Lundi 6 octobre 2008
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Eric Wijmeersch est un spécialiste belge du 100m en athlétisme. En annonçant sa retraite sportive aujourd'hui, il lance une bombe en direction de l'Agence
Mondiale Antidopage (AMA): il accuse son compatriote Renno Roelandt, aujourd'hui membre de l'AMA de l'avoir poussé à se doper en 1998.
Jusqu'où ira l'immoralité dans le sport? Ces derniers jours, les annonces se suivent et se ressemblent. Car elles portent toutes le parfum du scandale du dopage. Et,
si ce n'est pas le cyclisme qui est au coeur des préoccupations, c'est l'athlétisme qui fait l'actu. Aujourd'hui, Eric Wijmeersch a fait fort. L'ancien spécialiste belge du 100m - plusieurs fois
champion de Belgique - a tenu, aujourd'hui, une conférence de presse pour annoncer sa retraite sportive. Mais pas que ça. Il a, également, lancé une bombe en direction de l'Agence Mondiale
Antidopage (AMA) en accusant son compatriote Renno Roelandt, un membre de l'AMA ,de l'avoir poussé à se doper en 1998.
Explications: "Cela s'est passé après les championnats d'Europe de 1998 à Budapest. Renno, à ce moment président de la commission antidopage de la Communauté
flamande, m'a conseillé de prendre des hormones de croissance. Il m'a dit: "Si j'étais toi, j'essaierais. C'est indécelable et tu sera plus rapide", a expliqué Wijmeersch. Avant d'ajouter, de
façon limpide: "j'ai suivi son conseil. Entre fin 1998 et début 2001, je me suis dopé." L'athlète précise qu'il ne s'agit pas d'un règlement de compte mais bien d'une dénonciation de l'hypocrisie
dans le sport belge... Et celle qui règne au sein de l'Agence Mondiale Antidopage? Cette affaire risque, en tous cas, de faire grand bruit.
Source et date de l'article Les dessous du
sport 25.09.08
Merci pour ton message !
Oui, je pense vraiment que cette information est importante !
LA FAMILLE ADDAMS
La fronde de certains sportifs professionnels contre le système ADAMS II, logiciel informatique fourni par l’AMA permettant leur localisation afin d’effectuer des contrôles inopinés est-elle justifiée ?
Le plus étonnant à mes yeux est le petit nombre de sportifs affichant ouvertement leurs désaccords.
Est-ce la crainte d’être montré du doigt, d’attirer la suspicion sur leurs performances ? Toujours est-il qu’accepter d’être fliqué sept jours sur sept, c’est sacrifier l’essentiel (la protection de la vie privée) pour sauver l’apparence.
Je m’explique : sous prétexte d’équité, de protection de la santé, de morale, on demande aux sportifs de donner chaque trimestre leur emploi du temps et leurs lieux de localisations.
Le sport semble une proie facile et paye un lourd tribut au climat actuel demandeur de plus d’éthique et de transparence. (C’est surement par « pudeur » que l’AMA n’a pas osé mettre en place le bracelet électronique)
Les sportifs semblent êtres une cible bien plus docile et « fragile » que la plupart des acteurs de notre société : financier véreux, politique corrompu, ecclésiastique révisionniste, j’en passe et des meilleurs.
Donnés en pâture à l’opinion publique ces athlètes font les frais d’une politique populiste et démagogique, le haut niveau n’étant que le miroir d’une société bouffie par le syndrome de l’argent facile et du winner triomphant.
Que les pouvoirs sportifs et politiques cessent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et se dotent de réels moyens pour lutter contre le dopage si cela est vraiment leur objectif sans renier aux droits fondamentaux des citoyens que sont les sportifs.