Vendredi 22 mai 2009
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Cette année, Rafael Nadal et Roger Federer, comme tous les joueurs et joueuses qui disputeront
Roland-Garros (du 24 mai au dimanche 7 juin) ne seront pas seulement soumis aux traditionnels contrôles antidopage de la Fédération internationale de tennis (ITF), mais également à ceux diligentés
par la très efficace Agence française de lutte contre le dopage
En vertu d'un nouveau dispositif du code mondial antidopage, qui permet à une organisation antidopage nationale de réaliser des tests en plus de ceux organisés par
une fédération pendant une grande compétition, le président de l'AFLD, Pierre Bordry, a demandé à son homologue de l'ITF le droit de procéder à des contrôles additionnels pendant la quinzaine
parisienne. L'ITF vient de donner son accord. "L'AFLD va effectuer des contrôles inopinés et ciblés pendant Roland-Garros, confirme Pierre Bordry. Le ciblage sera organisé en
fonction des informations que nous possédons et des éléments dont dispose l'ITF."
Avant le Tour de France 2008,
l'AFLD avait bénéficié d'un "tuyau" du comité olympique italien - les coureurs avaient recours à une EPO de nouvelle génération, la Cera - pour retrouver cette substance dans les urines de
plusieurs cyclistes. L'AFLD tient-elle un pareil indice avant Roland-Garros ? L'ITF, de son côté, constitue depuis plusieurs années le profil stéroïdien des joueurs et joueuses
professionnels.
EFFET DE SURPRISE
Le président de l'AFLD ne veut pas donner de précisions sur le nombre de contrôles ni sur le moment où ils seront réalisés pour jouer sur l'effet de surprise. En
2008, l'ITF avait réalisé 236 contrôles (187 prélèvements urinaires et 49 sanguins).
L'accord trouvé entre l'organe dirigeant du tennis mondial et l'AFLD intervient deux ans après que l'ITF a décidé de ne plus s'appuyer sur les compétences de
l'autorité antidopage française et de ne plus confier l'analyse des échantillons prélevés à Roland-Garros au laboratoire de l'agence, à Châtenay-Malabry. En 2007 et 2008, les prélèvements étaient
exclusivement réalisés par la société suédoise IDTM puis traités au laboratoire antidopage de Montréal, celui qui a retrouvé de la cocaïne dans les urines de Richard Gasquet lors du tournoi de Miami. Le dernier contrôle positif
constaté à Roland-Garros remonte à celui de l'Argentin
Mariano Puerta, finaliste en 2005.
Par contre le dopage
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Publié dans : Tennis
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