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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur Contre le Dopage

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 17:20

A l'époque : le mot doping s'applique à tout moyen qui peut servir à améliorer les performances sportives. Tout étant permis en matière d'ingestions de produits, ce mot ne renvoie à aucune connotation de type légale. Il s'applique à tous les produits pharmaceutiques comme l'héroïne, la cocaïne, la caféine mais également aux préparations diététiques à base de vitamines, sels minéraux habituellement consommés avec la nourriture.


De l'éphédra aux amphétamines
Quoi qu'il en soit, au milieu du siècle, les hydrates acquièrent le statut de substances favorables à l'exercice physique.
Mais à cette époque une autre évolution est déjà en "marche accélérée", une évolution qui a pour origine l'éphédra.
L'éphédra est un petit arbre à fleurs jaunes et aux baies rouges comestibles. Depuis plusieurs siècles, sa consommation était réputée faciliter l'exercice physique et supprimer la fatigue. S'il en est ainsi, c'est que l'éphédra renferme une substance appelée éphédrine qui a pour propriétés de : dilater les bronches, exciter les muscles, augmenter le taux de sucre dans le sang, repousser la sensation de fatigue.
Outre ces effets directs sur l'organisme, qui expliquent qu'on la retrouve encore 100 ans plus tard lors des contrôles anti-dopages, l'éphédrine a tenu un rôle de premier plan dans l'histoire médicale et sportive. Elle a, en effet, servie de support aux scientifiques pour la mise au point de la première amphétamine : la benzédrine.

Très vite, les amphétamines et leurs dérivés vont devenir les stars du dopage pour longtemps. Déjà répandues dans le milieu sportif, leur réputation va être assise lors de la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, 72 millions de comprimés de benzédrine (amphétamine) seront distribués aux contingents britanniques et notamment aux pilotes de la Royal Air Force pour les aider à lutter contre la fatigue. Au Japon, les ouvriers sont gavés d'amphétamines pour accroître leur cadence de travail.
Les utilisateurs déclarent alors ne pas ressentir de fatigue et avoir une volonté intacte quelques soient les situations.

Pour comprendre comment ces effets peuvent intervenir, pénétrons au cœur de l'organisme humain.

Comment ça marche ?
Les amphétamines agissent au niveau du système nerveux central. Dans notre cerveau sont libérés en permanence plusieurs dizaines de transmetteurs différents. Chacune de ces substances à des effets plus ou moins définis.
Les amphétamines ont une configuration proche de deux de ces transmetteurs : la noradrénaline et la dopamine. Le premier composé intervient dans l'éveil, la préparation aux agressions ; le second provoque un sentiment d'apaisement et de plaisir. La présence d'amphétamines dans le cerveau engendre une augmentation de la quantité de transmetteurs disponibles et induit, par-là même, les effets comportementaux cités.

La connivence
Dans la première moitié du siècle, la grande majorité - pour ne pas dire la quasi-totalité - des athlètes de haut-niveau ayant à supporter les efforts difficiles et prolongés ont absorbé des amphétamines. Cela ne posait aucun problème puisque, après avoir été recommandées puis délivrées (guerre), ces dernières sont restées en vente libre en France jusqu'en 1955.
L'utilisation était d'autant plus aisée que les prix étaient raisonnables. De plus, après la guerre, l'arrivée sur le marché de seringues auto-injectables permit de "s'alimenter" beaucoup plus facilement, sans interrompre l'effort.

Le sport n'est pas le seul secteur touché. Après la guerre, les amphétamines sont utilisées dans tous les corps de métiers, à chaque fois qu'une fatigue doit être endurée, à chaque fois qu'un travail physique ou intellectuel important doit être accompli. Les étudiants, professions libérales, ouvriers utilisent ces produits de manière plus ou moins prolongée.

Indétectables ?
Dans le milieu sportif français, la première loi anti-dopage de 1965, notifie explicitement les amphétamines parmi les produits interdits. Dès lors, les sportifs et leur entourage vont mener une véritable course pour éviter d'être pris aux contrôles.
La première année (1966), un contrôle sur trois est positif. L'année suivante, ce taux est guère supérieur à 10%. Cela ne signifie nullement que moins d'athlètes se dopent mais simplement qu'ils ont su déployer des astuces leur permettant de passer au travers des contrôles. Nous reviendrons sur les techniques permettant de s'assurer de n'être pas pris. En fait, si les athlètes sont pris au contrôle c'est chaque fois pour des raisons inhabituelles : un médecin qui applique les consignes de manière plus stricte que ses collègues, la mise sur le marché de nouveaux tests de dépistages sans que l'encadrement des sportifs soit mis au courant…

Ce va-et-vient entre dépistage et dopage est particulièrement mis en lumière par les "péripéties" qui se sont produites, dans les années 70, entre le biochimiste belge Michel Debackere et les stars du vélo.
A l'époque, des stimulants apparentés aux amphétamines avaient les faveurs du peloton. Il s'agit du groupe des pipéridines (Lidépran, Mératran, Ritaline). Cette popularité s'expliquait par le fait que les sportifs avaient constaté que les contrôles étaient incapables de démasquer ces substances. Pourtant, en 1974, un laboratoire dirigé par Michel Debackere découvre le moyen de repérer ces produits. Conséquence, au printemps de la même année, treize cas positifs sont trouvés. Cette vague de contrôles stoppa nette l'utilisation de ce groupe de substances.
Dans la foulée, un autre produit indécelable apparenté aux amphétamines venait les remplacer. La pémoline devenait le nouveau produit à la mode. S'en suivirent, "3 ans de bonheur sous pémoline". Mais en 1977, patatrac, il faut à nouveau changer de produit. En effet, le même Michel Debackere a trouvé le moyen de déceler le produit incriminé. Mieux encore, il s'est débrouillé pour garder sa trouvaille secrète jusqu'à confondre le roi du peloton : Eddy Merckx. "Tout le monde en prenait alors, tu faisais comme les autres" déclara le coureur.

Le lien entre sportifs et substances dopantes était si ténu que chaque produit avait son surnom : mémé pour le Mératran, lili pour le Lidépran, riri pour la Ritaline ; sans parler du pot belge et de la friandise du docteur x…

En dépit de cette banalisation qui peut laisser penser à des pratiques anodines, l'ingestion d'amphétamines n'est pas sans risques pour la santé des coureurs.

Les risques
Les amphétamines peuvent provoquer des effets secondaires indésirables.
Tout d'abord, elles peuvent altérer le jugement. Voyant tout "en rose", les sportifs dopés ont tendance à se voir meilleurs qu'ils ne le sont réellement. Le cas d'un joueur de base-ball venant de louper trois lancers et refusant de quitter le terrain parce qu'il "jouait si bien" a été rapporté par un médecin américain. Sous amphétamines, les coureurs croient courir plus vite, les lanceurs lancer plus loin qu'ils ne le font !

Mais les effets psychologiques peuvent être plus marqués. En 1941, à l'arrivée d'un cross se déroulant dans les environs de Bâle, trois coureurs présentèrent des comportements étranges. Après être arrivé, le premier de la course se mit à tenir des propos incohérents, à menacer son entourage, à s'agiter en déclarant qu'il voulait avaler des morceaux de verre. Le deuxième ressenti des malaises pendant plusieurs heures. Enfin, un troisième coureur fut arrêté dans la dernière partie du circuit. Il ressentait des secousses, était convaincu qu'il allait être condamné à mort pour s'être dopé. Alors qu'il semblait calmé, il se leva brusquement et alla se jeter dans une rivière. Il y mourut noyé.
Les trois coureurs avaient pris une substance apparentée au groupe des amphétamines, la Pervitine.
En 1948, même le grand Zatopek présenta, à l'arrivée du 10 000m des jeux olympiques de Londres, un comportement très étrange. Terriblement excité, il menaça les officiels, jeta une chaise en l'air, tomba, se releva puis parti aux vestiaires. Cet excès d'excitation était-il du à la prise d'amphétamines ?

Outre, ces effets psychologiques, les amphétamines peuvent provoquer des troubles physiques divers comme des tremblements, des accélérations du rythme cardiaque, des insomnies, un amaigrissement par leur effet coupe faim, des vertiges et bien plus encore…

Eté 1967, 13ème étape du tour de France entre Marseille et Carpentras. Il est 17h, la température avoisine les 45°C à l'ombre. Sur les pentes du Mont Ventoux, à 2 kilomètres du sommet, un coureur s'effondre. L'Anglais Tom Simpson est en train de succomber aux effets combinés des amphétamines et d'une déshydratation prononcée. En dépit des secours apportés, à 17h40 la mort intervient officiellement.

L'action des amphétamines permet de comprendre comment un sportif peut en arriver à de telles extrémités.
Nous avons dit que ces substances suppriment la sensation de fatigue. Or, les conséquences de cette dernière sont belles et bien présentes. Si le corps ne perçoit plus la douleur, ces capacités physiques, elles n'ont pas changé. Le sportif est alors comme un conducteur qui ne verrait pas s'allumer un à un les voyants de son tableau de bord. Il continue à se donner, ne reçoit pas les signaux de la fatigue, d'un coup de chaleur… Il peut ainsi continuer jusqu'à la défaillance, jusqu'à la mort par épuisement (collapsus, désamorçage cardiaque, déshydratation…). Mort pour ne pas être parvenu à prendre en compte ses propres douleurs. Le "coup de fouet" attendu se paye parfois au prix fort.

En dépit, de ces dangers, les amphétamines continuent à être utilisées soit comme stimulants, soit comme produits masquant.
Parallèlement, d'autres substances, comme la cocaïne, ont traversé le siècle pour des effets principaux proches de ceux décrits ci-avant. Les sportifs consommateurs rapportent des sensations de toute puissance et d'invincibilité. Là encore, le temps fait son affaire de tels sentiments.

Si les amphétamines ont des effets psychiques marqués sur l'organisme, leur portée physique est trop limitée pour satisfaire les sportifs en mal de performances. D'autres substances doivent se charger de ce versant de la performance.

Ma source est http://www.volodalen.com/23dopage/dopage2.htm


Par Marie - Publié dans : Produits et techniques dopante / risques et effets
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