Mercredi 4 juillet 2012
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Quelques histoires de dopage qui ont marqué l'histoire des jeux Olympiques, sans que la liste soit exhaustive:
1960: le cycliste danois Knut Jensen meurt à la suite d'une chute lors de la course sur route des Jeux de Rome après avoir absorbé une dose massive
de stimulants. Ce décès, puis celui de Tom Simpson lors du Tour de France 1967, incitent le CIO à se doter d'une commission médicale et à édicter une liste des produits interdits.
1968: premiers contrôles antidopage aux JO, à Grenoble et Mexico. Le premier sportif convaincu de dopage est un pentathlète suédois, Hans Gunnar
Liljenvall, pour usage d'alcool !
1988: le Canadien Ben Johnson fait sensation en remportant le 100 m en 9 sec 79, nouveau record du monde, devant la star américaine Carl Lewis.
L'annonce de son contrôle positif au stanozolol (stéroïde anabolisant) provoque un immense scandale, le tout premier lié au dopage dans l'histoire des JO.
2000: le lanceur de poids américain C.J. Hunter est banni des Jeux de Sydney après avoir été contrôlé positif à la nandrolone. Ce qui n'empêchera
pas sa femme Marion Jones de rafler cinq médailles, dont trois d'or. Mais sept ans plus tard, acculée par la justice américaine, la sprinteuse américaine avoue avoir pris des produits dopants
fabriqués sur mesure par le laboratoire Balco. Le CIO lui retirera toutes ses médailles. Marion Jones n'a jamais été contrôlée positive. Mais ses mensonges l'ont conduite à passer six mois en
prison en 2008.
2002: sous la houlette de son nouveau président, Jacques Rogge, la politique antidopage du CIO s'accélère. Sept cas positifs sont recensés aux Jeux
d'hiver de Salt Lake City alors qu'il n'y en avait eu qu'une poignée entre 1924 et 1998. Trois concernent des médaillés d'or en ski de fond, les Russes Larissa Lazutina et Olga Danilova et
l'Espagnol Johann Mühlegg, qui sont contrôlés positifs à l'Aranesp, la dernière EPO de l'époque, grâce à la collaboration du groupe pharmaceutique la produisant.
2004: les Jeux d'Athènes sont les premiers régis par le Code mondial antidopage. Les sprinteurs grecs Kenteris et Thanou, qui vont jusqu'à simuler
grossièrement un accident de moto pour tenter d'échapper à un contrôle, en font les frais en étant exclus des Jeux. Au total, 26 infractions antidopage sont enregistrées à Athènes, un record.
Sans compter le coureur cycliste Tyler Hamilton qui a rendu sa médaille d'or en 2011, après être passé aux aveux.
2006: la collaboration entre les forces de l'ordre italiennes et le CIO permet de mettre à jour aux Jeux d'hiver de Turin les sombres pratiques des
fondeurs et biathlètes autrichiens. Les carabinieri découvrent dans leur chalet à Pragelato une véritable officine de transfusion sanguine.
2008: plus que les neuf contrôles positifs d'athlètes de second plan qui ont émaillé les Jeux de Pékin, ce sont les analyses complémentaires menées
dans les mois suivants qui marquent un nouveau pas décisif. La mise au point d'un test de détection de l'EPO-Cera incite le CIO à vérifier tous les échantillons sanguins des Jeux. Huit mois plus
tard, tombent cinq sportifs, dont le champion olympique du 1.500 m Rashid Ramzi, qui portait les espoirs du Bahreïn, et le médaillé d'argent de cyclisme sur route, l'Italien Davide
Rebellin.
Source et date de l'article RTL.sport.be 03.07.2012
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Par contre le dopage
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Publié dans : JO Londres 2012
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