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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook
Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

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11  personne(s) sur ce blog

 

Vous pouvez faire un don pour le blog "Contre le Dopage"
 

http://www.sports.fr/images/201126/gilbert_pharma_reu.jpg

 

Le Tour de France n'a même pas encore démarré, le départ est prévu samedi de Vendée, que le spectre du dopage fait déjà son apparition. Wim Vansevenant, ancien coureur belge qui devait conduire un bus de l'équipe Omega Pharma-Lotto durant la Grande Boucle, est soupçonné d'avoir acheté des produits dopants saisis par la douane belge. La formation de Philippe Gilbert dément néanmoins être liée à cette affaire.

 

Alors que l'équipe Omega Pharma-Lotto est déjà concentrée sur la première étape du Tour de France, prévue samedi entre le Passage du Gois et le Mont des Alouettes, où son leader Philippe Gilbert espère l'emporter, une étrange affaire est venue perturber la préparation de la formation belge. Wim Vensevenant, ancien coureur qui devait conduire un bus destiné aux invités de l'équipe, est ainsi soupçonné d'avoir commandé des produits dopants sur Internet. Des produits saisis à l'aéroport de Bruxelles, il y a deux semaines.

Alors qu'il a arrêté de courir il y a trois ans, après avoir notamment terminé lanterne rouge du Tour de France à trois reprises, le coureur belge a tenu à démentir. "C'était des acides aminés pour ma propre utilisation, pas pour les coureurs. C'était seulement une petite quantité pour améliorer ma propre condition. C'est la deuxième fois que j'en commande, et cette commande n'est pas pour l'équipe Omega-Pharma", se défend Vensevenant sur Sporza. Selon la presse belge, Het Nieuwsblad et De Standaart, la justice a découvert dans un colis lui étant destiné des substances dopantes dernier cri en provenance d'Australie.

Une nouvelle à laquelle Marc Sergeant, le manager sportif de l'équipe, a tenu lui aussi à réagir. "La main sur le coeur, mon équipe n'est pas liée à cette affaire. C'est un problème personnel, j'espère que la justice fera son travail le plus vite possible, explique le manager sportif de l'équipe, tandis que le manager de l'équipe, Geert Coeman, se défend lui aussi sur le Sudpresse: "Vansevenant aurait dû conduire au milieu du Tour pendant une semaine notre bus VIP. Vous comprendrez évidemment qu'après ce coup de tonnerre ce ne sera pas le cas". Une enquête a été ouverte par la police belge, afin de déterminer si un lien existe entre les produits et l'équipe.

 

Source et date de l'article  Sports.fr   29.06.2011

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Publié dans : Cyclisme

 

http://photo.europe1.fr/sport/mexique-930-601739/10950015-1-fre-FR/Mexique-930_scalewidth_630.jpg

 

 

Cette affaire rappelle bien évidemment l’étrange intoxication d’Alberto Contador sur le Tour de France 2010. Il y a quelques semaines, cinq footballeurs de l’équipe nationale mexicaine avaient été suspendus à titre provisoire après leur contrôle positif au clenbutérol. D’après les derniers élements de l’enquête, ils ne seraient pas les seuls à présenter des traces de cet anabolisant. Mais surtout, ces traces de clenbutérol auraient été ingéré par accident, d’après la Fifa.

 

La sélection mexicaine, qualifiée pour les demi-finales de la Gold Cup, a été autorisée à remplacer les cinq joueurs suspendus pour dopage, le gardien Guillermo Ochoa (America), les défenseurs Francisco Javier Rodriguez (PSV Eindhoven), Edgar Duenas (Toluca), et les milieux de terrain Antonio Naelson (Toluca) et Christian Bermudez (Atlante).

 

L'annonce de leur contrôle positif "a évidemment constitué une surprise", a expliqué Sepp Blatter, le président de la Fifa. Et de poursuivre : "mais quand nous avons reçu les documents, et spécialement après avoir parlé à notre responsable médical, nous avons constaté qu'il y avait cinq joueurs en situation difficile, mais que la présence du produit figure dans l'organisme d'autres joueurs de l'équipe".

 

La thèse de l'accident est donc soulevée une nouvelle fois par Sepp Blatter lui-même. L'Agence mondiale antidopage (Ama), a elle aussi évoqué la possibilité d’une intoxication alimentaire. Comme dans l’affaire Contador, les autorités mexicaines affirment que leurs joueurs ont mangé de la "viande contaminée au clenbutérol". Avant de nouvelles analyses, les cinq joueurs sont toujours écartés de la sélection.

 

Source et date de l'article  Europe1  24.06.2011

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Publié dans : Football

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L'annonce par voie de presse, l'affichage, l'information dans le milieu sportif n'ont pas suffisamment sensibilisé les jeunes qui auraient pu être intéressés par la conférence d'information, de prévention sur le dopage dispensée par MM. Crozet et Ferre-Pujolle, animateurs dévoués du Comité départemental des médaillés de la Jeunesse et des Sports.

Toutefois, 24 personnes ont assisté à cette conférence : les représentants de la commune, des associations locales, éducatives, les médaillés de la Jeunesse et des Sports de la région tels Jean Labeyrie, vice-président ; Gérard Roulet, secrétaire ; Albert Tonneau, le personnel communal et fort heureusement un certain nombre de jeunes au demeurant très attentifs.

 

Comportements agressifs

Une conférence particulièrement intéressante où les intervenants ont évoqué la prévention, la lutte contre le dopage, l'addiction, l'agressivité qui découle de cette dépendance. Dès l'ouverture, les organisateurs ont souligné l'importance d'un débat interactif. Pour être mieux compris par l'auditoire - le dossier dopage étant très dense sur le plan des exposés scientifiques - ont été présentés des films explicatifs sur les comportements inhérents à l'utilisation des produits dopants, et des films mettant en évidence les conséquences physiologiques et psychologiques de telles pratiques sur l'individu.

Entre chaque film, les familles de produits stimulants et leurs effets sur la santé ont été décrits. Les pratiques illicites non conformes à l'éthique, dangereuses pour la santé, peuvent conduire à des maladies irréversibles, à l'addiction et à la violence. Les animateurs résolus ont insisté sur l'intérêt d'une pratique sportive saine, où, dans le respect des règles, il est possible de construire de vraies carrières sportives, sinon une vie harmonieuse.

 

Source et date de l'article  SudOuest.fr  21.06.2011


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Publié dans : Lutte contre le dopage
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Le coureur américain Phil Zajicek, ancien membre de l’équipe Fly V Australia, a été exclu à vie par l’agence américaine antidopage.  

La sanction est sans appel. Le coureur américain Phil Zajicek, ancien membre de l‘équipe Fly V Australia, a été exclu à vie par l’agence américaine antidopage. « M. Zajicek a admis être responsable de ses actes.  Il est conscient que la sévérité de sa sanction est liée au fait qu’il ait triché de manière intentionnée  (ndlr suite à l’achat d’EPO), puis qu’il se soit livré à un faux témoignage afin d‘échapper aux sanctions », a souligné le directeur de l’agence, Travis Tygart dans un communiqué. Le coureur, âgé de 32 ans, devra verser 5.000 dollars de frais à l’USADA et voit tous ses résultats enregistrés depuis le 24 avril 2007 annulés.

 

Source et date de l'article Sport365  12.06.2011

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Publié dans : Cyclisme

http://www.tcvernier.ch/pictures/tennis.jpg

 

Voici une liste quasi exhaustive des joueurs de tennis pris par la patrouille ou qui ont avoué. Dans cette liste on peut ajouter André Agassi qui a reconnu avoir pris de la méthamphétamine. Article intéressant sur la confession de André Agassi.

 

. Karol Beck - Clenbuterol - 2006
. Alex Bogomolov Jr. - Salbutamol - 2005
. Guillermo Cañas - Hydrochlorothiazide - 2005
. Juan Ignacio Chela - Metil-testosterone - 2000
. Guillermo Coria - Nandrolone - 2001 mais blanchi
. Lourdes Domínguez Lino - Cocaine - 2002
. Anthony Dupuis - Salbutamol - 2006
. Martina Hingis - Cocaine - 2007
. Mariano Hood - Finasteride - 2005
. Andres Gimeno - Téstostérone - 1959 - aveux
. Sesil Karatantcheva - Nandrolone - 2005
. Petr Korda - Nandrolone - 1998
. Stefan Koubek - Glucocorticoïdes - 2004
. Svetlana Kuznetsova - Ephédrine - 2004 mais blanchie
. Simon Larose - Cocaine - 2004
. Larissa Neiland - Caféine - 1999
. Karel Novacek - Cocaine - 1995
. John McEnroe - Stéroides - aveux
. Mariano Puerta - Etilefrine, clenbuterol - 2003
. Greg Rusedski - Nandrolone - 2003 mais blanchi
. Bohdan Ulihrach - Nandrolone - 2003 mais blanchi
. Samantha Reeves - Nandrolone - 1997
. Ignacio Truyol - Stéroides - 1996
. Filippo Volandri - Salbutamol - 2009 mais blanchi
. Mats Wilander - Cocaine - 1995

 

Source de l'article Tennis Defenders

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Publié dans : Tennis

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La justice américaine est un rouleau compresseur. L'affaire Strauss-Kahn en fait chaque jour une démonstration spectaculaire. Mais dans un registre plus lent et (un peu) plus discret, elle semble aussi avancer avec une détermination et une puissance étonnantes. Lance Armstrong, qui a pris sa retraite en fin de saison dernière, doit bien se demander jusqu'où elle ira. Car peu à peu, les enquêteurs chargés de démontrer que le septuple vainqueur du Tour de France a bâti son règne sur un vaste mensonge et beaucoup de dopage, semblent accumuler des montagnes de preuves et de témoignages. Le procureur Jeff Novitzky, de la Food and drug administration a déjà fait le déplacement en Europe et aurait recueilli nombre d'informations (notamment liées au financement du dopage, via son médecin italien, Michele Ferrari) à charge contre Armstrong.

 

Mais c'est peut-être du côté des anciens coéquipiers du « champion » américain, que viendra le coup de grâce. Depuis longtemps, d'anciens proches ont « balancé » le Texan. Il y avait eu Frankie Andreu et sa femme Betsie. Puis Floyd Landis, en 2010 et enfin Tyler Hamilton qui a avoué cette semaine, s'être dopé durant sa carrière et avoir vu son leader en faire de même. Un témoignage particulièrement accablant : « Il y avait de l'EPO… testostérone… transfusion sanguine. (Armstrong) a pris ce que nous prenions tous » a expliqué Hamilton. « Pendant six heures, j'ai dit toute la vérité et rien que la vérité (devant le grand jury). J'ai senti une forme de soulagement que je n'avais pas sentie avant. Tous les secrets, le poids que je portais depuis des années ».

 

Mais jusqu'ici, Armstrong et ses avocats avaient toujours clamé que la parole d'anciens coureurs, eux-mêmes tombés pour dopage (Landis et Hamilton), n'avait pas grande valeur. Les témoignages étaient pourtant d'une très grande précision, et particulièrement cohérents compte tenu des déroulements de course de l'époque.

Hincapie « comme un frère »

Mais les enquêteurs ne se sont pas contentés d'écouter d'anciens coureurs. C'est ainsi qu'ils auraient auditionné Georges Hincapie, l'un des plus fidèles et des plus proches équipiers de Lance Armstrong, toujours en activité. Il est le seul coureur à avoir épaulé Armstrong durant ses 7 Tours de France victorieux…

 

Selon le site d'information américain cbsnews.com (dont l'émission « 60 minutes » sera difusée aujourd'hui), Hincapie fait partie d'un groupe « d'au moins » trois anciens équipiers d'Armstrong ayant témoigné qu'ils s'étaient dopés, tout comme le septuple vainqueur du Tour. Ces affirmations ont été tenues devant un grand jury réuni à Los Angeles, dans le cadre de l'enquête fédérale sur le dopage au sein de l'ancienne équipe US Postal, lancée il y a un an par Novitzki.

Engagé sur le Tour de Californie, Hincapie, 37 ans, a refusé de confirmer les propos qu'il a tenus devant le tribunal. « Je ne peux faire aucun commentaire sur ce qui touche à l'enquête en cours. Je ne sais pas d'où sortent les informations de « 60 minutes », je ne leur ai jamais parlé. Comme je l'ai déjà dit, je suis déçu que les gens parlent du passé du cyclisme et non de son avenir », a-t-il résumé sur sa messagerie Twitter.

 

La menace du parjure

En clair, Hincapie ne veut pas redire publiquement ce qu'il a très certainement été obligé d'avouer devant le tribunal. Car si dans le cyclisme, « balancer » un coureur est un acte de trahison très mal vu, le parjure devant un tribunal américain est quant à lui passible de la prison…

 

Autrement dit, la solide omerta du vélo risque de voler en éclats face à l'intransigeance des prétoires US. Rappelons notamment que l'athlète Marion Jones avait passé 6 mois en prison pour avoir nié tout dopage… avant que la justice ne démontre le contraire.

 

Avec le témoignage d'Hincapie, c'est un énorme coup dur qui vient vraisemblablement de s'abattre sur la défense de Lance Armstrong. Son avocat, qui avait d'ailleurs été prompt à contre-attaquer Tyler Hamilton vendredi (« L'attrait pour l'argent et la soif de publicité (de Hamilton) n'y peuvent rien : Lance Armstrong est le sportif le plus contrôlé de l'histoire. »), n'a cette fois rien dit. Armstrong, lui, a toujours prétendu que pour lui, Georges Hincapie était « comme un frère ». Aujourd'hui, il n'est peut-être même plus son ami…

 

Source et date de l'article   SudOuest.fr  22.05.2011

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Publié dans : Cyclisme

http://sport.francetv.fr/sites/www.sport/files/images/2011/04/pelotonpreview.jpg

 

Un document confidentiel contenant les évaluations individuelles des 198 coureurs du Tour de France 2010 suite aux contrôles effectués avant le départ a été publié par le quotidien L'Equipe. Cette liste que l'UCI qualifie de "simple outil de travail", attribue à chaque coureur un 'indice de suspicion' allant de 0 à dix. Plus le chiffre est élevé, plus la suspicion de dopage est grande...

 

Seuls deux coureurs ont reçu l'indice le plus fort (10), l’Espagnol Barredo et l’Ukrainien Popovych. Le Russe Denis Menchov ne se trouve pas loin avec un indice fixé à 9. Du côté des grands noms, quelques-uns peuvent se targuer d'afficher un indice de 0, comme le Suisse Fabian Cancellara, ou le Français Thomas Voeckler. Pas moins de 18 Français présentent d'ailleurs un indice de 0. Mais si les Français sont dans l'ensemble les moins concernés, une poignée de Tricolores fait partie des plus suspectés, à l'instar de Christophe Moreau qui a tout de même "reçu" un indice de 7.

 

Vainqueur de l'épreuve, Alberto Contador, s'était vu attribuer un 5. Le coureur espagnol avait à la suite du Tour, été contrôlé positif au clenbutérol. Expliquant avoir été victime d'une contamination alimentaire, Contador avait été "blanchi" par la fédération espagnole. Mais depuis, l'UCI et l'AMA, ont déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui devrait rendre son verdict dans le courant du mois de juin. A noter également que Lance Armstrong, est classé avec l'indice 4. Du côté des équipes, Cofidis fait figure de meilleur élève, avec sept coureurs notés 0. Trois autres équipes françaises (BBOx, FDJ et AG2R) complètent les quatre premières places.

 

Selon L'Equipe, les indices 6, 7, 8, 9 et 10 seraient "accablants". Certains des coureurs visés auraient d'ores et déjà fait l'objet d'une évaluation des experts de l'UCI chargés de la surveillance des passeports hématologiques. Des profils anormaux récurrents ont été notés tout comme l'identité des produits dopant, ainsi que leur mode d'administration.

La veille de la publication de cette liste, l'Union cycliste internationale (UCI) a vivement réagi, déplorant d'abord que "ce document soit entré en possession de personnes extérieures alors que cette liste constitue un simple outil de  travail sur la base de laquelle ses services antidopage ont organisé leur activité pendant la course." Une enquête interne à l'UCI a d'ores et déjà débuté, enquête qui devrait déterminer comment une telle fuite d'un document confidentiel, réservé à l'UCI et aux experts indépendants de l'AMA (Agence mondiale  antidopage) présents sur la course, a pu se produire. "Une telle faille dans la confidentialité est très grave et l'UCI mettra tout en oeuvre pour en découvrir l'origine", a réagi l'UCI.

 

"Concernant le contenu du document, l'UCI souligne que sa valeur est liée à un contexte temporel bien précis et découle d'une évaluation sommaire des  résultats de ces contrôles. L'esprit et le but des commentaires inscrits dans ce document étaient d'éviter toute sous-évaluation de la situation, l'UCI ayant  pour préoccupation majeure de lutter contre toute forme éventuelle de dopage grâce notamment à son programme du passeport biologique", a ajouté l'instance internationale.

 

Source et date de l'article sport.francetv.fr   13.05.2011

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Publié dans : Cyclisme

http://www.sportbreizh.com/preview/543/w640m/Giunti.jpg

 

Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie

 

Le cycliste italien Massimo Giunti, 35ans, a été contrôlé positif à l’EPO le 23 février 2010 lors d’un test inopiné et ciblé. Des anomalies avaient été constatées sur son profil sanguin. Son directeur sportif, Gianni Savio, accuse le coup, parce qu’il avait fait subir( ?) à toute son équipe, en novembre lors d’un camp d’entraînement, une formation sur l’antidopage. Celle-ci avait duré une demi-journée. «On n’arrêtait pas de dire aux coureurs, surtout aux anciens, que le cyclisme avait changé » déclarait - il au journaliste de Cycling News. Massimo Giunti a été provisoirement suspendu et devra rembourser la valeur totale de son contrat à l’équipe, l’Androni Giacatolli, classée en continental pro de 2ème division.


Les programmes éducatifs peuvent-ils être une arme efficace dans la lutte contre le dopage dans le cyclisme ? L’UCI a élaboré récemment un éducatif appelé UCI academy, true champion or cheat et dont le but avoué est « l’éducation du cycliste et l’éradication du dopage dans le cyclisme ».Le cas de Giunti nous montre que les programmes de prévention pourraient ne pas avoir l’impact souhaité sur les mauvaises habitudes du cyclisme. De plus, comment l’UCI pourrait-elle être sûre que le cycliste ait réalisé lui-même les 8 modules de l’UCI academy ?


Une approche plus intéressante serait d’enseigner une éthique de l’humilité dans la performance, c'est-à-dire le fait d’accepter son niveau de performance, pas seulement au cycliste mais à tout l’encadrement de l’équipe. Yannick Talabardon, 28 ans, déclare à Jean-Louis Le Touzet, journaliste à Libération (09/03/2010) avoir le plaisir d’être un modeste coureur professionnel, mais qui progresse néanmoins.

 

Talabardon (de l’équipe bretonne Saur Sojasun) espère sa sélection pour le Tour de France. Il n’a pas fait une grande carrière et pourtant il ne sent « ni blasé ni abattu ».Son avis sur les autres coureurs français est intéressant : ceux-ci, d’après lui, ont intégré les logiques de la lutte antidopage et auraient donc abandonné l’idée de mener grand train. Le peloton français serait entré en « période de modestie », première prise de conscience pour évoluer vers un cyclisme sans dopage.

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie 

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Publié dans : Cyclisme

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Antidoping Suisse, l’agence nationale de lutte contre le dopage, a réalisé un nombre record de contrôles en 2010. Si la lutte contre les tricheurs reste un défi colossal, la Suisse se profile désormais comme un élève modèle. En matière de recherche et de prévention également.

Après une mise en route tardive et semée d’embûches, Antidoping Suisse, l’agence nationale de lutte contre le dopage, semble sur les bons rails. Lundi, elle a tenu à Berne la troisième conférence de presse de sa jeune histoire.
 
Dotée d’un budget d’un million de francs supplémentaires, finalement accordé par le Parlement après un premier refus en 2008, Antidoping Suisse a pu pour la première fois réaliser des tests sanguins en 2010.
 
«La mise en marche n’a pas été facile car il a fallu débaucher du personnel qualifié. Les contrôles de sang sont très coûteux et nécessitent une logistique totalement séparée des contrôles urinaires. Mais, au final, ce fut une réussite, puisque nous avons pu augmenter le nombre de contrôles de près de 50%», souligne Matthias Kamber, le directeur de l’agence.
 
Cet accroissement du nombre de contrôles coïncide paradoxalement avec une diminution de plus de moitié des cas positifs enregistrés. «Je n’ose pas pour autant affirmer que le sport suisse est devenu plus propre, mais je l’espère», nuance Matthias Kamber.
 
La nouvelle loi sur l’encouragement du sport, qui devrait entrer en vigueur en 2012, doit également participer au renforcement de la lutte antidopage. «Nous souhaitons ardemment que les deux Chambres arrivent à régler leurs divergences lors de la session d’été. Car cette loi nous permettra d’échanger nos informations avec les services de douane et de police et de mieux combattre le trafic», affirme Corinne Schmidhauser, présidente du conseil de fondation d’Antidoping Suisse.

La guerre à la nicotine

En matière de recherche, Antidoping Suisse peut s’appuyer sur un partenaire de choix: le laboratoire d’analyse du dopage de Lausanne (LAD). Parmi ses axes de recherche actuels, celui de l’utilisation de la nicotine dans le sport fait toujours figure de priorité. En cause, la consommation de snus, cette poudre à chiquer qui possède à la fois des propriétés stimulantes et relaxantes.
 
Le LAD a récemment analysé plus de 2000 échantillons provenant de 30 sports. Les résultats sont en cours de validation, mais les responsables du LAD font déjà part de leur inquiétude. «Nous avons constaté que la prise de nicotine parmi les sportifs était supérieure à la moyenne observée dans la population suisse (environ 25%). Le tabac fumé présentant des désagréments pour la pratique sportive, cela nous fait penser que la nicotine sous sa forme non fumée est largement utilisée, et pas seulement dans le hockey sur glace», affirme Norbert Baume, responsable opérationnel du laboratoire.
 
Hormis son effet stimulant proche de celui des amphétamines, le snus produit une addiction très rapide. Et ses effets sur la santé ne sont pas aussi inoffensifs que l’industrie du tabac le prétend, souligne Norbert Baume. «Nous souhaiterions inclure la nicotine sur la liste des substances interdites de l’AMA, du moins dans le cadre du ‘monitoring program’. Mais, tout comme pour le cannabis, il est très difficile de distinguer entre l’utilisation qui est faite à but récréatif ou au titre d’amélioration des performances», concède Norbert Baume.

La chasse aux plastifiants

Autre cheval de bataille du LAD, celui de la détection des plastifiants (phtalates) dans l’urine. Un sujet d’actualité brûlant, suite à la révélation de la présence de résidus tel qu’on les retrouve dans les poches en plastique pouvant servir aux transfusions sanguines dans les urines de l’Espagnol Alberto Contador lors du dernier Tour de France.
 
«Depuis environ un mois, nous sommes capables de détecter les phtalates dans l’urine. Ce n’est pas une preuve directe de dopage mais une information additionnelle en cas de suspicion. Ces plastifiants sont utilisés dans des seringues, des poches de transfusion mais aussi des emballages de nourriture et migrent facilement dans le sang. Nous avons besoin de procéder à des études plus approfondies pour affiner nos résultats», explique Norbert Baume.
 
L’amélioration du passeport biologique, «un produit maison», comme le rappelle Norbert Baume, ainsi que le développement d’un passeport stéroïdien et endocrinologique, qui doit permettre de mieux détecter la prise d’hormones de croissance, figurent parmi les autres priorités du LAD.

Un programme modèle

Si le resserrement des mailles du filet est nécessaire, le travail doit également se faire en amont. «Les contrôles constituent certes un pilier central de la lutte contre le dopage, mais il faut également mieux prévenir et éduquer», plaide Matthias Kamber. Parmi les actions entreprises, celle de Clean Water fait office de modèle. Mise en place conjointement avec la Fédération suisse de natation, le projet vise à accompagner un groupe de 7 à 8 nageurs jusqu’aux JO de Londres en 2012.
 
Des contrôles réguliers permettent d’établir des profils individuels (stéroïdiens et sanguins) qui attestent de la probité des athlètes. Un suivi serré qui aurait de multiples vertus, selon Martina Van Berkel, l’une des nageuses participant volontairement au programme: «Ces contrôles médicaux permettent de mieux connaître notre organisme et de détecter d’éventuelles irrégularités. De plus, ça permet de prouver à mes sponsors que je suis réellement propre».  
 
En comparaison internationale, la Suisse fait figure de pionnière: «Le passeport biologique (sanguin) n’est pas encore utilisé dans la natation et nous le regrettons. Nous sommes en avance sur la Fédération internationale, soutient Steffen Liess, chef des performances de la Fédération suisse. A moyen terme, ce projet-pilote doit devenir une évidence pour tous les athlètes de haut niveau».


Samuel Jaberg, swissinfo.ch

 

Source et date de l'article  20.04.2011  swissunfo.ch


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Publié dans : Lutte contre le dopage

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Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie


Si la transfusion sanguine homologue (donneur d’un même groupe) est détectable suite à la mise en évidence de variations concernant des antigènes sanguins, la TS autologue reste encore directement  indétectable en 2011.La méthode de mise en évidence indirecte de cette méthode de dopage constitue une petite avancée  et devrait rendre le dopage encore un peu plus difficile en 2011. La technique est basée sur le dosage des métabolites urinaires du di (2-éthylhexyl) phtalate ou DEHP et elle a été décrite en décembre 2010 dans la très sérieuse revue Analytical and Bioanalytical Chemistry (1), ce qui constitue une étape importante pour son utilisation par l’AMA. Chose intéressante, les phtalates alimentaires seraient différents de ceux utilisés dans le matériel médical. Le DEHP est un plastifiant utilisé pour assouplir le plastique des tubulures et des poches de sang : il diffuse dans le sang contenu dans la poche. La limite de détection est de 0,2 à 0,3 ng/ml et la limite de quantification est de 1 ng/ml.

 

L’étude a été réalisée sur un groupe contrôle représenté par 10 patients hospitalisés transfusés, 100 personnes sédentaires et 468 athlètes lors d’un contrôle antidopage : le taux des métabolites du DEHP n’était augmenté que chez les patients transfusés (et chez 3 coureurs cyclistes de la même équipe !).

 

Bien évidemment, l’étude ne nous dit pas à partir de quels  taux de plastifiants, l’athlète sera soupçonné d’être transfusé, ni les valeurs normales de ces taux dans une population non sportive car ces phtalates peuvent se retrouver dans l’organisme soit par ingestion, soit par inhalation. Dans l’affaire Contador, les journalistes du New York Times avaient écrit  que le laboratoire de Cologne avait retrouvé chez l’espagnol un taux de phtalates 8 fois supérieur au taux considéré comme normal. On peut supposer que cette affaire a accéléré la validation du test. Mais cette méthode de détection indirecte ne pourra pas être utilisée pour affirmer un dopage, par contre elle pourra être utile au Passeport Biologique® de l’athlète et permettra de mieux cibler les sportifs à contrôler dans le cadre d’un dépistage direct.


Quand la méthode sera officiellement validée, il reviendra alors à Contador de faire rechercher les phtalates dans ses échantillons des Grands Tours victorieux (TDF 2007, 2009, 2010, Giro 2008, Vuelta 2008) afin de couper court à toutes les rumeurs de transfusions. Il y a fort à parier que les partisans de la TS utiliseront dorénavant d’autres matériaux que le polyéthylène souple pour transporter leur sang : polycarbonates à base de bisphénol-A ou polyéthylène téréphtalate (Mylar®) des bouteilles d’eau gazeuse. Dans le Mylar®, le phtalate est davantage associé au plastique et migre moins dans l’organisme. Par contre, on les voit mal utiliser un autre modèle de tubulures souples ; les taux de phtalates engendrés par le passage du sang dans ces tubulures souples pourraient être abaissés, jusqu’à l’être sous les seuils de détection ?


(1)    Rapid determination of urinary di (2-ethylhexyl) phtalate metabolites based on liquid chromatography/ tandem mass spectrometry as a marker for blood transfusion in sports drug testing. Solymos, Guddat, Geyer, Flenker, Thomas, Segura, Ventura, Platen, Schulte-Mattler and M.Thevis et al. Analytical and Bioanalytical Chemistry, dec 2010.

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie 

 


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Publié dans : Etudes sur le dopage

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La lutte contre le dopage coûte chaque année environ 50 millions de dollars (35 millions d'euros) aux fédérations internationales des sports olympiques d'été, a indiqué mardi Denis Oswald, président de leur association (ASOIF) lors de son Assemblée générale, à Londres.

 

"Les 27 fédérations qui ont participé à notre sondage ont indiqué avoir dépensé 21,7 millions de dollars en 2009 mais une fédération très concernée n'a pas répondu et nous estimons sa part à environ 23 millions", a indiqué M. Oswald précisant que ce chiffre devait être multiplié par deux si l'on tenait compte des frais juridiques liés aux procédures.

 

Le président de la fédération internationale d'aviron a ajouté que le prix moyen de l'analyse d'un échantillon était de 825 dollars (580 euros) mais que la facture était très variable selon les laboratoires.


"Il faut étudier les raisons de ces différences et négocier avec les laboratoires afin de faire baisser les prix", a-t-il estimé, relevant également des différences de qualité entre les établissements.

 

"L'Agence mondiale antidopage (Ama) a récemment fait analyser une série d'échantillons de même origine dans deux laboratoires différents. Le premier a trouvé un échantillon positif, l'autre sept. C'est inquiétant. Il faut que tous les (échantillons d') athlètes soient traités par des laboratoires ultra-performants.

 

M. Oswald a également relevé le faible pourcentage de résultats positifs (0,95% des 173.000 échantillons relevant des fédérations de l'ASOIF) suspectant "que la véritable fréquence (des cas de dopage était) plus élevée."

 

Source et date de l'article  RTBF.be  05.04.2011

 

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Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie

 

A-t-on vécu la pire des situations dans l’histoire du dopage avec l’arrivée de l’EPO en 1988 et dont le test de détection ne fut mis au point que 12 ans plus tard ? A partir de 1990, plus le TDF grimpe, plus il va vite et Lance Armstrong détient la moyenne record de 41,654 km/h sur le TDF 2005.En athlétisme, les records masculins du 5000 m et du 10000 m explosent .Le rdm du 10000m avait gagné 23 sec en 20 ans (de 1973 à 1993).Puis de 1993 à 1996, il progresse de 29 sec : on a la même progression en 3 ans qu’en 20 ans ! Le rdm du 5000m gagne 20 sec en 10 ans de 1987 à 1997 ; le même gain avait demandé 17 ans de 1965 à 1982. Il est battu 6 fois entre 1990 et 2000, alors qu’après la mise au point  du test de l’EPO, il ne sera battu qu’une fois en 2004.On peut aussi s’étonner de la densité d’athlètes qui passent sous les 13 et 27 min sur ces distances. Sur marathon, pendant 20 ans, le rdm masculin se situe dans les 2h08.Carlos Lopes, issu du 10000m, fait 2h07.12 à Rotterdam en 1985.Puis, c’est la surprise Da Costa qui fait 2h06.05 à Berlin en 1998. Le record gagne  ensuite 2 minutes  en 10 ans. Certains spécialistes pensent qu’aucune grande performance n’a été réalisée sans l’aide de l’EPO pendant ces 10 années.

 

L’EPO pose de nombreux problèmes aux contrôleurs. C’est un produit à demi-vie courte (5h).Elle reste 24 h dans le sang et jusqu’à 4 jours dans l’urine. Il suffisait d’arrêter la cure quelques jours  avant la compétition pour garantir un contrôle négatif. Dans les années 2000, les critères de positivité de l’AMA ne concernaient que certaines EPO (EPREX®, NEORECORMON®…).Puis les EPO biosimilaires fabriquées par les laboratoires clandestins et par l’industrie pharmaceutique permirent d’échapper à la positivité du test. En accroissant la sensibilité des méthodes de détection et en choisissant de nouveaux critères d’interprétation des résultats, la lecture des résultats fut plus discriminante. Le problème de la détection des EPO biosimilaires n’existe plus actuellement : de nouveaux critères  de positivité (80% d’isoformes basiques) permettent de rendre un test positif. Par contre, les microdoses d’EPO posent toujours problème, de faibles doses de ce produit entraînant une positivité de moins de 24 H; mais il serait peut-être possible de déceler indirectement ce dopage avec le passeport sanguin en se basant sur la fluctuation de certains paramètres. Les grandes avancées par rapport à l’époque de l’interview de JPdM (1991) sont que l’AMA collabore maintenant étroitement dès les premières phases de développement des molécules avec les sociétés pharmaceutiques et que les échantillons peuvent être conservés et ré-analysés au fil des avancées scientifiques : le délai de prescription stipulé par le code mondial antidopage est de 8 ans, ce qui avait permis de coincer Bernard Kohl sur le TDF 2008 et Rachid Ramzi aux JO de Pékin.


Les échantillons prélevés à Vancouver devraient être testés à nouveau quand le test de détection de l’HEMATIDE® (peptide mimétique de l’EPO) sera validé. Fait inquiétant, ce peptide  aurait été utilisé dès 2006 sur le Giro et l’EPO  CERA (MIRCERA®) dès 2004 alors qu’elle n’a été commercialisée en Allemagne et en Autriche  qu’en 2007 et 2008 en France. En ce qui concerne la CERA, c’est très possible: début 2009, l’IAAF avait lancé une série de tests rétroactifs et la grecque Athanassia Tsoumeleka, championne olympique du 20 km marche à Athènes, était positive. On attend toujours les résultats des tests rétroactifs menés sur le Giro 2008.Ces contrôles rétroactifs sont une véritable bombe à retardement dont les effets seraient tellement dévastateurs pour l’économie du sport qu’on hésiterait peut-être à en rendre public les résultats. Mais ils permettent de révéler l’usage de médicaments détournés au stade de la recherche plusieurs années avant leur commercialisation. On peut craindre le détournement du SESTide (HEMOMER®), premier mimétique synthétique de l’EPO, des inhibiteurs de l’HIF-PH stimulant la sécrétion endogène de l’EPO (hypoxia- inducible factor-prolyl hydroxylase) dont le premier représentant est le FG-2216 (FIBROGEN).Administrable par la voie orale, cette petite molécule en essai de phase II en 2007 a causé la mort d’un patient par hépatite fulminante.


L’hormone de croissance (GH) est vraisemblablement essentiellement utilisée dans un but de récupération musculaire et de recharge en glycogène. Associée à l’insuline et aux stéroïdes anabolisants, elle devient un excellent anabolisant.


 Son test de dépistage  avait été annoncé opérationnel pour les JO d’Athènes 2004.Il était temps ! Pietro Mennea, champion olympique du 200 m en 1980 et recordman du monde en 1979 (19.72 s), avait avoué l’avoir utilisée. Et 12 ans après que Willy Voet, en route pour le départ du TDF, se soit fait arrêté avec une cargaison de produits dopants(dont de la GH), on apprend que Terry Newton, rugbyman anglais, est le premier sportif à être contrôlé positif à l’hormone de croissance lors d’un test inopiné le 24 novembre 2009.La mise au point de ce test avait été difficile car l’hormone est sécrétée par l’organisme et sa demi-vie est très courte (20 à 30 min).Le principe de la détection est basé sur l’absence d’un isoforme (20 kDa) dans l’hormone exogène ; malheureusement la fenêtre de détection est courte : 24 à 36 heures après la prise. Le test sanguin actuel (qui est en fait un double test afin d’étendre la fenêtre de détection) avait vu sa mise au point ralentie à cause de la faible quantité d’anticorps spécifique d’un isoforme (22kDa) disponible au stade de la recherche. La production de ces kits d’anticorps est maintenant passée à une échelle industrielle. Espérons que ce test fonctionnera dorénavant un peu mieux, sinon Terry Newton risquerait bien de rester longtemps le seul sportif positif à l’hormone de croissance !


L’IGF-1 (insuline growth factor-1) effecteur de la GH, reste indétectable de même que les IGF BP (binding proteins) et les sécrétagogues peptidiques de la GH.

L’insuline (hormone hypoglycémiante) permet d’augmenter le stock de glycogène hépatique et facilite le passage du glucose circulant dans les cellules. Elle permet donc d’augmenter la durée d’un effort musculaire et a un effet anabolisant. Les insulines humaines sont détectables en théorie, mais pas en pratique si on utilise des insulines rapides d’action brève.

Les corticoïdes sont devenus détectables en 1999(seuil à 30ng/ml, 2005) et l’ACTH l’est devenu en 2009.

Les stéroïdes anabolisants sont détectables depuis les JO de Montréal 1976 mais l’utilisation d’un mélange microdosé de 6 ou 7, permet de rester sous les seuils de détection. JPdM déclarait récemment que la lutte antidopage avait professionnalisé les tricheurs : les cinétiques d’élimination des produits sont étudiées et on a affaire dorénavant à un dopage  de pointe. Les « designer steroïds » (stéroïdes modifiés chimiquement pour être indétectables au contrôle) pourraient encore être utilisés : il n’y a vraisemblablement pas eu que l’affaire BALCO ; en 2002, la norboléthone (génabol)  avait été transformée en 7-déhydrogénabol par le chimiste Patrick Arnold que l’on retrouvera l’année suivante avec la THG. On commence à entendre parler des SARMs (modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes) dont le chef de file est l’Ostarine, indétectable actuellement.

La testostéronepose aussi problème lors du dépistage. Le diagnostic de la prise se fait dans une 1ère étape à partir du rapport testostérone/épitestostérone. L’épitestostérone n’est pas un anabolisant et sa quantité n’augmente pas avec la prise de testostérone. Le seuil de positivité est actuellement fixé à 4.Le rapport normal est de 1,25 pour les Caucasiens et de 0,5 pour les Asiatiques. Cette valeur seuil pose un problème parce que certains individus se situent naturellement au-delà, et surtout parce que des individus ayant une valeur normale pourront prendre de faibles doses de testostérone sans être déclarés positifs.

La prise de DHEA ou d’androstènedione peut modifier le rapport T/E et prendre un mélange de testostérone et d’épitestostérone permet de maintenir le rapport en dessous de 4.

Lorsque le rapport T/E est supérieur à 4 ou lorsque la concentration des 2 substances est supérieure à 200 ng/ml, on pratique l’IRMS (spectrographie de masse de rapport isotopique du carbone) .On calcule le rapport ¹³C/¹²C. Les stéroïdes endogènes sont plus riches en ¹³C. La fenêtre de détection de l’IRMS peut être de l’ordre de 24 H seulement, si la testostérone est prise à relativement faible dose et par voie orale.

Le Pr Ronald Evans, qui a remis au goût du jour un produit cinquantenaire, l’AICAR ou GW 1516  , se rapproche  de l’AMA pour élaborer un test de dépistage de ce produit. C’est un agoniste des PPAR-Ý qui facilite l’utilisation des acides gras. Il pourrait déjà être utilisé dans les épreuves d’endurance.


Des produits n’ont pas tenu leurs promesses. Ce sont les perfluorocarbones (PFC) dont on soupçonna l’usage par le suisse Mauro Gianetti au Tour de Romandie 1998. Cela lui avait valu 15 jours d’hôpital avec insuffisance rénale et hépatique .La détection de ces PFC serait très facile dans l’air expiré. Mais les recherches continuent avec l’OXYGENT® en 2008.Ce sont aussi les substituts sanguins (HEMASSIST®, HEMOPURE®) à base d’hémoglobine d’origine humaine, bovine ou génétique. Ils ne procureraient pas d’avantage sur la performance par rapport à une solution de remplissage. L’hémoglobine est toxique (provoque une vasoconstriction) et elle doit être modifiée. Le risque d’infarctus  est multiplié par 2,7 et la mortalité augmente de 30%.Leur intérêt dans le domaine sportif a bien baissé. Et c’est également le RSR-13 : c’est un modificateur allostérique de l’hémoglobine. Il augmente le relarguage de l’oxygène par l’hémoglobine en agissant sur sa courbe de dissociation ; il diminue l’affinité de l’hémoglobine  pour l’oxygène. Il avait été testé dans le traitement anticancéreux pour augmenter l’oxygénation de la tumeur et la rendre plus sensible à la radiothérapie. Le RSR-13 aurait été utilisé sur le Giro 2001 et a été détectable dès cette année-là (limite de détection : 2ng/ml).Il a vite été abandonné dans les deux domaines, car dangereux sans  supplémentation en O² et d’une efficacité de moins d’une heure.


L’avancée la plus marquante dans la lutte antidopage reste donc le passeport sanguin qui va être vraisemblablement adopté par un nombre croissant de fédérations internationales ( FIS, IBU biathlon, ISU patinage, UCI, IAAF).Alain Garnier , directeur médical de l’AMA, citait : « Il s’agit de passer du contrôle radar, dont l’emplacement est souvent connu, à un enregistreur embarqué mesurant la vitesse en permanence ».5 dosages successifs chez un même sportif permettent de dresser sa carte d’identité hématologique. L’UCI est la première à l’utiliser. Elle abandonne donc l’hématocrite à 50% pour tous les coureurs, taux arbitrairement adopté en 1997 et qui avait contribué  à la croyance parmi le peloton d’un dopage autorisé dans certaines limites. L’UCI supprime aussi sa dispense aux 6% de coureurs qui avaient naturellement un Htc supérieur à 50%.Tous les paramètres sont reconsidérés dans l’ensemble du passeport sanguin, beaucoup plus contraignant qu’un suivi biologique. Dans ce dernier cas, les fédérations exigent de faire pratiquer l’analyse sanguine dans les 4 à 6 semaines suivant notification, ce qui laisse tout le temps aux paramètres de revenir à la normale. Dans le cas du passeport sanguin, l’analyse doit être faite sous 48 heures dans l’un des 6 laboratoires agréés et où les conditions d’analyse sont très strictes. La variation des paramètres doit être supérieure à 10% pour être jugée anormale. Le problème actuel est que lors de la réinfusion de 0,8 l de globules rouges, la variation de l’Hct  et du taux d’hémoglobine est inférieure à 10% dès le 3ème jour. D’où le dosage prochain de la masse  d’hémoglobine. Celui-ci ne peut pas être réalisé en routine actuellement car il nécessite de respirer une petite quantité de monoxyde de carbone (CO), ce que n’autorise pas le Comité d’Ethique.


L’utilisation de ce dosage dans les tests de routine apparaît urgente car les nouveaux agents stimulants de l’érythropoïèse (au nombre de 150 ?) restent indétectables pour la plupart. Augmenter la masse de l’hémoglobine est le résultat final de tout dopage sanguin. Elle n’est pas modifiée par l’hémodilution ou par l’hémoconcentration, comme l’Hct ou le taux d’hémoglobine. Mais le dosage nécessite de respirer 50 à 100 ml de CO (le corps humain en produit naturellement 30 ml/j).La quantité d’Hb-CO (carboxyhémoglobine) formée est de 5%, à la limite d’effets indésirables comme des maux de tête. Si le VO²max diminue de 3 à 4 % après ce test, on sait aussi qu’il diminue de 6% après avoir fumé une cigarette ! L’Hb-CO revient à son niveau initial 8 à 10 H après le test (le temps de demi-vie de l’Hb-CO est de 2 H).Ce test peut être réalisé 12 H avant une épreuve. Si, dans l’industrie, la médecine du travail autorise des taux d’Hb-CO dans les ambiances de travail, bien supérieurs à ceux que produit le test, celui-ci ne peut malheureusement pas encore être réalisé dans la lutte antidopage.


En 1991, JPdM déclarait : «En vérité,  il y a peu de nouveaux produits ».C’est toujours un peu vrai. On nous parle du dopage génétique, de l’athlète génétiquement modifié .Or cette méthode n’est pas encore maîtrisée. On assiste encore à un dopage classique tel qu’il existe depuis toujours. Ce n’est pas parce que l’EPO est fabriquée par génie génétique que le dopage à l’EPO est génétique. Ce n’est pas parce que l’on agit sur les facteurs de transcription de certains gènes (les PPAR) que le dopage sera génétique : dans ce cas, des médicaments banaux doivent être avalés. Le dopage actuel consiste encore à administrer des médicaments qui produisent un effet. Ce sont les effets indésirables et les doses qui sont de mieux en mieux maîtrisés. On a connu beaucoup plus rapidement les dangers de l’EPO que ceux des amphétamines mais les risques cancérigènes à long terme sont présents pour de nombreux dopants utilisés actuellement. En 2010, l’EPO entame sa 22ème année de carrière ; on voit arriver de nouvelles classes de dopants. Comme JPdM, on pourrait presque déclarer : cela fait plus de 20 ans et on en est toujours aux mêmes produits !

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie 


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