Vendredi 10 décembre 2010
5
10
/12
/Déc
/2010
16:54
Après le séisme de l'affaire Puerto dans le cyclisme, voilà l'Espagne replongée dans un nouveau scandale de dopage avec l'athlète Marta Dominguez. Jeudi, la
championne du monde 2009 du 3000 m steeple et treize personnes ont été interpellé et douze ont été mis en garde à vue par la Garde civile ibérique. Outre Dominguez, actuellement enceinte et
vice-présidente de la Fédération espagnole, on y trouve des athlètes, des entraîneurs, des médecins et des pharmaciens.
Ces personnes sont accusées d'avoir distribué des produits dopants et comparaîtront prochainement devant un juge d'instruction. Lors de 15 perquisitions menées jeudi
à Palencia, Madrid, Alicante et Las Palmas, la Garde civile a saisi de "grandes quantités d'anabolisants, stéroïdes, hormones et divers médicaments dont de l'EPO" ainsi que des "poches de sang et
du matériel de laboratoire pour réaliser des transfusions sanguines". Un incroyable arsenal qui touche le sommet de la pyramide de l'athlétisme espagnol et des acteurs déjà connus de la police
ibérique.
Dans la liste figurent ainsi les noms de Cesar Perez, l'entraîneur de Marta Dominguez, de l'entraîneur d'athlétisme Manuel Pascua Piqueras, de l'ex-cycliste Alberto
Leon et d'un médecin, Eufemiano Fuentes. Ce dernier était l'un des principaux accusés dans l'affaire Puerto qui a miné le cyclisme mondial à partir de 2006. Première conséquence de cette nouvelle
opération, la Fédération d'athlétisme a décidé de retirer Alemayehu Bezabeh, un athlète éthiopien naturalisé espagnol, des Championnats d'Europe de cross, dimanche à Albufeira (Portugal), parce
qu'il "pourrait être impliqué dans un présumé cas de dopage".
Nation au sommet dans de nombreux sports majeurs (football, basket, tennis, cyclisme), l'Espagne est aux prises avec de nombreuses affaires de dopage depuis
plusieurs années. Son laxisme a souvent été pointé du doigt. L'affaire Puerto a notamment abouti à des suspensions des plusieurs sportifs dans plusieurs pays sauf en Espagne. Le secrétaire d'Etat
aux Sports, Jaime Lissavetzky, s'est défendu vendredi en affirmant que les récentes opérations menées dans le pays étaient "le résultat de la loi antidopage" adoptée en 2006. Il a assuré que le
gouvernement "n'était pas inactif face au dopage, bien au contraire". Ces propos ne manqueront pas d'être rappelés lorsque viendra l'heure de juger l'affaire Alberto Contador, double vainqueur du
Tour et sous la menace d'une procédure disciplinaire pour dopage.
Source et date de l'article France2.fr 10.12.2010
Source de l'image
Commentaires