Lundi 20 octobre 2008
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Le CIO a lancé une enquête sur la façon dont des centaines de tests anti-dopage des Jeux de Pékin avaient disparu. La crédibilité de l'organe olympique en prend
un sacré coup...
Le Comité International Olympique a avoué récemment qu'il manquait environ 300 tests anti-dopage pratiqués sur des athlètes ayant participé aux Jeux olympiques de
Pékin. De nombreuses interrogations et suspicions peuvent donc se poser. D'autant que le journal australien The Age a révélé vendredi, que la procédure officielle anti-dopage a été bafouée à de
nombreuses reprises avant et après les Jeux.
Les observateurs indépendants chargés d'observer les contrôles et les résultats d'analyses pour le compte de l'Agence Mondiale Antidopage ont en effet indiqué “qu'il y avait environ 300 résultats
de tests de moins que ce qu'indique les formulaires de contrôle".
De son côté, le laboratoire de Pékin, qui réalisait les contrôles anti-dopage pendant les J.O., a avoué qu'il n'avait pas effectué tous les tests possibles. On croit rêver!
Le laboratoire n'aurait notamment pas recherché l'insuline, un produit pourtant interdit. Pire encore, le rapport des 10 experts indépendants indique que les comités olympiques nationaux passent
outre les recommandations du CIO. Plus de la moitié (110 sur 204) de ces comités n'ont ainsi pas indiqué clairement au CIO où se trouvaient leurs athlètes avant les Jeux Olympiques. Une procédure
pourtant obligatoire qui rappelle l'affaire Rasmussen. En effet, le coureur néerlandais de la Rabobank avait été suspendu par son équipe et exclu du Tour de France car il n'avait pas renseigné
ses lieux d'entraînement pré-Tour de France.
Difficile donc de croire que tous les dopés aient été pris par la patrouille et ne soient pas passés à travers les mailles de filet du CIO; un filet visiblement bien percée...
Source et date de l'article Les dessous du
sport 19.10.08
Publié dans : Jo de Pékin 2008
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