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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

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Etudes sur le dopage

Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 08:13

http://www.gizmodo.fr/wp-content/uploads/2011/11/des-souris-et-des-hommes-300x168.jpg

 

Les super héros existent désormais dans le monde des souris. Des scientifiques suisses et américains viennent en effet de créer des souris Hulk. Entendez, elles sont plus fortes et plus rapides que leurs congénères. 

Des chercheurs de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) en Suisse et du Salk Institute de La Jolla à proximité de San Diego en Californie ont procédé à des manipulations génétiques. Ils ont identifié et agi sur le récepteur nommé NCoR1. Ils ont pu ainsi jouer sur la transcription de l’information contenue dans des gènes spécifiques à la création de cellules musculaires. Le résultat ne s’est pas fait attendre puisque les souris qui ont fait l’objet de ces manipulations ont vu leur masse musculaire augmenter et la qualité des fibres musculaires améliorées.

NCoR1 joue le rôle naturel d’inhibiteur dans la constitution des tissus musculaires.

Désactivez le et vous obtenez des souris aux capacités spectaculaires capables de courir plus vite et plus longtemps que les autres souris.

Ce type de recherche va rapidement poser des problèmes éthiques et des abus sont à craindre si un jour de telles manipulations sont transposées à l’être humain. Le dopage génétique ne sera alors plus très loin. On se souviendra alors moins de Des Souris et des Hommes mais du chapitre Des Souris aux Hommes.

 

Source et date de l'article  13.11.2011  gizmodo.fr

Source de l'image


Par contre le dopage - Publié dans : Etudes sur le dopage
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 10:17

http://anabolyourbody.com/images/produit1_20.jpg

 

Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie

 

Les récents cas positifs d’Andrus Veerpalu en ski de fond et de Patrick Sinkewitz en cyclisme ont attiré notre attention sur l’hormone de croissance (hGH ou somatropine).Pourquoi cette hormone est-elle utilisée depuis bientôt 40 ans par les tricheurs et pourquoi certaines études, dont celle de l’AMA (1), concluent à son inefficacité dans le dopage sportif ?

A l’origine extraite de l’hypophyse de cadavres humains, elle fut fabriquée par génie génétique à partir de cellules de mammifères dès 1985 (rhu hGH ou hormone recombinante humaine). Ce polypeptide a son indication principale  en thérapeutique dans le traitement du retard de croissance lié au déficit de l’hormone endogène chez l’enfant (nanisme). Une surmortalité existerait chez les patients traités pendant leur enfance même avec l’hormone synthétique alors que l’hormone extractive avait causé de nombreuses contaminations  par des prions pathogènes responsables de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. La crainte d’un nouveau scandale médiatico-sanitaire fait actuellement que l’utilisation de cette fascinante hormone en thérapeutique est en chute libre. Cette hormone naturelle est impliquée dans la physiologie de l’exercice où elle joue un rôle évident, comme le montre la diminution de l’aptitude physique des sujets déficients en GH. La réponse à la GH dépend de l’intensité de l’exercice. S’il se prolonge, l’effet s’inverse : après un marathon, la GH plasmatique peut être basse. Un exercice prolongé submaximal de 45 min est le meilleur stimulus de la réponse de GH à l’exercice, surtout s’il est hypoglycémiant ou réalisé à jeun.  La surdose  de cette hormone correspond à une maladie grave, l’acromégalie.


 L’hormone de croissance favorise la croissance du squelette et le métabolisme par un effet anabolique et anti-catabolique, et la lipolyse est également stimulée. Certains de ses effets sont transmis par des somatomédines IGF-1 et IGF-2 (insulin-like growth factor) de quelques dizaines d’acides aminés et de structure semblable à la pro-insuline. L’IGF-1 est liée dans le plasma à l’IGFBP-3 (les « binding proteins »existent sous 6 formes différentes et sont à faible ou forte affinité).La concentration d’IGFBP-3 semble se réduire dans les états de surentraînement (3) où l’on observe un blocage de sécrétion de GH à des tests de stimulation, notamment l’hypoglycémie. D’où les effets néfastes d’un entraînement trop intensif sur la croissance et la puberté. Les effets de l’IGF-1 (indétectable) sont bien connus, mais on connaît moins ceux de l’IGF-2.La forme majoritaire de la GH humaine est un polypeptide de 191 acides aminés (22 kDa de masse molaire) et une forme minoritaire est constituée de 176 aa ou 20 kDa. Si l’on savait que la GH se présentait sous 2 formes, l’isoforme à 20kDa et l’isoforme à 22 kDa, les connaissances très parcellaires jusqu’en 2007 n’ont pas empêché son emploi dans le dopage. Les doses utilisées par les sportifs dopés étaient certainement très supérieures à celles que produisaient les tumeurs somatotropes responsables de l’acromégalie, puisque les modifications morphologiques (menton, mains) apparaissaient bien plus vite que dans cette maladie.

 

Ses propriétés anabolisantes rapportées dans certains sports et l’absence d’un test de détection  (1ère mise au point en 2004) ont suffi à lui bâtir une réputation usurpée. Ses propriétés recherchées dans le dopage consistaient en une augmentation de la masse musculaire et de la force, en une meilleure récupération musculaire en favorisant la recharge en glycogène. Par augmentation de la lipolyse, la masse grasse est diminuée. Associée à l’insuline et aux stéroïdes anabolisants, la GH devient un excellent anabolisant. Les risques sont pourtant importants : hypertension artérielle, cardiomyopathie (insuffisance cardiaque), troubles métaboliques lipidiques, diabète, cancer. Une hypothyroïdie est possible. Fréquemment peuvent survenir rétention hydrique, œdèmes périphériques parfois importants et douloureux, raideur, arthralgie et myalgie. Un effet secondaire très rare concerne une nécrose de la tête fémorale. Signalons  aussi que l’administration concomitante de corticostéroïdes  peut inhiber l’effet de la GH.


Son utilisation dans le sport


Dès 1995, on se doute que la GH est l’une des drogues les plus répandues dans le sport de haut niveau. Du début de son utilisation dans les années 80 jusqu’à la mise au point de son test de détection en 2004 pour les JO d’Athènes puis sa validation en 2007, il s’est pratiquement écoulé 25 ans pendant lesquels elle a pu être employée en toute quiétude : un record pour un médicament dopant ! Pietro Mennea, champion olympique du 200 m en 1980 et recordman du monde en 1979 (19.72 sec) avait avoué l’avoir utilisée. Willy Voet, dans son livre Massacre à la chaîne en 1999, révèle que l’équipe Festina carburait entre autres à la GH dès 1995. L’hormone était surnommée « fond de jantes » car elle était sensée «  préparer le terrain » à d’autres dopants ; cette vue de l’esprit traduisait en fait la déception suite au manque d’effets probants. En prévision du TDF, Alex Zülle en fait une cure au printemps 1998, tout comme Erwann Menthéour (Secret défonce, 1999) qui utilise le Saizen® en cure de 10 à 15 jours. Puis en 2002, c’est l’épouse du cycliste lituanien Raimondas Rumsas qui se fait arrêter par les douaniers à Chamonix avec dans le coffre de sa voiture des ampoules d’EPO et de GH. Plus récemment, l’USADA découvre que Kirk O’Bee, ancien champion des USA et coéquipier de Lance Armstrong chez l’US Postal, s’est procuré de la GH  au Mexique et au Canada. Il sera suspendu à vie en 2010 après un 1er contrôle positif à la testostérone en 2001.Terry Newton, rugbyman anglais,  sera le 1er sportif à être contrôlé positif à la GH lors d’un test inopiné le 24 novembre 2009, ce qui le poussera au suicide ; puis suivent les cas de Matt Socholotiuk (football américain)  et de Patrick Sinkewitz qui sera le 1er cycliste positif le 27 février 2011 au GP de Lugano.


Le test de détection


 La mise au point du test sanguin de détection a été longue  et difficile (on l’annonçait depuis 1998) car l’hormone est sécrétée par l’organisme et sa demi-vie est très courte : 20 à 30 minutes. Le principe de la détection est basé sur l’absence de l’isoforme 20 dans l’hormone exogène (rhu-GH) malheureusement la fenêtre de détection est courte : 24 à 36 H après la prise et peut-être même 8 à 24 H. Le rapport GH 22/GH totale passe de 0,5 à 1,43 chez un sujet dopé. On peut aussi calculer le rapport GH20/GH 22 qui diminue en cas de dopage ; ce dernier test n’est valable que dans les 10 H après administration. Le test sanguin actuel, qui est en fait un double test afin d’élargir la fenêtre de détection, avait vu sa mise au point ralentie à cause de la faible quantité d’anticorps spécifiques de l’isoforme 22 disponible au stade de la recherche. La production de ces kits d’anticorps est maintenant passée à une échelle industrielle. Reste à élargir la fenêtre de détection à 10 jours et à fabriquer un test urinaire. Les IGF-1, IGFBP et les sécrétagogues peptidiques de la GH (GHRP) sont encore indétectables.

 

A la fin des années 2000, on en apprend un peu plus sur la GH (2) et ses isoformes .L’affaire se complique. L’hormone de croissance rassemble en fait une centaine d’isoformes, ce qui traduit une adaptation très pointue de l’organisme à l’exercice physique et aux différentes situations métaboliques. Chaque isoforme  a un rôle métabolique et un tissu cible précis, et peut exister sous forme de monomère, dimère, trimère et même pentamère. Si les isoformes 22 et 20 constituent  les familles principales (21% et 6% de la GH circulante), il existe des isoformes à 27, 17 et 5 kDa. Et l’on découvre que les isoformes de la GH n’ont pas toutes les actions du polypeptide 1-191 classique. En particulier, les actions anabolisantes sont moindres pour la 20 kDa et inexistantes pour la 17 kDa et la 5 kDa. Les effets sur la glycémie et les acides gras libres circulants sont différents. L’isoforme 17 kDa est 10 à 20 fois plus hyperglycémiant  que l’hormone intacte de 22 kDa, tandis que l’isoforme à 5 kDa potentialise l’insuline, hypoglycémiante ! La GH ne doit donc plus être considérée comme une hormone unique mais comme une famille de polypeptides aux activités biologiques différentes. Si l’isoforme monomérique 22 inhiberait la lipolyse, l’isoforme 20 la favorise ! L’effet diabétogène du monomérique 22 est inférieur à celui du 20.On s’aperçoit de suite que l’isoforme 20 est plus intéressante dans l’effort d’endurance que l’isoforme 22. Pendant la période de récupération, un exercice d’endurance  fera sécréter les isoformes « non 22 » au temps d’action prolongé : les isoformes se regroupent en dimères ou pentamères pour prolonger l’effet de l’hormone. L’hypoglycémie post-exercice est donc évitée par les isoformes  17 et 20 et la lipolyse permet d’utiliser les graisses pendant un exercice d’endurance. Tout ceci pourrait laisser penser que les formes courtes à 17 ou 20 kDa sont proportionnellement plus  abondantes dans la GH libérée à l’exercice (davantage catabolisante ou favorisant la libération de glucose et d’acides gras libres) que dans la GH  sécrétée au repos (davantage anabolisante).

 

Pour tous ceux qui croyaient bénéficier du dopant idéal avec la GH rhu produite par génie génétique, il faut se rappeler que l’isoforme 20 est absente de cette hormone exogène, vraisemblablement à cause de la technique de fabrication. Or c’est cette isoforme qui permet la meilleure adaptation à l’exercice d’endurance : elle est lipolytique et hyperglycémiant. Avec les progrès de la science  et 10 ans après, on n’est donc pas étonné qu’Alex Zülle, le cycliste suisse de la Festina, n’avait pas trouvé efficace sa cure de GH ! Encore une fois, la GH nous donne l’exemple qu’utiliser un tel produit avec aussi peu de certitudes, c’est jouer aux apprentis sorciers. On comprend aussi pourquoi certaines études concluaient à la non efficacité de la GH dans les exercices d’endurance.

(1) The effects of GH on body composition and physical performance in recreational athletes. Udo Meinhardt and coll. Ann Intern Med 2010; 152: 568-577.

Si cette étude montre bien qu’une administration de 2 mg/j d’hGH en sous-cutané pendant 8 semaines chez des sportifs amateurs de moins de 40 ans diminue la masse grasse de 2,1 kg, augmente la masse maigre de 3,3 kg et donne donc une augmentation de masse corporelle de 1,2 kg, la VOmax n’est pas augmentée alors que la capacité anaérobie l’est de 3,9%, ce qui ferait un gain de 4/10 sec sur 100m. On se souvient que Mennea avait amélioré son temps sur 200 m de 14/100 sec en un an, mieux que Bolt sur 100 m (11/100 sec entre 2008 et 2009). Mais la question des bénéfices réels de la GH chez l’athlète de haut niveau se pose.

 

(2)Exercise modulation of Growth Hormon isoforms: current knowledge and future directions for the exercise endocrinologist. B.C. Nindl.Br J Sports Med 2007; 41: 346-348.

(3) Interactions entre la fonction somatotrope et l’activité musculaire.C. Peyreigne, JF Brun et coll. Science et Sports 1997 ; 12 : 4-18. Service d’exploration physiologique des hormones et des métabolismes. Hôpital Lapeyronie, Montpellier.

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie

Par contre le dopage - Publié dans : Etudes sur le dopage
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 17:47

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Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie


Si la transfusion sanguine homologue (donneur d’un même groupe) est détectable suite à la mise en évidence de variations concernant des antigènes sanguins, la TS autologue reste encore directement  indétectable en 2011.La méthode de mise en évidence indirecte de cette méthode de dopage constitue une petite avancée  et devrait rendre le dopage encore un peu plus difficile en 2011. La technique est basée sur le dosage des métabolites urinaires du di (2-éthylhexyl) phtalate ou DEHP et elle a été décrite en décembre 2010 dans la très sérieuse revue Analytical and Bioanalytical Chemistry (1), ce qui constitue une étape importante pour son utilisation par l’AMA. Chose intéressante, les phtalates alimentaires seraient différents de ceux utilisés dans le matériel médical. Le DEHP est un plastifiant utilisé pour assouplir le plastique des tubulures et des poches de sang : il diffuse dans le sang contenu dans la poche. La limite de détection est de 0,2 à 0,3 ng/ml et la limite de quantification est de 1 ng/ml.

 

L’étude a été réalisée sur un groupe contrôle représenté par 10 patients hospitalisés transfusés, 100 personnes sédentaires et 468 athlètes lors d’un contrôle antidopage : le taux des métabolites du DEHP n’était augmenté que chez les patients transfusés (et chez 3 coureurs cyclistes de la même équipe !).

 

Bien évidemment, l’étude ne nous dit pas à partir de quels  taux de plastifiants, l’athlète sera soupçonné d’être transfusé, ni les valeurs normales de ces taux dans une population non sportive car ces phtalates peuvent se retrouver dans l’organisme soit par ingestion, soit par inhalation. Dans l’affaire Contador, les journalistes du New York Times avaient écrit  que le laboratoire de Cologne avait retrouvé chez l’espagnol un taux de phtalates 8 fois supérieur au taux considéré comme normal. On peut supposer que cette affaire a accéléré la validation du test. Mais cette méthode de détection indirecte ne pourra pas être utilisée pour affirmer un dopage, par contre elle pourra être utile au Passeport Biologique® de l’athlète et permettra de mieux cibler les sportifs à contrôler dans le cadre d’un dépistage direct.


Quand la méthode sera officiellement validée, il reviendra alors à Contador de faire rechercher les phtalates dans ses échantillons des Grands Tours victorieux (TDF 2007, 2009, 2010, Giro 2008, Vuelta 2008) afin de couper court à toutes les rumeurs de transfusions. Il y a fort à parier que les partisans de la TS utiliseront dorénavant d’autres matériaux que le polyéthylène souple pour transporter leur sang : polycarbonates à base de bisphénol-A ou polyéthylène téréphtalate (Mylar®) des bouteilles d’eau gazeuse. Dans le Mylar®, le phtalate est davantage associé au plastique et migre moins dans l’organisme. Par contre, on les voit mal utiliser un autre modèle de tubulures souples ; les taux de phtalates engendrés par le passage du sang dans ces tubulures souples pourraient être abaissés, jusqu’à l’être sous les seuils de détection ?


(1)    Rapid determination of urinary di (2-ethylhexyl) phtalate metabolites based on liquid chromatography/ tandem mass spectrometry as a marker for blood transfusion in sports drug testing. Solymos, Guddat, Geyer, Flenker, Thomas, Segura, Ventura, Platen, Schulte-Mattler and M.Thevis et al. Analytical and Bioanalytical Chemistry, dec 2010.

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie 

 


Par contre le dopage - Publié dans : Etudes sur le dopage
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 17:16

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Cet article est EXCLUSIF car il n'a pas été publié dans Sport et Vie

 

A-t-on vécu la pire des situations dans l’histoire du dopage avec l’arrivée de l’EPO en 1988 et dont le test de détection ne fut mis au point que 12 ans plus tard ? A partir de 1990, plus le TDF grimpe, plus il va vite et Lance Armstrong détient la moyenne record de 41,654 km/h sur le TDF 2005.En athlétisme, les records masculins du 5000 m et du 10000 m explosent .Le rdm du 10000m avait gagné 23 sec en 20 ans (de 1973 à 1993).Puis de 1993 à 1996, il progresse de 29 sec : on a la même progression en 3 ans qu’en 20 ans ! Le rdm du 5000m gagne 20 sec en 10 ans de 1987 à 1997 ; le même gain avait demandé 17 ans de 1965 à 1982. Il est battu 6 fois entre 1990 et 2000, alors qu’après la mise au point  du test de l’EPO, il ne sera battu qu’une fois en 2004.On peut aussi s’étonner de la densité d’athlètes qui passent sous les 13 et 27 min sur ces distances. Sur marathon, pendant 20 ans, le rdm masculin se situe dans les 2h08.Carlos Lopes, issu du 10000m, fait 2h07.12 à Rotterdam en 1985.Puis, c’est la surprise Da Costa qui fait 2h06.05 à Berlin en 1998. Le record gagne  ensuite 2 minutes  en 10 ans. Certains spécialistes pensent qu’aucune grande performance n’a été réalisée sans l’aide de l’EPO pendant ces 10 années.

 

L’EPO pose de nombreux problèmes aux contrôleurs. C’est un produit à demi-vie courte (5h).Elle reste 24 h dans le sang et jusqu’à 4 jours dans l’urine. Il suffisait d’arrêter la cure quelques jours  avant la compétition pour garantir un contrôle négatif. Dans les années 2000, les critères de positivité de l’AMA ne concernaient que certaines EPO (EPREX®, NEORECORMON®…).Puis les EPO biosimilaires fabriquées par les laboratoires clandestins et par l’industrie pharmaceutique permirent d’échapper à la positivité du test. En accroissant la sensibilité des méthodes de détection et en choisissant de nouveaux critères d’interprétation des résultats, la lecture des résultats fut plus discriminante. Le problème de la détection des EPO biosimilaires n’existe plus actuellement : de nouveaux critères  de positivité (80% d’isoformes basiques) permettent de rendre un test positif. Par contre, les microdoses d’EPO posent toujours problème, de faibles doses de ce produit entraînant une positivité de moins de 24 H; mais il serait peut-être possible de déceler indirectement ce dopage avec le passeport sanguin en se basant sur la fluctuation de certains paramètres. Les grandes avancées par rapport à l’époque de l’interview de JPdM (1991) sont que l’AMA collabore maintenant étroitement dès les premières phases de développement des molécules avec les sociétés pharmaceutiques et que les échantillons peuvent être conservés et ré-analysés au fil des avancées scientifiques : le délai de prescription stipulé par le code mondial antidopage est de 8 ans, ce qui avait permis de coincer Bernard Kohl sur le TDF 2008 et Rachid Ramzi aux JO de Pékin.


Les échantillons prélevés à Vancouver devraient être testés à nouveau quand le test de détection de l’HEMATIDE® (peptide mimétique de l’EPO) sera validé. Fait inquiétant, ce peptide  aurait été utilisé dès 2006 sur le Giro et l’EPO  CERA (MIRCERA®) dès 2004 alors qu’elle n’a été commercialisée en Allemagne et en Autriche  qu’en 2007 et 2008 en France. En ce qui concerne la CERA, c’est très possible: début 2009, l’IAAF avait lancé une série de tests rétroactifs et la grecque Athanassia Tsoumeleka, championne olympique du 20 km marche à Athènes, était positive. On attend toujours les résultats des tests rétroactifs menés sur le Giro 2008.Ces contrôles rétroactifs sont une véritable bombe à retardement dont les effets seraient tellement dévastateurs pour l’économie du sport qu’on hésiterait peut-être à en rendre public les résultats. Mais ils permettent de révéler l’usage de médicaments détournés au stade de la recherche plusieurs années avant leur commercialisation. On peut craindre le détournement du SESTide (HEMOMER®), premier mimétique synthétique de l’EPO, des inhibiteurs de l’HIF-PH stimulant la sécrétion endogène de l’EPO (hypoxia- inducible factor-prolyl hydroxylase) dont le premier représentant est le FG-2216 (FIBROGEN).Administrable par la voie orale, cette petite molécule en essai de phase II en 2007 a causé la mort d’un patient par hépatite fulminante.


L’hormone de croissance (GH) est vraisemblablement essentiellement utilisée dans un but de récupération musculaire et de recharge en glycogène. Associée à l’insuline et aux stéroïdes anabolisants, elle devient un excellent anabolisant.


 Son test de dépistage  avait été annoncé opérationnel pour les JO d’Athènes 2004.Il était temps ! Pietro Mennea, champion olympique du 200 m en 1980 et recordman du monde en 1979 (19.72 s), avait avoué l’avoir utilisée. Et 12 ans après que Willy Voet, en route pour le départ du TDF, se soit fait arrêté avec une cargaison de produits dopants(dont de la GH), on apprend que Terry Newton, rugbyman anglais, est le premier sportif à être contrôlé positif à l’hormone de croissance lors d’un test inopiné le 24 novembre 2009.La mise au point de ce test avait été difficile car l’hormone est sécrétée par l’organisme et sa demi-vie est très courte (20 à 30 min).Le principe de la détection est basé sur l’absence d’un isoforme (20 kDa) dans l’hormone exogène ; malheureusement la fenêtre de détection est courte : 24 à 36 heures après la prise. Le test sanguin actuel (qui est en fait un double test afin d’étendre la fenêtre de détection) avait vu sa mise au point ralentie à cause de la faible quantité d’anticorps spécifique d’un isoforme (22kDa) disponible au stade de la recherche. La production de ces kits d’anticorps est maintenant passée à une échelle industrielle. Espérons que ce test fonctionnera dorénavant un peu mieux, sinon Terry Newton risquerait bien de rester longtemps le seul sportif positif à l’hormone de croissance !


L’IGF-1 (insuline growth factor-1) effecteur de la GH, reste indétectable de même que les IGF BP (binding proteins) et les sécrétagogues peptidiques de la GH.

L’insuline (hormone hypoglycémiante) permet d’augmenter le stock de glycogène hépatique et facilite le passage du glucose circulant dans les cellules. Elle permet donc d’augmenter la durée d’un effort musculaire et a un effet anabolisant. Les insulines humaines sont détectables en théorie, mais pas en pratique si on utilise des insulines rapides d’action brève.

Les corticoïdes sont devenus détectables en 1999(seuil à 30ng/ml, 2005) et l’ACTH l’est devenu en 2009.

Les stéroïdes anabolisants sont détectables depuis les JO de Montréal 1976 mais l’utilisation d’un mélange microdosé de 6 ou 7, permet de rester sous les seuils de détection. JPdM déclarait récemment que la lutte antidopage avait professionnalisé les tricheurs : les cinétiques d’élimination des produits sont étudiées et on a affaire dorénavant à un dopage  de pointe. Les « designer steroïds » (stéroïdes modifiés chimiquement pour être indétectables au contrôle) pourraient encore être utilisés : il n’y a vraisemblablement pas eu que l’affaire BALCO ; en 2002, la norboléthone (génabol)  avait été transformée en 7-déhydrogénabol par le chimiste Patrick Arnold que l’on retrouvera l’année suivante avec la THG. On commence à entendre parler des SARMs (modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes) dont le chef de file est l’Ostarine, indétectable actuellement.

La testostéronepose aussi problème lors du dépistage. Le diagnostic de la prise se fait dans une 1ère étape à partir du rapport testostérone/épitestostérone. L’épitestostérone n’est pas un anabolisant et sa quantité n’augmente pas avec la prise de testostérone. Le seuil de positivité est actuellement fixé à 4.Le rapport normal est de 1,25 pour les Caucasiens et de 0,5 pour les Asiatiques. Cette valeur seuil pose un problème parce que certains individus se situent naturellement au-delà, et surtout parce que des individus ayant une valeur normale pourront prendre de faibles doses de testostérone sans être déclarés positifs.

La prise de DHEA ou d’androstènedione peut modifier le rapport T/E et prendre un mélange de testostérone et d’épitestostérone permet de maintenir le rapport en dessous de 4.

Lorsque le rapport T/E est supérieur à 4 ou lorsque la concentration des 2 substances est supérieure à 200 ng/ml, on pratique l’IRMS (spectrographie de masse de rapport isotopique du carbone) .On calcule le rapport ¹³C/¹²C. Les stéroïdes endogènes sont plus riches en ¹³C. La fenêtre de détection de l’IRMS peut être de l’ordre de 24 H seulement, si la testostérone est prise à relativement faible dose et par voie orale.

Le Pr Ronald Evans, qui a remis au goût du jour un produit cinquantenaire, l’AICAR ou GW 1516  , se rapproche  de l’AMA pour élaborer un test de dépistage de ce produit. C’est un agoniste des PPAR-Ý qui facilite l’utilisation des acides gras. Il pourrait déjà être utilisé dans les épreuves d’endurance.


Des produits n’ont pas tenu leurs promesses. Ce sont les perfluorocarbones (PFC) dont on soupçonna l’usage par le suisse Mauro Gianetti au Tour de Romandie 1998. Cela lui avait valu 15 jours d’hôpital avec insuffisance rénale et hépatique .La détection de ces PFC serait très facile dans l’air expiré. Mais les recherches continuent avec l’OXYGENT® en 2008.Ce sont aussi les substituts sanguins (HEMASSIST®, HEMOPURE®) à base d’hémoglobine d’origine humaine, bovine ou génétique. Ils ne procureraient pas d’avantage sur la performance par rapport à une solution de remplissage. L’hémoglobine est toxique (provoque une vasoconstriction) et elle doit être modifiée. Le risque d’infarctus  est multiplié par 2,7 et la mortalité augmente de 30%.Leur intérêt dans le domaine sportif a bien baissé. Et c’est également le RSR-13 : c’est un modificateur allostérique de l’hémoglobine. Il augmente le relarguage de l’oxygène par l’hémoglobine en agissant sur sa courbe de dissociation ; il diminue l’affinité de l’hémoglobine  pour l’oxygène. Il avait été testé dans le traitement anticancéreux pour augmenter l’oxygénation de la tumeur et la rendre plus sensible à la radiothérapie. Le RSR-13 aurait été utilisé sur le Giro 2001 et a été détectable dès cette année-là (limite de détection : 2ng/ml).Il a vite été abandonné dans les deux domaines, car dangereux sans  supplémentation en O² et d’une efficacité de moins d’une heure.


L’avancée la plus marquante dans la lutte antidopage reste donc le passeport sanguin qui va être vraisemblablement adopté par un nombre croissant de fédérations internationales ( FIS, IBU biathlon, ISU patinage, UCI, IAAF).Alain Garnier , directeur médical de l’AMA, citait : « Il s’agit de passer du contrôle radar, dont l’emplacement est souvent connu, à un enregistreur embarqué mesurant la vitesse en permanence ».5 dosages successifs chez un même sportif permettent de dresser sa carte d’identité hématologique. L’UCI est la première à l’utiliser. Elle abandonne donc l’hématocrite à 50% pour tous les coureurs, taux arbitrairement adopté en 1997 et qui avait contribué  à la croyance parmi le peloton d’un dopage autorisé dans certaines limites. L’UCI supprime aussi sa dispense aux 6% de coureurs qui avaient naturellement un Htc supérieur à 50%.Tous les paramètres sont reconsidérés dans l’ensemble du passeport sanguin, beaucoup plus contraignant qu’un suivi biologique. Dans ce dernier cas, les fédérations exigent de faire pratiquer l’analyse sanguine dans les 4 à 6 semaines suivant notification, ce qui laisse tout le temps aux paramètres de revenir à la normale. Dans le cas du passeport sanguin, l’analyse doit être faite sous 48 heures dans l’un des 6 laboratoires agréés et où les conditions d’analyse sont très strictes. La variation des paramètres doit être supérieure à 10% pour être jugée anormale. Le problème actuel est que lors de la réinfusion de 0,8 l de globules rouges, la variation de l’Hct  et du taux d’hémoglobine est inférieure à 10% dès le 3ème jour. D’où le dosage prochain de la masse  d’hémoglobine. Celui-ci ne peut pas être réalisé en routine actuellement car il nécessite de respirer une petite quantité de monoxyde de carbone (CO), ce que n’autorise pas le Comité d’Ethique.


L’utilisation de ce dosage dans les tests de routine apparaît urgente car les nouveaux agents stimulants de l’érythropoïèse (au nombre de 150 ?) restent indétectables pour la plupart. Augmenter la masse de l’hémoglobine est le résultat final de tout dopage sanguin. Elle n’est pas modifiée par l’hémodilution ou par l’hémoconcentration, comme l’Hct ou le taux d’hémoglobine. Mais le dosage nécessite de respirer 50 à 100 ml de CO (le corps humain en produit naturellement 30 ml/j).La quantité d’Hb-CO (carboxyhémoglobine) formée est de 5%, à la limite d’effets indésirables comme des maux de tête. Si le VO²max diminue de 3 à 4 % après ce test, on sait aussi qu’il diminue de 6% après avoir fumé une cigarette ! L’Hb-CO revient à son niveau initial 8 à 10 H après le test (le temps de demi-vie de l’Hb-CO est de 2 H).Ce test peut être réalisé 12 H avant une épreuve. Si, dans l’industrie, la médecine du travail autorise des taux d’Hb-CO dans les ambiances de travail, bien supérieurs à ceux que produit le test, celui-ci ne peut malheureusement pas encore être réalisé dans la lutte antidopage.


En 1991, JPdM déclarait : «En vérité,  il y a peu de nouveaux produits ».C’est toujours un peu vrai. On nous parle du dopage génétique, de l’athlète génétiquement modifié .Or cette méthode n’est pas encore maîtrisée. On assiste encore à un dopage classique tel qu’il existe depuis toujours. Ce n’est pas parce que l’EPO est fabriquée par génie génétique que le dopage à l’EPO est génétique. Ce n’est pas parce que l’on agit sur les facteurs de transcription de certains gènes (les PPAR) que le dopage sera génétique : dans ce cas, des médicaments banaux doivent être avalés. Le dopage actuel consiste encore à administrer des médicaments qui produisent un effet. Ce sont les effets indésirables et les doses qui sont de mieux en mieux maîtrisés. On a connu beaucoup plus rapidement les dangers de l’EPO que ceux des amphétamines mais les risques cancérigènes à long terme sont présents pour de nombreux dopants utilisés actuellement. En 2010, l’EPO entame sa 22ème année de carrière ; on voit arriver de nouvelles classes de dopants. Comme JPdM, on pourrait presque déclarer : cela fait plus de 20 ans et on en est toujours aux mêmes produits !

 

Article réalisé par Marc Kluszczynski du magasine Sport et Vie 


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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 21:09

http://www.keek.fr/keek_articles/big_2030_1297245261.jpg

Le dopage ne se limite pas seulement aux sportifs de haut niveau. N’importe quel amateur de sport peut être concerné, quel que soit son âge, compétiteur ou non. Les adolescents n’échappent pas non plus à ce phénomène grandissant. Pourtant, les risques sont loin d’être minimes.

L’espagnole Marta Dominguez, élue athlète européenne de l’année 2009 par l’Association européenne d’athlétisme, a été interpellée en décembre dernier lors d’une opération antidopage. Soupçonnée de trafic de produits dopants, elle voit sa carrière prendre un sacré coup. Mais le dopage touche aussi les plus jeunes. En effet, 3 à 5 % des enfants et adolescents pratiquant un sport déclarent avoir déjà utilisé des produits interdits pour améliorer leurs performances.

Les conduites dopantes

On parle de conduite dopante lorsqu’un sportif utilise une substance (médicament, stupéfiant…) pour améliorer ses performances ou augmenter sa masse musculaire. Il existe différents produits dopants qui peuvent être très dangereux pour la santé et provoquer une dépendance.

Chaque année, l’Agence mondiale antidopage (AMA) publie une liste indiquant des produits et substances interdits. Ces derniers ne peuvent pas être utilisés par les sportifs que ce soit dans le cadre de compétitions, de manifestations organisées par les fédérations, ou d’entraînements pour s’y préparer.

 

Les produits dopants sont tous différents
• Les stimulants améliorent la concentration et réduisent la sensation de fatigue.
• Les anabolisants augmentent la force, la puissance, l’endurance, l’agressivité et la vitesse de récupération après une blessure.

 

Des conduites à risques

Les produits dopants utilisés sont à l’origine des médicaments ou des procédés destinés à des fins thérapeutiques. Élaborés pour soigner des maux, ils sont consommés par les sportifs alors qu’ils ne sont pas malades, pour augmenter leurs capacités physiques.

Les conséquences sur leur santé peuvent donc être très graves : accidents cardiaques et circulatoires, insuffisances rénales et hépatiques, cancers, impuissance, stérilité... Une conduite dopante peut même provoquer, dans certains cas, le décès du sportif.

 

Source et date de l'article Keek.fr  18.02.2011

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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 17:51

http://www.rmc.fr/images/article/300.229007.jpg

 

Ils ne sont ni sportifs de haut-niveau, ni golden-boy. Ce sont « des routiers, des VRP, des coursiers… Et pour répondre à la pression exercée par le monde du travail, ils ont eu recours à des produits ».

 

Comme d’autres médecins spécialisés dans le "dopage au quotidien", Michel Hautefeuille, psychiatre au Centre Marmottan à Paris, accueille de plus en plus de patients dopés à cause du travail : « Au naturel, on ne peut pas être vigilent à fond pendant 18 heures d’affilée, alors qu’il y a des routiers qui conduisent 18 heures d’affilée, tout le monde le sait. Il y a donc nécessité de prendre des trucs. Par exemple, la caféinodosage se développe de plus en plus ; ce sont des gélules, une étant l’équivalent de 5 expressos ; et j’ai des patients qui en prennent 15 à 20 par jour ». Vingt gélules, c’est l’équivalent de 100 cafés dans la journée…

 

Ces médecins accueillent aussi des enseignants, des postiers, des agriculteurs ou des chauffeurs de taxi, comme Alain, qui pendant trois ans a pris « de la cocaïne. Je pouvais commencer à 11h du matin et que ça se finisse à 2h du matin, explique-t-il. Je pouvais pas trimballer du monde dans l’état où j’étais. Ça a dû m’arriver 2 ou 3 fois : je prenais le client, je le déposais à l’aéroport, j’allais dans le parking, je me shootais dans les toilettes, en intraveineuse, et je repartais dans mon véhicule, sans prendre de client. »

 

Que font les entreprises et les patrons ? Pas grand-chose. Et c'est tout le problème : pour l'instant, c'est un tabou, comme l’explique le docteur Hautefeuille : « Les gens qui sont autour ne veulent pas voir. A partir du moment où le salarié fait son travail, que ce soit à jeun, complètement bourré ou en prenant des produits, l’entreprise s’en moque.
C’est encore plus visible dans les open spaces, où tout le monde travaille sous le regard de tout le monde et où la pression est énorme. J’ai quelques histoires de patients qui ont entièrement dévasté leur bureau, le jour où ils ont craqué. »


Ce médecin a trouvé un nom pour décrire ce "nouvel humain" qui rythme sa vie avec des substances : l'homo synthéticus. Pour travailler et avoir la forme, il prend des excitants. Pour être tranquille, des anxiolitiques. Pour dormir le soir, des somnifères. Et le lendemain, à nouveau des excitants pour repartir au travail...

 

Source et date de l'article  RMC.fr  21.02.2011

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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 15:52

dopage_15-1.jpg Voici un document très intéressant ! Il date de 2001 mais reste très important. On peut lire les effets secondaires des produits dopants.

 

produits_dopants.pdf

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 17:28
http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/story/1_37.jpg
La suspension de deux ans infligée récemment par la chambre disciplinaire de Swiss Olympic à un joueur de billard américain, qui a refusé un contrôle, prouve que tout sport peut être touché.

 
Patrick Wurlod | 15.12.2009

«Si je suis étonné de voir que le billard ou l’alpinisme sont aussi touchés par le dopage? Il n’y a vraiment plus rien qui m’étonne. Je suis trop impliqué pour en être encore à l’état de surprise.» Lâché par Martial Saugy, directeur du Laboratoire suisse d’analyse du dopage à Lausanne (LAD), le propos prouve que la tricherie est présente là où le citoyen lambda ne le soupçonne pas.

 

Tricherie ou malentendu?


Le 4 décembre, la Chambre disciplinaire de Swiss Olympic suspendait pour deux ans le joueur de billard américain John Torres, pour refus de se soumettre à un contrôle. Mais si le billard a déjà été touché par le fléau maintes fois, le cas du Prilléran de 32  ans, licencié au club d’Echallens Le Break, est particulier. Parti à la hâte d’un tournoi à Bienne pour des raisons privées, il n’a pu y subir un contrôle en fin d’épreuve. Le lendemain, il a éconduit le contrôleur qui s’était déplacé à son domicile à un moment inapproprié.

«Le problème, c’est qu’un refus équivaut à un cas grave de dopage dans nos barèmes de sanction. Le contrôleur informe toujours du risque encouru, précise Matthias Kamber, directeur d’Antidoping.ch. En cas de première sanction, la suspension est de deux ans. Pour de la consommation de cannabis, elle est de 3 à 4 mois, et pour un cas répété de dopage, ça peut aller jusqu’à 4  ans.» Antidoping.ch procède aux contrôles, livre les échantillons au LAD, puis la chambre disciplinaire de Swiss Olympic rend son jugement.

Rien ne prouve donc que Torres a voulu dissimuler l’utilisation d’un produit. «Mais la chambre disciplinaire n’a pas été convaincue par ses explications en audition. Il n’a pas le bénéfice du doute, car nos règlements disent qu’un refus est jugé comme un cas de dopage», lâche Alfred Zehr, président de la Fédération suisse de billard. «Trop petite pour avoir ses propres contrôleurs, notre fédération accepte toujours les décisions d’Antidoping.ch, mais n’a jamais été confrontée à un cas grave.»

«Il s’agit toujours d’une minorité, mais on constate que le dopage croît chez les nobodies. Car n’intervient pas toujours que la question d’argent, relève Martial Saugy. Il y a cette simple volonté d’être devant, d’être meilleur que son voisin. Des gens se laissent prendre au jeu. Ils savent qu’ils trichent, mais l’homme sait se mentir à lui-même.»

Quels produits dopants pour quels sports ? L'analyse de Martial Saugy

BILLARD
«Généralement, lorsque nous recevons des échantillons à analyser, nous contrôlons tout. Mais pour ce qui est du billard, nous nous focalisons sur les bêtabloquants. Ce sont les produits qui agissent de la manière la plus évidente dans ce sport, sans effets secondaires et sans agir sur la volonté de gagner, au contraire des calmants. Ils vont ralentir et réguler le rythme cardiaque, pour que le joueur ne cède pas à l’effet émotionnel et possède une meilleure capacité de concentration. Il s’épargne ainsi des gestes dus à la nervosité.»

GOLF
«Voilà un sport dont on parle beaucoup dans notre milieu, où le dopage touche surtout les bons populaires. Ils échappent plus aisément aux contrôles, disputent des épreuves avec de l’enjeu, mais sans faire partie du circuit professionnel. Les bêtabloquants leur permettent d’avoir une concentration extrême à un moment voulu, tout en conservant de la tonicité.»


ALPINISME
«Dans ce sport et ses dérivés, la grimpe ou le ski-alpinisme par exemple, l’usage d’érythropoïétine (ndlr: EPO) est observé. Il permet de se conditionner et de s’adapter plus rapidement aux différences d’altitude. Les grimpeurs évitent ainsi d’effectuer tous les paliers, en agissant artificiellement sur leur organisme. En revanche, l’EPO ne permet pas de lutter contre le mal des montagnes. Dans ce cas-là, les diurétiques constituent l’une des réponses. Ils fluidifient le sang, agissent sur les échanges de sels minéraux. Nous sommes ici à la limite de la thérapeutique, car ces produits peuvent aider un alpiniste en cas de coup dur, voire même le sauver. Mais s’ils sont utilisés de manière préventive, il y a amélioration artificielle de la performance. On peut affirmer qu’en alpinisme, il y a une tradition de l’usage des produits diurétiques, l’apparition de l’EPO étant plus récente.»


SPORTS ARTISTIQUES
«Avec la danse, le patinage artistique, voire la gymnastique, on touche à des disciplines qui sont dans la zone grise entre le spectacle et la performance sportive. Elles ont tendance à devenir de plus en plus exigeantes sur le plan physique. Leurs pratiquants ont donc surtout besoin d’un renforcement musculaire. L’usage de stéroïdes anabolisants permet d’avoir la pêche, tout en assurant que le squelette ne va pas lâcher. Mais il y a aussi moins de risques d’être sujet aux courbatures et à certaines blessures. Ils n’agissent donc pas sur l’agilité proprement dite, mais permettent d’avoir une condition physique qui permet ensuite d’aller plus loin dans la gestuelle. Car, dans ces sports, la règle numéro un, c’est d’avoir une condition physique irréprochable.»


Source de l'article 24heures.ch

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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 08:45
Funestes statistiques

Des statistiques précises sur la longévité des coureurs cyclistes font malheureusement défaut au sein des fédérations. On trouve néanmoins des chiffres qui résultent d'initiatives privées comme celle du médecin français JeanPierre de Mondenard qui, depuis plusieurs années, se passionne pour le devenir des anciens coureurs. A l'issue d'une recherche minutieuse, il a pu démontrer, par exemple, que jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les anciens vainqueurs du Tour de France vivaient plutôt plus longtemps que la moyenne de la population.

A présent, la tendance s'est nettement inversée sous le coup notamment des disparitions précoces de coureurs comme Gastone Nencini (49 ans), Fausto Coppi (41 ans), Hugo Koblet (39 ans), Jacques Anquetil (53 ans), Louison Bobet (58 ans), Luis Ocana (50 ans) et bien sûr Marco Pantani (34 ans). De manière générale, la population des coureurs cyclistes semble évoluer à rebours du reste de la population dont l'espérance de survie continue d'augmenter dans toutes les tranches d'âge.

Date de l'article 09.2004
Source de l'article Dopage.be
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 09:41
Je trouve important que je vous parle des statistique de mon blog. J'ai constaté depuis un certain temps que dans la recherche d'un mot-clef c'est Nadal et le dopage qui explose tout les scores ! Pour hier par exemple il y a 54 personnes qui ont cherché par mot-clef Nadal et le dopage.

Comment expliquer cela ?

Je pense que beaucoup de gens ont des soupçons. Mais, jusqu'à aujourd'hui rien n'est prouvé ! Je pense aussi qu'il n'y a pas que sur Nadal qu'il faut se pencher.

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