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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur Contre le Dopage

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  

J'ai créé un groupe contre le dopage surFacebook
Po participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

http://www.serpentin.org/drapeau%20anglais.jpg


6  personne(s) sur ce blog

 

 

Football

Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 12:19

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9741367602095.jpg

LE PLUS. Deco, ancien joueur du FC Barcelone, qui évolue actuellement dans l'équipe brésilienne de Fluminense, a été contrôlé positif à un diurétique. Son avocat déclare que cette positivité serait liée à des vitamines. Qui faut-il croire ? Spécialiste du dopage, le psychologue du sport Dorian Martinez explique pourquoi le sportif n'a pas forcément tort.

Le joueur de football portugais Deco a été contrôlé positif au furosémide, une substance interdite en et hors compétition. L’ancien joueur du FC Barcelone et de Porto estime avoir été contaminé par une préparation vitaminée achetée en pharmacie. Il compte attaquer cette officine en justice.

 

À l’annonce d’un contrôle positif comme celui-là, la réaction naturelle est de se dire que le joueur incriminé cache son dopage derrière des excuses abracadabrantesques. Pourtant, en analysant en profondeur la situation, on se rend compte que ces explications peuvent être tout à fait sincères.

 

En voici les raisons :

 

1. De nombreux médicaments et compléments alimentaires peuvent positiver un contrôle antidopage

 

En France, plus de 3.000 médicaments contiennent une substance interdite [1] ! La plupart de ces médicaments sont d’usage courant et certains ne nécessitent pas de prescription médicale.

 

Qui plus est, le marché pharmaceutique est mouvant et entraîne chaque mois la modification du statut de dizaines de médicaments. Pour information, aujourd’hui, en France, 44 médicaments contiennent de la furosémide.

 

Tout aussi préoccupant, les études montrent que 15 à 25% des compléments alimentaires contiennent des substances interdites non mentionnées sur l’emballage [2].

 

2. Les professionnels de santé se disent incompétents en matière de prévention du dopage

 

Les enquêtes sociologiques réalisées auprès des médecins et pharmaciens sont alarmistes et montrent que 75% des professionnels de santé s’estiment mal ou très mal préparés à prévenir le dopage [3].

 

D’ailleurs, en 2010, le nageur Frédéric Bousquet a été suspendu deux mois après un contrôle positif à l'heptaminol, une substance de la liste des stimulants (S6) interdite en compétition :

 

"Je me soigne depuis huit ans pour une pathologie très précise avec un médicament qui ne contient pas ce produit interdit [...] et puis juste avant le meeting, j'ai souffert d'une crise violente. Je suis allé dans une pharmacie juste à côté de chez moi à Marseille, une pharmacie où ils savent qui je suis. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient plus ce médicament en stock, et ils m’en ont proposé un autre."

 

Le nageur fait une confiance aveugle à la pharmacienne et se retrouve "positif" suite à un contrôle inopiné. Ces professionnels de santé engagent pourtant leur responsabilité et peuvent même risquer des peines de prison en cas de manquement avéré.

 

3. Les sportifs sont toujours responsables à 100%

 

Comme j’ai pu le dire devant la commission d’enquête du Sénat, la raison de tous ces problèmes vient de la législation antidopage elle-même.

 

D’une part, comme le stipule clairement l’article 2.1.1. du Code mondial antidopage, les sportifs sont responsables à 100% de tout ce qui se retrouve dans leur organisme ! D’autre part, les sportifs doivent se soumettre à une liste des interdictions totalement illisible.

 

Cette liste a été conçue comme un référentiel pour les contrôles mais n’a strictement aucune vertu préventive. Elle est obsolète au bout d’un an. Elle comporte des listes de substances non exhaustives (une substance peut être interdite même si elle ne figure pas dans ce document). Et surtout, elle énumère des substances et des méthodes. Or, dans la vie réelle on ne "rencontre" jamais des substances mais des médicaments ou des compléments alimentaires. Qui plus est, cette liste n’interdit pas certaines substances (comme la codéine) qui peuvent être consommées par le sportif et métabolisées par l’organisme en substance interdite.

 

Cette liste n’indique pas ce que le sportif ne doit pas consommer mais plutôt ce que l’on ne doit pas retrouver dans son organisme. Ce qui est une nuance de taille !

 

4. Un dispositif anti-dopage qui aide les tricheurs

 

Au final, ce flou autour de la législation antidopage est bénéfique aux tricheurs qui peuvent facilement se cacher derrière des excuses fallacieuses quand ils se font (rarement) attraper.

 

En revanche, depuis 15 ans que je travaille sur la thématique de la prévention, je constate que la très grande majorité des sportifs contrôlés positifs le sont par manque d’information...

 

Tant que les autorités sportives et institutionnelles ne prendront pas sérieusement la mesure de ce problème de fond, la lutte antidopage ne sera pas crédible. Les tricheurs pourront dormir tranquillement et les sportifs intègres prendront des risques énormes pour se soigner et compléter leur alimentation...

 

Il est donc temps de protéger concrètement les sportifs. Mais le monde du sport est-il prêt à jouer le jeu de la protection et de la transparence ? Le sport français est-il prêt à protéger ces athlètes ? 

 

Source et date de l'article  nouvelobs.com  06.05.2013

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Par contre le dopage - Publié dans : Football
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 22:32

http://s1.lemde.fr/image/2009/09/30/534x267/1247405_3_d065_arsene-wenger-a-londres-en-septembre-2009_fd5cb61db45cb31842955628ad4efdc6.jpg

 

Dans un entretien samedi à plusieurs journaux britanniques, dont le Guardian, Arsène Wenger exhorte les instances du football à mettre en place des tests sanguins obligatoires pour lutter contre le dopage dans le football. «Je ne pense pas que dans le football, nous en faisons assez, explique le technicien français. Il m'est très difficile de croire que lors d'une Coupe du monde, quand vous avez 740 joueurs, il n'y ait aucun problème. Pourtant, c'est ce qui arrive à chaque fois.»

 

Pour Wenger, le problème du dopage est tout aussi important que les matches truqués qui grangrènent ce sport. «J'espère que l'Angleterre est propre mais en même temps je n'en sais rien. Les délégués de l'UEFA qui effectuent les contrôles antidopages ne font jamais de tests sanguins. Ils ne prennent que des échantillons d'urine. J'ai demandé plusieurs fois à l'UEFA que cela change. On pourrait aller un peu plus loin au niveau des contrôles. Je serais favorable à la mise en place de tests sanguins.»

 

Source et date de l'article  L'Equipe.fr  10.02.2013

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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 12:37

http://www.actualitiz.fr/images/vignettes/1332165993-4.jpg

 

Dr Eric Allangba (médecin sportif) de plus en plus, on assiste à des arrêts cardiaques sur les stades. Quels sont les facteurs qui expliquent cela ?

 

Les accidents cardio- vasculaires qui surviennent sur les stades ont toujours existé. Avec la mondialisation et la médiatisation, on y fait de plus en plus attention. Beaucoup de facteurs sont à la base de ces accidents qu’on appelle mort subite du sportifs. Ces accidents sont dus à des malformations au niveau du système vasculaire. Il s’agit souvent d’anévrisme (dilation sur un vaisseau), c’est-à- dire la néo formation au niveau des vaisseaux sanguins qui est pratiquement indétectable et qui se rompt pour une raison ou une autre. Il survient alors une hémorragie cérébrale. D’autres causes sont à la base de ces accidents. On pourra parler aussi des malformations cardiaques, d’hypertension artérielle méconnue.

 

Le dopage joue-t-il un rôle dans ces arrêts cardiaques?

Le dopage est l’un des facteurs importants de ces arrêts cardiaques. Il y a le côté négatif du dopage. C’est bien beau de remporter des médailles. Le dopage modifie le comportement de l’athlète. Il le rend certes très fort ; mais il y a toujours les effets secondaires qui sont catastrophiques. Ça peut-être des troubles sanguins, la folie, etc. Cela est provoqué par les différentes substances utilisées. Le dopage expose à de graves accidents. De grands athlètes de haut niveau sont décédés très jeunes et dont les causes de la mort n’ont pas été déterminées. Cependant, on est sûr qu’il y a eu le dopage en dessous.


Que faut-il faire alors pour éviter ces genres d’accidents?

C’est en cela que l’on voit l’importance de la visite médicale avant toute activité sportive. Cette visite médicale aboutit à la délivrance d’un certificat de non contre indication à la pratique sportive. La visite médicale n’est pas faite pour éliminer des candidats à la pratique sportive. Mais elle a toute son importance. Elle permet d’éviter les problèmes que l’on rencontre sur les stades ; c’est pourquoi, le minimum d’électrocardiogramme, de repos que l’on impose de nos jours peut, dans une moindre mesure, permettre de déceler des problèmes s’il en existe.


Comment expliquer que des joueurs des championnats européens qui font beaucoup d’examens médicaux puissent être victimes de ces genres d’accidents ?

Il y a un lot de tests médicaux que les joueurs professionnels font tout au long de leur carrière. Les examens médicaux ne peuvent pas tout déceler. Ce n’est pas un électrocardiogramme, une simple radio qui va mettre en évidence une malformation telle que l’anévrisme. Les examens permettent de détecter certaines maladies et d’éviter une grande partie d’accidents qui pourraient survenir.

La médecine est-elle impuissante face à ce phénomène?

La médecine est impuissante ? Non, pas qu’elle soit totalement impuissante. Vous voyez la prise en charge quand l’accident survient. Lors du récent accident du joueur congo-anglais, il a bénéficié de tous les soins notamment des massages cardiaques ; il a été conditionné, pris en charge par une équipe de réanimateurs. La médecine du sport est avant tout une médecine de prévention. On ne peut pas dire qu’elle est totalement impuissante. Mais elle peut être parfois prise à défaut dans certaines situations.


A vous entendre, la visite médicale n’est pas une panacée pour éviter ces accidents. Y aurait-il d’autres dispositions?

Les visites médicales ne sont certes pas la panacée. Mais il faut faire le minimum que l’on prescrit pour éviter les accidents. Les visites médicales sont très importantes. Nous suivons ce qui se passe au football avec les arbitres. Certes, avec les visites médicales, nous ne résolvons pas totalement les problèmes, mais il y a une grande partie des difficultés qui sont résolues.


Quelle est la situation de ces accidents en Côte d’Ivoire et en Afrique?

Je n’ai pas de statistiques fiables sur ces genres d’accidents en Côte d’Ivoire et en Afrique. Ce sont des accidents qui arrivent partout. J’ai été témoin d’un cas lors d’un examen d’entrée à l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs). Un athlète confirmé qui présentait le concours est décédé au cours des épreuves physiques. Il a fait un arrêt cardiaque. En Côte d’Ivoire, il y a un effort qui est fait. Les dirigeants fédéraux et des clubs sont conscients de la nécessité des visites médicales autour desquelles il y a un consensus. Elles sont de plus en plus corsées et sérieuses. On impose au minimum un électrocardiogramme et un certain nombre d’examens.


Les clubs et les responsables fédéraux respectent-ils ces tests que vous demandez?

De nombreuses fédérations et clubs disent ne pas disposer de moyens financiers pour payer les frais médicaux. Ce n’est pourtant pas excessif. Mais les dirigeants sportifs avouent leur impuissance à payer ces frais. Alors que nous avons trouvé un juste milieu pour leur permettre de faire faire ces visites à leurs athlètes. Dommage qu’il n’y ait pas de subventions de l’Etat pour les prises en charges des athlètes. S’il y avait une loi sur le sport en Côte d’Ivoire, la prise en charge des athlètes de haut se ferait sans difficulté. Bien qu’ils n’aient pas les moyens, ils sont conscients de l’importance de ces examens. Nous allons petit à petit instituer systématiquement ces examens, notamment l’électrocardiogramme de repos. A côté de cet examen, il y a aussi l’électrocardiogramme d’effort qui est également important.


Interview réalisée par

Élisabeth Goli

 

Source et date de l'article Fratmat.info  23.03.2012

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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 16:22

http://robin.football.fr/public/.abidal_m.jpg

 

Un an après sa première opération, le français Eric Abidal se retrouve avec de nouveaux problèmes de santé au niveau du foie. Alors si certains voient là une malédiction qui s’abat sur le français, il faut peut-être arrêter de se voiler la face, et ne pas avoir peur de prononcer le mot « dopage ».

 

Oui le mot a de quoi choquer. Mais les fans de foot, moi le premier, doivent se rendre à l’évidence. Ce sport n’est pas plus propre que les autres. Penser que tout le monde marche à l’eau claire n’est qu’une utopie. La triche existe, comme partout. Et dans le sport, cela se traduit par le dopage. Le foot n’échappe pas à la règle, et Eric Abidal, comme beaucoup d’autres sportifs avant lui, est surement victime de cela. Même si comme beaucoup il n’avouera jamais, les suspicions sont plus que légitimes.

 

Le Docteur Fuentes, habitué du milieu

Au cœur des affaires de dopage depuis des années, un catalan ! Inconnu dans le milieu du football, Eufemiano Fuentes l’est pourtant dans le cyclisme. Il est le commanditaire de l’affaire Puerto en 2006. Cette affaire de dopage qui a fait tomber plus de coureurs que toutes les autres affaires réunies. De Jan Ullrich à Alejandro Valverde, en passant par Alexandre Vinokourov ou Ivan Basso, tous les grands champions ou presque y sont passés. Aujourd’hui dans le cyclisme, Fuentes rime avec dopage et bourreau. La « grande reine » a une mauvaise image, et c’est en grande partie à cause de lui.

Ce même Dr Fuentes habite aujourd’hui dans la charmante ville de Barcelone, à quelques kilomètres du camp d’entrainement des Blaugranas (ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas de contacts avec d'autres clubs, le Real Madrid par exemple, également cible de soupçons ces dernières années). Alors certes il ne faut pas tirer de conclusions hâtives, mais cela ne semble pas être une coïncidence. Certains anabolisants, améliorant les capacités physiques dont la vitesse, l’endurance ou encore la résistance peuvent avoir des effets secondaires et provoquer des tumeurs au foie. Je vous laisse deviner ou je veux en venir, cela semble évident. Eric Abidal pourrait s'être dopé. Evidemment je n'ai pas les analyses sanguines du joueurs mais il est logique de ne pas exclure cette piste.

 

A quand des contrôles dans le foot ?

Cependant, comment pourrait-on lui en vouloir si c’était vrai ? Le français a surement une faiblesse au foie depuis toujours, ce qui pourrait entrainer cette réaction indésirable. Mais beaucoup d’autres joueurs prennent surement des produits similaires sans conséquences… On peut donc se demander ce qu’attendent les instances antidopage - l’AMA, la FIFA et l’UEFA en tête - pour faire passer des contrôles aux joueurs. Il ne faut pas s’étonner de trouver des dopés dans le cyclisme puisqu’il y a des centaines de contrôles. Faisons-en de même dans le football, il y aurait surement de nombreuses surprises.

Evidemment ce ne serait pas joyeux dans un premier temps. On pourrait apprendre que nos joueurs favoris étaient en fait dopés. Mais au moins, les tricheurs seraient sortis de la compétition. Ils ne seront pas tous repérés bien entendu, mais cela dissuaderait une partie des joueurs, c’est certain. Ne nous cachons donc plus la vérité. Acceptons que le sport que nous aimons ne soit pas aussi propre qu’on veut le croire. Le milieu du football rapporte des millions, croire que tout le monde se bat à armes égales est donc complètement utopique. Eric Abidal avait peut-être compris comment devenir meilleur. Aujourd’hui, si tel était le cas, ce ne serait que les conséquences. Et si on ne fait rien, il faut s’attendre à de plus en plus de cas de genre…

 

Article écrit par Robin Watt

 

Source et date de l'article Football.fr  16.03.2012 

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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 17:42

http://photo.europe1.fr/sport/un-kit-antidopage-lors-des-mondiaux-de-daegu-930x620/14469005-1-fre-FR/Un-kit-antidopage-lors-des-Mondiaux-de-Daegu-930x620_scalewidth_630.jpg

 

DOPAGE - Le docteur De Mondenard apporte son éclairage sur le témoignage des joueurs algériens.


L'an dernier, Jean-Pierre de Mondenard évoquait la "loi du silence" qui prévalait dans le football autour du dopage. Alors que plusieurs internationaux algériens, parents d'enfants handicapés, font part de leurs doutes sur les produits qu'ils ont absorbés dans les années 1980, le célèbre médecin du sport revient sur cette affaire pour Europe1.fr.

 

Europe1.fr : êtes-vous surpris par les déclarations des internationaux algériens ?
Jean-Pierre de Mondenard : "ça ne me surprend pas du tout. Dans le Dictionnaire du dopage (2004), j'ai consacré tout un chapitre aux effets tératogènes des dopants sur la descendance. J'y montre qu'un certain nombre de substances peuvent provoquer des malformations par leur action sur l'embryon. Car on parle toujours des effets collatéraux du dopage sur le dopé, et on ne parle jamais des effets collatéraux du dopage sur la descendance. Or, on a prouvé récemment, par exemple, que des mères qui buvaient quotidiennement des boissons contenant de l'aspartame, comme des sodas, mettaient à terme de façon prématurée. Cela suffit à montrer que ce que vous prenez a une influence sur le fœtus. En ce qui concerne les footballeurs algériens, il y a forcément une raison à tous ces cas d'enfants handicapés. Ce n'est pas normal de retrouver autant de cas sur une population aussi ciblée. Il faut chercher l'explication car il y en a une, forcément."

 

E1.fr : y-a-t-il des précédents dans l'histoire ?
J-P de M. : "oui, notamment en Allemagne de l'Est. On a appris qu'il y avait eu pas moins de 10.000 athlètes qui avaient suivi des protocoles de dopage. Un certain nombre d'entre eux sont allés ensuite devant la justice allemande parce que leurs enfants avaient des effets tératogènes, des malformations du corps. Sont nés des enfants phocomèles, c’est-à-dire sans bras ni avant-bras, qui avaient la main fixée à l'épaule, ou avec des pieds-bots également. La nageuse est-allemande Christiane Knacke, qui fut la première nageuse sous la minute sur 100 m papillon, avait témoigné après avoir fui l'Allemagne de l'Est. Elle avait expliqué que sa fille avait été victime d'une hyperthermie inexplicable qui a duré plusieurs mois. Les médecins lui ont assuré que la maladie de sa fille était due aux produits qu'elle avait pris quand elle était athlète de haut niveau."

 

E1.fr : est-ce que le protocole est-allemand a pu s'exporter ?
J-P de M. : "dans les années 1980, les pays du Maghreb étaient en relation avec des pays de l'ex-bloc soviétique. Entre 1974 et 1985, j'ai été médecin du tour du Maroc cycliste. Et, sur cette épreuve, il y avait des médecins russes qui venaient apporter leur savoir. Ce qui étonnant dans l'affaire révélée aujourd'hui, c'est que ça concerne une période bien précise, qui, il est vrai, était assez anarchique au niveau des produits. Les hormones, notamment, ont de graves effets tératogènes, mais pas seulement. Alcool, amphétamine, caféine, cannabis, cocaïne, métamphétamine, nicotine ou pot belge peuvent avoir des conséquences sur la forme et la santé du bébé."

 

Source et date de l'article Europe1.fr  17.11.2011

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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 15:19

http://media.football-mag.fr//images/media/images/comme-certains-u17-lors-du-mondial-ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-reuters/228067-1-fre-FR/Comme-certains-U17-lors-du-Mondial-Ochoa-aurait-ete-victime-d-une-contamination-alimentaire-au-clenbuterol.-Reuters_cover.jpg

 

Le dopage n’épargne personne… Lorsque la nouvelle est tombée mi-octobre, celle-ci a fait l’effet d’une bombe. Environ un joueur sur deux ayant participé à la dernière Coupe du monde des U17 au Mexique étaient dopés au clenbuterol. Heureusement, la Fifa, qui s’était promptement emparée de l’affaire, a levé le voile sur le scandale pour finalement se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’une contamination collective à la viande.

Ces dernières années, de nombreuses affaires de dopage ont secoué le monde du football mondial. Entre les Diego Maradona, Adrian Mutu ou autre Francescho Flachi, drogués à la cocaïne, Josep Guardiola, condamné en 2001 puis relaxé en 2007, Fabien Barthez ou Bernard Lama, trop portés sur le hashich pour des sportifs de haut niveau, … les faits divers ne manquent pas.

 

Mais lorsque mi-octobre, la nouvelle venue du Mexique est tombée, il n’était plus du tout question de cas isolés. En effet, parmi l’ensemble des participants à la dernière Coupe du monde des U17, 109 d’entre eux ont été contrôlés positifs au clenbuterol. Autrement dit, la moitié des joueurs qui s’étaient rendus au Mexique pour défendre les couleurs de leurs pays respectifs étaient dopés. Rien que ça… Immédiatement, la Fifa (Fédération internationale de football association) s’est saisie du dossier et la lumière a rapidement été faite. Au final, tous les footballeurs "contaminés" se sont tout simplement nourris d’une viande locale contenant des traces de cette substance dopante.

 

Mais au fait, le clenbuterol, qu’est-ce que c’est ? L’utilisation originelle de ce produit est purement vétérinaire. Les chevaux de course étaient amenés à prendre un tel traitement pour soigner des infections pulmonaires par exemple. Car les effets de ce médicament sont reconnus. Pour commencer, il favorise notamment la perte des masses graisseuses chez celui qui en ingère, sans pour autant perdre de poids. D’autre part, il permet notamment de respirer mieux qu’à l’accoutumée en agissant directement sur les bronches, et fait croître la production de sang. Pour un sportif de haut niveau "soigné" au clenbutérol, cela permet donc, en somme, d’améliorer sa masse musculaire en évitant de prendre du gras, de mieux ventiler en plein effort donc de mieux aérer ses muscles.

 

Monnaie courante chez certains éleveurs


On comprend mieux en ce cas que ce produit soit considéré comme dopant… Mais gare à l’overdose. Si le dosage n’est pas approprié pour le corps humain, c’est le drame assuré ou presque. Le clenbuterol agissant sur les muscles et favorisant notamment leur contraction, donc leur efficacité dans l’effort, il peut en faire de même sur le cœur. Dans ce cas de figure, c’est l’arrêt cardiaque assuré…

 

Mais la "médecine" du sport a suffisamment de connaissances en la matière pour avoir permis à bon nombre de sportifs d’utiliser ce produit sans en subir de néfastes effets secondaires. En cyclisme notamment, un Chinois, Li Fuyu, a été pris par la patrouille, alors que des doutes persistes sur le vainqueur du Tour de France 2010, l’Espagnol Alberto Contador, sur qui des traces de clenbuterol avaient été trouvées quatre jours de rang dans les urines…

 

Et en juin dernier, le football s’y est mis à son tour puisque cinq internationaux mexicains, Guillermo Ochoa, Francesco Rodriguez, Edgar Duenas, Antonio Naelson et Christian Bermudez ont été contrôlés positifs au cours de la Gold Cup. Dans la foulée, ceux-ci avaient été suspendus par leur fédération, puis disculpés quelques jours plus tard à la suite de contre-analyses opérées aux Etats-Unis qui avaient mis en avant une contagion alimentaire. Comme chez les U17 donc. Car au Mexique, comme dans bon nombres d’autres pays, la substance est communément utilisée chez les éleveurs de bétail destiné à l’abbatoir.En effet, cela permet notamment de fournir une viande de meilleure qualité puisque moins grasse, le clenbuterol se montrant à la hauteur de sa réputation. Dernièrement, la Chine a toutefois interdit à ses éleveurs de porcs d’en donner à leurs bêtes. Une prochaine compétition internationale au pays du Soleil Levant ne devrait donc pas permettre au moindre soupçon de contagion alimentaire d’exister, si d’aventure du clenbuterol était trouvé dans l’organisme d’un ou plusieurs footballeurs.

 

Source et date de l'article  Football-mag.fr  24.10.2011

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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 10:22

 

http://photo.europe1.fr/sport/mexique-930-601739/10950015-1-fre-FR/Mexique-930_scalewidth_630.jpg

 

 

Cette affaire rappelle bien évidemment l’étrange intoxication d’Alberto Contador sur le Tour de France 2010. Il y a quelques semaines, cinq footballeurs de l’équipe nationale mexicaine avaient été suspendus à titre provisoire après leur contrôle positif au clenbutérol. D’après les derniers élements de l’enquête, ils ne seraient pas les seuls à présenter des traces de cet anabolisant. Mais surtout, ces traces de clenbutérol auraient été ingéré par accident, d’après la Fifa.

 

La sélection mexicaine, qualifiée pour les demi-finales de la Gold Cup, a été autorisée à remplacer les cinq joueurs suspendus pour dopage, le gardien Guillermo Ochoa (America), les défenseurs Francisco Javier Rodriguez (PSV Eindhoven), Edgar Duenas (Toluca), et les milieux de terrain Antonio Naelson (Toluca) et Christian Bermudez (Atlante).

 

L'annonce de leur contrôle positif "a évidemment constitué une surprise", a expliqué Sepp Blatter, le président de la Fifa. Et de poursuivre : "mais quand nous avons reçu les documents, et spécialement après avoir parlé à notre responsable médical, nous avons constaté qu'il y avait cinq joueurs en situation difficile, mais que la présence du produit figure dans l'organisme d'autres joueurs de l'équipe".

 

La thèse de l'accident est donc soulevée une nouvelle fois par Sepp Blatter lui-même. L'Agence mondiale antidopage (Ama), a elle aussi évoqué la possibilité d’une intoxication alimentaire. Comme dans l’affaire Contador, les autorités mexicaines affirment que leurs joueurs ont mangé de la "viande contaminée au clenbutérol". Avant de nouvelles analyses, les cinq joueurs sont toujours écartés de la sélection.

 

Source et date de l'article  Europe1  24.06.2011

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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 21:42

Je n'étais pas au courant de cette histoire ! Je l'ai découverte par hasard !

 

http://www.afrik.com/local/cache-vignettes/L120xH151/arton6931-e00b8.jpg

L’attaquant du club italien de Pérouse, Al Saadi Khadafi, a été condamné jeudi à trois mois de suspension après un contrôle anti-dopage positif. La décision affectera sans doute assez peu la carrière du fils du Guide de la Révolution libyenne, qui, depuis son arrivée en Ombrie, en juin dernier, n’a jamais été aligné en championnat.

La carrière de l’International libyen Al Saadi Khadafi n’est pas prête de décoller en Europe. L’attaquant de terrain offensif de Pérouse a été condamné jeudi à trois mois de suspension par le Comité olympique italien (Coni). Il avait été contrôlé positif au norandrostérone, le 5 novembre dernier, à l’issue d’un match qu’il avait regardé depuis le banc. Son président, Luciano Gaucci, avait immédiatement pris sa défense en mettant en cause des médicaments que le joueur aurait prit pour soigner son mal de dos. Le principal intéressé se contentant d’expliquer qu’il ne savait pas ce qui avait pu se passer, mais qu’il ferait tout pour le découvrir. Après vérification, Al Saadi avait confirmé avoir subi une thérapie médicale à base de corticostéroïdes, en Allemagne, pour soigner son dos.

 

Il avait même renoncé à une contre-analyse qui aurait pu lui coûter une suspension encore plus lourde. L’attaquant sierra léonais de l’Inter de Milan, Mohammed Kallon, a ainsi pris huit mois de suspension après que son contrôle au norandrostérone ait été confirmé.

Reste que la suspension sera sans doute sans conséquence sur la carrière de l’International libyen, qui à trente ans n’a jamais réussi à gagner sa place à Pérouse. Depuis son arrivée en Ombrie, en juin dernier, il n’a jamais joué au cours d’un match de Serie A (première division italienne). Il a été élu second plus « mauvais joueur » du foot italien 2003 par les téléspectateurs de la RAI, derrière le Brésilien Rivaldo - un classement qui doit plus à la réputation qu’aux réelles possibilités techniques. Jusque-là, ses douleurs au dos avaient effectivement expliqué son non-alignement en championnat, explique le quotidien sportif italien La Gazzetta Dello Sport. Le club italien dispose là d’une nouvelle excuse pour ne pas faire évoluer son prestigieux joueur. Celui-ci trouvera néanmoins sans difficulté de quoi s’occuper ailleurs. En dehors des terrains.

 

Le football, un passe temps


« Son arrivée à Pérouse était juste un coup médiatique. Elle permettait de faire parler du club et de la famille Khadafi », estime Baba Wamé, journaliste sportif à Afrique Football. Le fils du Guide de la Révolution libyenne, Muhammar Khadafi, est surtout actionnaire de son nouveau club. Le président Gaucci avait d’ailleurs beaucoup insisté pour sa venue. Al Saadi a pu faire ses preuves de grand argentier dès octobre 2002, lorsqu’il est entré à hauteur de 7,5% dans le capital de la « Vieille dame », le mythique club turinois de la Juventus, par l’intermédiaire de la société d’investissement libyenne Lafico (Libyan Arab Foreign Investment compagny). Il a démissionné en octobre 2003 du Conseil d’administration du club pour cause d’incompatibilité avec ses nouveaux engagements.

 

Avant son arrivée en Italie, Al Saadi Khadafi était président du grand club libyen de l’Al-Ittihad de Tripoli, onze fois champion national mais jamais couronné sur le continent. Egalement joueur par intermittence, il est parvenu en 2002 à recruter l’International camerounais Patrick M’Boma et l’ancien Super-Eagle Viktor Ikpeba. Une tentative pour remédier à cette absence de résultats sur le plan africain. Vice-président de la Fédération libyenne de football, le sportif des fils Khadafi est également le maître d’œuvre du projet libyen d’organisation de la Coupe du monde 2010. Un poste où il n’hésite pas à faire état de son point fort, l’argent et ses relations : « Nous allons affecter six milliards de dollars à cet événement. A part l’Afrique du Sud, qui sera notre seule menace, je ne vois aucun concurrent sérieux », avait-il affirmé en juin 2003. C’est aussi en mettant en avant ses relations qu’il avait annoncé sa volonté de briguer le fauteuil de président de la Confédération africaine de football (Caf), en mai 2003, avant de se désister.

 

Source et date de l'article  Afrik.com  09.01.2004

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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 10:14

http://www.le10sport.com/dynamic/images/Ronaldo%20Bresil.jpg

 

Contrairement à ce qu’annoncent certains médias depuis hier soir, Ronaldo ne souffre pas d’hyperthyroïdie, mais d’hypothyroïdie. L'hypothyroïdie est une insuffisance de la sécrétion de la thyroïde. Les glandes thyroïdiennes servant à brûler les graisses, le premier cas rend le patient maigre, le deuxième gros. Sans aucun doute, c’est donc bien d’hypothyroïdie dont souffre le Ballon d’Or 1997 et 2002.


Ronaldo était maigre…
Etonnant, toutefois, lorsque l’on sait qu’au début de sa carrière, Ronaldo Luiz Nazàrio de Lima  - dit Ronaldo - n’avait pas autant de carrure. Lorsqu’il débarque en Europe (au PSV Eindhoven), à l’âge de 17 ans, il pèse 75 kg pour 1,83 m. « Quand il est arrivé au PSV, Ronaldo était très maigre, explique un journaliste italien. Quand il est reparti, il était devenu très musclé. Mais son tendon était toujours le même. Si vous avez une Fiat, elle aura beau être une petite voiture fantastique, si vous mettez un moteur de Ferrari à l’intérieur, elle vous lâchera ». C’est ainsi que Ronaldo peut se targuer d’être le seul joueur au monde à s’être fracturer trois fois le tendon rotulien. Les régimes alimentaires à base de créatine et de quelques substances anabolisantes sont surement à l’origine de cette exception scientifique.

 

Les hormones ne sont pas interdites
Aujourd’hui, le problème annoncé est tout autre. « Il y a quatre ans à Milan, j'ai découvert que je souffrais d'un problème, l'hypothyroïdie, qui ralentit le métabolisme et que, pour le contrôler, je devais prendre des hormones non autorisées dans le football, car elles sont considérées comme du dopage », a annoncé Ronaldo hier en conférence de presse. Ce n’est pas la stricte vérité. « C’est faux, les hormones thyroïdiennes en question ne sont pas interdites, indique le docteur Jean-Pierre de Mondenard. Elles ne sont pas sur la liste des produits interdits donc pas pénalisables ».

 

Une conduite dopante
« Beaucoup doivent regretter aujourd'hui d'avoir fait des blagues sur mon poids. Je n'ai aucune rancune contre personne »
, a rajouté Ronaldo. Il est vrai que son surpoids est visible depuis une au moins une décennie. Ce qui indique donc que le Brésilien n’a pas attendu la fin de sa carrière pour prendre régulièrement des hormones thyroïdiennes. Ainsi, si Ronaldo ne s’est pas dopé aux hormones, il a eu une conduite dopante pendant de nombreuses années. « Quand un sportif utilise des médicaments spécifiques pour faire du sport, il est dans une conduite dopante, explique le docteur de Mondenard. Le processus intellectuel est le même que pour les dopés qui cherchent donc à optimiser leurs performances avec des aides ». Beaucoup de sportif en effet « soignent » leurs performances. Mais entre dopage, conduite dopante et innocence, où est le juste milieu ? Où commence le dopage ?

 

Source et date de l'article  Le10sport.com  15.02.2011

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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 10:48

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2011/01/04/201101041680_w350.jpg

 

Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport

Alors Docteur, toujours pourfendeur de mythes et de mystifications ?

 

« L'objet du bouquin n'est pas de révéler quoique ce soit mais de décrypter correctement, sans langue de bois, le problème à l'aide d'exemples précis, montrer que le foot comme tous les sports n'est pas épargné par le dopage. Ce livre est né, notamment, d'une saturation, celle d'entendre sans cesse les idées reçues, les faux-arguments, la mystification en effet du monde du foot par rapport au dopage. Il n'y a aucun argument physiologique, mental, tactique, technique, mécanique qui puisse expliquer un seul instant que le football ne soit pas réceptif aux produits dopants. D'après tous les acteurs du ballon rond, les produits seraient inopérants sur les footballeurs… C'est une vaste fumisterie. »

 

Peut-on dater le recours à un dopage organisé dans le football ?

 

« Oui… Facilement… Dans les années cinquante en Italie notamment. Là il y a des preuves… Un ancien footballeur de Bologne, Gerardo Ottani, qui va devenir médecin mène alors une enquête dans le Calcio. Elle montre que 27 % des footballeurs italiens consomment des amphétamines, 62 % des stimulants du cœur ou de la respiration et 68 % des hormones et des stéroïdes anabolisants. Nous sommes en 1958 !… À un match et deux entraînements par semaine. Aujourd'hui ils sont à deux/trois matches par semaines, au moins un entraînement par jour et ils seraient au Vittel-cassis ? »


Vous évoquez aussi l'équipe d'Allemagne championne du monde en 1954 ?…


«C'est le fameux miracle de Berne… Les Allemands perdent en poule 3-8 contre les Hongrois, invaincus depuis quatre ans, et en finale ils les battent (3-2) ! Juste après, ils deviennent méconnaissables, vaincus par la France et la Belgique notamment. On apprend ensuite que plusieurs joueurs de la Mannschaft ont été atteints de jaunisse et de dépressions prolongées. Et là, tout récemment, des universitaires allemands sont arrivés à la conclusion que cette équipe était dopée au Pervitin, une amphétamine ».


D'autres exemples ?

 

« Harald Schumacher dans son bouquin « coup de sifflet » révèle que la Mannschaft, au Mexique, en 86, a reçu 3000 piqûres en six semaines ! Que les joueurs prenaient de l'éphédrine et du sang de veau déprotéiné, l'Actovegin, qui a fait notamment parler de lui dans le Tour 2000 avec Armstrong puis dans la voiture de Rumsas et dans l'affaire Puerto… Il est partout ! Il faut lui mettre un dossard à l'Actovegin ! Dans l'affaire Puerto, précisément, le Dr Fuentes a dit qu'il soignait les joueurs du Real Madrid et du Barça et le coureur Manzano a révélé qu'il avait vu passer des stars du foot dans son cabinet… D'ailleurs 83 % des gens, en France, pensent que le football est aussi gangrené par le dopage. Malgré la désinformation, le public n'est pas dupe… Je me souviens d'une enquête en 2002 démontrant que 92 % des footballeurs étaient prêts à tricher pour orienter le résultat d'un match. »


Les contrôles ne sont-ils pas plus efficaces tout de même ?

 

« Depuis 45 ans que les contrôles ont été instaurés la santé du dopage ne s'est jamais altérée car il y a toujours un grand nombre de substances indécelables et d'autres qui ne sont pas recherchées… On ne lutte pas vraiment, on fait semblant… Il est important de montrer qu'on lutte pour l'opinion publique mais il faut trouver… personne »

Alors, quelle est la solution ?

 

« Sortir la lutte antidopage du monde sportif ! Vous connaissez un jury d'assise où c'est la propre famille du prévenu qui le juge ? Il faut un organisme indépendant qui puisse prendre la décision sans la pression. »

 

Source et date de l'article  LaDepeche.fr  04.01.2011

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