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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
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5  personne(s) sur ce blog

 

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Cyclisme

Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 18:00

L'Américain
Tyler Hamilton a de nouveau été contrôlé positif, selon le site Cyclingnews. Et ce, pour la troisième fois de sa carrière, puisque le coureur de la formation Rock Racing, où officient, entre autres, Francisco Mancebo, Oscar Sevilla, et d'autres coureurs impliqués dans différentes affaires de dopage, a déjà été suspendu deux ans en 2004, pour un dopage par transfusion sanguine.

Cette fois, il est positif à la DHEA, après un contrôle effectué courant février. Hamilton a reconnu avoir pris cette substance pour l'aider, non pas à améliorer ses performances, mais pour surmonter une dépression. Le coureur de 38 ans, qui risque une suspension à vie, a décidé de prendre les devants en annonçant sa retraite, comme il l'a expliqué: «Aujourd'hui, je veux parler de ma retraite et de ma dépression, pas du passé. Je ne veux plus en parler, tout ce que je veux, c'est prendre soin de moi. Je sais que les gens vont être fâché, que je n'ai pas suivi le bon chemin. Je suis surtout désolé pour l'image que cela va renvoyer sur notre sport.»


Source et date de l'article  L'Equipe.fr  17.04.09
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Par contre le dopage - Publié dans : Cyclisme
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 11:34


PARIS (AFP) — Lance Armstrong a accusé vendredi l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de vouloir tellement l'empêcher de courir le Tour de France qu'elle n'hésiterait pas à le suspendre pour une histoire de douche lors d'un contrôle inopiné sur la Côte d'Azur en mars.

"Il y a de fortes chances pour qu'ils m'empêchent de courir le Tour", a dit le Texan dans une vidéo diffusée vendredi sur le site de sa fondation, faisant valoir que son retour au cyclisme a été mal accueilli par "beaucoup de monde en France".


Le coureur américain, qui se remet actuellement d'une fracture d'une clavicule, est la cible d'un rapport, entre les mains de l'AFLD, qui pourrait lui valoir une sanction en France pour infraction aux règles antidopage.

Le conditionnel est de rigueur car si Armstrong n'était pas le septuple vainqueur du Tour de France, souvent soupçonné de dopage par les Français mais jamais contrôlé positif, l'histoire serait sans doute passée inaperçue.

Informée de sa présence sur la Côte d'Azur, l'AFLD envoie le 17 mars un médecin-préleveur lui faire passer un contrôle inopiné sous la forme d'un prélèvement de sang, d'urine et de cheveux.


Le Texan, qui à 37 ans compte participer à la Grande Boucle en juillet, en fait mention sur la messagerie Twitter, raconte qu'il s'agit de son 24e contrôle antidopage depuis son retour au cyclisme l'automne passé.

Comme il en parle publiquement, l'AFLD est à son tour libre de commenter. Son président Pierre Bordry révèle que le comportement du coureur était tel que le préleveur en a fait un rapport, transmis le 30 mars à l'UCI, la fédération internationale de cyclisme.

"Selon ce rapport, M. Lance Armstrong, pourtant prévenu de manière réitérée par le préleveur, n'aurait pas respecté l'obligation de demeurer sous l'observation directe et permanente de la personne chargée du contrôle à compter de sa notification", précise simplement l'AFLD.


L'Américain se défend d'avoir tenté de se soustraire à ce contrôle. "Je revenais simplement d'une journée d'entraînement, je n'étais pas sûr de qui était ce Français à ma porte, et dès que l'UCI m'a confirmé qu'il était bien autorisé à réaliser un contrôle, je l'ai laissé prendre tous les échantillons qu'il réclamait", explique Armstrong, qui était en compagnie ce 17 mars de Johan Bruyneel, le responsable de l'équipe Astana.

"Nous lui avons demandé si je pouvais rentrer à l'intérieur prendre une douche, le temps de passer ces coups de fil de vérification, et il a dit que ça allait", ajoute-t-il.


L'AFLD, à qui revient la responsabilité de juger le dossier puisqu'il s'agit d'un contrôle hors compétition qu'elle a diligenté, doit maintenant décider s'il y a matière à ouvrir une procédure disciplinaire.

Si oui, Armstrong sera convoqué pour s'expliquer devant l'AFLD. Et si la tentative de faire faux bond au préleveur est reconnue, l'Américain risque une sanction.


Furieux, l'Américain voit dans l'incident le signe de la frustration des instances françaises, selon lui "déçues que tous les contrôles soient négatifs".

Interrogé vendredi par la BBC, le patron de l'UCI, Pat McQuaid, a estimé que "les Français n'(agissaient) pas de manière très professionnelle dans cette affaire".

 

Source et date de l'article Google.com  11.04.09

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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 09:17


J'ai mis cet article pour être objective sur le cas Armstrong. Cet article et en lien avec "Une affaire Armstrong"


PARIS — Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong s'en est pris à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et a dénoncé des "accusations scandaleuses" après avoir fait l'objet d'un rapport transmis à l'UCI à la suite de son contrôle hors compétition du 17 mars.


Lundi, le président de l'AFLD, Pierre Bordry, n'avait pas apporté de précision sur le comportement de l'Américain lors des prélèvements sanguins, urinaires et capillaires effectués en France mais avait affirmé que le rapport du médecin préleveur avait été envoyé à l'UCI avec copie à l'agence mondiale antidopage (AMA).


"Le test en question était mon 24e contrôle inopiné depuis que j'ai annoncé mon retour au cyclisme à l'automne dernier, a commenté l'Américain, mardi, dans un communiqué. Les 23 premiers ont été réalisés sans la moindre question et sont tous revenus négatifs. C'était le 24e test (...), il était lui aussi négatif.


"C'est un exemple de plus du comportement abusif du laboratoire français et des organisations antidopage françaises, a poursuivi l'ancien champion du monde. Je suis désolé qu'ils soient déçus que les contrôles soient négatifs, mais je ne prends pas de produits dopants."

Armstrong a expliqué que le jour du contrôle il venait juste de revenir à son domicile du sud de la France après un long entraînement et qu'il avait trouvé le préleveur devant chez lui.


"Je n'avais jamais entendu parler de laboratoires ou de gouvernements qui faisaient des contrôles et je n'avais aucune idée de qui il s'agissait et s'il disait la vérité ou non, a poursuivi Armstrong. Je ne savais pas qu'en France le gouvernement testait les athlètes et qu'il pouvait tester tous les athlètes résidant ou de passage en France."

Armstrong a ajouté qu'il se trouvait en compagnie de son directeur sportif Johan Bruyneel au moment du contrôle. Le boss de l'équipe Astana a alors passé plusieurs coups de téléphone pour vérifier auprès de l'UCI que le préleveur était bien en règle. Armstrong en a profité pour prendre une douche.


"Une fois que les coups de fil ont été passés, ce qui a pris une vingtaine de minutes, nous avons commencé les tests, a raconté Armstrong. J'ai immédiatement donné mon sang, mon urine, et des échantillons capillaires comme il le demandait."

Le Texan a précisé qu'il n'avait pas essayé de s'échapper ou de retarder les contrôles.

"J'ai appris qu'après le retour des tests négatifs, le laboratoire avait maintenant suggéré que le délai de 20 minutes devait faire l'objet d'une enquête, a-t-il poursuivi. Je trouve ça incroyable d'avoir été contrôlé 24 fois sans incident et que le premier contrôle que je passe en France débouche sur des accusations scandaleuses et des fuites négatives dans la presse."


Bordry a précisé qu'une fois qu'il aurait obtenu la réponse de l'UCI, le collège de l'AFLD, une agence indépendante, se réunirait pour décider d'instruire ou non le dossier.

 

Source et date de l'article Google.com  08.04.09

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 08:21


Le 17 mars dernier, Lance Armstrong se serait soustrait pendant une demi-heure à un contrôle inopiné diligenté par l'Agence française pour la lutte contre le dopage. Cette dernière pourrait donner des suites officielles à cette affaire.

Eloigné des routes en raison d'une fracture de la clavicule, Lance Armstrong fait quand même parler de lui. Mais comme (trop ?) souvent, c'est au chapitre des suspicions que son nom revient. Selon des informations de RMC, le coureur Astana se serait partiellement soustrait à un contrôle inopiné.


Les faits remontent au 17 mars quand un médecin-préleveur de l'Agence française pour la lutte contre le dopage se présente sur le lieu de résidence, à Beaulieu-sur-Mer, de l'Américain en stage sur la Côte d'Azur. Armstrong aurait signé la notification du contrôle… avant de refermer la porte de son domicile devant le médecin. Celui-ci devra patienter une demi-heure avant de pouvoir effectuer des prélèvements urinaire, sanguin et capillaire.


Qu'a fait Armstrong pendant ces 30 minutes ? Voulait-il seulement signifier son agacement suite à un nouveau contrôle (Armstrong affirme avoir déjà été contrôlé 24 fois depuis le mois de septembre) ou a-t-il profité de ce laps de temps à des fins plus suspectes ? Le contrôleur a, lui, décidé de rédiger un rapport à l'AFLD. L'Agence mondiale antidopage précise, elle, que si « le sportif reste sous observation permanente de l'agent de contrôle du dopage, il peut ne rien risquer. S'il se soustrait au contrôle, cela peut rentrer sous le coup de l'article 2.3 du Code mondial antidopage » mais aussi que « l'examen de chaque cas revient à l'organisation nationale antidopage ou la fédération sportive internationale responsable. » L'AFLD et/ou l'UCI ont donc tout loisir de lancer une procédure officielle à la suite de ces révélations.


Source et date de l'article Le10sport.com  04.04.09

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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 09:22

Le cycliste autrichien Bernhard Kohl, déchu de sa 3e place du Tour de France 2008 pour dopage, a confirmé aujourd'hui avoir utilisé plusieurs méthodes de dopage, notamment le dopage sanguin, indiquant avoir à cet effet fréquenté le laboratoire viennois Humanplasma.

"Il (Stefan Matschiner) m'a fourni en produits dopants. J'ai procédé aussi trois ou quatre fois à du dopage sanguin", a déclaré le cycliste, suspendu deux ans pour dopage, lors d'une conférence de presse à Vienne ce soir.

Son ancien manageur Stefan Matschiner avait un peu plus tôt dans la journée révélé aux enquêteurs qu'il avait aidé Kohl à pratiquer le dopage sanguin.

Bernhard Kohl avait jusque là simplement reconnu l'usage d'EPO Cera sur la Grande Boucle, sans nommer ses fournisseurs. Il a reconnu mardi qu'il se dopait depuis le début de sa collaboration avec M. Matschiner en 2005, et que ce dernier lui avait fourni, outre de l'EPO, de l'hormone de croissance, de l'insuline et de la testostérone. Arrêté tôt mardi, l'ancien manageur niait avoir fourni à quiconque des produits dopants.

Source et date de l'article  Le Figaro.fr  31.03.09


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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 10:14


LOS ANGELES (Reuters) - L'Américain Lance Armstrong a décidé de renoncer au programme indépendant de contrôles antidopages qu'il envisageait de suivre à l'occasion de son retour à la compétition, arguant de problèmes logistiques et de coûts excessifs.


Le Texan, sept fois vainqueur du Tour de France, avait engagé Don Catlin, expert dans la lutte contre le dopage, pour assurer son suivi biologique de manière transparente.

Hier, Armstrong a fait savoir par la voix de son agent et avocat Bill Stapleton qu'il se contenterait de suivre le programme de contrôle instauré par sa nouvelle équipe, Astana.


Le programme de la formation Astana est placé sous la direction de l'expert danois Ramsus Damsgaard.

"Après avoir examiné en détails la question, nous avons pris la décision de transférer à Ramsus Damsgaard le programme complet que nous avions envisagé de mener avec Don Catlin", a dit Stapleton dans un communiqué.

"Lance est l'athlète qui a été le plus contrôlé dans l'histoire du sport, et il est cetainement le coureur le plus contrôlé au monde depuis son retour l'an dernier", a dit Stapleton.


L'avocat a rappelé qu'Armstrong, qui a repris la compétition le mois dernier au Tour Down Under en Australie après trois ans et demi de retraite, a subi pas moins de 16 contrôles inopinés hors compétition depuis le mois d'août.

"Nous continuerons à faire tout ce que nous pouvons pour assurer la transparence et l'honnêteté dans les résultats des contrôles", a poursuivi Stapleton.


"Nous avons le plus grand respect pour Don et pour tout ce qu'il a fait dans son combat contre le dopage dans le sport, mais nous sommes confrontés à une multitude de problèmes administratifs, logistiques et de coûts."

Armstrong avait pris sa retraite après son septième succès consécutif dans la Grande Boucle en 2005. Au mois de septembre, il avait annoncé, à l'âge de 37 ans, qu'il voulait reprendre la compétition et il avait rejoint la formation Astana passée sous la férule de son ancien directeur sportif, Johan Bruyneel.

Armstrong portera les couleurs de sa nouvelle équipe à l'occasion du Tour de Californie qui débute samedi à Sacramento pour un périple de neuf jours et 1.200 kilomètres.


version française Pierre Sérisier

Par Mark Lamport-Stokes


Source et date de l'article OBS.fr  12.02.09

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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 21:05

Déjà reconnu coupable d’avoir prescrit et administré des produits dopants à des athlètes canadiens, le Dr Maurice Duquette était de retour, lundi, devant le Comité de discipline du Collège des médecins pour faire face à neuf chefs d’accusation attribuables à sa pratique de chirurgien orthopédiste.

Le Dr Duquette, qui a fait les manchettes après que la cycliste Geneviève Jeanson ait admis avoir consommé de l’EPO, est accusé cette fois de ne pas avoir respecté ses propres engagements pris en 2006 à l’effet qu’il cesserait de prendre de nouveaux cas de révision de prothèses de la hanche ou du genou.


On lui reproche également de ne pas avoir dicté le protocole opératoire de certains patients. Dans certains cas, les délais entre les chirurgies et les protocoles opératoires sont jugés trop longs. Le Dr Duquette a admis ses fautes dans 12 cas.


Le syndic adjoint du Collège des médecins l’accuse aussi de ne pas avoir mentionné, lors de la remise de son avis de cotisation de 2001, qu'il avait été reconnu coupable de voies de faits. On le soupçonne aussi d'avoir participé au cofinancement d'un complexe hôtelier impliquant deux de ses patientes, une mère et sa fille.

Par l’entremise de ses avocats, le Dr Duquette a déposé une requête dans le but de stopper les procédures concernant certains chefs d'accusation. Le Comité n’a pas voulu prendre position avant d’avoir entendu toute la preuve.


Les auditions se poursuivent jusqu’à jeudi.

Rappelons qu’en mai, le Dr Duquette avait éclaboussé le sport professionnel en dévoilant qu’il avait, en 2001, agi comme conseiller pour des joueurs du Canadien et des Alouettes de Montréal.

Il affirmait les «conseiller à la suite de blessures, car les joueurs ne voulaient pas en parler au médecin de l'équipe, de peur que leur valeur marchande ne baisse».

L'identité des joueurs n'a pas été dévoilée et ces révélations avaient été niées par les deux organisations professionnelles.


Source et date de l'article  Canoe.info 09.02.09

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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 09:55




Atteint de dépression, l'ancien champion du monde de VTT,
Christophe Dupouey, s'est suicidé mercredi à Tarbes, a annoncé jeudi la fédération de VTT des Hautes-Pyrénées. Outre son titre mondial en 1998, le Tricolore avait terminé 4e lors des JO d'Atlanta en 1996 (photo L'Équipe).

Le vététiste, qui était âgé de 40 ans, avait été condamné en 2006 à trois mois de prison avec sursis après avoir été mis en cause dans une affaire de dopage au «pot belge». Depuis 2008, Christophe Dupouey était responsable du réseau vel'en ville, système de vélos en libre service de la ville de Tarbes, où il résidait.

Source et date de l'article  L'Equipe.fr   05.02.09

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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 12:09


En lisant cet article je me suis mise en colère !! Je crois rêver !! Il y a vraiment des choses que je n'arrive pas à comprendre ! Il est plus important de protéger des intérêts que de dire des vérités !


Une nouvelle consigne a fait son œuvre au sein du groupe Amaury, et de L’Équipe en particulier : les journalistes sont désormais tenus de ne pas trop s’attarder sur le dopage. Et de se contenter du strict minimum : répercuter les annonces officielles des fédérations ou des agences antidopage sans prendre la peine d’aller plus loin.


Fini le temps où L’Équipe pouvait s’en prendre à l’intouchable Lance Armstrong, en dévoilant, le 23 août 2005, à la une du journal, le dopage à l’EPO du champion américain datant de sa première victoire dans le Tour de France en 1999. Car, depuis, Marie-Odile Amaury, la propriétaire de L’Équipe et de la Grande boucle, a opté pour une politique de rapprochement avec l’UCI (Union cycliste internationale) qui, jusqu’à l’éviction cet automne de Patrice Clerc - l’ancien patron d’ASO (Amaury sport organisation) -, était considéré comme le diable incarné. Impossible donc de se froisser à nouveau avec Lance Armstrong, l’un des meilleurs amis de Hein Verbruggen, qui tire toujours dans l’ombre les ficelles de l’UCI. Le retournement est tel qu’à l’annonce du retour de Lance Armstrong lors du prochain Tour de France les journalistes de L’Equipe ne se sont même pas risqués à aborder la « face cachée » du miraculé du cancer. Rien sur le fameux scoop de 2005 qui était pour le moins dévastateur pour Armstrong.
Évidemment cette politique crée des remous au sein de la rédaction du quotidien, où les récalcitrants à cette vision peu glorieuse du journalisme paraissent de plus en plus isolés. Rappelons qu’actuellement seul un journaliste sur près de 290 s’occupe spécifiquement des affaires de dopage au sein de la rédaction de L‘Équipe.
Michel Moulin, à la veille du lancement de son quotidien sportif Le 10 Sport, avait également annoncé "ne pas vouloir parler de dopage" histoire de ne pas briser les rêves du public. Visiblement, L’Équipe qui jusque-là toisait son concurrent semble glisser sur la même pente éditoriale. Une bonne nouvelle pour les tricheurs, une catastrophe pour les lecteurs.

Source et date de l'article les dessous du sport  29.12.08

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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 08:01

Son nom reste associé à l’affaire Festina. Dix ans après, Willy Voet, le soigneur belge à l’allure bonhomme, continue de fustiger un dopage qu’il a contribué à encadrer. Il participait, hier à Loudéac, à un colloque sur la question.

8 juillet 1998. Sur la route de Dronckaert, dans le Nord, Willy Voet est arrêté par les douaniers avec 234 doses d’EPO, 80 flacons d’hormone de croissance, 160 capsules d’hormones mâles, de la testostérone et 60 gélules d’Asaflow, un produit à base d’aspirine qui fluidifie le sang. « Toute cette pharmacie était stockée chez moi, dans le bac à légumes de mon réfrigérateur », raconte le soigneur belge dans son livre devenu best-seller, « Massacre à la chaîne ». Dix ans après, le souvenir est toujours gravé dans sa mémoire. Tout comme ces plus de 30 jours passés en prison. Après quelques heures de tergiversations, Willy Voet passera aux aveux le 14 juillet. Bientôt suivi par Bruno Roussel, le directeur sportif, et Eric Rijckaert, le médecin de l’équipe. « C’est Serge, l’un de mes trois matons, qui m’a poussé à aller voir le juge d’instruction. Aujourd’hui encore, on se téléphone. »

« L’EPO vous transforme un mulet en cheval de course »

Modeste coureur régional, Willy Voet est issu de la même génération que les Eddy Merckx et Walter Godefroot.
« J’étais même à l’école avec Eddy. Ma carrière de soigneur a commencé en 1972. » Bien sûr, très tôt, le dopage fait partie de son quotidien. « Je faisais des massages et, de temps en temps, quelques piqûres. » Au fil des ans, Willy se taille une belle réputation. Parallèlement à ses activités au sein de plusieurs équipes professionnelles, il est sollicité par l’équipe de Belgique, l’équipe d’Irlande et même l’équipe de France avec qui il ramènera deux titres de champions du monde grâce à Luc Leblanc et Laurent Brochard en 1994 et 1997. Mais c’est bien sûr le Tour de France qui « profite » le premier de ses compétences. « J’ai toujours fait mon travail comme il faut. Des choses autorisées, d’autres pas. Les années 80 furent beaucoup plus agréables. Tout le monde faisait pareil, ça marchait aux amphétamines et aux corticoïdes. Dans les années 90, il y a eu beaucoup plus d’argent en jeu et l’EPO a fait son entrée. L’EPO, c’est un produit miracle qui vous transforme un mulet en cheval de course. »

« Je suis un mouton noir »

On le sait, c’est la politique du « moins pire » qui poussa Bruno Roussel à encadrer la pratique dopante de ses coureurs. Jusqu’à ce fameux jour de 1998 où le système si soigneusement élaboré vola en éclat. « Le temps a passé, ç’a été très dur au début. Maintenant, ça va. » Loin de l’agitation médiatique, Willy Voet s’est peu à peu reconstruit. Il est redevenu l’homme simple et affable que ses camarades du « milieu » appréciaient. « Le plus dur a été de me rendre compte que j’étais devenu un mouton noir. » Exceptés Bruno Roussel et Antoine Vayer, entraîneur chez Festina, personne ne lui a jamais tendu la main. « Avec Bruno, on a même dû payer l’amende douanière : 90.000 F chacun. Si Virenque avait été un seigneur, il aurait dit : "C’est bon les gars, c’est pour nous !" ». Quand il a appris mon arrestation, sa première réaction a été de dire : "Eh, comment on va faire maintenant ?". Ça m’a fait très mal. Je ne lui dois rien, par contre lui me doit beaucoup. » La roue, elle, a continué de tourner. Les contrôles se sont affinés, les sanctions se sont durcies mais la triche n’a pas disparu comme le prouvent les contrôles positifs à l’EPO retard, dite EPO Cera, de Riccardo Ricco, Leonardo Piepoli, Stefan Schumacher et Bernhard Kohl. « Vous vous rendez compte que Ricco avait 14 ans quand l’affaire Festina a éclaté. Dix ans après, qu’est-ce qui arrive ? Le gamin se fait choper avec les mêmes produits ! » Un seul commentaire surgit alors : « C’est décevant ». Aussi décevant que le retour de Lance Armstrong. « S’il revient, c’est qu’il est prêt. Prêt à courir mais prêt, aussi, à passer les contrôles. »
Conducteur d’autocar
L’histoire est sans fin. « Vinokourov et Basso, eux aussi, vont revenir ! Comment voulez-vous que les choses changent quand vous voyez un Bjarne Riis occuper le poste de manager de la CSC et Kim Andersen, suspendu à vie quand il était coureur, être le directeur sportif de cette même équipe ? » L’ex-soigneur se lasse parfois de se répéter. Le colloque qui s’est tenu à Loudéac était le premier auquel il participait depuis plus de deux ans. « Si ça ne tenait qu’à ma femme, je ne serai pas là à vous parler. » Willy Voet serait chez lui à Veynes, dans les Hautes-Alpes, à profiter du week-end en famille avant de reprendre la route. Pas celle de Dronckaert, celle qui va de Gap à Marseille. « J’assure cette ligne régulière au volant de mon autocar, raconte l’ex-soigneur avec fierté. Le matin, je descends sur Marseille, le soir je remonte sur Gap, tranquille. J’aime le contact avec les gens, conduire... et puis j’ai un beau car ! »

Laurent Rivier

Dopage à tous les étages


Willy Voet faisait partie des cinq intervenants qui ont animé, hier matin, le colloque organisé par l’office municipal des sports de Loudéac. À ses côtés, Jérôme Chiotti, l’ancien champion du monde 1996 de VTT, Philippe Boyer, vice-champion du monde du kilomètre sur piste en 1985, Michel Trégaro, médecin spécialiste du contrôle antidopage, et Marc Kluszczynskiu, pharmacien passionné par la question. Tous ont un lien étroit avec le cyclisme. « Le monde du vélo a été le seul à répondre présent », ont précisé les organisateurs avant même que ne commencent les débats. Cela n’a pas empêché les uns et les autres d’adresser quelques pics aux autres fédérations.

Football, tennis...

« Je suis convaincu que si on était allé au bout de l’affaire Juventus, Deschamps et Zidane auraient été inquiétés », a ainsi lâché Jérôme Chiotti avec force conviction. Autre anecdote « footballistique », celle délivrée par Willy Voet à propos d’un match européen d’Anderlecht disputé dans les années soixante-dix. « Avant la rencontre, un dirigeant a prévenu les joueurs qu’un contrôle aurait lieu. J’y étais, c’était la panique à bord. Tous avaient déjà pris leur médicament et étaient prêts à ne pas jouer. Quelqu’un a alors eu l’idée d’éteindre deux des pylônes électriques. Le match a commencé avec trois quarts d’heure de retard et les contrôleurs sont partis. » Le toujours provocateur Philippe Boyer raconta, quant à lui, la scène auquel il assista dans l’intimité de l’Open de tennis de Bercy. « Avant les demi-finales, les quatre joueurs ont refusé d’aller « pisser ». Je me souviens qu’il y avait notamment Edberg et Mc Enroe. » Des histoires du même genre fourmillent dans leurs différents ouvrages (*). Désormais repentis, tous en appellent à la prévention, au renforcement des contrôles et, plus que tout, à l’augmentation des sanctions. Des sanctions qui concernent également les laboratoires, qu’ils soient officiels ou clandestins. Initialement destinée à soigner les insuffisances rénales, l’EPO a en effet été détournée de son usage médical. « 80 % de l’EPO produite dans le monde est destinée au monde du sport, rappelle Marc Kluszczynskiu. Parmi ces 80 %, 75 % sont fabriqués par des laboratoires clandestins en Chine, en Inde ou en Russie. Pour les fermer, il faudrait ici s’attaquer à de véritables systèmes mafieux. » Les énormes progrès de la lutte antidopage que l’on doit en grande partie à la France n’ont pas encore ce pouvoir. L’hypocrisie n’a pas fini de régner. (*) Jérôme Chiotti, « De mon plein gré », Calmann-Lévy, 2001. Philippe Boyer, « Champion, flic et voyou », Éditions de la Martinière, 2003.

Source et date de l'article Le Télégramme.com  20.10.08

Publié dans : Cyclisme
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