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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

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5  personne(s) sur ce blog

 

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Cyclisme

Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 10:39

Le coureur français Aurélien Duval (Française des Jeux) a fait l'objet début octobre d'un contrôle antidopage positif (stimulant), a annoncé vendredi l'Union cycliste internationale (UCI).

Duval, qui a le droit de demander une contre-analyse, a été suspendu à titre provisoire dans l'attente d'une procédure ouverte par sa fédération nationale, a précisé l'UCI.

La substance en cause (norfenfluramine) est un stimulant, interdit seulement en compétition. Son effet anorexigène est recherché dans un but d'amaigrissement (coupe-faim).

"Comme on le savait, on n'est jamais à l'abri d'un incident de parcours", a déclaré à l'AFP Marc Madiot, manageur général de sa formation.

"Nous appliquerons les règles", a-t-il ajouté à propos de son coureur, qui encourt un éventuel licenciement. "Il est suspendu et on attend maintenant le déroulé de la procédure. Les coureurs sont prévenus, ils connaissent les conséquences de leurs actes".

Le Champenois, qui est âgé de 21 ans, s'est surtout fait connaître dans le cyclo-cross. Il a intégré la Française des Jeux à l'été 2008 en tant que stagiaire avant d'être titularisé cette année.

Le cas Bastianelli


Aurélien Duval a décroché la médaille d'argent de la course espoirs dans les Championnats du monde de cyclo-cross 2008. Il a aussi gagné deux titres nationaux dans cette discipline, en juniors et en espoirs.

Cette saison, le Français a été longtemps indisponible à cause d'une distension des ligaments. Il a surtout couru dans la seconde partie de saison et a participé samedi au Tour de Lombardie, sans terminer l'épreuve.

Duval a été contrôlé le 1er octobre à l'occasion du Circuit franco-belge.

Une cycliste italienne a récemment été suspendue deux ans pour avoir utilisé un produit à visée d'amaigrissement.

Marta Bastianelli, à l'époque championne du monde sur route, a été contrôlée positive en juillet 2008 à un stimulant et a écopé pour finir, après recours de l'UCI devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), d'une suspension jusqu'en juillet 2010.

L'Italienne avait argué qu'elle avait été trompée par son pharmacien, qui lui avait préparé un mélange d'herbes drainantes pour maigrir. Mais le TAS a estimé que le contrôle positif était "imputable à une faute et à une négligence de sa part".

Source et date de l'article Sport.fr  23.10.09
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 10:26

Mercredi, la Fédération portugaise a annoncé que Marcos Maynar, médecin espagnol de l'ancienne équipe portugaise LA-MSS, a été suspendu pour une durée de dix ans. 


Plusieurs membres de l'équipe portugaise LA-MSS, exclue des pelotons l'année dernière pour dopage, ont été sanctionnés mercredi par la Fédération portugaise. Ainsi, son ancien médecin espagnol Marcos Maynar ne pourra exercer dans le vélo pendant dix ans. « Le médecin Marcos Marino Maynar (a été condamné) à une peine de suspension de toute activité médico-sportive pour une période de dix ans, pour avoir prescrit et ou fourni des substances prohibées et masquantes à certains cyclistes de l'équipe LA-MSS pendant la saison 2008 », indique le communiqué diffusé mercredi par la Fédération portugaise.


Par ailleurs, plusieurs coureurs portugais de cette formation (Pedro Cardoso, Alfonso Azevedo, Rogério Batista et Claudio Faria) ont écopé de suspensions allant de un an et deux mois à deux ans.

 

J-M.D (Rédaction Sport365.fr)

Source et date de l'article  Sport365.fr  22.10.09
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 10:08

La scène se déroule vendredi 11 septembre, non loin de la Suisse, sur un rond-point de Saint-Sauveur, en Franche-Comté. Deux 4 × 4 aux plaques d'immatriculation étrangères - l'une ukrainienne, l'autre espagnole - sont arrêtées par les douanes. Banal contrôle routier ? Certainement, sauf que les agents vont découvrir dans des sacs plastiques une "petite pharmacie" composée de 196 éléments, dont des seringues et des cathéters. Mais également des médicaments, des produits dopants - de l'actovegin, de l'érythropoïétine (EPO), de la somatropine, une hormone de croissance...


 

Ces voitures appartiennent à un kinésithérapeute et au père d'un coureur de l'équipe d'Ukraine qui participe au Tour de l'avenir, une compétition de cyclistes de moins de 23 ans - les futurs espoirs du vélo - qui s'est déroulée du 5 au 13 septembre. Interpellés et placés en garde à vue, ils sont mis en examen pour "détention et usage de substances interdites aux fins de dopage "... Trois jeunes de l'équipe ukrainienne (sur six) sont eux aussi mis en examen.

Ces jeunes-là, tous nés en 1987, - la justice n'a pas révélé leurs noms - reconnaissent plus ou moins les faits, assurent aux enquêteurs qu'ils ont des certificats médicaux pour justifier leur attirail retrouvé dans leurs valises placées dans le coffre des 4 × 4. Des certificats restés... au pays.


L'un d'entre eux, un étudiant qui réside en Espagne, va finalement tout expliquer. Il dit avoir acheté de l'actovegin à un pharmacien en Ukraine qu'il prenait sous la forme de comprimé. "Je devais me servir de ces seringues pour utiliser un produit interdit, du GMH (une hormone de croissance)", explique-t-il. Et pourquoi est-ce interdit ? "Je ne sais pas", lâche le coureur. Pourquoi l'utiliser ? Pour favoriser la récupération. "J'achète des produits par rapport à ce que j'entends (...) et avec l'argent de mes parents", ajoute-t-il.


Une autre seringue, bleue et plus grande que les autres, lui sert à diviser la somatropine pour en faire deux doses. "Je me dopais car je voulais obtenir de meilleurs résultats pour intégrer une équipe professionnelle et ainsi avoir de l'argent", raconte-t-il, naïvement. Pourtant, il est déjà pro : "On aspire toujours à être meilleur et à gagner un peu plus d'argent."


Le jeune homme a commencé à se doper l'an dernier : "J'ai toujours pris de la somatropine, de la GMH et de l'EPO recombinante." Les enquêteurs lui demandent comment il se les est procurées ; ses explications pourraient permettre à la justice française de remonter la filière d'approvisionnement et le nom d'éventuels fournisseurs.


L'Ukrainien raconte que son dernier "shoot" de somatropine remonte au 10 septembre "Quant au GMH, je ne sais plus si c'est la troisième ou quatrième étape", lance-t-il. Des produits qu'ils s'injectent la nuit à l'hôtel, dans la salle de bains.

Il assure n'avoir jamais été positif à un contrôle antidopage. "Je sais qu'on n'est pas positif à l'EPO si on se l'administre dix jours avant le début de la compétition, assure-t-il. La GMH, je sais qu'elle n'est pas détectable, la somatropine, oui."

 

Mustapha Kessous

 

Source et date de l'article LeMonde.fr  21.09.09

 






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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:57

L'information était passée presque inaperçue en septembre dernier. La mise en examen sur la route du Tour de l'Avenir, à Besançon, de trois coureurs de l'équipe nationale d'Ukraine, ayant avoué avoir eu recours à des transfusions sanguines, pour "détention et usage de substances interdites aux fins de dopage", ainsi que celle de plusieurs membres de l'encadrement s'était ajouté à la longue litanie des dérapages liés au fléau du dopage.


Mais pour l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), cet épisode, survenu suite à un banal contrôle de routine de la douane dans le cadre d'une épreuve internationale, donc sur laquelle l'Union cycliste internationale (UCI) était souveraine en matière de contrôles antidopage, est tout bonnement alarmant sur les pratiques en vogue chez de jeunes coureurs de moins de 23 ans. "Je trouve inadmissible que dans le Tour de l'avenir, la douane judiciaire saisisse autant de seringues dans une équipe de jeunes sportifs de 20 ans, regrettait ainsi mercredi, lors d'une conférence de presse, Pierre Bordry, le président de l'AFLD. Le procureur de la République de Beançon s'est fait photographié avec un maximum de seringues. Quand on trouve des choses comme ça dans une compétition organisée par l'UCI, on s'interroge... Comment peut-on se promener dans une compétition internationale avec de tels matériels et de tels produits ?" La question est posée...

Source et date de l'article ouest-france.fr  7.10.09

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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 08:04

L'équipe Astana a bénéficié d'un traitement privilégié de la part des officiels de l'UCI ." Telle est la conclusion que tire l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) dans un rapport qu'elle vient d'établir sur le déroulement des contrôles lors du
Tour de France 2009 et dont Le Monde a eu connaissance.

Il a été envoyé lundi 5 octobre à l'UCI et à l'Agence mondiale antidopage (AMA), aux ministres de la santé et des sports, Roselyne Bachelot et Rama Yade, ainsi qu'à Amaury Sport Organisation (ASO), le propriétaire de la Grande Boucle. Ce document de dix pages, réalisé notamment à partir des journaux de bord scrupuleusement tenus par les deux médecins missionnés par l'AFLD pour réaliser les prélèvements urinaires et sanguins pendant l'épreuve, est accablant pour l'UCI, l'organisation responsable des contrôles sur le Tour 2009 qui, contrairement aux éditions précédentes, n'a été entaché d'aucun cas positif.

ASTANA ÉPARGNÉE


"Toujours les contrôles les plus tardifs le matin, délais pour se présenter au préleveur" : le rapport détaille le régime de faveur dont a bénéficié, selon l'AFLD, l'équipe de Lance Armstrong et du vainqueur Alberto Contador pendant le Tour. Les médecins de l'AFLD notent ainsi que le 11 juillet, au matin, dans l'hôtel de l'équipe Astana, l'obligation de se présenter immédiatement pour procéder aux prélèvements n'a pas été respectée à la suite de l'intervention des inspecteurs de l'UCI qui avaient, de surcroît, refusé la présence des escortes de l'AFLD, pourtant obligatoire afin de veiller à ce que les coureurs ne se livrent à aucune manipulation entre la notification de leur contrôle et le prélèvement.

Les coureurs ont bénéficié d'un délai d'au moins 45 minutes : "Une telle tolérance accordée sans véritable justification (…) ne permet pas, en l'absence d'escortes, de s'assurer de la parfaite régularité de la procédure, notamment qu'aucune manipulation n'est effectuée", pointe le rapport. L'AFLD déplore en outre que les prélèvements sanguins prévus sur des coureurs de la formation kazakhe n'aient pu être réalisés le 25 juillet, car le temps de transport jusqu'à leur hôtel (environ 60km) avait été sous-estimé par les inspecteurs de l'UCI.

L'agence souligne également que l'UCI a bien transmis des informations sur la localisation des équipes lors de la préparation d'avant Tour afin de pouvoir diligenter des contrôles… à l'exception d'Astana. "Une rétention d'information qui ne va pas dans le sens de la lutte contre le dopage", commente l'AFLD.

Concernant Lance Armstrong, le rapport révèle par ailleurs que le 24juillet un photographe, sans autorisation, a pris des clichés pendant le contrôle du septuple vainqueur du Tour dans sa chambre d'hôtel, "au risque d'invalider la procédure".

 

DES CONTRÔLES PAS VRAIMENT INOPINÉS


Selon l'AFLD, les inspecteurs de l'UCI n'ont pas pris toutes les précautions pour préserver la confidentialité des contrôles, notamment pour ceux réalisés dans les hôtels des coureurs avant ou après la course. "Il n'est en effet pas très professionnel d'échanger à [très] haute voix sur ces sujets dans une salle de restauration où sont présents des coureurs, notamment la veille d'un contrôle comme ce fut le cas à Barcelone le 7 juillet au soir", note le rapport.

La publication du nom des coureurs désignés pour les contrôles a souvent été effectuée 30 minutes avant l'arrivée, déplore également l'AFLD. Un laps de temps trop important qui peut, selon l'agence, donner la possibilité aux directeurs sportifs d'avertir les coureurs via les oreillettes et "favoriser ainsi des manipulations sur les paramètres des échantillons devant être prélevés". D'autant que le rapport note que les vainqueurs d'étapes et les coureurs en tête des différents classements se présentaient régulièrement une heure voire 1 h 30 après l'arrivée. Lors du contre-la-montre par équipes du 7 juillet, un coureur s'est même vu remettre sa notification de contrôle par son directeur sportif avant le départ !

 

UNE CONSERVATION ARTISANALE DES ÉCHANTILLONS


Les médecins de l'AFLD déplorent qu'aucun matériel de type glacière permettant de conserver et de transporter les échantillons à une température garantissant leur intégrité (4°C) n'ait été mis à leur disposition par l'UCI. Des échantillons urinaires et surtout sanguins ont ainsi parfois été stockés plusieurs heures dans le coffre de véhicules exposés au soleil sur un parking avant d'être transportés au laboratoire sans protection, pointe le rapport qui prend l'exemple de ceux de l'équipe Milram, le 12 juillet. "Un manquement grave aux règles de bonne conservation des échantillons qui auront à n'en pas douter pour conséquence de rendre difficile des analyses en raison de leur détérioration", commente l'AFLD.

L'AFLD relève enfin que les inspecteurs de l'UCI ont qualifié, à tort, de "contrôles hors compétition" ceux pratiqués le matin ou le soir dans les hôtels. "Cette erreur est bien entendu lourde de conséquence", juge l'autorité antidopage française, car la liste des substances interdites "hors compétition" est beaucoup plus restreinte que celle des produits prohibés "en compétition" et exclue ainsi de fait la recherche des stimulants ou des corticoïdes.

 

Stéphane Mandard

Autre article sur le même sujet

Source et date de l'article  LeMonde.fr  5.10.2009
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 18:53


LISBONNE — Le coureur cycliste portugais Nuno Ribeiro, vainqueur du récent Tour du Portugal, et deux de ses coéquipiers espagnols ont été contrôlés positifs à l'EPO Cera avant l'épreuve, a annoncé vendredi dans un communiqué l'assureur Liberty Seguros, parraineur de l'équipe.


L'assureur a décidé de retirer immédiatement son soutien à cette équipe continentale à la suite de ces cas de dopage, touchant Ribeiro, et les Espagnols Hector Guerra et Isidro Nozal.


L'Union cycliste internationale (UCI) a précisé que les trois coureurs, contrôlés positifs lors de tests inopinés diligentés par l'UCI le 3 août, trois jours avant l'épreuve, ont été suspendus à titre provisoire en attendant leur comparution devant leur fédération nationale respective, chargée de fixer leur sanction.


Guerra et Ribeiro manqueront donc les Mondiaux sur route à Mendrisio, en Suisse, la semaine prochaine, pour lesquels ils étaient sélectionnés. L'Espagnol sera remplacé par le coureur de Fuji Juan José Cobo au contre-la-montre.

Ribeiro, 32 ans, qui avait déjà gagné le Tour du Portugal en 2003, devrait être déchu de son titre au profit de l'Espagnol David Blanco, déjà sacré en 2008.


Le Cera, l'EPO à la mode l'an dernier sur le Tour de France, n'a pas disparu du peloton malgré la mise au point d'un test de détection qui avait permis de débusquer quatre tricheurs de la Grande Boucle 2008. Déjà, l'Italien Danilo Di Luca, deuxième du Tour d'Italie 2009, avait été contrôlé positif deux fois sur le Giro à cette EPO, dont les effets se font sentir près d'un mois à partir d'une seule injection.


Poutant, l'UCI avait fait procéder l'an dernier à de nouvelles analyses sur les échantillons du Tour du Portugal à la suite du nouveau test de détection du Cera.


Le directeur du Tour du Portugal, Joaquim Gomes, a déclaré vendredi à la presse éprouver un "sentiment étrange, fait de tristesse et de déception (...) mais aussi de satisfaction de voir la lutte antidopage prendre l'avantage sur les fraudeurs". En 2008, un autre scandale avait frappé la meilleure équipe portugaise, la LA-MSS, accusée de "dopage organisé" et interdite de départ de la "Volta" 2008.

 

Source et date de l'article Google.com  18.09.09

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 08:15


DOPAGE - L'hématologue français, spécialiste du dopage, se dit aussi interpellé par les paramètres de l'Américain...

Il a suffi de l’intervention d’un hématologue sur une radio danoise pour réveiller les soupçons. En analysant les paramètres sanguins de Lance Armstrong lors du dernier Tour de France (publiés sur le site de son association), Jakob Mörkebjerg a évoqué un possible dopage sanguin de la part de celui qui a pris la 3e place de l’épreuve. Gérard Dine, professeur de biotechnologies à l'école Centrale de Paris et hématologue au CHU de Troyes préfère lui évoquer une «anomalie curieuse»…

Les données sanguines de Lance Armstrong vous paraissent-elles également suspectes?

C’est difficile parce qu’il s’agit d’interprétations de résultats. La seule chose qu’on puisse dire, c’est que les résultats peuvent apparaître comme curieux. Mais pour aller plus loin, il faut en savoir plus sur le moment et les conditions de prélèvement. Ce sont des informations très importantes par rapport à la variation des données. Les résultats peuvent varier et on peut passer d’une situation de suspicion à une situation où on ne verrait pas forcément grand-chose.

Les paramètres sanguins auraient-ils dû forcément diminuer pendant le Tour de France comme l'affirme votre collègue danois?

Normalement, physiologiquement, l’hématocrite et le taux d’hémoglobine baissent pendant les trois semaines du Tour de France. C’est une baisse progressive. L’exemple absolu d’intervention par rapport à cela, c’est Rumsas. Il avait un hématocrite qui avait augmenté pendant le Tour. De 41% à 48% ce qui n’est pas physiologiquement normal. C’est pour cela qu’un contrôle ciblé avait été diligenté à la journée de repos. Mais il avait été négatif car il avait utilisé une EPO indétectable. Il n’a été coincé que plus tard lorsque sa femme a été arrêtée par la douane.

Donc comment expliquez- vous l’augmentation des données d’Armstrong?

Si ces valeurs augmentent, c’est qu’il y a un problème médical, comme une déshydratation ou un problème rénal. Une perte importante de liquide par voix urinaire ou digestive. Il y a moins de liquide dans le sang et comme c’est un problème de proportions, il y a plus de globules rouges. C’est comme des petites billes dans un liquide si vous voulez.  Sinon, il peut y avoir une suspicion de manipulation qui maintient artificiellement le taux de globules rouges. Soit transfusion sanguine, soit utilisation d’une EPO indétectable.

Cette augmentation peut-elle être une preuve de dopage?


Non, non ce n’est pas une preuve. C’est une anomalie curieuse qui est difficilement explicable d’un point de vue physiologique, chez un individu normal. Cela peut créer la suspicion. Il faut pouvoir l’expliquer.

Certains reprochent à l’hématologue danois d’avoir juste voulu attirer l’attention sur lui…

C’est un hématologue compétent. L’école danoise d’hématologie est très bonne. Elle a travaille depuis longtemps sur ce problème de dopage à l’EPO et des paramètres biologiques de l’EPO. Dès 2003, un Danois avait montré que dans des disciplines comme le ski de fond, on trouvait des données hématologiques inversement proportionnelle au classement de la Coupe du monde. Les collègues danois sont très compétents là-dessus.
 
Propos recueillis par Romain Scotto

Source et date de l'article 20minutes.fr  4.09.09
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 11:16

Berne
| De nouveaux soupçons de dopage pèsent sur Lance Armstrong. Le réputé hématologue danois Jakob Mörkebjerg juge "anormales" les valeurs sanguines affichées par le septuple vainqueur du Tour de France lors de la Grande Boucle 2009, évoquant un possible dopage sanguin de la part du texan.

De nouveaux soupçons de dopage pèsent sur Lance Armstrong. Le réputé hématologue danois Jakob Mörkebjerg juge "anormales" les valeurs sanguines affichées par le septuple vainqueur du Tour de France lors de la Grande Boucle 2009, évoquant un possible dopage sanguin de la part du texan.


Les valeurs des globules rouges, de l'hématocrite et du taux d'hémoglobine sont restées constantes tout au long de l'épreuve, ce qui est suspect. "Nous savons que les valeurs sanguines baissent fortement en cas d'effort prolongé, comme lors d'un Tour de France, a expliqué le Dr Mörkebjerg à la radio danoise DR. Il n'y a pas de preuve de dopage sanguin, mais ce pourrait être une explication. Tout comme une diarrhée ou une déshydratation."


Lance Armstrong, qui n'a jamais été convaincu de dopage malgré de nombreux soupçons, publie ses valeurs sanguines sur le site internet de son association de lutte contre le cancer. Pendant le Tour d'Italie, elles n'avaient pas cessé de baisser tout au long des trois semaines de course. "Mais ce n'était pas le cas lors du Tour de France", a conclu Jakob Mörkebjerg, qui travaille au sein de la Clinique universitaire Bispebjerg de Copenhague.

 

Source et date de l'article  TDG.ch  03.09.09

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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 16:57

David Walsh, l'un des plus farouches opposants au dopage et auteur de l'ouvrage polémique sur Lance Armstrong LA Confidentiel (1), étudie à la loupe l'évolution des mentalités dans le cyclisme. Le journaliste, interrogé sur Cyclingnews, livre un diagnostic peu glorieux et regrette l'attitude contradictoire de Pat McQuaid, le mutisme de Contador et le retour de Vinokourov.

Le Tour de France a traversé l'été sans grande turbulence. Mis à part le contrôle positif de l'Espagnol Mikel Astarloza, aucune autre affaire de dopage n'est venue éclabousser la Grande Boucle comme cela avait été le cas les années précédentes. Dans cet environnement apparemment sain, David Walsh, rédacteur en chef du service des sports du quotidien anglais Sunday Times, reste toutefois sur ses gardes. Interrogé par Cyclingnews, le journaliste, qui a fait de la lutte contre le dopage l'un de ses crédos, affirme que les mentalités n'ont pas évolué dans le bon sens même s'il note des améliorations. De McQuaid à Contador en passant par Vinokourov et le passeport biologique, tous ont selon lui leurs parts de responsabilité.

L'auteur de l'ouvrage polémique sur Lance Armstrong LA Confidentiel estime que les tricheurs organisés demeurent toujours hors de portée des instances dirigeantes. Pour lui, le passeport biologique, base de données sanguines des coureurs, imposé dans les pelotons depuis 2008, "semble être une bonne idée" même s'il pense que "ce système ne permet pas d'attraper les plus malins": "La seule preuve que nous avons est que les premiers des principales courses sont le plus souvent contrôlés." Or, pour le moment, seul Danilo Di Luca, contrôlé positif à l'EPO Cera lors du dernier Giro, a été pris par la patrouille. Les résultats des tests rétroactifs réalisés par l'AFLD et attendus à l'automne prochain pourraient jeter l'opprobre sur de nombreux leaders.

"Nous voulons un vrai vainqueur, pour lequel il n'y a aucun doute"

Ces tests rétroactifs, désormais plus que souhaités, ont eu du mal à s'imposer aux yeux de tous, notamment pour Pat McQuaid, président de l'Union Cycliste Internationale, réticent à l'idée de réanalyser les échantillons a posteriori avant de les réclamer ces dernières semaines. "Il disait que c'était une mauvaise idée. Comment se fait-il que son point de vue change en l'espace de quelques mois ? Il y a sans aucun doute des pressions et c'est politiquement correct maintenant de demander à réanalyser les échantillons. Cela montre que dans les hautes sphères du cyclisme, c'est un jeu politique, sans intégrité", lâche Walsh. Pour le journaliste, le rôle joué par l'UCI n'est pas assez clair: "L'UCI devrait dire une bonne fois pour toutes aux coureurs: 'Vous ne vous en tirerez pas comme ça. Nous étudions votre cas. Si nous avons la preuve que vous avez eu recours à des produits dopants, nous allons procéder à des tests rétroactifs.'"

Les coureurs en prennent aussi pour leur grade. Alexandre Vinokourov, de retour à la compétition après deux années de suspension pour transfusion sanguine homologue sur le Tour de France 2007, est qualifié de "pion qui n'a pas changé de mentalité". Alberto Contador, récent vainqueur de sa deuxième Grande Boucle, déclenche chez Walsh une réaction de dépit: "Nous voulons un vrai vainqueur, pour lequel il n'y a aucun doute. Tout le monde l'espère. Si l'implication de Contador dans l'Affaire Puerto est définitivement écartée, que l'on trouve qui est précisément AC (2) et ce qu'il faisait, je serai bien plus heureux. J'ai toujours été malheureux quand les choses ne sont pas claires et son implication présumée n'a jamais été éclaircie."

Walsh raconte également une anecdote au sujet de l'Espagnol: "Lors du Tour de France, un journaliste lui a posé une question sur sa VO² max (3) et il n'a pas répondu. Je me suis dit pourquoi ? Pourquoi refuse-t-il de répondre à une question comme celle-là ? De nombreux fans du cyclisme aimeraient le savoir." Avant de tirer une conclusion lapidaire en faisant référence à Antoine Vayer, ancien coach de la Festina qui analyse aujourd'hui les données sur les ascensions dans les Grands Tours et la puissance des coureurs: "Il s'est penché sur la vitesse pure, la vitesse dans les ascensions et il a dit: 'Désolé, ce sport n'a pas vraiment évolué'. Je suis sûr que le cyclisme a évolué mais pas de la façon que nous souhaitons."


(1): LA Confidentiel, David Walsh et Pierre Ballester, Points, 2006.
(2): AC sont des initiales retrouvées sur des poches de sangs saisies lors de l'Affaire Puerto à Madrid en juin 2006. Alberto Contador a été blanchi.
(3): La VO² max est le volume maximum d'oxygène que le corps peut gérer.

Source et date de l'article Sports.fr  12.08.09
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 19:35

C'est chaque fois la même chose : on nous promet un Tour du renouveau, mais ce n'est que le dopage qui évolue, et non son absence. Contador ou pas, rien n'y fait : les règles du jeu ont depuis longtemps déserté le cyclisme.

Le scandale du Tour, c'est le scandale de L'Equipe. Le quotidien sportif est devenu l'organe officiel de la petite reine, une sorte de Pravda du deux roues, qui, mordicus, année après année, révélations après révélations, morts suspectes après morts suspectes s'échine à nous faire passer une des épreuves les plus frelatées du sport international pour un défilé de super héros dopés juste à l'envie de se dépasser. Cette année encore, malgré le retour de l'ex futur meilleur ennemi du quotidien propriété de la société co-organisatrice, malgré donc le retour du texan bionique Lance Armstrong, surdopé depuis son petit cancer initiatique, malgré donc le retour de celui que L'Equipe avait accusé de mensonge il y a quelques années de cela, eh bien les journalistes de ce beau journal en couleur n'en démordait pas, et nous ont présenté l'édition 2009 avec des oiseaux dans la voix et plus d'emphase encore si c'est possible que le plus ringard des journalistes de Stade 2, pourtant indépassables en terme de mièvreries angéliques servies à la louche de l'audimat des ménagères de plus de 50 neurones.


L'Equipe se comporte comme l'avocat du diable, quelque part, mais avec la morgue de ceux qui, pétris de mauvaise foi, n'ont de cesse de donner des leçons de morale au monde entier. On ne doute pas un instant que, si Contador tombe demain pour dopage, les colonnes du quotidien sportif seront les plus virulentes à dénoncer la supercherie et à réclamer toujours plus de contrôle et de lucidité. On se fout du monde, et L'Equipe en fait sa devise : prendre ses lecteurs pour des abrutis, le mot est faible.


Alberto Contador avait déjà gagné par défaut un tour de dopés, le vainqueur d'alors ayant été déclassé, avant celui de cette année. Cette année, il a pédalé plus vite que tout le monde, tellement plus vite que, s'il n'avait pas été freiné par des querelles intestines au sein de sa formation qui n'avait pour unique objectif que de faire triompher Armstrong, histoire de bien montrer aux vertueux pourfendeurs du cyclisme de drogués qu'on pratique aujourd'hui qu'ils peuvent se mettre jusqu'au coude leur déontologie dans l'oeil, si Alberto donc, que Gérard Holtz trouve tellement "beau sur un vélo" n'avait pas dû lutter chaque soir à l'hôtel contre une équipe de mercenaires hypocrites et lâches qui lui ordonnaient chaque soir de freiner un peu, il aurait pu tout aussi bien enlever le Ventoux avec une dizaine de minutes d'avance, en rigolant. C'est ça, le dopage : tout qui devient d'un coup possible, mieux qu'avec l'UMP, et sans malaise à l'effort.

Contador était cette année le mieux dopé de tous, c'est ça la vérité.


Que L'Equipe l'écrive, c'est tout ce qu'on demande. Le mieux dopé mérite son titre dans une épreuve où tout le monde triche, de toute façon. Et si L'Equipe ne veut pas l'écrire, qu'au moins ils évitent de nous prendre pour des idiots de tous les villages en nous tirant deux trois larmes sur l'émouvant destin d'un champion qui "a frôlé la mort". C'est dingue ça quand même : le cyclisme est le seul sport actuel où tous les récents champions ont frôlé la mort, de maladie ou d'accident. Le seul sport aussi où ils changent soudain de profil : de bons rouleurs ils deviennent fabuleux grimpeurs, de pistards ils deviennent grimpeurs, de grimpeurs ils finissent sprinteurs. Le cyclisme est un sport qui change ses pratiquants, qui les métamorphose, avec l'aide si possible d'une grave maladie. Un peu comme si, en football un stoppeur, après avoir vécu un cancer devenait attaquant de pointe. Ou qu'un sauteur à la perche se métamorphosait après un accident de la route en lanceur de marteau. On avait déjà vu des nageurs est allemands devenir des nageuses est allemandes, alors, c'est pas d'hier que vient la tartufferie.


Aujourd'hui, Contador avoue qu'il n'a jamais admiré Armstrong. C'est pas grave, Armstrong le déteste. Mais les deux s'affronteront l'an prochain, sur ce même tour de dupes, au grand bonheur des télévisions qui se lèchent déjà les babines devant quelques ascensions homériques à prévoir, à 30 ou 40 à l'heure dans les endroits les plus pentus, histoire de démontrer combien ces deux coureurs là sont au dessus du lot, extraordinaires et courageux. L'été prochain, la même mascarade, tour de freaks, s'agitera dans quelques coins de notre beau pays, sous l'oeil bienveillant de notre très agité Président de la République, complètement remis de son petit malaise, lointain souvenir bien sûr.


Et certains docteurs, spécialistes de l'effort, expliqueront à chaque étape combien tout tend à prouver que la triche est là, partout, que rien ne serait possible, et surtout pas cela, sans elle. Que ce n'est qu'une question de temps avant qu'on comprenne comment ils ont fait pour passer entre les contrôles. C'est là que L'Equipe fait un mauvais calcul: le jour où le pot (belge) aux roses sera découvert, le journal perdra tout crédit. Mais il s'en moque, sans doute: il n'a de toute façon aucun concurrent, monopole absolu, une seule voix, une seule vérité. Plus vite, plus haut, plus fort, mais toujours dans la compromission et le déni. Et dire que beaucoup avait cloué au pilori ce journal pour avoir critiqué Aimé Jacquet avant sa victoire en Coupe du Monde, maigre écart comparé à l'attitude qui consiste aujourd'hui à taire les doutes sur les performances étranges des coureurs cyclistes sur le Tour.


Dans une affaire d'une toute autre gravité, certains ont posé la question de savoir combien ça valait d'être au courant et de ne rien dire quand des vies sont en jeu. Ca vaut dans un enlèvement, ça vaut sans doute aussi dans le bon déroulement d'un sport qui a perdu tout sens dernièrement, et dont beaucoup d'anciens champions sont morts subitement ou ont révélé dans certains ouvrages comment ils se sont, sciemment, parfois inconsciemment, laissés emporter par le dopage. Nous étions jeunes et insouciants, explique Laurent Fignon qui est passé sur ce Tour du micro à la chimio, commentateur malade d'un sport qui ne l'est pas moins.

 

Source et date de l'article LeJdd.fr  28.07.09

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Par contre le dopage - Publié dans : Cyclisme
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