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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
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11  personne(s) sur ce blog

 

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Football

Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 17:42

http://photo.europe1.fr/sport/un-kit-antidopage-lors-des-mondiaux-de-daegu-930x620/14469005-1-fre-FR/Un-kit-antidopage-lors-des-Mondiaux-de-Daegu-930x620_scalewidth_630.jpg

 

DOPAGE - Le docteur De Mondenard apporte son éclairage sur le témoignage des joueurs algériens.


L'an dernier, Jean-Pierre de Mondenard évoquait la "loi du silence" qui prévalait dans le football autour du dopage. Alors que plusieurs internationaux algériens, parents d'enfants handicapés, font part de leurs doutes sur les produits qu'ils ont absorbés dans les années 1980, le célèbre médecin du sport revient sur cette affaire pour Europe1.fr.

 

Europe1.fr : êtes-vous surpris par les déclarations des internationaux algériens ?
Jean-Pierre de Mondenard : "ça ne me surprend pas du tout. Dans le Dictionnaire du dopage (2004), j'ai consacré tout un chapitre aux effets tératogènes des dopants sur la descendance. J'y montre qu'un certain nombre de substances peuvent provoquer des malformations par leur action sur l'embryon. Car on parle toujours des effets collatéraux du dopage sur le dopé, et on ne parle jamais des effets collatéraux du dopage sur la descendance. Or, on a prouvé récemment, par exemple, que des mères qui buvaient quotidiennement des boissons contenant de l'aspartame, comme des sodas, mettaient à terme de façon prématurée. Cela suffit à montrer que ce que vous prenez a une influence sur le fœtus. En ce qui concerne les footballeurs algériens, il y a forcément une raison à tous ces cas d'enfants handicapés. Ce n'est pas normal de retrouver autant de cas sur une population aussi ciblée. Il faut chercher l'explication car il y en a une, forcément."

 

E1.fr : y-a-t-il des précédents dans l'histoire ?
J-P de M. : "oui, notamment en Allemagne de l'Est. On a appris qu'il y avait eu pas moins de 10.000 athlètes qui avaient suivi des protocoles de dopage. Un certain nombre d'entre eux sont allés ensuite devant la justice allemande parce que leurs enfants avaient des effets tératogènes, des malformations du corps. Sont nés des enfants phocomèles, c’est-à-dire sans bras ni avant-bras, qui avaient la main fixée à l'épaule, ou avec des pieds-bots également. La nageuse est-allemande Christiane Knacke, qui fut la première nageuse sous la minute sur 100 m papillon, avait témoigné après avoir fui l'Allemagne de l'Est. Elle avait expliqué que sa fille avait été victime d'une hyperthermie inexplicable qui a duré plusieurs mois. Les médecins lui ont assuré que la maladie de sa fille était due aux produits qu'elle avait pris quand elle était athlète de haut niveau."

 

E1.fr : est-ce que le protocole est-allemand a pu s'exporter ?
J-P de M. : "dans les années 1980, les pays du Maghreb étaient en relation avec des pays de l'ex-bloc soviétique. Entre 1974 et 1985, j'ai été médecin du tour du Maroc cycliste. Et, sur cette épreuve, il y avait des médecins russes qui venaient apporter leur savoir. Ce qui étonnant dans l'affaire révélée aujourd'hui, c'est que ça concerne une période bien précise, qui, il est vrai, était assez anarchique au niveau des produits. Les hormones, notamment, ont de graves effets tératogènes, mais pas seulement. Alcool, amphétamine, caféine, cannabis, cocaïne, métamphétamine, nicotine ou pot belge peuvent avoir des conséquences sur la forme et la santé du bébé."

 

Source et date de l'article Europe1.fr  17.11.2011

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Par contre le dopage - Publié dans : Football
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 15:19

http://media.football-mag.fr//images/media/images/comme-certains-u17-lors-du-mondial-ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-reuters/228067-1-fre-FR/Comme-certains-U17-lors-du-Mondial-Ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-Reuters_cover.jpg

 

Le dopage n’épargne personne… Lorsque la nouvelle est tombée mi-octobre, celle-ci a fait l’effet d’une bombe. Environ un joueur sur deux ayant participé à la dernière Coupe du monde des U17 au Mexique étaient dopés au clenbuterol. Heureusement, la Fifa, qui s’était promptement emparée de l’affaire, a levé le voile sur le scandale pour finalement se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’une contamination collective à la viande.

Ces dernières années, de nombreuses affaires de dopage ont secoué le monde du football mondial. Entre les Diego Maradona, Adrian Mutu ou autre Francescho Flachi, drogués à la cocaïne, Josep Guardiola, condamné en 2001 puis relaxé en 2007, Fabien Barthez ou Bernard Lama, trop portés sur le hashich pour des sportifs de haut niveau, … les faits divers ne manquent pas.

 

Mais lorsque mi-octobre, la nouvelle venue du Mexique est tombée, il n’était plus du tout question de cas isolés. En effet, parmi l’ensemble des participants à la dernière Coupe du monde des U17, 109 d’entre eux ont été contrôlés positifs au clenbuterol. Autrement dit, la moitié des joueurs qui s’étaient rendus au Mexique pour défendre les couleurs de leurs pays respectifs étaient dopés. Rien que ça… Immédiatement, la Fifa (Fédération internationale de football association) s’est saisie du dossier et la lumière a rapidement été faite. Au final, tous les footballeurs "contaminés" se sont tout simplement nourris d’une viande locale contenant des traces de cette substance dopante.

 

Mais au fait, le clenbuterol, qu’est-ce que c’est ? L’utilisation originelle de ce produit est purement vétérinaire. Les chevaux de course étaient amenés à prendre un tel traitement pour soigner des infections pulmonaires par exemple. Car les effets de ce médicament sont reconnus. Pour commencer, il favorise notamment la perte des masses graisseuses chez celui qui en ingère, sans pour autant perdre de poids. D’autre part, il permet notamment de respirer mieux qu’à l’accoutumée en agissant directement sur les bronches, et fait croître la production de sang. Pour un sportif de haut niveau "soigné" au clenbutérol, cela permet donc, en somme, d’améliorer sa masse musculaire en évitant de prendre du gras, de mieux ventiler en plein effort donc de mieux aérer ses muscles.

 

Monnaie courante chez certains éleveurs


On comprend mieux en ce cas que ce produit soit considéré comme dopant… Mais gare à l’overdose. Si le dosage n’est pas approprié pour le corps humain, c’est le drame assuré ou presque. Le clenbuterol agissant sur les muscles et favorisant notamment leur contraction, donc leur efficacité dans l’effort, il peut en faire de même sur le cœur. Dans ce cas de figure, c’est l’arrêt cardiaque assuré…

 

Mais la "médecine" du sport a suffisamment de connaissances en la matière pour avoir permis à bon nombre de sportifs d’utiliser ce produit sans en subir de néfastes effets secondaires. En cyclisme notamment, un Chinois, Li Fuyu, a été pris par la patrouille, alors que des doutes persistes sur le vainqueur du Tour de France 2010, l’Espagnol Alberto Contador, sur qui des traces de clenbuterol avaient été trouvées quatre jours de rang dans les urines…

 

Et en juin dernier, le football s’y est mis à son tour puisque cinq internationaux mexicains, Guillermo Ochoa, Francesco Rodriguez, Edgar Duenas, Antonio Naelson et Christian Bermudez ont été contrôlés positifs au cours de la Gold Cup. Dans la foulée, ceux-ci avaient été suspendus par leur fédération, puis disculpés quelques jours plus tard à la suite de contre-analyses opérées aux Etats-Unis qui avaient mis en avant une contagion alimentaire. Comme chez les U17 donc. Car au Mexique, comme dans bon nombres d’autres pays, la substance est communément utilisée chez les éleveurs de bétail destiné à l’abbatoir.En effet, cela permet notamment de fournir une viande de meilleure qualité puisque moins grasse, le clenbuterol se montrant à la hauteur de sa réputation. Dernièrement, la Chine a toutefois interdit à ses éleveurs de porcs d’en donner à leurs bêtes. Une prochaine compétition internationale au pays du Soleil Levant ne devrait donc pas permettre au moindre soupçon de contagion alimentaire d’exister, si d’aventure du clenbuterol était trouvé dans l’organisme d’un ou plusieurs footballeurs.

 

Source et date de l'article  Football-mag.fr  24.10.2011

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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 10:22

 

http://photo.europe1.fr/sport/mexique-930-601739/10950015-1-fre-FR/Mexique-930_scalewidth_630.jpg

 

 

Cette affaire rappelle bien évidemment l’étrange intoxication d’Alberto Contador sur le Tour de France 2010. Il y a quelques semaines, cinq footballeurs de l’équipe nationale mexicaine avaient été suspendus à titre provisoire après leur contrôle positif au clenbutérol. D’après les derniers élements de l’enquête, ils ne seraient pas les seuls à présenter des traces de cet anabolisant. Mais surtout, ces traces de clenbutérol auraient été ingéré par accident, d’après la Fifa.

 

La sélection mexicaine, qualifiée pour les demi-finales de la Gold Cup, a été autorisée à remplacer les cinq joueurs suspendus pour dopage, le gardien Guillermo Ochoa (America), les défenseurs Francisco Javier Rodriguez (PSV Eindhoven), Edgar Duenas (Toluca), et les milieux de terrain Antonio Naelson (Toluca) et Christian Bermudez (Atlante).

 

L'annonce de leur contrôle positif "a évidemment constitué une surprise", a expliqué Sepp Blatter, le président de la Fifa. Et de poursuivre : "mais quand nous avons reçu les documents, et spécialement après avoir parlé à notre responsable médical, nous avons constaté qu'il y avait cinq joueurs en situation difficile, mais que la présence du produit figure dans l'organisme d'autres joueurs de l'équipe".

 

La thèse de l'accident est donc soulevée une nouvelle fois par Sepp Blatter lui-même. L'Agence mondiale antidopage (Ama), a elle aussi évoqué la possibilité d’une intoxication alimentaire. Comme dans l’affaire Contador, les autorités mexicaines affirment que leurs joueurs ont mangé de la "viande contaminée au clenbutérol". Avant de nouvelles analyses, les cinq joueurs sont toujours écartés de la sélection.

 

Source et date de l'article  Europe1  24.06.2011

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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 21:42

Je n'étais pas au courant de cette histoire ! Je l'ai découverte par hasard !

 

http://www.afrik.com/local/cache-vignettes/L120xH151/arton6931-e00b8.jpg

L’attaquant du club italien de Pérouse, Al Saadi Khadafi, a été condamné jeudi à trois mois de suspension après un contrôle anti-dopage positif. La décision affectera sans doute assez peu la carrière du fils du Guide de la Révolution libyenne, qui, depuis son arrivée en Ombrie, en juin dernier, n’a jamais été aligné en championnat.

La carrière de l’International libyen Al Saadi Khadafi n’est pas prête de décoller en Europe. L’attaquant de terrain offensif de Pérouse a été condamné jeudi à trois mois de suspension par le Comité olympique italien (Coni). Il avait été contrôlé positif au norandrostérone, le 5 novembre dernier, à l’issue d’un match qu’il avait regardé depuis le banc. Son président, Luciano Gaucci, avait immédiatement pris sa défense en mettant en cause des médicaments que le joueur aurait prit pour soigner son mal de dos. Le principal intéressé se contentant d’expliquer qu’il ne savait pas ce qui avait pu se passer, mais qu’il ferait tout pour le découvrir. Après vérification, Al Saadi avait confirmé avoir subi une thérapie médicale à base de corticostéroïdes, en Allemagne, pour soigner son dos.

 

Il avait même renoncé à une contre-analyse qui aurait pu lui coûter une suspension encore plus lourde. L’attaquant sierra léonais de l’Inter de Milan, Mohammed Kallon, a ainsi pris huit mois de suspension après que son contrôle au norandrostérone ait été confirmé.

Reste que la suspension sera sans doute sans conséquence sur la carrière de l’International libyen, qui à trente ans n’a jamais réussi à gagner sa place à Pérouse. Depuis son arrivée en Ombrie, en juin dernier, il n’a jamais joué au cours d’un match de Serie A (première division italienne). Il a été élu second plus « mauvais joueur » du foot italien 2003 par les téléspectateurs de la RAI, derrière le Brésilien Rivaldo - un classement qui doit plus à la réputation qu’aux réelles possibilités techniques. Jusque-là, ses douleurs au dos avaient effectivement expliqué son non-alignement en championnat, explique le quotidien sportif italien La Gazzetta Dello Sport. Le club italien dispose là d’une nouvelle excuse pour ne pas faire évoluer son prestigieux joueur. Celui-ci trouvera néanmoins sans difficulté de quoi s’occuper ailleurs. En dehors des terrains.

 

Le football, un passe temps


« Son arrivée à Pérouse était juste un coup médiatique. Elle permettait de faire parler du club et de la famille Khadafi », estime Baba Wamé, journaliste sportif à Afrique Football. Le fils du Guide de la Révolution libyenne, Muhammar Khadafi, est surtout actionnaire de son nouveau club. Le président Gaucci avait d’ailleurs beaucoup insisté pour sa venue. Al Saadi a pu faire ses preuves de grand argentier dès octobre 2002, lorsqu’il est entré à hauteur de 7,5% dans le capital de la « Vieille dame », le mythique club turinois de la Juventus, par l’intermédiaire de la société d’investissement libyenne Lafico (Libyan Arab Foreign Investment compagny). Il a démissionné en octobre 2003 du Conseil d’administration du club pour cause d’incompatibilité avec ses nouveaux engagements.

 

Avant son arrivée en Italie, Al Saadi Khadafi était président du grand club libyen de l’Al-Ittihad de Tripoli, onze fois champion national mais jamais couronné sur le continent. Egalement joueur par intermittence, il est parvenu en 2002 à recruter l’International camerounais Patrick M’Boma et l’ancien Super-Eagle Viktor Ikpeba. Une tentative pour remédier à cette absence de résultats sur le plan africain. Vice-président de la Fédération libyenne de football, le sportif des fils Khadafi est également le maître d’œuvre du projet libyen d’organisation de la Coupe du monde 2010. Un poste où il n’hésite pas à faire état de son point fort, l’argent et ses relations : « Nous allons affecter six milliards de dollars à cet événement. A part l’Afrique du Sud, qui sera notre seule menace, je ne vois aucun concurrent sérieux », avait-il affirmé en juin 2003. C’est aussi en mettant en avant ses relations qu’il avait annoncé sa volonté de briguer le fauteuil de président de la Confédération africaine de football (Caf), en mai 2003, avant de se désister.

 

Source et date de l'article  Afrik.com  09.01.2004

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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 10:14

http://www.le10sport.com/dynamic/images/Ronaldo%20Bresil.jpg

 

Contrairement à ce qu’annoncent certains médias depuis hier soir, Ronaldo ne souffre pas d’hyperthyroïdie, mais d’hypothyroïdie. L'hypothyroïdie est une insuffisance de la sécrétion de la thyroïde. Les glandes thyroïdiennes servant à brûler les graisses, le premier cas rend le patient maigre, le deuxième gros. Sans aucun doute, c’est donc bien d’hypothyroïdie dont souffre le Ballon d’Or 1997 et 2002.


Ronaldo était maigre…
Etonnant, toutefois, lorsque l’on sait qu’au début de sa carrière, Ronaldo Luiz Nazàrio de Lima  - dit Ronaldo - n’avait pas autant de carrure. Lorsqu’il débarque en Europe (au PSV Eindhoven), à l’âge de 17 ans, il pèse 75 kg pour 1,83 m. « Quand il est arrivé au PSV, Ronaldo était très maigre, explique un journaliste italien. Quand il est reparti, il était devenu très musclé. Mais son tendon était toujours le même. Si vous avez une Fiat, elle aura beau être une petite voiture fantastique, si vous mettez un moteur de Ferrari à l’intérieur, elle vous lâchera ». C’est ainsi que Ronaldo peut se targuer d’être le seul joueur au monde à s’être fracturer trois fois le tendon rotulien. Les régimes alimentaires à base de créatine et de quelques substances anabolisantes sont surement à l’origine de cette exception scientifique.

 

Les hormones ne sont pas interdites
Aujourd’hui, le problème annoncé est tout autre. « Il y a quatre ans à Milan, j'ai découvert que je souffrais d'un problème, l'hypothyroïdie, qui ralentit le métabolisme et que, pour le contrôler, je devais prendre des hormones non autorisées dans le football, car elles sont considérées comme du dopage », a annoncé Ronaldo hier en conférence de presse. Ce n’est pas la stricte vérité. « C’est faux, les hormones thyroïdiennes en question ne sont pas interdites, indique le docteur Jean-Pierre de Mondenard. Elles ne sont pas sur la liste des produits interdits donc pas pénalisables ».

 

Une conduite dopante
« Beaucoup doivent regretter aujourd'hui d'avoir fait des blagues sur mon poids. Je n'ai aucune rancune contre personne »
, a rajouté Ronaldo. Il est vrai que son surpoids est visible depuis une au moins une décennie. Ce qui indique donc que le Brésilien n’a pas attendu la fin de sa carrière pour prendre régulièrement des hormones thyroïdiennes. Ainsi, si Ronaldo ne s’est pas dopé aux hormones, il a eu une conduite dopante pendant de nombreuses années. « Quand un sportif utilise des médicaments spécifiques pour faire du sport, il est dans une conduite dopante, explique le docteur de Mondenard. Le processus intellectuel est le même que pour les dopés qui cherchent donc à optimiser leurs performances avec des aides ». Beaucoup de sportif en effet « soignent » leurs performances. Mais entre dopage, conduite dopante et innocence, où est le juste milieu ? Où commence le dopage ?

 

Source et date de l'article  Le10sport.com  15.02.2011

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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 10:48

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2011/01/04/201101041680_w350.jpg

 

Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport

Alors Docteur, toujours pourfendeur de mythes et de mystifications ?

 

« L'objet du bouquin n'est pas de révéler quoique ce soit mais de décrypter correctement, sans langue de bois, le problème à l'aide d'exemples précis, montrer que le foot comme tous les sports n'est pas épargné par le dopage. Ce livre est né, notamment, d'une saturation, celle d'entendre sans cesse les idées reçues, les faux-arguments, la mystification en effet du monde du foot par rapport au dopage. Il n'y a aucun argument physiologique, mental, tactique, technique, mécanique qui puisse expliquer un seul instant que le football ne soit pas réceptif aux produits dopants. D'après tous les acteurs du ballon rond, les produits seraient inopérants sur les footballeurs… C'est une vaste fumisterie. »

 

Peut-on dater le recours à un dopage organisé dans le football ?

 

« Oui… Facilement… Dans les années cinquante en Italie notamment. Là il y a des preuves… Un ancien footballeur de Bologne, Gerardo Ottani, qui va devenir médecin mène alors une enquête dans le Calcio. Elle montre que 27 % des footballeurs italiens consomment des amphétamines, 62 % des stimulants du cœur ou de la respiration et 68 % des hormones et des stéroïdes anabolisants. Nous sommes en 1958 !… À un match et deux entraînements par semaine. Aujourd'hui ils sont à deux/trois matches par semaines, au moins un entraînement par jour et ils seraient au Vittel-cassis ? »


Vous évoquez aussi l'équipe d'Allemagne championne du monde en 1954 ?…


«C'est le fameux miracle de Berne… Les Allemands perdent en poule 3-8 contre les Hongrois, invaincus depuis quatre ans, et en finale ils les battent (3-2) ! Juste après, ils deviennent méconnaissables, vaincus par la France et la Belgique notamment. On apprend ensuite que plusieurs joueurs de la Mannschaft ont été atteints de jaunisse et de dépressions prolongées. Et là, tout récemment, des universitaires allemands sont arrivés à la conclusion que cette équipe était dopée au Pervitin, une amphétamine ».


D'autres exemples ?

 

« Harald Schumacher dans son bouquin « coup de sifflet » révèle que la Mannschaft, au Mexique, en 86, a reçu 3000 piqûres en six semaines ! Que les joueurs prenaient de l'éphédrine et du sang de veau déprotéiné, l'Actovegin, qui a fait notamment parler de lui dans le Tour 2000 avec Armstrong puis dans la voiture de Rumsas et dans l'affaire Puerto… Il est partout ! Il faut lui mettre un dossard à l'Actovegin ! Dans l'affaire Puerto, précisément, le Dr Fuentes a dit qu'il soignait les joueurs du Real Madrid et du Barça et le coureur Manzano a révélé qu'il avait vu passer des stars du foot dans son cabinet… D'ailleurs 83 % des gens, en France, pensent que le football est aussi gangrené par le dopage. Malgré la désinformation, le public n'est pas dupe… Je me souviens d'une enquête en 2002 démontrant que 92 % des footballeurs étaient prêts à tricher pour orienter le résultat d'un match. »


Les contrôles ne sont-ils pas plus efficaces tout de même ?

 

« Depuis 45 ans que les contrôles ont été instaurés la santé du dopage ne s'est jamais altérée car il y a toujours un grand nombre de substances indécelables et d'autres qui ne sont pas recherchées… On ne lutte pas vraiment, on fait semblant… Il est important de montrer qu'on lutte pour l'opinion publique mais il faut trouver… personne »

Alors, quelle est la solution ?

 

« Sortir la lutte antidopage du monde sportif ! Vous connaissez un jury d'assise où c'est la propre famille du prévenu qui le juge ? Il faut un organisme indépendant qui puisse prendre la décision sans la pression. »

 

Source et date de l'article  LaDepeche.fr  04.01.2011

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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 09:48

http://yann-savidan.typepad.fr/.a/6a00e00980028588330133f6156594970b-800wi

 

http://photo.europe1.fr/sport/jiri-dvorak-le-medecin-chef-de-la-fifa-et-la-juve-de-1997-930x620-318767/4289223-1-fre-FR/Jiri-Dvorak-le-medecin-chef-de-la-FIFA-et-la-Juve-de-1997-930x620_scalewidth_630.jpg

 

Le dernier ouvrage de Jean-Pierre de Mondenard, Dopage dans le football, met les pieds dans le plat.


Zéro faute. Paradoxalement, l'un des passages les plus efficaces de l'ouvrage de Jean-Pierre de Mondenard, Dopage dans le football, repose sur une absence : celle de contrôle positif lors des 512 tests effectués sur les joueurs internationaux entre le 10 avril et le 11 juillet 2010, période de préparation ou de matches de Coupe du monde. Tout aussi incroyable : sur les 2.854 contrôles effectués par la FIFA durant les compétitions depuis 1966, seulement trois se sont révélés positifs, soit 0,11%. "La règle du jeu perdure depuis quarante-cinq ans et peut être résumée ainsi : les sportifs consomment des substances que les laboratoires ne trouvent pas, les laboratoires d'analyses cherchent des molécules que les sportifs ne prennent pas !" Et l'auteur de récapituler sur six pleines pages les produits dopants actuellement indécelables...


La duperie de Berne. Une étude récente montre que les champions du monde allemands de 1954, dont huit avaient été atteints par la jaunisse après l'épreuve, avaient bénéficié d'injections de Pervitin, une méthamphétamine, lors de la finale face à la Hongrie (3-2). Mais, dans un tableau compilant la carrière de tous les acteurs de cette finale, l'auteur montre que les membres de l'équipe hongroise sont, en moyenne, décédés bien plus tôt que leurs homologues allemands. "Soit le onze magyar était beaucoup plus "chargé" que son homologue allemand, ou alors le football de haut niveau impose des adjuvants qui ne sont pas bénéfiques pour profiter très longtemps de sa retraite de star du ballon rond."


Le "grand OM" de Tapie. De nombreux anciens joueurs de l'OM se sont exprimés sur le dopage, dans la presse ou dans des autobiographies : Jean-Jacques Eydelie, Marcel Desailly, Chris Waddle, Tony Cascarino... Jean-Pierre de Mondenard revient ainsi sur les piqûres qui auraient été prodiguées avant la finale de la Ligue des champions face à l'AC Milan en mai 1993, sur la distribution de cachets dans le vestiaire avant le PSG-OM de décembre 1992 telle qu'elle a été relatée par Marcel Desailly, sur le "doping to lose" et les soupçons d'empoisonnement de l'eau des joueurs du CSKA Moscou en 1993, mais également sur des affaires moins connues. Ainsi de ce Marseille-Rennes de décembre 1991, lorsque deux joueurs rennais avaient dans leur organisme "assez d'anxiolytiques pour dormir quarante-huit heures"...


Le fameux sang de veau. Dans un chapitre très instructif, l'auteur revient sur l'historique de l'Actovegin, sang de veau déprotéiné qui fut au cœur de l'affaire Vieira durant l'Euro 2008. A l'époque, le milieu de terrain des Bleus avait pensé y avoir recours pour guérir d'une blessure à une cuisse. Interdit dans certains pays, prescrit par certains clubs, autorisé dans certains cas et pas dans d'autres, l'Actovegin incarne jusqu'à la caricature le caractère nébuleux des règlements antidopage. Le "flou réglementaire (est-il volontaire ?) entre l'injection intraveineuse prohibée et l'administration du même produit par une piqûre dans une lésion musculaire qui, elle, est autorisée, ne peut être que préjudiciable à la lutte antidopage."


Fléaux italiens. La sclérose latérale amyotrophique ou SLA. Cette mystérieuse maladie, qui touche la moelle épinière, a causé la mort de quarante-huit anciens joueurs de foot italiens entre 1980 et 2008, avec un taux de mortalité lié à cette maladie six fois supérieure à la population italienne. Sans négliger les autres facteurs d'explication (fréquence des coups à la tête, désherbants des pelouses), Jean-Pierre de Mondenard met en avant la gangrène du dopage dans le football italien, ce même football italien qui, quelques années plus tard, sera éclaboussé par le procès de la Juventus. Dans les vestiaires des Bianconeri, on retrouva 281 sortes de médicaments différents.


Le cas Zizou. Lors des auditions du procès de la Juve, Zinedine Zidane avoua avoir pris durant sa période turinoise (1996-2001) de la créatine, produit interdit en France mais alors en vente libre en Italie. Mais Jean-Pierre de Mondenard fait également remarquer que "Zizou" se serait vu prescrire de l'Esafosfina et du Neoton, un médicament "utilisé dans le cadre de problèmes cardiaques sévères". Pour ces deux derniers produits, le meneur de jeu de la Juve avait légitimé leur absorption par une carence en fer dans son organisme. "Cette mise au point interpelle car, en vérité, il n'y ni fer ni vitamine B9 dans la composition des deux spécialités pharmaceutiques."

Enfin, concernant la station thermale du Tyrol que "ZZ" aurait partagé avec Johnny, l'auteur laisse entendre qu'elle n'avait sans doute rien du "spa amélioré" mais davantage les allures d'un "lieu de réoxygénation du sang", avec force transfusions autologues.

 

Dans cet ouvrage-compilation, à la fois d’affaires et de déclarations, Jean-Pierre de Mondenard ne fait pas de révélation. Sa démarche est avant tout celle d'un "décodeur" comme il aime à se définir, celle d'un médecin qui entend mettre ses connaissances au service du public sur des affaires célèbres. Son objectif consiste à révéler l'hypocrisie générale autour des pratiques dopantes dans le football, sans jeter la pierre à ce sport en particulier. Le rappel de toutes ces affaires, plus ou moins connues, laisse un goût amer dans la bouche. Pour peu, bien sûr, que l'on croit encore à un football "propre"...

 

Dopage dans le football, de Jean-Pierre de Mondenard, Jean-Claude Gawsewitch Editeur, 380 pages, 19,90 euros.

 

Source et date de l'article Europe1.fr  27.11.2010

Source de l'image

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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 08:52

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Beaucoup de choses ont été dites sur Ronaldo Luis Nazário de Lima, joueur prodige brésilien aux multiples blessures improbables… Dans son livre à paraître jeudi, « Dopage dans le football », Jean-Pierre de Mondenard, médecin spécialiste du dopage, s'intéresse à la face cachée du foot. Nous en publions les bonnes feuilles. H.A.

 

Certes, Ronaldo Luiz Nazário de Lima, dit Ronaldo, est toujours vivant. Mais le footballeur s'apprête à terminer sa carrière en queue-de-poisson [début octobre, l'actuel attaquant des Corinthians, qui est retourné au Brésil, a annoncé à la télévision de son pays, TV Globo, qu'il raccrocherait les crampons à la fin de l'année 2011. Il envisage de devenir un jour président des Corinthians], victime d'une série de blessures aussi rares que graves. Face à la répétition de ces « faux pas », la suspicion de dopage ne peut être complètement écartée.

Le 13 février 2008, le Milan AC joue Livourne. Ronaldo entame le match sur le banc des remplaçants. Il rentre en cours de partie pour s'écrouler, trois minutes plus tard, à la réception d'un saut parfaitement anodin, comme il en a réalisé des milliers au cours de sa vie de footballeur.

Le tendon rotulien du genou gauche a cédé d'un seul coup. Le Brésilien ne se fait aucune illusion sur la nature de la douleur. C'est la troisième fois de sa carrière qu'il est victime du même accident. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Car la rupture du tendon rotulien est affection rarissime en sport. Nous avons recherché sa fréquence dans la littérature scientifique consacrée à la traumatologie du footballeur. La plupart des articles ne la signalent même pas : « Un spécialiste du genou en voit au maximum une par an », commente Pascal Christel, chirurgien orthopédiste français (Le Parisien, 23/05/00). Et d'après son collègue, Michel Zimmerman, elle touchera plus volontiers des sportifs comme les haltérophiles.

Les tendons du genou subissent effectivement une tension énorme surtout dans la seconde phase du mouvement de l'épaulé jeté qui consiste à se relever de la position accroupie pour se remettre d'aplomb sur les jambes.

Mais en football, répétons-le, ce genre de lésion est pratiquement inconnu. C'est bien simple, ces dernières années, on n'a trouvé qu'un seul précédent : il s'agit du défenseur portugais de la Juventus Turin, Jorge Andrade, victime lui aussi d'une rupture du tendon rotulien du genou gauche, lors d'un match contre l'AS Rome, en septembre 2007.

Mais ce qui est tout à fait extraordinaire dans le cas de Ronaldo, c'est évidemment le caractère répétitif de la blessure. Par définition, le tendon est constitué d'une matière extrêmement solide. Qu'il se brise à trois reprises, deux fois à droite et une fois à gauche, c'est tout simplement du jamais vu !

Alors, bien sûr, les chantres d'un sport sans défaut auront beau jeu d'évoquer la loi des séries. En 1998 déjà, lorsque le joueur brésilien avait été victime d'un gros malaise dans sa chambre d'hôtel, à quelques heures seulement de la finale de la Coupe du monde contre la France, on avait mis cela sur le compte d'une overdose de jeux vidéo.

Vous voyez. Rien ne les arrête. A leurs yeux, ces défaillances improbables seraient des preuves supplémentaires que le personnage, surnommé Il Fenomeno (le Phénomène), échappe aux contingences classiques de la physiologie. Très bien.

Cependant il existe une autre explication qui ne nécessite pas de faire appel au surnaturel. Les malheurs actuels de Ronaldo seraient tout simplement le résultat de choix thérapeutiques aberrants, établis tout au long de sa carrière.

La véritable histoire du Phénomène

En 1994, Ronaldo débarque en Europe, dès l'âge de 17 ans. Il rallie le club hollandais du PSV Eindhoven, où on le trouve un peu léger. De fait, il pèse 75 kg pour 1,83 m. Comment les médecins s'y prennent-ils pour lui faire gagner des kilos ? On ne le sait pas avec certitude. Toujours est-il que le jeune joueur s'épaissit rapidement.

« Aux Pays-Bas, Ronaldo a intégré une académie de gymnastique » croit savoir le docteur brésilien Omar de Oliveira. « On l'a alors soumis à un régime alimentaire particulier avec des cures de créatine. » (Le Monde, 24/09/99)

S'agissait-il seulement de créatine ? « Non », rétorque son collègue Bernardino Santi [il réitère ses accusations dans un livre qui vient de paraître en Italie : « Paura del buio » (« La Peur de l'obscurité », éditions Indiscreto), une biographie consacrée à la face cachée de Ronaldo et écrite par le journaliste milanais Enzo Palladini) :

« J'ai discuté avec des collègues néerlandais, qui connaissent les gens du PSV Eindhoven. Ronaldo était vraiment maigre et ils lui administraient des compléments, dont quelques substances anabolisantes pour l'aider à se développer. […]

Un des facteurs aggravants vient du fait qu'il a acquis une forte structure musculaire très jeune et très rapidement. L'addition à payer pour l'usage de stéroïdes anabolisants est à long terme : dix, quinze, vingt ans plus tard.

Les stéroïdes provoquent des lésions structurelles des organes, de la musculature. En principe, il existe un gain en qualité, en force et en puissance, mais après, ça se détériore. » (dans les colonnes de la Folha de Sao Paulo, 15/02/08)

Dans la foulée de ces révélations pour le moins gênantes, le docteur Santi sera licencié par la Confédération brésilienne de football (CBF), au sein de laquelle il était chargé de coordonner la lutte antidopage ! On l'accuse de n'avoir aucune preuve de ce qu'il avance. « La stature de Ronaldo mérite plus de respect », s'insurgent sans rire les dirigeants de l'institution. Un commentaire surréaliste !

Ainsi, on épargne ceux qui ont réservé au joueur un traitement que l'on ne tolère pas même envers les animaux de boucherie, plutôt que celui qui dénonce courageusement ces pratiques !

Quant à Ronaldo lui-même, il reste remarquablement discret sur cette partie de sa vie. Or il faut rappeler à tous les amnésiques que les produits dopants sont monnaie courante dans le football, notamment néerlandais, et que cela ne date pas d'aujourd'hui.

Par exemple, Jimmy Van Rompou, médecin du club batave AZ'67, affirme dans L'Equipe du 28 octobre 1976 que « le dopage est largement répandu parmi les footballeurs de [s]on pays ».

Même son de cloche chez son confrère, le docteur John Rolnik, médecin de l'Ajax d'Amsterdam dans les années 1980 :

« A la suite d'une enquête s'étalant sur seize ans, auprès d'environ 1 000 joueurs professionnels évoluant aux Pays-Bas, un footballeur sur onze du championnat néerlandais utilise des stimulants. »

Pour en savoir plus, il faut s'en remettre à la lecture du dossier médical de Ronaldo. On apprend ainsi qu'en 1995, déjà, il souffrait d'une tendinite chronique du genou gauche, le droit n'allant guère mieux. L'année suivante, il passe une première fois sur le billard pour l'ablation d'une excroissance osseuse : séquelle classique d'une maladie d'Osgood-Schlatter.

Cette intervention a-t-elle servi à quelque chose ? Pas sûr. Quelques images volées dans sa vie civile montrent un Ronaldo qui boite de plus en plus bas. Les jours de matchs, il prend sa dose de Voltarène (comprimés anti-inflammatoires) pour gommer sa douleur.

Sa dépendance aux médicaments est telle qu'à l'occasion de son transfert à l'Inter Milan, en 1997, elle inquiète le médecin du club, le docteur Piero Volpi, qui préconise le sevrage : « Le Voltarène servait seulement à endormir la douleur pendant le match. » (L'Equipe, 16/04/00, en réponse à un article de l'auteur, dans Le Figaro la veille)

Ses conseils ont-ils été suivis ? On peut en douter. Ronaldo joue une cinquantaine de matchs cette année-là et semble incapable de dire non à un entourage qui le veut absolument sur le terrain. Bref on le suspecte, comme beaucoup d'autres sportifs professionnels, de tenir le coup grâce aux médicaments.

Cela lui permet d'enchaîner les matchs et les équipes : Eindhoven, Barcelone, Inter Milan, Real Madrid, Milan AC. Ce faisant, il s'expose aussi à une aggravation de ses lésions.

Une étude publiée par le Centre européen de rééducation du sportif (CERS) de Capbreton –établissement dans lequel a séjourné Ronaldo après sa récidive de rupture du tendon droit– a confirmé récemment la proportion importante (37%) d'antécédents de chroniques avant une rupture tendineuse.

Cette observation semble s'appliquer au cas de Ronaldo. Après sa dernière opération, un communiqué à la presse, en provenance de l'hôpital Pitié-Salpêtrière, soulignait le mauvais état antérieur de son genou : « Une rupture complète du tendon au ras de la rotule a été retrouvée avec des lésions préexistantes de tendinite qui étaient responsables de douleurs du tendon depuis quelques mois », écrivent ses médecins.

Une question demeure : depuis « quelques mois » ou quelques années ?

La Fiat devenue Ferrari

L'histoire de Ronaldo se trouve résumée dans cette déclaration d'un journaliste italien féru de course automobile :

« Quand il est arrivé au PSV Eindhoven, Ronaldo était très maigre. Quand il en est reparti, il était devenu très musclé. Mais son tendon était toujours le même. Si vous avez une Fiat, elle aura beau être une petite voiture fantastique, si vous mettez un moteur de Ferrari à l'intérieur, elle vous lâchera/ » (Luca Curino, journaliste qui couvre les exploits de l'Inter Milan pour La Gazzetta dello Sport, 27/08/00)

La petite voiture en question lâchera d'autant plus vite que l'on continuera à faire n'importe quoi. Or, dans le cas de Ronaldo, la liste des incuries est encore longue. Après ses éventuelles cures hollandaises de stéroïdes anabolisants et sa dépendance quasiment certaine aux anti-inflammatoires, il nous faut évoquer un troisième facteur qui pourrait expliquer cette fragilité tendineuse : la cortisone !

Rappelez-vous l'importance du joueur dans le dispositif de l'équipe brésilienne à l'approche du Mondial de 1998. Il devait jouer coûte que coûte ! Son malaise, quelques heures avant la finale du Mondial, semble pour le moins mystérieux. En réalité, cette défaillance s'explique mieux, si l'on analyse les faits, rapportés avant le France-Brésil du 12 juillet.

Pris de convulsions dans les heures précédant le match, il fut incertain jusqu'au coup d'envoi de la rencontre qu'il disputa sous la pression du pouvoir sportif brésilien. Mais dans quel état ? En réalité, il souffrait des genoux depuis le début du Mondial et le staff médical lui faisait des infiltrations pour qu'il puisse jouer malgré son handicap.

De plus, ce genre de produit contient un anesthésique qui peut, s'il est injecté en partie dans un vaisseau sanguin, provoquer un choc avec perte de connaissance pouvant passer pour une crise d'épilepsie. Ce genre d'accident n'est pas rare et peut faire craindre le pire. D'ailleurs, l'un de ses coéquipiers a raconté qu'il avait cru que l'attaquant de l'Inter de Milan allait mourir !

Signalons qu'il y a quelques années, un jeune militaire de 25 ans est décédé à la suite d'une telle injection destinée à calmer, comme dans le cas de Ronaldo, une douleur au genou.

En ce qui concerne Ronaldo, nous considérons que la pratique des infiltrations doit s'assimiler sans contestation possible à du dopage.

« Dopage dans le football » de Jean-Pierre de Mondenard (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 381 pp, 19.90 euros)

la couverture de « Dopage dans le football » de Jean-Pierre de Mondenard

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Source et date de l'article  Rue89.com  24.11.2010

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Par contre le dopage - Publié dans : Football
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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 11:51

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Pour la première fois, un livre s'attaque au dopage dans le foot. Interview de son auteur, le docteur Jean-Pierre de Mondenard.

 

Le Point : Vous dites que le foot est forcément exposé aux transfusions sanguines, à l'EPO et autres hormones, pourtant, il y a très peu d'affaires qui sortent...

 

Jean-Pierre de Mondenard : Le foot est le dernier de la classe dans la lutte antidopage. Un coureur cycliste a 1 chance sur 10 d'être contrôlé, un footballeur 1 sur 2.000. La lutte antidopage est efficace lorsque vous avez 10 % des compétiteurs contrôlés, dans le football, on en est 0,05. Et l'on s'est réjoui en 2010, année de la Coupe du monde, de n'avoir eu aucun contrôle positif... Il a fallu attendre 1978, soit treize ans après le cyclisme, pour voir le premier contrôle dans le football français. Le monde du ballon rond prétend que ce sport est trop technique pour que le dopage ait une quelconque utilité. Faux. Aujourd'hui, dans le foot, comme dans les autres sports, ce sont la condition physique et les qualités athlétiques qui priment. Il faut, comme on dit dans le milieu, "un gros moteur" pour percer. Et le dopage est très efficace pour améliorer les capacités physiques. Il aide à enchaîner plus rapidement un dribble, à augmenter la puissance d'un tir du pied ou de la tête, à courir plus vite dans les couloirs, à sauter plus haut dans la surface de réparation. Dans les vestiaires, on parle de "produits de récupération", jamais de "dopage". On se cache derrière les mots. Le paradoxe, c'est que quasiment tous les joueurs disent ouvertement s'injecter des vitamines juste avant une rencontre ou même à la mi-temps, alors que, pour le coup, il est médicalement démontré que l'effet est quasiment nul sur le match en cours. En revanche, les dopants qui seraient inefficaces dans le foot le sont partout ailleurs ! Difficile à croire...


Quels sont les produits dopants utilisés par les footballeurs ?

Dans le foot comme dans le cyclisme, il y a une culture de la piqûre. À la grande époque de l'OM, sous Tapie, il y avait dans les vestiaires un tableau noir sur lequel était écrit : "Ce soir, piqûre pour tout le monde." Et Éric Cantona avait ajouté : "sauf pour Cantona". Dans le foot, on trouve surtout des anabolisants, des stimulants, des transporteurs d'oxygène qui permettent de courir sans être essoufflé et surtout de tenir le dernier quart d'heure. Après, tout dépend du poste que l'on occupe sur le terrain. Un attaquant va prendre un stimulant de type éphédrine pour augmenter sa puissance de démarrage. Le goal, du cannabis pour se désinhiber. Les produits les plus utilisés sont l'hormone de croissance - parce qu'elle disparaît très vite après injection - et le Synacthène, un activateur indécelable qui, en stimulant les glandes surrénales, produit des hormones naturelles.

L'évolution de la morphologie, qui trahit souvent le dopage, est moins facile à repérer chez les footballeurs avec leur short et leur maillot amples. Cela dit, le dopage ne transforme pas forcément quelqu'un physiquement. Si vous prenez judicieusement des anabolisants en modulant votre alimentation, on n'y verra que du feu. Et puis il y a les autotransfusions indétectables, et l'EPO, qui, depuis qu'elle est utilisée en microdoses, est redevenue invisible au contrôle. De plus, il y a aussi de nombreux produits ergogéniques, dopants authentiques, tels que le Néoton (créatine injectable) et l'Actovegin (sang de veau) destinés à soigner la performance et qui ne sont pas prohibés.

 

Le foot a-t-il ses docteurs Mabuse ?

Des préparateurs physiques et des médecins participent au dopage. Quand les contrôles se sont durcis dans le cyclisme, certains sont allés voir du côté du foot où il y avait aussi plus d'argent. En 1998, en Italie, le laboratoire antidopage officiel a été fermé durant six mois parce qu'on s'est aperçu qu'il falsifiait les analyses de certains joueurs pour les blanchir. Le procès de la Juventus, où jouaient à l'époque Deschamps et Zidane, a révélé l'ampleur du dopage dans certains grands clubs de foot. Lors des perquisitions, les carabiniers ont retrouvé 281 médicaments différents prescrits dans un but de performance. Une pharmacie hallucinante qui équivaut à celle de l'hôpital d'une ville moyenne. Bref, les footballeurs professionnels sont traités comme de grands malades ! À moins de considérer la compétition comme une maladie professionnelle... Il faudrait que les contrôles antidopage dans le foot soient enfin gérés par des organismes indépendants. Pour en finir avec l'image falsifiée d'un sport épargné par le dopage.

 

Source et date de l'article  LePoint.fr  18.11.2010

Par contre le dopage - Publié dans : Football
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 18:22
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Une nouvelle affaire ébranle le monde du football. Les responsables du dossier de candidature de l'Espagne et du Portugal au Mondial 2018 sont soupçonnés d'un arrangement avec leurs homologues du Qatar, candidats pour 2022.

Le directeur général de la candidature de l'Espagne et du Portugal à l'organisation de la Coupe du monde 2018 a indiqué jeudi que la FIFA avait ouvert une enquête pour un échange présumé de votes avec le Qatar. Il nie toutefois toute malversation.


"La semaine dernière, le comité d'éthique de la FIFA nous a envoyé un courrier pour nous faire savoir qu'il avait décidé d'ouvrir une enquête car la candidature ibérique était soupçonnée d'avoir passé un accord avec le Qatar", a déclaré Miguel Angel Lopez.

 

La candidature hispano-portugaise est soupçonnée d'avoir échangé des votes avec la candidature du Qatar qui concourt à l'organisation de l'édition 2022. "Nous sommes propres", a affirmé M. Lopez, assurant qu'"il n'y a pas eu d'accord avec quelque candidature que ce soit".

 

L'Angleterre, la Russie, l'Espagne associée au Portugal et les Pays-Bas avec la Belgique, sont candidats à l'organisation de la Coupe du monde 2018. Le Qatar, l'Australie, les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud le sont pour 2022.

 

Source et date de l'article  TSR.ch  28.10.2010

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Par contre le dopage - Publié dans : Football
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