation sur le dopage via le recours à des produits illicites pour la consommation humaine a augmenté de près de 40% en un an.

 

"Les premiers 'morts du dopage' sont entre-temps devenus un fait dans le pays. La demande et l'offre de ce type de médicaments continuent à augmenter et il faut d'urgence y mettre un terme", a notamment écrit le coordinateur principal de la cellule hormones, Francis Clarysse.

 

Selon lui, on assiste pour la deuxième année consécutive à une augmentation du phénomène du dopage humain, cette fois dans une proportion de 40% que ce soit au niveau des envois postaux, ou des saisies de produits illicites lors de perquisitions.

 

Le rapport souligne que les produits sont à portée de main via internet.

Il révèle aussi qu'il ne faut pas sous-estimer le fait que nombre d'anabolisants proviennent de laboratoires clandestins implantés en Europe.

 

L'augmentation du nombre d'infractions est surtout inquiétante parce que les usagers de produits dopants ne font souvent pas le lien entre leurs problèmes de santé et le dopage.

 

Source et date de l'article  Dopage.be  18.05.2011


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Publié dans : Lutte contre le dopage

http://anabolyourbody.com/images/produit1_20.jpg

 

Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie

 

Les récents cas positifs d’Andrus Veerpalu en ski de fond et de Patrick Sinkewitz en cyclisme ont attiré notre attention sur l’hormone de croissance (hGH ou somatropine).Pourquoi cette hormone est-elle utilisée depuis bientôt 40 ans par les tricheurs et pourquoi certaines études, dont celle de l’AMA (1), concluent à son inefficacité dans le dopage sportif ?

A l’origine extraite de l’hypophyse de cadavres humains, elle fut fabriquée par génie génétique à partir de cellules de mammifères dès 1985 (rhu hGH ou hormone recombinante humaine). Ce polypeptide a son indication principale  en thérapeutique dans le traitement du retard de croissance lié au déficit de l’hormone endogène chez l’enfant (nanisme). Une surmortalité existerait chez les patients traités pendant leur enfance même avec l’hormone synthétique alors que l’hormone extractive avait causé de nombreuses contaminations  par des prions pathogènes responsables de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. La crainte d’un nouveau scandale médiatico-sanitaire fait actuellement que l’utilisation de cette fascinante hormone en thérapeutique est en chute libre. Cette hormone naturelle est impliquée dans la physiologie de l’exercice où elle joue un rôle évident, comme le montre la diminution de l’aptitude physique des sujets déficients en GH. La réponse à la GH dépend de l’intensité de l’exercice. S’il se prolonge, l’effet s’inverse : après un marathon, la GH plasmatique peut être basse. Un exercice prolongé submaximal de 45 min est le meilleur stimulus de la réponse de GH à l’exercice, surtout s’il est hypoglycémiant ou réalisé à jeun.  La surdose  de cette hormone correspond à une maladie grave, l’acromégalie.


 L’hormone de croissance favorise la croissance du squelette et le métabolisme par un effet anabolique et anti-catabolique, et la lipolyse est également stimulée. Certains de ses effets sont transmis par des somatomédines IGF-1 et IGF-2 (insulin-like growth factor) de quelques dizaines d’acides aminés et de structure semblable à la pro-insuline. L’IGF-1 est liée dans le plasma à l’IGFBP-3 (les « binding proteins »existent sous 6 formes différentes et sont à faible ou forte affinité).La concentration d’IGFBP-3 semble se réduire dans les états de surentraînement (3) où l’on observe un blocage de sécrétion de GH à des tests de stimulation, notamment l’hypoglycémie. D’où les effets néfastes d’un entraînement trop intensif sur la croissance et la puberté. Les effets de l’IGF-1 (indétectable) sont bien connus, mais on connaît moins ceux de l’IGF-2.La forme majoritaire de la GH humaine est un polypeptide de 191 acides aminés (22 kDa de masse molaire) et une forme minoritaire est constituée de 176 aa ou 20 kDa. Si l’on savait que la GH se présentait sous 2 formes, l’isoforme à 20kDa et l’isoforme à 22 kDa, les connaissances très parcellaires jusqu’en 2007 n’ont pas empêché son emploi dans le dopage. Les doses utilisées par les sportifs dopés étaient certainement très supérieures à celles que produisaient les tumeurs somatotropes responsables de l’acromégalie, puisque les modifications morphologiques (menton, mains) apparaissaient bien plus vite que dans cette maladie.

 

Ses propriétés anabolisantes rapportées dans certains sports et l’absence d’un test de détection  (1ère mise au point en 2004) ont suffi à lui bâtir une réputation usurpée. Ses propriétés recherchées dans le dopage consistaient en une augmentation de la masse musculaire et de la force, en une meilleure récupération musculaire en favorisant la recharge en glycogène. Par augmentation de la lipolyse, la masse grasse est diminuée. Associée à l’insuline et aux stéroïdes anabolisants, la GH devient un excellent anabolisant. Les risques sont pourtant importants : hypertension artérielle, cardiomyopathie (insuffisance cardiaque), troubles métaboliques lipidiques, diabète, cancer. Une hypothyroïdie est possible. Fréquemment peuvent survenir rétention hydrique, œdèmes périphériques parfois importants et douloureux, raideur, arthralgie et myalgie. Un effet secondaire très rare concerne une nécrose de la tête fémorale. Signalons  aussi que l’administration concomitante de corticostéroïdes  peut inhiber l’effet de la GH.


Son utilisation dans le sport


Dès 1995, on se doute que la GH est l’une des drogues les plus répandues dans le sport de haut niveau. Du début de son utilisation dans les années 80 jusqu’à la mise au point de son test de détection en 2004 pour les JO d’Athènes puis sa validation en 2007, il s’est pratiquement écoulé 25 ans pendant lesquels elle a pu être employée en toute quiétude : un record pour un médicament dopant ! Pietro Mennea, champion olympique du 200 m en 1980 et recordman du monde en 1979 (19.72 sec) avait avoué l’avoir utilisée. Willy Voet, dans son livre Massacre à la chaîne en 1999, révèle que l’équipe Festina carburait entre autres à la GH dès 1995. L’hormone était surnommée « fond de jantes » car elle était sensée «  préparer le terrain » à d’autres dopants ; cette vue de l’esprit traduisait en fait la déception suite au manque d’effets probants. En prévision du TDF, Alex Zülle en fait une cure au printemps 1998, tout comme Erwann Menthéour (Secret défonce, 1999) qui utilise le Saizen® en cure de 10 à 15 jours. Puis en 2002, c’est l’épouse du cycliste lituanien Raimondas Rumsas qui se fait arrêter par les douaniers à Chamonix avec dans le coffre de sa voiture des ampoules d’EPO et de GH. Plus récemment, l’USADA découvre que Kirk O’Bee, ancien champion des USA et coéquipier de Lance Armstrong chez l’US Postal, s’est procuré de la GH  au Mexique et au Canada. Il sera suspendu à vie en 2010 après un 1er contrôle positif à la testostérone en 2001.Terry Newton, rugbyman anglais,  sera le 1er sportif à être contrôlé positif à la GH lors d’un test inopiné le 24 novembre 2009, ce qui le poussera au suicide ; puis suivent les cas de Matt Socholotiuk (football américain)  et de Patrick Sinkewitz qui sera le 1er cycliste positif le 27 février 2011 au GP de Lugano.


Le test de détection


 La mise au point du test sanguin de détection a été longue  et difficile (on l’annonçait depuis 1998) car l’hormone est sécrétée par l’organisme et sa demi-vie est très courte : 20 à 30 minutes. Le principe de la détection est basé sur l’absence de l’isoforme 20 dans l’hormone exogène (rhu-GH) malheureusement la fenêtre de détection est courte : 24 à 36 H après la prise et peut-être même 8 à 24 H. Le rapport GH 22/GH totale passe de 0,5 à 1,43 chez un sujet dopé. On peut aussi calculer le rapport GH20/GH 22 qui diminue en cas de dopage ; ce dernier test n’est valable que dans les 10 H après administration. Le test sanguin actuel, qui est en fait un double test afin d’élargir la fenêtre de détection, avait vu sa mise au point ralentie à cause de la faible quantité d’anticorps spécifiques de l’isoforme 22 disponible au stade de la recherche. La production de ces kits d’anticorps est maintenant passée à une échelle industrielle. Reste à élargir la fenêtre de détection à 10 jours et à fabriquer un test urinaire. Les IGF-1, IGFBP et les sécrétagogues peptidiques de la GH (GHRP) sont encore indétectables.

 

A la fin des années 2000, on en apprend un peu plus sur la GH (2) et ses isoformes .L’affaire se complique. L’hormone de croissance rassemble en fait une centaine d’isoformes, ce qui traduit une adaptation très pointue de l’organisme à l’exercice physique et aux différentes situations métaboliques. Chaque isoforme  a un rôle métabolique et un tissu cible précis, et peut exister sous forme de monomère, dimère, trimère et même pentamère. Si les isoformes 22 et 20 constituent  les familles principales (21% et 6% de la GH circulante), il existe des isoformes à 27, 17 et 5 kDa. Et l’on découvre que les isoformes de la GH n’ont pas toutes les actions du polypeptide 1-191 classique. En particulier, les actions anabolisantes sont moindres pour la 20 kDa et inexistantes pour la 17 kDa et la 5 kDa. Les effets sur la glycémie et les acides gras libres circulants sont différents. L’isoforme 17 kDa est 10 à 20 fois plus hyperglycémiant  que l’hormone intacte de 22 kDa, tandis que l’isoforme à 5 kDa potentialise l’insuline, hypoglycémiante ! La GH ne doit donc plus être considérée comme une hormone unique mais comme une famille de polypeptides aux activités biologiques différentes. Si l’isoforme monomérique 22 inhiberait la lipolyse, l’isoforme 20 la favorise ! L’effet diabétogène du monomérique 22 est inférieur à celui du 20.On s’aperçoit de suite que l’isoforme 20 est plus intéressante dans l’effort d’endurance que l’isoforme 22. Pendant la période de récupération, un exercice d’endurance  fera sécréter les isoformes « non 22 » au temps d’action prolongé : les isoformes se regroupent en dimères ou pentamères pour prolonger l’effet de l’hormone. L’hypoglycémie post-exercice est donc évitée par les isoformes  17 et 20 et la lipolyse permet d’utiliser les graisses pendant un exercice d’endurance. Tout ceci pourrait laisser penser que les formes courtes à 17 ou 20 kDa sont proportionnellement plus  abondantes dans la GH libérée à l’exercice (davantage catabolisante ou favorisant la libération de glucose et d’acides gras libres) que dans la GH  sécrétée au repos (davantage anabolisante).

 

Pour tous ceux qui croyaient bénéficier du dopant idéal avec la GH rhu produite par génie génétique, il faut se rappeler que l’isoforme 20 est absente de cette hormone exogène, vraisemblablement à cause de la technique de fabrication. Or c’est cette isoforme qui permet la meilleure adaptation à l’exercice d’endurance : elle est lipolytique et hyperglycémiant. Avec les progrès de la science  et 10 ans après, on n’est donc pas étonné qu’Alex Zülle, le cycliste suisse de la Festina, n’avait pas trouvé efficace sa cure de GH ! Encore une fois, la GH nous donne l’exemple qu’utiliser un tel produit avec aussi peu de certitudes, c’est jouer aux apprentis sorciers. On comprend aussi pourquoi certaines études concluaient à la non efficacité de la GH dans les exercices d’endurance.

(1) The effects of GH on body composition and physical performance in recreational athletes. Udo Meinhardt and coll. Ann Intern Med 2010; 152: 568-577.

Si cette étude montre bien qu’une administration de 2 mg/j d’hGH en sous-cutané pendant 8 semaines chez des sportifs amateurs de moins de 40 ans diminue la masse grasse de 2,1 kg, augmente la masse maigre de 3,3 kg et donne donc une augmentation de masse corporelle de 1,2 kg, la VOmax n’est pas augmentée alors que la capacité anaérobie l’est de 3,9%, ce qui ferait un gain de 4/10 sec sur 100m. On se souvient que Mennea avait amélioré son temps sur 200 m de 14/100 sec en un an, mieux que Bolt sur 100 m (11/100 sec entre 2008 et 2009). Mais la question des bénéfices réels de la GH chez l’athlète de haut niveau se pose.

 

(2)Exercise modulation of Growth Hormon isoforms: current knowledge and future directions for the exercise endocrinologist. B.C. Nindl.Br J Sports Med 2007; 41: 346-348.

(3) Interactions entre la fonction somatotrope et l’activité musculaire.C. Peyreigne, JF Brun et coll. Science et Sports 1997 ; 12 : 4-18. Service d’exploration physiologique des hormones et des métabolismes. Hôpital Lapeyronie, Montpellier.

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie

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Publié dans : Etudes sur le dopage

http://www.leparisien.fr/images/2011/07/21/1540652_cielo_640x280.jpg

 

Vinicius Waked, Henrique Barbosa  et Cesar Cielo (de gauche à droite) arrivant au tribunal de Shanghai, mercredi.

Le Brésilien Cesar Cielo, contrôlé positif à un diurétique en mai, n'a pas été suspendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Il pourra ainsi participer aux Championnats du monde à Shanghai à partir de dimanche, a annoncé le TAS jeudi dans un communiqué.

Le TAS, qui a rejeté un appel de la Fédération internationale (Fina), a confirmé les avertissements infligés par la Fédération brésilienne (CBDA) au roi du sprint et deux de ses coéquipiers brésiliens (Nicholas dos Santos et Henrique Barbosa), alors qu'un troisième (Vinicus Waked) a été suspendu pour un an en raison d'une récidive. Tous ont été contrôlés positif au furosémide, un diurétique, lors des Championnats du Brésil, le 7 ou 8 mai 2011.

Champion olympique et double champion du monde, Cielo, 24 ans, pourra participer aux Mondiaux-2011 au cours desquels il nagera le 50 m, 100 m et le relais 4x100 m nage libre, et le 50 m papillon. Il est le tenant du titre sur 50 m et 100 m nage libre et détenteur des records du monde sur 50 m (20.91) et 100 m (46.91).

L'affaire a été examinée mercredi pendant plus de 5 heures dans une université de Shanghai. Cielo, défendu par un spécialiste des affaires de dopage, l'Américain Howard Jacobs, et les trois autres nageurs brésiliens étaient présents à l'audition. Ils étaient arrivés et repartis en apparence très détendus.

 

Source et date de l'article  LeParisien.fr  21.07.2011

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Publié dans : Natation
http://www.tsr.ch/2011/07/18/18/21/3275781.image?w=480&h=270
Les quatre nageurs brésiliens, dont Cesar Cielo, qui comparaissent devant le Tribunal arbitral du sport mercredi, et le coureur russe exclu du Tour de France ont en commun d'avoir été contrôlés positifs à des diurétiques, ce qui a de quoi étonner les scientifiques de la lutte antidopage.

Cette classe de médicaments passait pour être surtout l'apanage de la gymnastique ou des sports à catégories de poids, où ils sont utilisés dans l'idée d'affûter le corps ou d'atteindre un poids de forme plus rapidement.

Les diurétiques figurent sur la liste des produits interdits en tout temps par le Code mondial antidopage aussi pour leurs effets masquants, car en accélérant la dilution des substances dopantes dans les urines, ils peuvent aider à éviter un contrôle positif. Mais la découverte de furosémide dans les urines de quatre nageurs durant la même compétition en mai au Brésil, et d'hydrochlorothiazide dans celle du champion russe Alexandr Kolobnev en pleine Grande Boucle, laisse certains directeurs de laboratoire antidopage face à un grand point d'interrogation.

"On n'a pas compris!"

"L'utilisation de diurétiques pendant la compétition par quelqu'un qui n'en a pas besoin est extrêmement dangereuse", affirme Martial Saugy, le directeur du laboratoire suisse de Lausanne. "Cela peut jouer sur l'équilibre des selles, et entraîner bien sûr une déshydratation extrêmement rapide avant un effort violent".

Sa collègue, Christiane Ayotte, qui dirige le laboratoire antidopage canadien à Montréal, est tout aussi interloquée: "Quatre d'un coup dans la même compétition, on n'a pas compris! C'est étonnant. On se dit: c'est quoi l'idée? On aimerait bien avoir une explication". Ces deux experts de la lutte antidopage se posent les mêmes questions. "Est-ce utilisé comme agent masquant? Est-ce utilisé quand même pour une régulation du poids, auquel cas, je pense, ce n'est pas très intelligent? Je suis assez perplexe face à cette recrudescence des diurétiques", souligne Martial Saugy.

Deux raisons possibles

Conseiller scientifique de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Michel Rieu a lui sa propre interprétation. "Pour moi, il y a deux utilisations: pour diluer l'urine de façon à rendre les substances interdites plus faciles à détecter, ou pour contrecarrer les effets néfastes des corticoïdes." Alors que les corticoïdes ont comme effets secondaires d'augmenter la rétention d'eau et la tension artérielle, les diurétiques ont précisément l'effet inverse, d'où l'intérêt selon lui d'associer les prises de ces deux types de médicaments.

"Toutes les informations qu'on a convergent pour dire qu'il y a une recrudescence des corticoïdes. Il fallait s'y attendre: avec la nouvelle politique de l'Agence mondiale antidopage, il est de plus en plus compliqué de mettre en évidence la prise de corticoïdes", estime le médecin français. "On a laissé le champ libre aux corticoïdes en compétition et hors compétition. Or dans les valises pharmaceutiques, on trouve toujours des corticoïdes", affirme Michel Rieu.

Les quatre nageurs brésiliens, qui affirment pour leur défense avoir été victimes d'un complément alimentaire contaminé, comparaîtront mercredi devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Sa décision, prévue au plus tard vendredi soir, pourrait aider à répondre à quelques interrogations.

 

Source et date de l'article  TSR.ch  18.07.2011

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Publié dans : Natation

http://www.cyclisme-dopage.com/images/bibliographie-mondenard-33vainqueurs.jpg


A lire absolument !!!

 

La production du docteur Jean-Pierre de Mondenard est impressionnante à la fois en quantité et en qualité. 33 vainqueurs face au dopage aurait pu n'être qu'une resucée de livres précédents. Eh bien non. Le docteur réussit encore à exhumer des informations, des citations, des anecdotes tombées dans l'oubli depuis longtemps. Et quand l'histoire est connue, il apporte la précision ou l'éclairage qui la fait voir différemment.
Dans cette livraison, l'auteur décrypte la relation des vainqueurs du Tour avec le dopage. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit le plus souvent de relations troubles. Ou trop limpides peut-être.
Pour en savoir plus sur les vainqueurs du Tour et le dopage, on peut aussi consulter les "vrais chiffres du dopage ".

 

Source et de l'article  cyclisme-dopage.com

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http://s2.lemde.fr/image/2011/07/07/540x270/1546075_3_0fc5_l-equipe-de-coree-du-nord-le-6-juillet-a.jpg

 

Mondial 2011 de foot féminin

 

Deux joueuses de l'équipe de Corée du Nord, éliminée dès la phase de poules du Mondial 2011 féminin organisé en Allemagne, ont été contrôlées positif à une substance interdite, selon un médecin de la FIFA.

 

Les deux joueuses, Song Jong-sun et Jong Pok-sim, ont été testées positif à un stéroïde anabolisant et ont été retirées à la dernière minute de la feuille de match face à la Colombie (0-0) mercredi à Bochum pour leur dernière rencontre du groupe C, a annoncé mercredi soir Jiri Dvorak, médecin en chef de la Fédération internationale de football. Elles ont subi ces tests respectivement après les matches face aux Etats-Unis et à la Suède. Par ailleurs, toutes les joueuses nord-coréennes ont été contrôlées à l'issue du match contre les Colombiennes.

 

"C'est une procédure exceptionnelle lors d'un Mondial, a admis M. Dvorak. Mais quand il y a deux contrôles positifs dans une équipe, les règles prévoient cette procédure." La sélection nord-coréenne a suscité beaucoup de curiosité dans ce Mondial où ses joueuses ont vécu recluses, refusant la moindre interview ou même de s'entraîner en public. Selon des informations de l'agence sportive SID, filiale de l'AFP, l'équipe a quitté l'Allemagne dans le plus grand secret dès jeudi matin sans avoir eu le moindre contact avec la population ou les supporteurs durant le tournoi.

 

Le président de la Fédération allemande de football, Theo Zwanziger, a estimé que cette affaire donnait "l'impression d'un système inhumain en Corée du Nord, où l'on tente de mener les sportifs au succès par tous les moyens". "Des succès qui peuvent ensuite être instrumentalisés [et mis au service] de la propagande étatique", a-t-il poursuivi. Le dopage est un thème particulièrement sensible en Allemagne où il était extrêmement répandu du temps de la RDA. De nombreux sportifs dopés à leur insu en subissent depuis les ravages physiques.

 

Il s'agit du deuxième cas de dopage dans cette compétition après que la gardienne colombienne Yineth Varon a été contrôlée positive lors d'un test hors compétition le 25 juin. Selon la fédération colombienne, la joueuse avait caché au médecin de l'équipe qu'elle suivait un traitement hormonal. Elle a été renvoyée depuis en Colombie.

 

Source et date de l'article  LeMonde.fr  07.07.2011

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Publié dans : Football féminin

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HELSINKI - Le skieur de fond finlandais Mika Myllylä, champion olympique du 30 km à Nagano en 1998 qui avait reconnu s'être dopé à l'EPO, a été retrouvé mort dans des circonstances non élucidées à son domicile mardi dans l'ouest de la Finlande, a annoncé la police.

 

Parmi les plus célèbres skieurs de fond de son pays, Mika Myllylä, qui a décroché durant sa carrière un total impressionnant de 6 médailles olympiques et 9 médailles aux championnats du monde, avait 41 ans.

 

"Nous ne considérons pas que la mort soit liée à un crime. La cause du décès va faire l'objet d'une enquête", a indiqué la police finlandaise dans un communiqué. Selon la police, il était seul dans son appartement de Kokkola (ouest).

Après son titre olympique et quatre titres mondiaux sur 10, 30 et 50 km, Mika Myllylä avait été contrôlé positif lors des Mondiaux finlandais de Lahti en 2001 et suspendu deux ans, mettant fin à sa carrière au plus haut niveau malgré trois titres de champion de Finlande en 2003-2004.

 

Après avoir reconnu s'être dopé durant sa carrière, il avait participé en juin comme témoin à un procès pour dopage d'anciens responsables et skieurs finlandais.

 

Source et date de l'article  L'Express.fr 05.07.2011

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Publié dans : Ski alpin / ski de fonds

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Pas un sport n'a développé une politique de contrôle et de prévention aussi onéreuse. Pour quelle efficacité ? À deux jours du départ du Tour, le doute plane toujours.


À deux jours du départ du Tour de France, peut-on assurer que celui qui portera le maillot jaune à Paris ne sera pas soupçonné d'avoir triché ? Depuis l'apparition de l'EPO (1), cette potion magique du sport en général et des pelotons en particulier, au début des années 1990, la quasi-totalité des vainqueurs du Tour a directement été mise en cause dans des affaires de dopage : Armstrong, Ullrich, Landis, etc.

 

Question d'ego

 

Un médecin spécialiste de ces questions, Jean-Pierre de Mondenard, le confirme dans son dernier ouvrage (2) où il passe au crible les trente-trois derniers vainqueurs de la Grande boucle. « Le dopage fait partie de la règle humaine, il est lié à la compétition, analyse-t-il. Tout le monde veut se valoriser, finir dans les premiers, être applaudi, encensé. C'est comme la fée Clochette. Il faut être aimé, admiré. C'est ça qui fait le dopage, pas la difficulté de l'effort. Même si le Tour de France se disputait en descente, il y aurait des dopés. Cela n'a rien à voir avec les efforts demandés. Ce qui a à voir avec le dopage, c'est l'ego. »

 

«Les meilleurs restent les meilleurs»

 

Acte de triche par essence, comme tirer un maillot au football, le dopage entrave les résultats, mais ne les fausse pas nécessairement. « Un cheval de bois ne se transforme pas en pur-sang, ajoute le médecin. Le coureur moyen qui prend de l'EPO face à un bon qui en prend aussi, cela ne changera rien. En revanche, le coureur moyen qui se dope face à un bon qui ne se dope pas, a une chance. Les meilleurs restent les meilleurs. Mais le fait que certains trichent incite l'ensemble du peloton à le faire pour pouvoir suivre : le dopage crée le dopage. »


Le sport le plus contrôlé

 

Alors, que faire ? Le cyclisme est le sport le plus surveillé. Les contrôles antidopage sont bien plus nombreux que dans d'autres sports, plus « riches », où il faut payer pour assister au spectacle. L'instauration du passeport biologique, permettant le suivi d'un coureur sur la durée, commence aussi à porter ses fruits.

Mais on oscille toujours entre espoir éthique et fatalité culturelle.

 

«C'est facile de passer au travers des contrôles»

 

« C'est facile de passer au travers des contrôles », affirme Jean-Pierre de Mondenard. L'EPO est mieux décelée ? De nombreuses autres substances l'ont remplacée. Parfois indécelables, microdosées, transfusées : « Faire une piqûre est une conduite dopante, quelle que soit la nature du produit. D'ailleurs, l'UCI (Union cycliste internationale) ne peut pas garantir que le vainqueur du Tour sera propre. »


Dans ce contexte, depuis le cataclysme de l'affaire Festina en 1998, la France se pose plutôt comme un bon élève. Entre prise de conscience et renforcement des contrôles, la normalisation a porté ses fruits. Seulement voilà, on prend le pari : ce n'est pas un Français qui sera en jaune à Paris le 24 juillet.

 

Vincent COTÉ.

 

Source et date de l'article  ouest-france.fr  30.06.2011

 

Réponse d'un internaute à cet article :

 

de BOBE, - samedi 02 juillet 2011

J'adore le cyclisme parce que je le pratique depuis 38 ans déjà. Mais entre ce que je vois à la TV sur le Tour de France et ce que le commun des mortels, bien entrainé, est capable de fournir sur la route, il y a un gouffre. Les dix premiers ne boivent pas que de l'eau claire, la preuve aucun français ne trouve place dans le top 10. N'en déplaise à Mr Hinault qui ferait bien de se taire, car il ne brille pas par son intelligence à propos des jeunes français dans le peloton. Peut-il jurer qu'il courait à l'eau du robinet ? Pour les dopés, c'est-à-dire les coureurs à la recherche d'une identité médiatique, il faut consommer pour se faire voir. La France est propre et je le crois. C'est la démonstration que les autres consomment toujours quelque chose qui passe au travers des contrôles.

 

Je n'admire pas les premiers car ils sont chargés. J'admire les seconds rôles qui se révèlent une journée ou plusieurs jours pour faire un truc à leur manière (Ex : Chavanel, Moncoutié, Voekler) et les classements me laissent de marbre. J'aime le vélo mais je ne rêve pas. Les espagnols, les italiens, les belges, les luxembourgeois, les Suisse, les pays de l'est, les américains, se soignent à coups de piqures ou de remontants très "vitaminés". A les voir monter les cols, il ne faut pas être dupes. Je suis déçu de Mr Prodhome car je pensais qu'il allait mieux agir au titre de directeur de course. Il est comme les autres, il fait fonctionner la planche à billets et toute économie paillette pour donner illusion au cirque. A quand un Tour au label "développement durable" avec charte qualité et santé propre ? Les français seraient dans les cinq premiers !


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Publié dans : Cyclisme

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Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie

 

Wim Vansevenant, ancien coureur chez Omega Pharma-Lotto, s’était fait envoyé ce peptide synthétique d’Australie. Il avait déclaré avoir voulu commandé des acides aminés pour améliorer sa propre condition physique. Devenu chauffeur de bus dans son ancienne équipe, l’argument ne tient pas quand on sait que les acides aminés sont disponibles en Belgique sous forme de comprimés ou poudre et à prix relativement bas, alors que le TB 500 se présente sous forme injectable au prix de 2400 $ la boite de quelques ampoules !


Le TB 500 ou thymosine β 4 est produit par le laboratoire vétérinaire DB Genetics LLC. C’est un peptide de 43 acides aminés qui a été isolé en 1981 dans le thymus, situé à la base du cou et qui sert de maturation aux lymphocytes T, cellules sanguines responsables de l’immunité cellulaire. Il a été utilisé chez le cheval de course et des expériences chez la souris ont montré une augmentation de 20% des capacités physiques, résultats qui n’ont pas été confirmés chez l’homme. La thymosine est en fait un gène qui régule la synthèse de l’actine au niveau musculaire et appartient à une famille de 16 peptides agissant dans la contraction musculaire.


On parle de propriétés anabolisantes avec augmentation de l’endurance et de la force. La récupération musculaire serait aussi facilitée à cause d’une action sur l’angiogenèse, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (vascularisation). Ce soi-disant nouveau produit miracle serait aussi anti-inflammatoire et favoriserait la cicatrisation. Toutes ces propriétés séduisantes ne doivent pas faire oublier qu’aucune n’a été démontrée chez l’homme  et que le risque cancérigène est bien présent.


Le TB 500 entre bien dans la catégorie des produits dopants S2 (hormones peptidiques, facteurs de croissance et substances apparentées).L’AMA ouvre même la liste à tout autre facteur de croissance influençant dans le muscle, tendon ou ligament la synthèse protéique, la vascularisation, l’utilisation de l’énergie, la capacité régénératrice ou le changement du type de fibre.

 

Cet article est en lien avec l'affaire du moment 

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie

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Lutte AntiDopage

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