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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook
Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

Version of the blog in English 


12  personne(s) sur ce blog

 

Vous pouvez faire un don pour le blog "Contre le Dopage"
 

Bruno Neves n'est pas mort à 26 ans des conséquences d'une chute dans la Classique d'Amarante, le dimanche 11 mai. Les premiers résultats de l'autopsie viennent de révéler que le jeune coureur portugais de l'équipe LA-MSS était décédé d'un arrêt cardiaque sur son vélo avant de s'effondrer sur le bitume.

Les analyses toxicologiques en cours au département d'enquête et d'action pénale de Lisbonne cherchent désormais à savoir si cet arrêt cardiaque a été causé par la prise de produits dopants.

Une hypothèse qui a conduit en début de semaine la police portugaise à perquisitionner les locaux de l'équipe LA-MSS, à Povoa de Varzim, dans le nord du Portugal, ainsi que le domicile du directeur sportif, Manuel Zeferino, et d'une dizaine de coureurs. Une perquisition fructueuse, puisque la police judiciaire a annoncé avoir saisi "des substances dopantes, des médicaments, du matériel destiné à l'autotransfusion sanguine et du matériel médical."

Parmi les produits interdits retrouvés par les enquêteurs figurent notamment hormones de croissance et érythropoïétine. Selon le journal sportif Record, des poches de sang auraient également été saisies dans les réfrigérateurs de certains coureurs.

Menée en collaboration avec le Conseil national antidopage (CND) portugais, l'opération policière avait pour objectif de "vérifier d'éventuelles situations illicites associées à des comportements susceptibles d'affecter la vérité sportive ou de provoquer des dommages à la santé des athlètes par l'administration de substances dopantes."

Depuis le début de la saison, la formation LA-MSS, qui évolue en seconde division, avait multiplié les victoires dans des courses comme le Tour des Asturies, la Subida al Naranco ou le Grand Prix Paredes Rota de Moveis.

La mairie de Povoa de Varzim, l'entreprise LA Aluminios et le constructeur MSS, les trois partenaires de la meilleure équipe portugaise, ont annoncé qu'ils mettaient un terme à leurs contrats.

VENTE DE STÉROÏDES

Les enquêteurs portugais s'intéressent particulièrement aux activités du médecin espagnol de l'équipe, Marcos Maynar, professeur à l'université d'Estrémadure. Il s'est dit "surpris" par les accusations de dopage. "De ce que je sais, je peux assurer que c'est une pratique qui n'existe pas dans l'équipe, a déclaré le médecin à l'agence de presse Lusa. J'étais avec les coureurs sur le Tour des Asturies, et les valeurs [sanguines] étaient normales."

Ce n'est pas la première fois que Marcos Maynar est visé par la police. En 2004, la Guardia civil avait découvert des substances dopantes à son domicile dans le cadre d'une enquête sur la vente de stéroïdes via Internet. Le médecin s'en était sorti en expliquant qu'il utilisait lesdits produits pour faire des recherches.

Le club de football de l'Athletic Bilbao a notamment utilisé l'une de ses études pour plaider l'innocence de Carlos Gurpegui, joueur contrôlé positif à la nandrolone en 2002 lors de la première journée du championnat d'Espagne.

Marcos Maynar était également dans le collimateur de la police espagnole, lorsqu'il y a deux ans jour pour jour, les enquêteurs de la Guardia civil ont démantelé un vaste réseau de dopage sanguin à Madrid dans le cadre de la désormais célèbre "opération Puerto". Ce 23 mai 2006, des poches de sang destinées à des coureurs sont également saisies, mais c'est un autre médecin ibère qui est interpellé : Eufemiano Fuentes.

Deux coureurs de LA-MSS, Constantino Zaballa et Angel Vicioso, font partie des cyclistes cités dans le dossier Puerto. Deux ans après ses débuts, l'affaire Puerto n'a toujours pas livré tous ses secrets. "Le système politique a protégé le milieu sportif en s'impliquant très fortement dans l'enquête, indique à l'Agence France-Presse Sandro Donati, expert antidopage italien. Les enquêteurs espagnols le disent : ils doivent accepter les pressions politiques."

Stéphane Mandard

Source et date de l'article Le Monde.fr  25 mai 2008


 


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Publié dans : Cyclisme

Quand j'ai entendu cette information j'ai souri. Pour moi l'alcool est un dopant et pas autre chose !

L'alcool n'est plus un produit dopant, pour la pétanque en tout cas ! Ainsi en a décidé l'agence mondiale anti-dopage. Les boulistes auront donc toujours le choix entre pointer ou tirer, mais ils pourront également boire de l'alcool en toute impunité pendant les compétitions officielles.

Un mauvais coup pour tous les champions qui veulent changer l'image de ce sport. Depuis des années en effet, la Fédération Française se bat contre le cliché- boule-pastis.
La pétanque est un sport de haut niveau. Les filles de l'équipe de France espoir se préparent actuellement pour les championnats d'Europe. Et comme dans d'autres disicplines, les boulistes ont un suivi médical régulier. Pour le médecin de l'équipé, "l'alcool est un réel produit dopant". L'alcool provoque en effet détente, diminution des tremblements, et augmentation de la confiance en soi. Un petit plus qui peut faire la différence dans un sport de précision.
A défaut des boulistes, cette décision dope les recettes publicitaires. En effet, les principaux sponsors de la pétanque sont des marques d'alcool.


Date et source de l'article 3 avril 2008 / http://www.m6info.fr
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Publié dans : Pétanque
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BERLIN - La Fédération allemande de billard (DBU) a annoncé lundi avoir été confrontée à son premier cas de dopage après le contrôle positif d'Axel Büscher, champion d'Allemagne de billard français.

La DBU a précisé que des traces d'hydrochlorothiazide avaient été décelées dans l'échantillon A prélevé sur Büscher en novembre lors des Championnats d'Allemagne 2007.
"La substance en tant que telle n'est pas considérée comme permettant d'améliorer les performances, mais elle est interdite puisque considérée comme produit permettant de masquer l'utilisation d'EPO", a précisé la fédération allemande.
"L'utilisation d'EPO dans un sport de précision comme le billard n'a aucun sens", s'est également étonnée la DBU dans son communiqué.
Büscher a renoncé à la contre-expertise, mais a précisé que l'hydrochlorothiazide était présente dans un médicament prescrit par son médecin pour traiter des problèmes d'hypertension.
Il a été suspendu un an et a perdu son titre de champion de billard à la bande, l'une des disciplines du billard carambole, ou billard français.

Source et date de l'article / 18 mars 2008 
http://www.rds.ca


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Publié dans : Billard

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19 mars 2008

Le parquet antidopage du Comité national olympique italien (Coni) a annoncé mercredi dans un communiqué un contrôle positif à la cocaïne du skieur italien Mirko Deflorian.

"Le laboratoire de Rome a décelé, dans le premier échantillon soumis à des analyses, la présence de benzoylecgonine, métabolite de la cocaïne, pour Mirko Deflorian", 28 ans, a indiqué le Coni.

Deflorian a été testé positif au cours d'un contrôle effectué "lors d'une compétition sur demande de la Fédération italienne des sports d'hiver le 19 février à Pozza di Fassa" (nord).

Cette saison, Deflorian s'est aligné en Coupe d'Europe de ski alpin. (AFP)

Source de l'article http://www.tsr.ch


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Publié dans : Ski alpin / ski de fonds
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DOPAGE. Sous la pression internationale, la justice espagnole a rouvert le dossier de manipulations sanguines dans lesquelles trempent le Dr Fuentes et des dizaines de sportifs. Cependant, les juges n'entendent pas aller au fond des choses.


Ariane Pellaton
Mardi 26 février 2008

Vaste réseau de dopage sanguin, l'affaire Puerto n'a pas fini de faire grincer des dents. La semaine dernière, après le non-lieu prononcé en mars 2007, la justice espagnole a décidé de reprendre l'instruction. But des magistrats: déterminer si le Dr Eufemiano Fuentes, principal protagoniste, a respecté les règles de conditionnement du sang prévues par la loi sur les médicaments. Tout comme lors de la procédure initiale, le dopage en lui-même ne figure pas au cœur des débats: aucune loi ne permettait de le juger à l'époque des faits. Dans ce contexte, qu'apportera la réouverture de l'enquête à la lutte antidopage? Entre espérances et supercherie, l'affaire Puerto laisse planer le flou.

Jan Ullrich le lampiste

Pour la justice sportive, l'enjeu serait l'identification des 200 poches de sang découvertes en mai 2006 dans le laboratoire du médecin. Actuellement, 58 cyclistes ont été mentionnés. Seul l'Allemand Jan Ullrich a été formellement confondu. Les perspectives actuelles? «Les parties civiles - l'Agence mondiale antidopage (AMA) et l'UCI notamment - pourront demander des mesures d'instructions complémentaires, comme des perquisitions ou l'étude de disques durs», espère Olivier Niggli, directeur juridique de l'AMA, dans un entretien accordé à l'AFP. Directeur du Laboratoire antidopage de Lausanne, Martial Saugy évoque l'intérêt indirect que l'analyse des poches de sang pourrait revêtir pour les magistrats espagnols. «Peut-être que, sous la pression de l'UCI et de l'AMA, l'identification constituera un aspect important pour juger le Dr Fuentes. On saura ainsi s'il a touché 20 ou 50 sportifs.»

Les cyclistes témoins

Reste que, dans le contexte global de l'affaire Puerto, l'identification des athlètes n'a jamais été une priorité. Journaliste enquêteur au quotidien Le Monde, récemment condamné pour un article jugé diffamatoire évoquant l'implication du FC Barcelone dans l'affaire Puerto, Stéphane Mandard est formel. «Les motivations portent sur le délit à la santé publique. Les cyclistes ne sont que des témoins. Les instances judiciaires n'iront sans doute pas enquêter pour savoir qui étaient les autres clients du Dr Fuentes.»

En outre, l'expert revient sur les conditions de l'enquête. «Certaines perquisitions n'ont pas été menées à l'époque. Les autorités judiciaires avaient tout loisir de le faire, pourquoi s'en inquiéteraient-elles maintenant?» Et d'ajouter: «Il y a eu un savant tri des informations. On s'est d'abord empressé de livrer les noms de cyclistes.»

De surcroît, les autorités judiciaires ont toujours refusé de transmettre des échantillons à la justice sportive, au motif que la procédure était en cours. Aujourd'hui, soit le juge en charge de l'enquête en décide autrement, soit la réouverture de l'instruction retardera la mise à disposition des preuves de transfusion aux instances sportives. «Je ne sais pas si les magistrats feront durer la procédure pendant des décades. On pourrait alors leur prêter de mauvaises intentions», s'interroge Martial Saugy. De là à pointer l'hypocrisie de la justice espagnole, il n'y a qu'un pas. «Jusqu'à présent, ce ne sont pas les demandes d'échantillons qui ont manqué de la part des instances sportives», signale un expert en toute discrétion.

Aujourd'hui, les autorités judiciaires espagnoles ont vraisemblablement «cédé à la pression internationale», notamment de l'AMA, de l'UCI, ainsi que l'indique Stéphane Mandard. Un tournant? «Cela dépend. Se contenter de vérifier que les manipulations sanguines sont dangereuses, c'est se limiter à un petit aspect. Cela voudrait dire: «Vous voyez, vous pouvez être contents, on n'enterre pas l'affaire!»

Principal pourfendeur du dopage en Italie, Alessandro Donati ne ménage pas ses propos. «L'autotransfusion? Déjà du temps de Conconi [chantre de l'autotransfusion sanguine et de l'EPO], en 1981, on savait que certains sportifs avaient contracté des hépatites. Et vingt ans plus tard, on parle encore des mêmes choses, à savoir si les transfusions sont dangereuses pour des athlètes en bonne santé. C'est ridicule!» Et d'ajouter: «Toute la façon dont s'est développée la résolution de ce cas est ridicule.»

Le lobby politique

Pour Alessandro Donati, la récente tournure des événements Puerto n'est autre qu'une «manière de restreindre l'affaire. Les scandales Balco, Fuentes, Conconi répondent tous à la même logique: on évite d'analyser les cas dans leur complexité.» Donati cite pour exemple les sommes d'argent que le médecin italien percevait de fédérations nationales, internationales et de politiciens. «Le procureur a refusé l'enquête financière: Conconi avait des appuis politiques à un haut niveau.»

L'arbre qui cache la forêt


Ainsi l'Espagne aurait-elle trop à perdre en instruisant l'affaire de fond en comble. «Le cas est beaucoup plus vaste que ce qui a émergé», affirme Alessandro Donati. «Pat McQuaid [président de l'UCI] a plusieurs fois sous-entendu que les Espagnols cherchaient à dissimuler quelque chose», note Stéphane Mandard. «Et Dick Pound [ancien président de l'AMA] a également déclaré que cela l'étonnerait fort que seuls des cyclistes aient utilisé le réseau mis en place par Fuentes.»

Sous le couvert de l'anonymat, un fin connaisseur de la lutte antidopage ose: «L'Espagne est le pays qui, vis-à-vis du dopage, pose le plus de problèmes en Europe. C'était arrangeant de focaliser la liste des sportifs liés au Dr Fuentes sur des cyclistes, qui plus est sur Jan Ullrich, de nationalité allemande. On sait qu'en Espagne, la pression politique est immense dans le football, l'athlétisme et le tennis.»

Source de l'article http://www.letemps.ch


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Publié dans : l'opération Puerto
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Coordinateur antidopage de la Confédération brésilienne de football, Bernardino Santi pense que les blessures de Ronaldo seraient dues à l’administration d’anabolisants par les médecins du PSV Eindhoven. Une analyse qui a fait l’effet d’une bombe.


par Nicolas Cerbelle, le 16-02-2008

Mercredi soir lors du match Milan-Livourne, Ronaldo s’écroule dans la surface suite à une prise d’appui. Verdict : rupture totale du tendon rotulien du genou gauche. Pour la 3ème fois de sa carrière, la star brésilienne se blesse au genou (Ronaldo a déjà été opéré deux fois du droit). Comment expliquer cette faiblesse récurrente ? Le Docteur Bernardino Santi a son idée sur la question. «J’ai discuté avec des collègues néerlandais qui connaissent les gens du PSV. Ronaldo était vraiment maigre et ils lui administraient des compléments, dont quelques substances anabolisantes pour l’aider à se développer (…) Un des facteurs aggravants vient du fait qu’il a acquis une telle structure musculaire très jeune et très rapidement. L’addition à payer pour l’usage de stéroïdes anabolisants est à long terme : dix, quinze, vingt ans plus tard. Le stéroïde provoque des lésions structurelles des organes, de la musculature. En principe, il existe un gain en qualité, en force et en puissance, mais après, ça se détériore», explique le coordinateur antidopage de la Confédération brésilienne de football dans les colonnes de la Folha de Sao Paulo. Le dopage serait donc la source de tous les maux du double Ballon d’Or 1997 et 2002, selon Santi.

Le Docteur Santi licencié
Cette pratique aurait été facilitée à l’époque (entre 1994 et 1996) par la quasi-absence de contrôles antidopages. Interrogé par Le Parisien, le Dr français Eric Rolland, qui a opéré Il Fenomeno jeudi à la Pitié-Salpêtrière, apporte à peu près la même analyse mais ne parle pas de dopage : «A Eindhoven, il subissait des traitements. Son point de faiblesse, c’était déjà ces fameux tendons rotuliens. Après, c’est la somme de plusieurs facteurs : Grosse musculature, un poids (90 kg) qui n'est pas le même qu'au début de sa carrière, tous les autres paramètres dont on l'accuse (hygiène de vie contraire au sport de haut niveau) et puis son âge (31 ans). Ça joue parce que c'est une lésion qu'on rencontre habituellement après 30 ans. Il y a huit ans, ça n'était pas banal. Là, c'est l'âge habituel chez le footballeur

La déclaration a en tous cas jeté le trouble au Brésil. La CBF a décidé de prendre immédiatement des sanctions à l’encontre du médecin en le licenciant. La Fédération auriverde estimant que le Dr Santi n’avait aucune preuve et qu’un joueur de la stature de Ronaldo méritait le respect. Depuis, les dirigeants ont décrété le silence radio. Aucune information sur le sujet n’était disponible sur le site internet de la CBF. Même chose du côté du PSV. Le Dr Santi a quant à lui tenu à réagir sur les ondes de la radio Jovem Pan : «Peut-être qu'il y a eu une mauvaise compréhension de la part des membres de la CBF. Je me suis exprimé en tant que médecin en donnant un avis médical. Je crois que Ronaldo est un grand champion et je ne lui manque pas de respect.» Un champion qui n'a pas réagi non plus pour le moment.

Source de l'article http://www.sport24.com


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Publié dans : Football
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Article du jeudi 19 janvier 2006


Elle m'a appelé entre Noël et le 1er janvier. Je croyais que c'était pour me souhaiter la bonne année. C'était pour m'annoncer qu'elle prenait sa retraite. Et m'annoncer du même souffle qu'elle était plongée dans une autre affaire de dopage et qu'elle attendait la décision du Review Board, le comité indépendant de l'Agence américaine antidopage qui reçoit les explications des athlètes trouvés positifs (échantillons A et B), et décide de les sanctionner ou non.


Que risquez-vous ?

Une suspension à vie.

Évidemment, ça aide à prendre sa retraite.

Elle m'a demandé d'attendre la décision du Review Board avant d'en parler. La décision vient de tomber : Geneviève a été trouvée coupable de dopage à l'EPO. Sanction recommandée aux instances concernées -notamment à l'Association cycliste américaine dont relève Geneviève : suspension à vie.

La jeune cycliste de Lachine (24 ans) avait mystérieusement cessé de courir en plein milieu de la dernière saison et annoncé qu'elle ne participerait pas aux Championnats du monde à cause d'une douleur au tendon d'Achille. On sait maintenant que la raison était ailleurs. De sa maison en banlieue de Phoenix où elle passe l'hiver, elle m'a confirmé hier d'une voix presque indifférente : C'est fini. Je ne veux plus rien savoir du vélo. Je suis fatiguée de me battre, fatiguée de répéter que je n'ai jamais pris d'EPO ni aucune substance interdite. Depuis le début de ma carrière, j'ai dépensé presque plus d'énergie à me défendre des accusations de dopage qu'à courir. Cette nouvelle affaire va évidemment achever de me représenter comme une super dopée, ai-je le choix de tout arrêter ?

Vous semblez étonnamment sereine...

J'ai eu le temps de pleurer toutes mes larmes depuis la fin août. Je ramasse maintenant mes énergies pour ma dernière bataille qui sera juridique, qui sera pour laver mon nom.

L'affaire remonte au 25 juillet dernier à Altoona, en Pennsylvanie, au soir de la première étape du Tour de Toona, un contre-la-montre très court. Test inopiné (d'urine) par les agents de la USDA, l'Agence antidopage américaine.
Deux jours et demi après, dans la même course, autre contrôle inopiné cette fois par des gens de l'Union cycliste internationale, un pur hasard. Les petites fioles des deux tests se retrouvent à Los Angeles au seul labo accrédité aux États-Unis, celui de UCLA, où règne Don Catlin (le tombeur de Balco).

Geneviève gagne le Tour de Toona et commence à se préparer pour les Championnats du monde quand, fin août, le ciel lui tombe sur la tête : l'échantillon A du premier test est positif, à 100 %. Au téléphone, Geneviève en rajoute : En fait, j'étais positive à 125 % ! Full EPO comme si je venais d'en prendre une dose massive cinq minutes avant le départ.

Elle se rend à Los Angeles pour assister à l'analyse de l'échantillon B. Elle est accompagnée de son père. Échantillon B complètement positif aussi. Ils sont reçus fraîchement par Catlin qui refuse de répondre à leurs questions. Geneviève en a pourtant beaucoup à poser. Elle vient de se rappeler du cas Rutger Beke, un triathlète belge trouvé positif comme elle, et testé positif comme elle après un effort anaérobique (violent et court). Beke, très officiellement reconnu comme est suspendue à vie faux-positif, a été blanchi. Un cas qui a suffisamment jeté de doute sur le test pipi-EPO pour que Jacques Rogge, président du Comité international olympique, se mouille, reconnaisse qu'il s'agit d'une rare et très particulière exception, tout en réaffirmant que le test pipi-EPO de l'Agence mondiale -le seul reconnu- est complètement fiable.

Revenons à Geneviève. Positive, elle a trois semaines pour présenter une défense écrite au «Review Board». Me Jean-Pierre Bertrand, avocat et ami de Geneviève, a obtenu d'outrepasser ce délai, la défense écrite, étayée de nombreuses et savantes études d'experts a été remise au Review Board le 21 décembre. Sur la promesse que Geneviève ne se présenterait à aucune course, Me Bertrand avait aussi obtenu que les médias ne soient pas informés tant que le Review Board n'aurait pas rendu son verdict.

Ce qu'il vient de faire : coupable de dopage à l'EPO.

Mais pourquoi recommander une suspension à vie ?

Parce que c'est le règlement après une seconde offense. Dans une précédente affaire (la Flèche Wallonne, voir le tableau des affaires), Geneviève n'avait reçu qu'un avertissement et une amende. Dans la pratique, cela équivalait à peu de chose. Dans la perspective d'une récidive, cela avait pourtant valeur d'une première offense. D'où cette suspension à vie.

Et maintenant ? Maintenant, le clan Geneviève en appelle de la décision du Review Board. L'instance suivante, appelée la AAA, sera formée de trois arbitres indépendants qui viendront entendre les parties à Montréal au début du printemps. C'est cette même AAA qui n'avait donné qu'un avertissement et une amende à Jeanson dans l'affaire, évoquée ci-dessus, de la Flèche Wallonne.

Si la AAA confirme la décision du Review Board, alors il faudra aller au TAS à Genève, le Tribunal Arbitral. Combien de fois d'ici là Geneviève aura-t-elle à répéter : Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite ?
Combien la croient encore ?

Geneviève fait valoir que le second test, celui de l'UCI, venu 60 heures après le premier, et analysé au même labo, est négatif. Zéro EPO. «Comment je peux être pleine d'EPO et n'en garder aucune trace 60 heures plus tard ?», demande-t-elle. Les mêmes experts qui ont mené avec succès la bataille pour le triathlète belge affirment qu'il est mathématiquement impossible d'être négatif à 0 %, 60 heures après avoir été positif à 100 %.

Complètement faux affirment d'autres experts tout aussi experts. Il est tout à fait possible de faire disparaître toute trace d'EPO en 60 heures, soit par transfusion, soit que l'EPO disparaisse d'elle-même : le corps cesse d'en fabriquer quand il en a assez...

Comment croire maintenant que les quatre affaires, toutes possiblement reliées à l'EPO qui ont assombri le parcours de Geneviève Jeanson depuis le début ou presque de sa carrière, comment croire encore qu'elles sont dues au hasard ? Admettons qu'elle est, comme ce triathlète belge, une fausse-positive naturelle, une exception, un cas rare, admettons que, comme lui, elle produise une protéine qui sera lue sur les bandes comme étant de l'EPO, admettons sa nature très particulière.

Mais à Hamilton alors ? Quand elle a pété la balloune à Hamilton (56 de taux d'hématocrite), on avait suggéré aussi que sa nature particulière était à l'origine de son intempestive production d'oxygène. Son sang devait être spécial, avançait-on.

Des urines spéciales. Un sang spécial. Cela commence à faire beaucoup de singularités pour la même petite fille.

Cela lui a fait, en tout cas, une carrière bien mouvementée. Révélée au public en 1999 alors qu'elle devient double championne du monde junior à Vérone, elle s'embourbe dans sa première affaire de dopage dès 2001, affaire toujours pendante d'ailleurs, l'affaire du docteur Duquette. Puis ce seront les Championnats du monde à Hamilton et son éviction de la course sur route. Puis ce sera le faux pas de la Flèche Wallonne dont elle se tire par un miracle et dont on n'a peut-être pas tout dit. Enfin ce Tour de Toona qui sera, on l'espère, le point final. C'est assez. Ou elle est dopée et décidément bien maladroite. Ou elle ne l'est pas et c'est trop d'injustice.

Fille d'ombres et de lumières, il y aura eu deux Geneviève. Celle qui court, limpide, lumineuse, sans équivoque, la Reine du mont Royal qui dépose ses adversaires à 300 mètres de la ligne et s'envole vers la victoire. Et l'autre, dissimulée, qui se dérobe même aux questions les plus anodines, qui ne trouve sa clarté que pour nous asséner :

Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite.

En reste-t-il pour la croire ?

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Je complète cet article avec le dossier paru dans le magasine L'Illustré au mois de février 2009. Il vous suffit de cliquer sur les fichier pdf. page1.pdf page2.pdf page3.pdf  

TENNIS. Après des insinuations de dopage, le colosse essuie des indiscrétions sur sa santé, dont certaines proviennent de ses proches. Son état est jugé préoccupant. Ses premiers pas à l'Open d'Australie le montrent peu.


Christian Despont, Melbourne
Samedi 19 janvier 2008


A son arrivée, la cantonade l'a scruté avec un air de défiance, sûre d'y trouver une faille, voire une défectuosité rédhibitoire. La rumeur le disait grabataire. Blessé dans son amour-propre, Rafael Nadal n'avait qu'un anglais de premier secours où chercher une formule apaisante: «Physical is no one problem. Look me. Perfect, no?»

Sur le court, la réponse est presque aussi péremptoire. Deux bandes de toile blanche, une sous chaque genou, entretiennent le débat monomaniaque. Vendredi, malgré «une confiance réelle», Gilles Simon a pris acte que Nadal, à l'évidence, court toujours (7-5 6-2 6-3).

La rumeur ne l'a pas encore rattrapé mais, comme lui, elle faiblit peu: après des insinuations de dopage, des indiscrétions sur sa santé parcourent les allées. Curieusement, la nouvelle est partie de Majorque, où l'oncle Toni a minaudé imprudemment dans un journal local. «Rafa souffre d'inflammations chroniques au pied gauche. C'est grave, très grave.» Fin de carrière? «Je ne suis pas en mesure de me prononcer. Les médecins recommandent de rester prudents.» A peine rentré d'Egypte, où il avait emmené ses parents pour leurs 25 ans de mariage, Rafael Nadal fut accueilli à l'aéroport par un bouquet de micros, tandis que son agent apaisait les sponsors. Un communiqué a nié en bloc: «Tout va bien.»

Huit jours plus tôt, coïncidence troublante, Nadal lui-même s'était épanché: «Depuis que je souffre de ces inflammations aux pieds, je ne peux pas courir à l'entraînement. Pour compenser, je nage, je fais du rameur ou du vélo, mais ce n'est pas pareil.» Ces inflammations proviendraient d'une tendinite persistante - ou mésestimée - contractée en octobre 2005, à hauteur des genoux. La blessure aurait modifié les appuis au sol, où s'articule tout un mécanisme: le jeu de Nadal, et plus globalement le lift, impose des torsions extrêmes, tandis que ses pieds sont jugés «petits» (pointure 42 pour une stature de 85 kilos).

Fébrile, le colosse aurait contacté son équipementier et suivi une batterie de tests biomécaniques. Etait-ce si grave qu'il faille conclure à la perdition? Toni Nadal, discret en Australie, élude: «Le journaliste a un peu forcé.» Au Diario de Mallorca, l'intéressé invite ses confrères dubitatifs, majoritairement ibériques, à consulter la bande d'enregistrement.

Depuis l'interview, trois défaites ont apporté une certaine crédibilité scientifique à ce que beaucoup, encore, réduisent à un babillage intempestif. En finale du récent tournoi de Chennai, Rafael Nadal a subi le pire affront de sa carrière, battu 6-0 6-1 par Michael Youzhny, certes au lendemain d'une empoignade de quatre heures avec Carlos Moya. Au préalable, le colosse a terminé l'année sur trois humiliations semblables, deux contre David Nalbandian et une contre Roger Federer.

Le maître en personne, au dernier US Open, s'est ému des langueurs de son rival: «Je ne l'avais jamais vu dans un tel état de fatigue. Il luttait contre son propre corps. J'ai eu de la peine pour lui.» Vite blessé, vite soigné, Rafael Nadal n'a jamais vu dans la souffrance qu'un tribut à sa condition de conquérant. Tandis que n'importe quel ouvrier aurait obtenu une incapacité de travail, il a remporté le dernier Roland-Garros sous piqûre, et aurait subi trois autres infiltrations, une par jour, ce fameux octobre 2005. «Rafa tire des chèques sur sa santé, mais je ne suis pas sûr que son corps pourra payer», s'est inquiété Andre Agassi.

Combien de fois le conquistador est-il monté sur le court perclus de douleurs silencieuses? Quelle est leur dangerosité réelle? Quelle est la pérennité d'un tel degré de férocité, d'une telle débauche d'énergie? En pleine rumeur sur son impotence, Nadal a réagi à sa manière: six heures de tennis par jour, trois autres de condition physique - natation, vélo, aviron; pas de course à pied... A Melbourne, ses entraînements ont l'intensité dramatique d'une finale du Grand Chelem - raisonnablement assez, en tous les cas, pour l'exempter de jogging. «Le problème est que, pour garder de bonnes sensations, Rafa a besoin de beaucoup jouer», explique Toni Nadal.

Il y a deux ans, un hebdomadaire français lui prêtait des accointances avec le Dr Fuentes, expert de la transfusion sanguine. Cette rumeur, elle aussi, a couru dans tous les sens, avant de s'essouffler peu à peu. Depuis, la garde prétorienne du champion s'est étoffée d'une garnison d'avocats, afin de prévenir toute autre velléité. «Je n'ai jamais rien pris de ma vie et ne prendrai jamais rien. Je n'ai pas reçu ce genre d'éducation.»

Depuis son irruption sur le circuit, ardeur incandescente et biceps gondolés, Rafael Nadal a des allures de suspect idéal. Des sources extérieures au tennis ont évoqué un contrôle positif au tournoi de Dubaï; sans suite. A Roland-Garros, des personnalités sportives de haut rang ont prétendu que trois Espagnols, Rafael Nadal, Alex Corretja et Juan Carlos Ferrero, étaient sous le coup d'une enquête pour dopage; sans suite non plus.

Affable, la famille explique que «la carcasse de Rafa est l'héritage génétique de ses oncles», tous bâtis comme des grenadiers de montagne. En outre, comme le rappelle Jim Courier, «ce joueur prétendument invalide est le premier de l'ère open à occuper la deuxième place mondiale pendant trois années consécutives», alors, il peut laisser courir.


Source de l'article http://www.letemps.ch

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Publié dans : Tennis

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Mon avis sur le cas Marion Jones : Je lui tire mon chapeau d'avoir dit la vértité ! Ce n'est pas le cas de tout le monde ! J'espère que certains sportifs auront le besoin de dire la vérité !

SportVox

Lien intéresant : ici-et-la


Date de l'article 12.01.2008


WHITE PLAINS, New York (Reuters) - L'athlète Marion Jones, star déchue des Jeux olympiques de Sydney après avoir avoué s'être dopée, a été condamnée à six mois de prison pour avoir menti à la justice américaine.

La peine a été annoncée vendredi par le juge Kenneth Karas du tribunal de district de White Plains, dans la grande banlieue new-yorkaise. Jones avait plaidé coupable des deux chefs d'accusation retenus à son encontre lors de son procès en octobre dernier. C'est lors d'une audience qu'elle avait aussi reconnu, en larmes, avoir consommé des stéroïdes.

"Votre honneur, je mesure totalement la gravité de ces offenses et je suis profondément désolée", a déclaré l'ancienne quintuple médaillée olympique de Sydney en 2000, qui a perdu tous ses trophées olympiques et mondiaux depuis ses aveux.

Marion Jones a de nouveau fondu en larmes en priant la justice de ne pas la séparer de ses deux jeunes garçons.

"Je prie pour que vous soyez aussi charitable que peut l'être un être humain", a-t-elle dit.

Le juge l'a condamnée à six mois de prison pour avoir menti sur son recours à la THG, cette hormone de synthèse puissante fabriquée par le laboratoire californien Balco, et à deux mois de prison pour avoir dit tout ignorer d'une fraude bancaire impliquant son ancien compagnon, l'ancien recordman du monde du 100 mètres Tim Montgomery. Les deux peines sont concomitantes, c'est-à-dire que seule la peine la plus lourde est purgée.

SCEPTICISME

Kenneth Karas a souligné le statut élevé des champions sportifs dans la société en relevant qu'ils envoyaient de mauvais messages en se dopant.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), a réagi en espérant que cette peine, triste pour Marion Jones et sa famille, aurait un pouvoir dissuasif sur les autres sportifs.

"Nous espérons qu'à sa sortie de prison, elle puisse aider l'IAAF et d'autres organisations à s'assurer que les autres ne suivent pas le chemin qu'elle a suivi", a déclaré Nick Davies, porte-parole de l'IAAF.

Le juge Karas a également déclaré qu'il n'était pas convaincu par les déclarations de Marion Jones affirmant en octobre dernier qu'elle ne s'était pas rendue compte qu'elle prenait des stéroïdes jusqu'à l'après-JO de Sydney.

"Il est très difficile à croire qu'un athlète de haut niveau (...) ne soit pas attentif à ce qu'il ou elle met dans son corps", a noté le magistrat.

Jones, qui est âgée de 32 ans, est l'une des plus grands stars du sport international à avoir admis s'être dopée. Ses trois titres olympiques (100 m, 200 m, 4x400 m) et deux médailles de bronze (4x100 m, longueur) glanés à Sydney lui ont été retirés par le Comité international olympique.

L'athlète a conclu avec les procureurs un accord à l'amiable et accepté de coopérer sur une enquête distincte visant son ancien entraîneur Steve Riddick pour fraude bancaire.

Dans le cadre de cet accord ("plea deal"), les procureurs ont réclamé une peine maximale de six mois de prison.

Les défenseurs de l'athlète ont de leur côté plaidé pour que Marion Jones ne soit pas emprisonnée en raison des souffrances et de l'humiliation qu'elle a déjà subies.

Tous ses résultats depuis septembre 2000 ont été effacés des annales et l'athlète, autrefois rémunérée à hauteur de millions de dollars pour des publicités, est aujourd'hui ruinée.

Version française Jean-Stéphane Brosse

Source de l'article http://www.lemonde.fr

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