Dimanche 12 février 2012
7
12
/02
/Fév
/2012 14:23
L'EPO est très souvent citée dans les affaires de dopage mais personne ne sait véritablement l'origine de cette hormone. Le dernier scandale autour de ce produit
interdit est l'affaire Ciprelli. L'époux de Jeannie Longo a été mis en examen car il s'en est procuré entre 2007 et 2011. Focus sur ce produit dopant qui fait l'actualité.
L'EPO, c'est quoi ?
L'EPO est le raccourci de érythropoïétine (aide à la prononciation : ERY-THRO-PO-Ï-É-TINE), une hormone naturelle ou synthétique contenant un glucide. Cela permet
aux globules rouges de la moelle osseuse de se développer en plus grand nombre. L'érythropoïétine est sécrétée à 90% par les reins. Le reste de la production provient du foie, du cerveau et de
l'utérus
Cette hormone a été découverte en 1906 par Sadi Carnot, un physicien français, lors d'une expérience réalisée sur des lapins. Avec l'histoire et les nouvelles
technologies, son évolution n'a jamais cessé.
Aujourd'hui, il existe de nombreuses molécules d’EPO de synthèse, de plusieurs générations différentes, presque identiques à celles naturelles. En revanche, son nom
est légèrement différent : RHuEPO, qui signifie Recombinant Human Erythropoïetin.Pour fabriquer cette molécule, il faut réaliser différentes actions. La base reste l'érythropoïétine d'un humain
dans une lignée cellulaire d'un animal qui produit la protéine.
Comme dans une famille, le temps passe et les générations défilent. En 2008, la deuxième génération est remplacée par la troisième. La nouvelle molécule porte le nom
de CERA. La nouveauté est qu'elle agît plus longtemps, trois semaines au lieu d'une, sur le corps humain. Mais dès sa sortie, elle était déjà détectable dans l'organisme humain.
Découvrez les différentes pratiques dopantes et leurs effets sur le corps humain
Pour pouvoir voir l'animation très intéressant cliquez ICI
Quels effets à l'EPO sur l'organisme ?
Injectée dans le sang, elle se fixe sur les récepteurs de la moelle osseuse. Davantage de globules rouges transportent ainsi l'oxygène. Dans un cadre médical,
l'érythropoïétine est prescrite lors d'insuffisance rénale, maladies hématologiques, cancers...
Les spécialistes du dopage justifient l'utilisation de ses produits par les sportifs car cette molécule permet une oxygénation des muscles plus rapide, permettant
une meilleure performance. Que ce soit dans l'intensité de l'effort que sur la durée.
Le cyclisme est souvent le plus souvent associé avec cette pratique de dopage. D'après une étude, un coureur cycliste peut améliorer sa vitesse de près de 10%. Mais
se doper à l'EPO peut avoir des conséquences irrévocables. Si l'effort est trop intense, le sang peut s'épaissir, et des caillots peuvent se former, entraînant défaillances cardiaques et
AVC.
Comment l'EPO se dépiste ?
Aujourd'hui, les instances qui luttent contre le dopage peuvent utiliser deux techniques afin de dépister les tricheurs, par voie urinaire, ou par voie sanguine. Le
test urinaire est très couteux et fastidieux à réaliser. Donc les contrôles anti-dopages sont majoritairement réalisés par test sanguin. Pour les cyclistes, le taux d'hématocrite ne doit pas
excéder les 50%.
Quelles sont les grands cyclistes autour de l'EPO ?
Retrouvez toutes les histoires dans lesquelles des coureurs cyclistes ont été impliqués dans des affaires des dopages :
Affaire Ciprelli : le mari de Jeannie Longo avoue
des achats d'EPO pour "usage personnel"
Hamilton charge
Armstrong
Valverde suspendu jusqu'en 2012
Landis avoue s'être dopé et
charge Armstrong
Mikel Astarloza positif à l'EPO
Di Luca contrôlé positif à l'EPO
sur le Giro
Riccardo Ricco suspendu deux
ans par le Coni
Source et date de l'article RTL.fr 10.02.2012
Source de l'image
Commentaires