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Blog ANTI DOPAGE

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J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

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5  personne(s) sur ce blog

 

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Cyclisme

Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 10:05

La championne du monde de cyclisme sur route, l'Italienne Marta Bastianelli, a fait l'objet d'un contrôle antidopage positif à un stimulant début juillet, a annoncé l'agence Ansa lundi.

Bastianelli, 21 ans, figurait parmi les athlètes italiennes sélectionnées pour les jeux Olympiques de Pékin (8-24 août).

La Romaine a été contrôlée positive lors d'un examen effectué le 5 juillet par l'Union cycliste internationale (UCI) à Verbania (nord-est de l'Italie) lors des championnats d'Europe de cyclisme des moins de 23 ans.

"Elle a été d'une naïveté incroyable et se retrouve positive à la flenfluramine, un composant d'un produit pour régime. Elle est obsédée par le poids, elle ne mange que de la salade", a déclaré à l'Ansa Renato Di Rocco, président de la Federciclismo, la fédération italienne de cyclisme.

La championne a expliqué dans la soirée s'être adressée à son pharmacien habituel pour qu'il lui prépare un mélange d'herbes drainant.

"J'ai lu la listes des produits utilisés et parmi ceux-ci il y avait le benfluorex, qui ne figure pas parmi les substances interdites. Des analyses de laboratoire montreraient au contraire que ce produit contient un principe actif à l'origine de mon test positif. Mais comment pouvais-je le savoir ?", a-t-elle déclaré, cité par l'agence Ansa.

"Inflexibles"

Bastianelli est devenue championne du monde à l'âge de 20 ans, en septembre dernier à Stuttgart (Allemagne), en devançant la tenante du titre, la Néerlandaise Marianne Vos.

La jeune Italienne avait décroché chez les juniors la médaille d'argent aux Championnats du monde 2004, à Vérone (Italie).

"Nous allons demander des contre-expertises immédiates. Le problème n'est pas seulement les JO, mais aussi son image et celle du cyclisme", a ajouté M. Di Rocco.

"Je crois que c'est en toute innocence" qu'elle a pris ce produit, a renchéri le responsable de la sélection italienne, Franco Ballerini, soulignant qu'il voulait "connaître à quel type de substance l'athlète a été trouvée positive".

La président du Comité national olympique italien (Coni) Gianni Petrucci a en revanche eu des mots très durs.

"Si l'analyse est confirmée, nous serons inflexibles. Maria Bastianelli a trahi le Coni, la fédération et le monde du cyclisme", a-t-il déclaré, cité par l'Ansa.

Cette annonce est intervenue à deux jours de l'audition devant le Coni de Ricardo Ricco, contrôlé positif à l'EPO après la 4e étape du Tour de France.

Son ex-coéquipier au sein de l'équipe Saunier-Duval, Leonardo Piepoli, également licencié pour avoir violé le code éthique de l'équipe même s'il n'a pas été contrôlé positif, sera entendu jeudi, son audition ayant été reportée de 48 heures.

Source et date de l'article AFP  28.07.08


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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 08:12

Jusqu'au dernier jour, le dopage aura poursuivi le Tour 2008. Dimanche 27 juillet, quelques heures après la victoire de Carlos Sastre, sacré sur les Champs-Elysées, un nouveau cas de dopage éclabousse la Grande Boucle. Le Kazakh Dimitri Fofonov, de l'équipe Crédit agricole, a été contrôlé positif à un stimulant interdit sur le Tour de France, l'heptaminol. "Fofonov a été contrôlé positif pour un stimulant à l'issue de la 18e étape", entre Le Bourg-d'Oisans et Saint-Etienne, a annoncé le président de l'Agence française de lutte cotnre le dopage Pierre Bordry. L'heptaminol est un vasodilatateur qui permet d'augmenter le débit aortique.


Fofonov a terminé le Tour à la 19e place au général, juste derrière le Russe Alexandre Botcharov, qui court lui aussi sous les couleurs du Crédit Agricole. Le Kazakh a expliqué à sa formation avoir pris un produit contre les crampes acheté sur Internet.  "C'est un non-respect des règles élémentaires", a déclaré Roger Legeay, manager général de l'équipe française, qui a suspendu immédiatement son coureur.  "Un coureur ne peut prendre aucun médicament, sans autorisation du médecin de l'équipe, sans lui en avoir parlé", a ajouté Roger Legeay.

Agé de 31 ans, Fofonov avait commencé sa carrière dans la petite équipe belge Collstrop en 1999.  Fofonov avait ensuite couru chez Besson Chaussures en 2000, chez Cofidis entre 2001 et 2005 avant d'être recruté par le Crédit Agricole.  Il avait remporté la dernière étape du critérium du Dauphiné Libéré à la fin du mois de juin à Grenoble.

Coureur discret, résidant en Auvergne, il ne s'était pas montré particulièrement offensif durant ce mois de juillet, faisant preuve de régularité en montagne pour terminer dans les 20 premiers du Tour pour la première fois.  Ce contrôle positif intervient alors que le manager du Crédit Agricole Roger Legeay est à la recherche d'un repreneur pour son équipe la saison prochaine.

Cette affaire est la quatrième de l'édition 2008. Les Espagnols Manuel Beltran (Liquigas) et Moises Duenas (Barloworld) ont été contrôlés positifs à l'EPO et exclus du Tour. L'Italien Riccardo Ricco, contrôlé positif à une EPO de troisième génération a été exclu du Tour, et toute l'équipe Saunier-Duval a quitté la compétition. Le sponsor s'est désengagé de l'équipe, qui est devenu Scott-American Beef.

Source et date de l'article LeMonde.fr 28.07.08

 


 

 


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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 09:58


Le coureur cycliste italien Ricardo Ricco a été convaincu de dopage dans le Tour de France 2008 par une molécule chimique délibérément placée dans le produit interdit (CERA) par le fabriquant, la firme pharmaceutique Roche, a annoncé mercredi le président de l'Agence Mondiale Antidopage AMA, John Fahey.

Ce dernier a déclaré qu'il croyait de Ricco pensait que le CERA (Continuous Erythropietinm Receptor Activator) qu'il utilisait n'était pas détectable. Mais la firme Roche a coopéré avec l'AMA en plaçant une molécule pour aider les autorités à détecter un usage illégal.

Source et date de l'article Le Vif.be  23.07.08


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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /Juil /2008 10:49

La journée a commencé étrangement. Non pas à cause de l'épais brouillard qui a enveloppé les deux dernières ascensions de la 7e étape, mais bien en raison d'un communiqué pour le moins ambigu diffusé par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Mandaté par les organisateurs du Tour de France pour opérer les contrôles, l'AFLD a annoncé que, ce week-end, elle allait remettre aux coureurs «en mains propres» les résultats de leurs prélèvements sanguins effectués les 3 et 4 juillet, juste avant le départ du Tour, et analysés par le Laboratoire antidopage de Lausanne.


Jusque-là rien d'anormal, sauf que la suite de l'annonce est beaucoup plus étrange avec deux phrases pleines de sous-entendus: «Cette transmission n'a en aucun cas valeur d'avertissement au sens juridique du terme. Après avis médical, il a en revanche été suggéré à un certain nombre de coureurs de remettre leurs résultats au médecin de leur équipe, en raison de la possibilité d'un risque sanitaire, compte tenu des valeurs de certains paramètres.» Ou comment dire tout et pas grand-chose.

Résultats inquiétants !

Après décodage, on comprend que plusieurs coureurs présentent des paramètres sanguins irréguliers et qu'ils sont (forcément) dans le collimateur des contrôleurs qui, depuis le début de leur travail, mènent des actions ciblées sur certains membres du peloton. Pierre Bordry, le président de l'AFLD, a déclaré à l'AFP qu'«il y a des gens sur lesquels on peut se poser des questions sur le plan médical. Leurs résultats ne sont pas anormaux mais inquiétants pour leur santé».

Depuis le départ du Tour, plusieurs coureurs, notamment Fabian Cancellara et Riccardo Ricco, ont déclaré avoir été très souvent contrôlés. Pas vraiment un hasard si l'on en croit Pierre Bordry qui a précisé que, depuis le samedi 5 juillet, date où l'AFLD avait eu connaissance des résultats, des coureurs étaient particulièrement visés par les contrôles antidopage.

Il n'en fallait pas davantage pour que la rumeur ne commence à enfler. Certains n'hésitant pas à voir le double champion du monde du contre-la-montre et le vainqueur italien de jeudi à Super-Besse tombés en disgrâce. Dans ce climat de suspicion, même l'abandon inattendu de Christophe Moreau devenait louche.

Réjouissant et triste

Les supputations en tout genre prenaient fin à 19 h 12 lorsque le site internet de «L'Equipe» annonçait que «Manuel Beltran (Liquigas) présente des traces d'EPO (érythropoïétine) dans l'échantillon A de ses urines prélevé à l'issue de la 1re étape du Tour de France, samedi 5 juillet entre Brest et Plumelec.»

Agé de 37 ans, l'ancien lieutenant de Lance Armstrong à l'US Postal et chez Discovery Channel a été immédiatement exclu du Tour par son équipe Liquigas, qui, elle, a décidé de continuer l'épreuve (ndlr: le règlement ne l'oblige pas à quitter le Tour). Des gendarmes sont venus perquisitionner l'hôtel de la formation italienne avant d'embarquer Beltran qui a été mis en garde à vue.

Moins de deux heures plus tard, Amaury Sport Organisation (ASO), société organisatrice du Tour de France, réagissait via un (autre) communiqué. Les organisateurs officialisaient le contrôle positif de l'Espagnol et se félicitaient «de l'efficacité du dispositif mis en place par l'AFLD, tout en déplorant que certains coureurs irresponsables n'aient toujours pas compris que la détermination à lutter contre le dopage était totale et que l'étau se resserrait autour d'eux».

L'impossible lutte se poursuit donc avec l'acharnement qu'elle mérite. Les coureurs les moins malins devraient encore tomber. On ne peut que s'en réjouir. Et s'en attrister.

Source et date de l'article www.nouvelliste.ch  12 juillet 2008


 


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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 16:28

Un ouvrage sur l’histoire du cyclisme vient de paraître chez PUF sous le titre «L’épreuve du dopage». On le doit à trois auteurs et notamment au professeur de l’Université de Lausanne Fabien Ohl. Ce livre raconte la précarité du métier, sa dureté, le manque d’autonomie des coureurs cyclistes par rapport aux organisations sportives, aux directeurs d’équipe, aux soigneurs, aux coéquipiers…

Le salaire est aussi très fluctuant. Pour bien gagner sa vie il faut gagner sa course. Le corps ne peut pas se permettre de flancher. Et le dopage dans tout ça ? En Europe, le boulot a été fait, les contrôles sont rigoureux avec des influences très nettes sur la culture cycliste en train de se transformer sous l’énorme pression. On le voit en ce moment sur le Tour de France 2008, même si, comme l’affirme le directeur de l’épreuve, «on n’est pas à l’abri demain d’une autre affaire», avant d’ajouter que «les gens comprennent qu’on montre une voie et qu’on s’y tient».
Dans le journal «Le Temps» on peut lire lundi 7 juillet ces surprenantes paroles du kiné perso d’Alejandro Valverde, s’exprimant sur les particularités de la musculature de son sportif préféré: «Une fois la ligne d’arrivée franchie, les coureurs ont les jambes très lourdes. Lui, jamais. Après 200 km, on a l’impression qu’il n’a rien fait… Il possède une musculature très relâchée. Il fait beaucoup de stretching, mais tout le monde en fait beaucoup. Quelquefois, j’aimerais travailler avec des scientifiques pour comprendre. Il faudrait réaliser une biopsie pour étudier sa fibre, pour voir s’il a quelque chose de différent, et le comparer à d’autres athlètes.»
Ah bon, serait-il extraterrestre, est-on tenté de demander ? A quand une fabrication «scientifique» d’incroyables Hulk du vélo ? Mais positivons. Cessons de tourner autour du pot belge. Le vélo est un sport magnifique, cruel, tellement cruel que les mots (maux) du cyclisme gravitent inévitablement autour de la souffrance et du corps à soigner. Dans ce contexte, le soupçon du dopage s’invite facilement. Et puis il y a tout le passé du vélo, si bien conté dans cet ouvrage. La cocaïne à petite dose, l’arsenic de même, tout ce qui circule à visage plus ou moins découvert au fil du temps, avant l’avènement de la lutte antidopage au début des années 1960. Ce combat s’imposera difficilement, à en juger par les témoignages rassemblés dans ce livre qui veut donner sans juger la vision du monde des cyclistes professionnels des années 1990. C’est l’époque où l’on glisse facilement de la simple vitamine à l’EPO, de l’antidouleur banal à l’injection de produits innombrables que les cyclistes vont repabtiser «Tintin», «mémé», «le pépé», «le cousin Riri», histoire de dédramatiser et de se comprendre entre initiés.
On voit bien que l’horrible souffrance doit être maîtrisée, qu’il faut pouvoir rivaliser avec les collègues chargés, faire partie de la grande famille, sans chipoter dans son assiette d’amphés, sans mépriser les conseils et le savoir «pharmacologique» transmis par les pairs.
Aujourd’hui, le sociologue Fabien Ohl affirme que les cyclistes se retrouvent «seuls face au dopage» qui n’est plus organisé au niveau des équipes. Des entraînements ont lieu au Mexique ou dans les anciens pays de l’Est pour éviter les prélèvements sanguins inopinés réalisés sur le plan européen. Le discours propre est en train de changer les pratiques mais pas complètement car une terrible injonction demeure: gagner, il faut gagner. «Le cycliste joue son emploi, ses revenus et ses possibilités de reconversion dans ses classements», soulignent les auteurs. Dans ces conditions, «le dopage semble donc apporter une sécurisation du corps, des performances et donc de l’emploi du cycliste».

Source du texte
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 15:13

Bruno Neves n'est pas mort à 26 ans des conséquences d'une chute dans la Classique d'Amarante, le dimanche 11 mai. Les premiers résultats de l'autopsie viennent de révéler que le jeune coureur portugais de l'équipe LA-MSS était décédé d'un arrêt cardiaque sur son vélo avant de s'effondrer sur le bitume.

Les analyses toxicologiques en cours au département d'enquête et d'action pénale de Lisbonne cherchent désormais à savoir si cet arrêt cardiaque a été causé par la prise de produits dopants.

Une hypothèse qui a conduit en début de semaine la police portugaise à perquisitionner les locaux de l'équipe LA-MSS, à Povoa de Varzim, dans le nord du Portugal, ainsi que le domicile du directeur sportif, Manuel Zeferino, et d'une dizaine de coureurs. Une perquisition fructueuse, puisque la police judiciaire a annoncé avoir saisi "des substances dopantes, des médicaments, du matériel destiné à l'autotransfusion sanguine et du matériel médical."

Parmi les produits interdits retrouvés par les enquêteurs figurent notamment hormones de croissance et érythropoïétine. Selon le journal sportif Record, des poches de sang auraient également été saisies dans les réfrigérateurs de certains coureurs.

Menée en collaboration avec le Conseil national antidopage (CND) portugais, l'opération policière avait pour objectif de "vérifier d'éventuelles situations illicites associées à des comportements susceptibles d'affecter la vérité sportive ou de provoquer des dommages à la santé des athlètes par l'administration de substances dopantes."

Depuis le début de la saison, la formation LA-MSS, qui évolue en seconde division, avait multiplié les victoires dans des courses comme le Tour des Asturies, la Subida al Naranco ou le Grand Prix Paredes Rota de Moveis.

La mairie de Povoa de Varzim, l'entreprise LA Aluminios et le constructeur MSS, les trois partenaires de la meilleure équipe portugaise, ont annoncé qu'ils mettaient un terme à leurs contrats.

VENTE DE STÉROÏDES

Les enquêteurs portugais s'intéressent particulièrement aux activités du médecin espagnol de l'équipe, Marcos Maynar, professeur à l'université d'Estrémadure. Il s'est dit "surpris" par les accusations de dopage. "De ce que je sais, je peux assurer que c'est une pratique qui n'existe pas dans l'équipe, a déclaré le médecin à l'agence de presse Lusa. J'étais avec les coureurs sur le Tour des Asturies, et les valeurs [sanguines] étaient normales."

Ce n'est pas la première fois que Marcos Maynar est visé par la police. En 2004, la Guardia civil avait découvert des substances dopantes à son domicile dans le cadre d'une enquête sur la vente de stéroïdes via Internet. Le médecin s'en était sorti en expliquant qu'il utilisait lesdits produits pour faire des recherches.

Le club de football de l'Athletic Bilbao a notamment utilisé l'une de ses études pour plaider l'innocence de Carlos Gurpegui, joueur contrôlé positif à la nandrolone en 2002 lors de la première journée du championnat d'Espagne.

Marcos Maynar était également dans le collimateur de la police espagnole, lorsqu'il y a deux ans jour pour jour, les enquêteurs de la Guardia civil ont démantelé un vaste réseau de dopage sanguin à Madrid dans le cadre de la désormais célèbre "opération Puerto". Ce 23 mai 2006, des poches de sang destinées à des coureurs sont également saisies, mais c'est un autre médecin ibère qui est interpellé : Eufemiano Fuentes.

Deux coureurs de LA-MSS, Constantino Zaballa et Angel Vicioso, font partie des cyclistes cités dans le dossier Puerto. Deux ans après ses débuts, l'affaire Puerto n'a toujours pas livré tous ses secrets. "Le système politique a protégé le milieu sportif en s'impliquant très fortement dans l'enquête, indique à l'Agence France-Presse Sandro Donati, expert antidopage italien. Les enquêteurs espagnols le disent : ils doivent accepter les pressions politiques."

Stéphane Mandard

Source et date de l'article Le Monde.fr  25 mai 2008


 


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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 11:21
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Article du jeudi 19 janvier 2006


Elle m'a appelé entre Noël et le 1er janvier. Je croyais que c'était pour me souhaiter la bonne année. C'était pour m'annoncer qu'elle prenait sa retraite. Et m'annoncer du même souffle qu'elle était plongée dans une autre affaire de dopage et qu'elle attendait la décision du Review Board, le comité indépendant de l'Agence américaine antidopage qui reçoit les explications des athlètes trouvés positifs (échantillons A et B), et décide de les sanctionner ou non.


Que risquez-vous ?

Une suspension à vie.

Évidemment, ça aide à prendre sa retraite.

Elle m'a demandé d'attendre la décision du Review Board avant d'en parler. La décision vient de tomber : Geneviève a été trouvée coupable de dopage à l'EPO. Sanction recommandée aux instances concernées -notamment à l'Association cycliste américaine dont relève Geneviève : suspension à vie.

La jeune cycliste de Lachine (24 ans) avait mystérieusement cessé de courir en plein milieu de la dernière saison et annoncé qu'elle ne participerait pas aux Championnats du monde à cause d'une douleur au tendon d'Achille. On sait maintenant que la raison était ailleurs. De sa maison en banlieue de Phoenix où elle passe l'hiver, elle m'a confirmé hier d'une voix presque indifférente : C'est fini. Je ne veux plus rien savoir du vélo. Je suis fatiguée de me battre, fatiguée de répéter que je n'ai jamais pris d'EPO ni aucune substance interdite. Depuis le début de ma carrière, j'ai dépensé presque plus d'énergie à me défendre des accusations de dopage qu'à courir. Cette nouvelle affaire va évidemment achever de me représenter comme une super dopée, ai-je le choix de tout arrêter ?

Vous semblez étonnamment sereine...

J'ai eu le temps de pleurer toutes mes larmes depuis la fin août. Je ramasse maintenant mes énergies pour ma dernière bataille qui sera juridique, qui sera pour laver mon nom.

L'affaire remonte au 25 juillet dernier à Altoona, en Pennsylvanie, au soir de la première étape du Tour de Toona, un contre-la-montre très court. Test inopiné (d'urine) par les agents de la USDA, l'Agence antidopage américaine.
Deux jours et demi après, dans la même course, autre contrôle inopiné cette fois par des gens de l'Union cycliste internationale, un pur hasard. Les petites fioles des deux tests se retrouvent à Los Angeles au seul labo accrédité aux États-Unis, celui de UCLA, où règne Don Catlin (le tombeur de Balco).

Geneviève gagne le Tour de Toona et commence à se préparer pour les Championnats du monde quand, fin août, le ciel lui tombe sur la tête : l'échantillon A du premier test est positif, à 100 %. Au téléphone, Geneviève en rajoute : En fait, j'étais positive à 125 % ! Full EPO comme si je venais d'en prendre une dose massive cinq minutes avant le départ.

Elle se rend à Los Angeles pour assister à l'analyse de l'échantillon B. Elle est accompagnée de son père. Échantillon B complètement positif aussi. Ils sont reçus fraîchement par Catlin qui refuse de répondre à leurs questions. Geneviève en a pourtant beaucoup à poser. Elle vient de se rappeler du cas Rutger Beke, un triathlète belge trouvé positif comme elle, et testé positif comme elle après un effort anaérobique (violent et court). Beke, très officiellement reconnu comme est suspendue à vie faux-positif, a été blanchi. Un cas qui a suffisamment jeté de doute sur le test pipi-EPO pour que Jacques Rogge, président du Comité international olympique, se mouille, reconnaisse qu'il s'agit d'une rare et très particulière exception, tout en réaffirmant que le test pipi-EPO de l'Agence mondiale -le seul reconnu- est complètement fiable.

Revenons à Geneviève. Positive, elle a trois semaines pour présenter une défense écrite au «Review Board». Me Jean-Pierre Bertrand, avocat et ami de Geneviève, a obtenu d'outrepasser ce délai, la défense écrite, étayée de nombreuses et savantes études d'experts a été remise au Review Board le 21 décembre. Sur la promesse que Geneviève ne se présenterait à aucune course, Me Bertrand avait aussi obtenu que les médias ne soient pas informés tant que le Review Board n'aurait pas rendu son verdict.

Ce qu'il vient de faire : coupable de dopage à l'EPO.

Mais pourquoi recommander une suspension à vie ?

Parce que c'est le règlement après une seconde offense. Dans une précédente affaire (la Flèche Wallonne, voir le tableau des affaires), Geneviève n'avait reçu qu'un avertissement et une amende. Dans la pratique, cela équivalait à peu de chose. Dans la perspective d'une récidive, cela avait pourtant valeur d'une première offense. D'où cette suspension à vie.

Et maintenant ? Maintenant, le clan Geneviève en appelle de la décision du Review Board. L'instance suivante, appelée la AAA, sera formée de trois arbitres indépendants qui viendront entendre les parties à Montréal au début du printemps. C'est cette même AAA qui n'avait donné qu'un avertissement et une amende à Jeanson dans l'affaire, évoquée ci-dessus, de la Flèche Wallonne.

Si la AAA confirme la décision du Review Board, alors il faudra aller au TAS à Genève, le Tribunal Arbitral. Combien de fois d'ici là Geneviève aura-t-elle à répéter : Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite ?
Combien la croient encore ?

Geneviève fait valoir que le second test, celui de l'UCI, venu 60 heures après le premier, et analysé au même labo, est négatif. Zéro EPO. «Comment je peux être pleine d'EPO et n'en garder aucune trace 60 heures plus tard ?», demande-t-elle. Les mêmes experts qui ont mené avec succès la bataille pour le triathlète belge affirment qu'il est mathématiquement impossible d'être négatif à 0 %, 60 heures après avoir été positif à 100 %.

Complètement faux affirment d'autres experts tout aussi experts. Il est tout à fait possible de faire disparaître toute trace d'EPO en 60 heures, soit par transfusion, soit que l'EPO disparaisse d'elle-même : le corps cesse d'en fabriquer quand il en a assez...

Comment croire maintenant que les quatre affaires, toutes possiblement reliées à l'EPO qui ont assombri le parcours de Geneviève Jeanson depuis le début ou presque de sa carrière, comment croire encore qu'elles sont dues au hasard ? Admettons qu'elle est, comme ce triathlète belge, une fausse-positive naturelle, une exception, un cas rare, admettons que, comme lui, elle produise une protéine qui sera lue sur les bandes comme étant de l'EPO, admettons sa nature très particulière.

Mais à Hamilton alors ? Quand elle a pété la balloune à Hamilton (56 de taux d'hématocrite), on avait suggéré aussi que sa nature particulière était à l'origine de son intempestive production d'oxygène. Son sang devait être spécial, avançait-on.

Des urines spéciales. Un sang spécial. Cela commence à faire beaucoup de singularités pour la même petite fille.

Cela lui a fait, en tout cas, une carrière bien mouvementée. Révélée au public en 1999 alors qu'elle devient double championne du monde junior à Vérone, elle s'embourbe dans sa première affaire de dopage dès 2001, affaire toujours pendante d'ailleurs, l'affaire du docteur Duquette. Puis ce seront les Championnats du monde à Hamilton et son éviction de la course sur route. Puis ce sera le faux pas de la Flèche Wallonne dont elle se tire par un miracle et dont on n'a peut-être pas tout dit. Enfin ce Tour de Toona qui sera, on l'espère, le point final. C'est assez. Ou elle est dopée et décidément bien maladroite. Ou elle ne l'est pas et c'est trop d'injustice.

Fille d'ombres et de lumières, il y aura eu deux Geneviève. Celle qui court, limpide, lumineuse, sans équivoque, la Reine du mont Royal qui dépose ses adversaires à 300 mètres de la ligne et s'envole vers la victoire. Et l'autre, dissimulée, qui se dérobe même aux questions les plus anodines, qui ne trouve sa clarté que pour nous asséner :

Je n'ai jamais pris d'EPO, ni aucune substance interdite.

En reste-t-il pour la croire ?

Source de l'article  http://www.cyberpresse.ca

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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 11:11

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La star déchue du cyclisme allemand, Jan Ullrich, aurait consulté dès 2003 Eufemiano Fuentes, le médecin espagnol au coeur du réseau de dopage sanguin démantelé au printemps 2006, rapporte dans son édition à paraître lundi l'hebdomadaire allemand Focus.

Selon le magazine, la justice allemande, qui instruit une plainte pour escroquerie contre Ullrich, a saisi des reçus et documents de voyage montrant que le vainqueur du Tour de France en 1997 se rendait régulièrement à partir de 2003 à Madrid où le Dr Fuentes avait son cabinet.

Ullrich avait été licencié en juillet 2006 par T-Mobile après son implication dans l'affaire Fuentes. Le coureur allemand, qui a mis un terme à sa carrière en février, a toujours nié avoir eu recours au dopage.

Le parquet de Bonn (ouest de l'Allemagne) a déjà établi qu'Ullrich avait entreposé des poches de son sang dans le cabinet du Dr Fuentes et qu'il lui avait versé 25.000 euros en 2004.

Selon Focus, les enquêteurs ont également trouvé des reçus prouvant qu'Ullrich avait payé 55.000 euros en 2006 pour les services de Fuentes.

Le médecin espagnol doit être prochainement entendu par le tribunal de grande instance d'Hambourg dans une autre affaire concernant Jan Ullrich, qui a porté plainte pour diffamation contre un expert allemand de la lutte antidopage.

Fuentes a toutefois affirmé cette semaine dans la presse italienne que "la justice allemande devra venir (en Espagne) le chercher." (AFP)

Ma source est http://www.tsr.ch/tsr


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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 08:32
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Je pense que cela vaut vraiment la peine de lire ce livre ! Perso, je ne l'ai pas encore lu.
Et vous vous l'avez lu ? qu'elle est votre avis ?



Vie et mort de Marco Pantani

Philippe Brunel

Jamais un cycliste n'a gravi les montagnes avec une telle aisance. Jamais un cycliste n'est tombé de si haut, si vite. Marco Pantani, ange et démon du peloton des années EPO, est mort d'une overdose de cocaïne le 14 février 2004, dans une chambre d'hôtel de Rimini (Italie). L'épilogue d'une descente aux enfers entamée cinq ans plus tôt, quand le grimpeur au bandana, sur le point de gagner le Giro, fut banni de l'épreuve et désigné à l'opprobre des tifosi. De rage, il sciera son vélo. Autant dire la branche sur laquelle il était assis.

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Philippe Brunel, journaliste à L'Equipe, retrace, d'une plume sombre et inspirée, l'inexorable déchéance du champion ailé. Spécialiste du cyclisme et de l'Italie, il n'a pas son pareil pour dépeindre les destins en clair-obscur et les légendes à double fond. Tout au long de ce roman vrai, le drapeau noir flotte sur la vie de celui que les foules surnommaient «le Pirate». Mais Brunel ne trace pas seulement le portrait d'un être dépressif à l'entourage dépravé. Il se livre à une contre-enquête aussi haletante qu'un thriller dont il ressort que la thèse policière de l'accident résiste mal à une revue minutieuse des faits et des témoins.

S'il est impossible de conclure, de façon formelle, à un homicide, on comprend que Pantani gênait beaucoup de monde, des éminences du cyclisme italien aux malfrats de la Riviera adriatica. L'auteur, qui fut son intime, raconte qu'un jour où il avait échoué à lâcher un adversaire dans l'ascension d'un col, le vainqueur du Tour 1998 en arracha le diamant qu'il portait à l'oreille. Le campionissimo de Cesenatico savait aller au-delà de la souffrance. Sur son vélo comme dans la vie. Il en est mort.

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Henri Haget

Ma source est http://www.tv5.org

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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /Sep /2007 17:41
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Article du 26 septembre 2007


Bettini aurait fourni des produits dopants à Sinkewitz L'Italien Paolo Bettini, champion du monde en titre de cyclisme, aurait fourni des produits dopants à l'Allemand Patrik Sinkewitz, contrôlé positif à la testostérone en juin, rapporte mercredi la chaîne de télévision allemande ZDF en marge des Mondiaux-2007 de Stuttgart.


La ZDF indique dans un communiqué avoir eu accès à un document dans lequel Sinkewitz reconnaît s'être procuré auprès de Bettini, son ancien coéquipier chez Mapei/Quick Step, un produit portant le nom de "Testogel". "Des coureurs italiens m'ont aussi fourni ce Testogel, on peut nommer Bramati et Bettini", indique le document auquel la chaîne de télévision a eu accès. Informé des accusations de son ancien coéquipier, Bettini, en partance pour Stuttgart à l'aéroport de Venise, a aussitôt joint par téléphone Sinkewitz, selon l'agence de presse italienne Ansa. L'Allemand l'a assuré qu'il n'avait jamais tenu de tels propos. "Si comme tu le dis, tu n'as pas fait ces déclarations, démens-les immédiatement. Si en revanche, tu les as faites, tu devras en assumer la responsabilité. Tu n'as parlé à personne ?

Mais d'où sort cette histoire alors ?", a déclaré Bettini, selon Ansa qui a retranscrit les propos tenus par l'Italien lors de sa conversation téléphonique avec Sinkewitz. Sinkewitz, 26 ans, a été contrôlé positif à la testostérone le 8 juin lors d'un stage de préparation au Tour de France 2007: il a depuis admis avoir utilisé un gel à base de testostérone. Le coureur allemand, qui a été licencié par son équipe T-Mobile, fait l'objet d'une plainte pour escroquerie: son domicile, près de Fulda (centre-ouest), a été perquisitionné par la police début août. Sinkewitz a été sous contrat de 2001 à 2005 avec Mapei/Quick-Step, dont est issue la formation actuelle de Bettini, qui fut aussi celle de Davide Bramati de 2003 à 2006. Bettini, champion olympique à Athènes qui remet son titre mondial en jeu dimanche, est déjà au coeur d'une polémique à Stuttgart après avoir refusé de signer "l'engagement pour un cyclisme propre" de l'Union cycliste internationale.

Ma source est http://www.tsr.ch
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