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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com

Voici l'adresse de mon blog en lien avec les conséquences du dopage
http://consequencesdudopage.over-blog.org/

J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

Version of the blog in English



11  personne(s) sur ce blog

Voici les pages de L'Illustré sur le cas Nadal

page1.pdf    page2.pdf    page3.pdf

Etudes sur le dopage

Jeudi 25 décembre 2008

Une enquête menée à l'Université de Lausanne auprès de jeunes cyclistes montre qu'ils ne se sentent pas à l'abri de pratiques dopantes et qu'ils n'excluent pas d'y avoir recours.


«Pour l'instant, je sais que je n'ai rien pris, mais je ne dis pas que je ne prendrai rien quand je passerai professionnel.» Cette citation est tirée d'une étude menée par Vanessa Lentillon-Kaestner, psychologue du sport et chargée de cours à l'Institut des sciences du sport et de l'éducation physique (ISSEP) de l'Université de Lausanne, auprès de huit jeunes cyclistes à l'aube d'une carrière qu'ils espèrent professionnelle. «Cette étude, financée par l'Agence mondiale antidopage, est conduite en Suisse, en France et en Belgique, explique Vanessa Lentillon-Kaestner. Le projet final doit sortir en septembre prochain. Moi je me suis occupée de la partie suisse.»


Vanessa Lentillon-Kaestner, qu'est-ce qui vous a conduite à mener cette étude?
Nous avons voulu comprendre comment se déroulait la transition entre le milieu amateur et le milieu professionnel. Comprendre aussi comment on pouvait passer des compléments autorisés au dopage proprement dit. J'ai interrogé huit jeunes encore amateurs ou tout juste passés professionnels, huit anciens coureurs et huit personnes qui sont dans l'encadrement (manager, entraîneur, médecin, etc.). Le fait que ces entretiens se soient déroulés anonymement leur a permis de mieux se livrer.


Qu'est-ce qu'il en est ressorti?
Je n'ai pas ressenti chez la plupart de mes interlocuteurs un véritable esprit critique vis-à-vis du dopage et cela m'a surprise. Les coureurs acceptent l'idée qu'on les place devant ce choix. Ils disent même qu'ils sont responsables de leur choix. Ils ne se considèrent pas victimes du dopage, pas complètement coupables non plus. J'ai remarqué que, pour certains, c'était une manière d'avoir une reconnaissance, d'être admis dans le milieu professionnel. Et j'ai senti ces jeunes très à l'écoute des conseils des anciens. Il est aussi ressorti des discussions que le dopage a sensiblement diminué depuis l'affaire Festina il y a dix ans, mais que, maintenant, cela se pratique de manière beaucoup plus cachée. Et que le climat est presque plus malsain qu'avant parce que chaque victoire est désormais suspecte.


A lire les déclarations, certains jeunes coureurs n'excluent pas d'avoir recours au dopage. Mais que pensent-ils des contrôles toujours plus pointus qui sont pratiqués?
Ils admettent les contrôles et les souhaitent même. Ils ne veulent en aucun cas une libéralisation du dopage car ce serait la porte ouverte à tous les excès. Ils disent que les contrôles inopinés sont la manière la plus efficace de lutter contre le dopage. Mais ils ne croient pas vraiment que la prise de produits puisse porter atteinte à leur santé car aucune étude ne le prouve vraiment. L'un d'eux m'a dit avoir vu à la télévision un reportage tourné aux Etats-Unis où les personnes prenaient de l'hormone de croissance pour rester jeunes. Donc il en a déduit ironiquement que les cyclistes allaient peut-être vivre jusqu'à 120 ans. Certains estiment même que la pratique du cyclisme sans produits est plus dangereuse pour la santé tant les exigences physiques sont grandes.


En tant que psychologue du sport, qu'est-ce qui vous a frappée?
Je les ai sentis très vulnérables face au dopage et ça me fait peur. Selon eux, ce qui pousse en premier au dopage, c'est l'envie de résultats, d'être le premier, d'être médiatisé et, secondairement, de gagner de l'argent. La situation d'échec ressort aussi souvent comme un élément-clé pour expliquer le dopage. Le moment du renouvellement de contrat est également crucial à leurs yeux. Mais, d'un autre côté, leur démarche est compréhensible puisque leur but premier est de faire carrière. Ils considèrent que coureur cycliste est un métier et ils trouvent injuste d'être condamnés alors que, dans d'autres professions, les gens peuvent prendre ce qu'ils veulent sans être inquiétés. Le dopage, disent-ils, est un problème de société. Et, ajoutent-ils, il sera impossible de l'éradiquer dans le cyclisme tant qu'il y aura d'anciens dopés dans l'encadrement des équipes.

 

Lentillon-Kaestner V., «Conduites dopantes chez les jeunes cyclistes du milieu amateur au milieu professionnel», Psychotropes 2008/1, Vol. 14, p. 41-57


Source et date de l'article  LeMatin.ch  23.12.08



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Jeudi 25 décembre 2008

Les excès du monde bancaire et sportif semblent participer du même comportement grégaire. La performance extrême à court terme est devenue la nouvelle règle du jeu.


Et s'il existait des analogies entre les subprime et le dopage, dans ce que les différents excès révèlent sur le comportement humain? Selon le chef des investissements d'une banque privée genevoise, désireux de rester anonyme, l'adoption massive des crédits à risques a été dictée par un mécanisme purement grégaire, une attitude de suiveur: «A l'instar du cycliste qui va affronter le Tour de France et sait pertinemment que, sans coup de pouce extérieur, il n'arrivera pas à gagner, le dirigeant des banques d'investissement s'est vu dans l'obligation de recourir aux mêmes produits que ses concurrents.» Ce même golden boy, observant les autres banques «ingurgiter du subprime», s'est pris dans l'engrenage et, soucieux de satisfaire aux exigences de ses propres actionnaires, s'est retrouvé à faire comme les autres pour doper ses finances.

Martial Saugy, directeur du Laboratoire suisse d'analyse du dopage à Lausanne, estime également que les excès du sport et de la finance recèlent des similitudes troublantes: «Le point de départ pour se doper est le syndrome du suiveur, le même que dans la finance. Le raisonnement est le suivant: si je veux garder ma place dans l'équipe, je dois performer coûte que coûte.»

Risques oubliés

Pour Martial Saugy, l'ego n'est pas le premier moteur de l'excès, moins que la nécessité de faire comme les autres, dans une idée d'égalité des chances. Autre similitude: l'obsession de la performance à court terme. L'athlète oublie les risques que le dopage fait courir à sa santé, surtout s'il est jeune; le financier sait que les banques ne peuvent prêter indéfiniment à des personnes insolvables, pour l'achat de leur villa ou autre, sans que la réalité économique ne les rattrape.

En analysant les ressorts psychologiques qui conduisent à l'excès apparaît bien vite, en toile de fond, la nécessité de sans cesse dépasser le seuil de performance. A la finale du 100 mètres des JO de Pékin, le public attendait un nouveau record du monde. Cette surenchère est désormais vécue comme une pression par toutes les entreprises cotées en bourse, dès lors qu'à chaque échéance leurs actionnaires exigent une performance meilleure que le trimestre précédent.

L'EPO Cera, un symbole

Même similitude dans les moyens et produits à disposition: la finance s'est engouffrée dans une complexification - parfois perçue comme une opacification - des produits d'investissement, tandis que les produits dopants ont également évolué dans leur sophistication. Exemple: dans un passé pas si lointain, l'effet de l'EPO classique durait trois à quatre jours; aujourd'hui, la Cera, EPO de troisième génération, contribue à l'amélioration des performances pendant une péri ode de quinze jours...

La performance extrême à court terme, l'obligation de suivre le mouvement, de rester le meilleur, ont peu à peu introduit, dans le sport comme dans la finance, une nouvelle règle du jeu.

«L'exemple» américain

Chacun se dote progressivement d'un cadre de réglementations plus strict. Les Etats-Unis, notoirement réfractaires à la lutte antidopage, s'y ouvrent enfin: depuis cinq ans, les stéroïdes y sont considérés comme des stupéfiants, et le sport professionnel n'a pas pour autant perdu son âme. Idem pour l'économie: le gouvernement américain intervient aujourd'hui pour imposer de nouvelles règles de marché et sauver des sociétés.

Le public demande à ses sportifs de courir toujours plus vite et de sauter toujours plus haut. A l'image du stade, la communauté financière demande à ses entreprises des rentabilités toujours plus élevées, une performance au carré, voire au cube. C'est la nouvelle règle du jeu.

Article écrit par
Max Mooser

Source et date de l'article LeTemps.ch  13.12.08




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Dimanche 22 mars 2009

BERLIN (Reuters) - Un laboratoire de recherche allemand annonce avoir mis au point un nouveau test pour le dopage génétique, détectant une substance qui accroît les tissus musculaires et améliore l'endurance.

Cette forme de dopage, qui utilise la manipulation génétique pour améliorer artificiellement les performances, semble être la prochaine menace d'ampleur pour le sport, où les méthodes de dopage sont de plus en plus perfectionnées.


"Pour la première fois, une substance pour le dopage génétique a été décelée grâce à la spectrométrie de masse", a indiqué l'Université allemande des sports de Cologne (DSHS).

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a dit avoir été informée de ce test, qui affine les procédures déjà existantes pour déceler cette substance. "C'est une bonne nouvelle et c'est ce que nous attendons d'un laboratoire accrédité de l'AMA", a dit à Reuters Olivier Rabien, directeur scientifique de l'AMA.


"Quand nous avons ajouté cette substance, le GW1516, à la liste des produits interdits, il était évident que ces substances étaient détectables. Ce que Cologne a fait, c'est améliorer la méthode de détection."

Le GW1516, détecté par les scientifiques du centre de recherche de prévention contre le dopage de la DSHS, avait été placé sur la liste des produits interdits par l'AMA en 2009.

Le Comité international olympique et l'AMA ont accru la lutte contre le dopage, en augmentant notamment le nombre de contrôles effectués l'an passé aux JO de Pékin et en révisant le code anti-dopage, qui vise désormais l'entourage des athlètes.

Berlin accueillera en août prochain les championnats du monde d'athlétisme.


Karolos Grohmann, version française Chrystel Boulet-Euchin


Source et date de l'article NouvelOBS.com  20.03.09



Par contre le dopage
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Dimanche 22 mars 2009

La quête de gloire et d'argent peut conduire les athlètes à sacrifier leur corps et leur âme. La science peut bien dire que les stéroïdes tuent, mais elle peut aussi vous aider à gagner. C’est ainsi que Mario Jones est passée de l'enfant chéri de l'Amérique à une confession en pleurs, pour finir dans une cellule de prison.


Le gourou de l'athlétisme, Charlie Francis, a fait remarquer un jour que Ben Johnson avait peut-être été vilipendé et déchu de sa médaille d'or pour avoir fait usage de stéroïdes, mais que s'il était resté propre, il aurait été trois verges derrière les autres concurrents sur la ligne de départ.

Malheureusement, les faits ont donné raison à Francis. L’Américain Dennis Mitchell, qui avait reçu la médaille de bronze lorsque Johnson en avait été dépouillé, a par la suite été banni de l’athlétisme pour usage de drogues.

Le médaillé d'argent Linford Christie, qui a également été testé positif à Séoul, mais qui a fait valoir avec succès qu'il avait pris la substance par inadvertance en buvant du thé de ginseng, s’est fait prendre par la police des stéroïdes des années plus tard.


Carl Lewis a été le champion Teflon pendant des années. Des accusations de mauvaise conduite ont été abandonnées lorsqu’il a affirmé qu'il avait innocemment pris un médicament contre le rhume contenant des stimulants interdits, même si trois substances distinctes, y compris le controversé éphédrine, avaient été retrouvées dans ses échantillons d’urine.

Parfois, le prestige se perd au milieu d'une pile de seringues sales et des méchants titres des journaux. Parfois, l'athlète est lui seul à blâmer. Parfois, c’est la faute aux médias, qui deviennent des hydres à plusieurs têtes; sauvages et indomptables.


«Les athlètes professionnels payent un prix extraordinairement élevé pour leur renommée. La prolifération des médias a fait en sorte que les joueurs sont sous la loupe comme jamais auparavant», dit Bob LaMonte, un éducateur et membre du conseil d'administration à l'Université de New York.

«Il n’y avait que les journaux au début et la plupart du temps, ils se contentaient de décrire les parties et ce qui se passait sur le terrain. Maintenant, il y a les stations de télévision, les radios qui parlent de sport toute la journée, sans parler que la jeune génération ne s’informe que sur Internet. Et il y a des bloggeurs. Pour que les journaux gardent le haut du pavé, les journalistes sportifs doivent devenir des chasseurs d’ambulance.»

Comme les médias sont de plus en plus indiscrets, les athlètes sont devenus de plus en plus frileux à l’idée d’émettre des opinions.


À une certaine époque, le divorce du joueur de hockey retraité Tie Domi n’aurait pas été mentionné et aurait encore moins fait la manchette des journaux.

«Je fais l'analogie avec l'oignon et l'avocat», dit LaMonte. Les journalistes sportifs des générations précédentes écrivaient des opinions mais ils étaient davantage en harmonie avec les organisations sportives qu’ils couvraient. Lorsque vous peliez le fruit, il restait toujours un noyau dur. Ils écrivaient peut-être de mauvaises nouvelles mais les relations étaient solides. Au cours du 21e siècle, l’avocat est devenu un oignon. Vous pelez toutes les couches et il ne reste plus rien ensuite. Cela se transforme en viol et en pillage. On nourrit la frénésie des médias.»


Le public? Il n'a pas beaucoup changé depuis l'époque où les lions étaient ceux qui recevaient les applaudissements au Colisée de Rome. «Les gens aiment lire des histoires à propos de ceux qui font beaucoup d’argent et qui foutent tout en l’air, dit LaMonte. Cela leur permet de mieux se sentir.»

La vie d'un athlète professionnel est accompagnée de faste, de prestige et, pendant un certain temps, d’argent. Plus important encore, elle devrait être accompagnée d’une prise de conscience, d’une direction et d’un but. La tragédie dans le sport c'est que trop souvent, ce n’est pas le cas.


«Vous ne pouvez pas décrire ce mode de vie comme étant terrible, mais il y a un certain prix à payer. Je ne pense pas que ce volet de l’histoire a déjà été communiqué» dit Duncan Fletcher, qui est directeur de la Professional Athlete Transitional Institute à l’Université de Quinnipiac, au Connecticut.


«Si vous êtes un jeune de 15 ans en train de vous demander si vous allez évoluer chez les professionnels, vous êtes bien mieux de réellement savoir comment va se dérouler votre future vie. Si vous savez vraiment à quoi ressemble la vie d’un athlète moyen, vous allez peut-être y penser à deux fois.»


Source et date de l'article Canoe.ca  28.02.09




Par contre le dopage
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Vendredi 10 avril 2009


INTERVIEW - C'est la conclusion d'une étude menée par un sociologue sur les jeunes cyclistes...

Christophe Brissoneau, sociologue du sport et co-auteur en 2008 de «L’épreuve du dopage» (PUF, 2008), a réalisé une étude sur le dopage chez les jeunes cyclistes professionnels français, suisses et belges (en coopération avec les universités de Lausanne et de Liège). Selon lui, les comportements ont changé depuis l’époque du tout EPO.


Qu’est-ce qui a changé dans le peloton français, depuis 1998?

En 1998, le déviant, celui qui sortait de la norme, était celui qui ne prenait pas de dopage. Ca faisait partie du métier. Le discours tenu était du genre: «Le sport, c’est le travail intensif, le travail intensif, c’est la fatigue, donc il faut réguler la fatigue pour pouvoir encore s’entraîner». C’est pour ça que des produits comme les stéroïdes anabolisants et la cortisone faisaient partie du travail. Brutalement, il y a eu une confrontation avec le monde ordinaire, qui a dit que ce genre de comportement n’est pas possible. L’Etat, les médias, la police et les sponsors ont tapé du poing sur la table. Depuis il y a eu une individualisation des comportements en matière de dopage.


Comment s’est passée la transition?

Entre 1998 et 2003, il y a eu un changement de générations. Ceux qui avaient 25 ans en 1998 ont arrêté. Les jeunes cyclistes sont formés différemment. Avant, quand on était une équipe de niveau international, on piochait à gauche à droite. Aujourd’hui les équipes du Pro Tour françaises ont créé des centres de formation et elles ont des liens avec des clubs de bon niveau. La détection est de type vertical. Ces structures s’apparentent presque à des filières de sport-étude avec un encadrement fixe. L’année dernière, je suis parti avec une équipe du Pro Tour. Je parlais dans une chambre avec des jeunes cyclistes, loin du regard des autres et ils me tenaient un discours très pur. Selon eux, il faut montrer le sponsor, mais en dégageant une certaine éthique. Il existe aussi un deuxième type de cyclistes en France, formés encore différemment. Ils ont un fonctionnement plus individualiste au niveau de l’entraînement et un discours plus diffus sur le dopage.


Ce discours systématique sur la pureté peut-il parfois s’apparenter à de la langue de bois?

C’est une question fondamentale. Le cyclisme a longtemps été très refermé sur lui-même avant de s’ouvrir brutalement. Les jeunes coureurs d'aujourd'hui sont plus réceptifs à ce que dit la presse et à ce que pense de leur milieu le monde extérieur. Ils sont aussi plus éduqués (souvent bac +2, +3) et ont pris des cours de com’. Ils maîtrisent leur discours. Mais je pense qu’ils croient vraiment à l’éthique.


Peut-on changer de système quand les directeurs sportifs ne changent pas?

Je me souviens d’une émission de télé où un directeur sportif disait à propos du dopage: «On est allé trop loin». Dans cette phrase, il y a une pensée sous-jacente. Selon lui, une certaine forme de dopage, genre les stéroïdes, peut se comprendre. Mais les directeurs ont dû eux aussi changer de mentalité. En partie sous la pression des sponsors.


Certains coureurs ont-ils été réticents à se confier?

Bien sûr. Il y a encore des cyclistes qui ont des stratégies de contournement. Ils ne captent pas au téléphone, ils habitent des endroits reculés pour éviter les contrôles.


Les cyclistes ont-ils l’impression d’être stigmatisés? Par exemple, râlent-ils contre les contrôles inopinés?

Oui. Ils se disent qu’il y a moins de contrôles dans les autres pays et dans les autres sports. Un rapport du Parlement européen leur donne raison. En 10 ans, ce milieu a dû subir des changements très brutaux. Connaissez-vous un autre métier où on doit pisser dans un flacon à la fin de sa journée ou subir des violations de sa vie privée avec les contrôles inopinés? Cela vient aussi du fait qu’historiquement, la Fédération de cyclisme a toujours été faible. Comme l’UCI. Les contrôles inopinés créent beaucoup plus de polémiques dans le monde du foot car les fédérations de ce sport sont beaucoup plus puissantes.


Avez-vous constaté une diminution de la médicalisation des équipes?

Non. La logique de la médicalisation fait partie intégrante du sport de haut niveau depuis les années 80. Le souci, c’est quand le médecin, autant que l’entraîneur, sélectionne les joueurs ou les coureurs de son équipe. Ca a existé il y a 10-15 ans.

Source et date de l'article 20minutes.fr  09.04.09
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Dimanche 31 mai 2009
Je trouve important que je vous parle des statistique de mon blog. J'ai constaté depuis un certain temps que dans la recherche d'un mot-clef c'est Nadal et le dopage qui explose tout les scores ! Pour hier par exemple il y a 54 personnes qui ont cherché par mot-clef Nadal et le dopage.

Comment expliquer cela ?

Je pense que beaucoup de gens ont des soupçons. Mais, jusqu'à aujourd'hui rien n'est prouvé ! Je pense aussi qu'il n'y a pas que sur Nadal qu'il faut se pencher.

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Lundi 24 août 2009
Funestes statistiques

Des statistiques précises sur la longévité des coureurs cyclistes font malheureusement défaut au sein des fédérations. On trouve néanmoins des chiffres qui résultent d'initiatives privées comme celle du médecin français JeanPierre de Mondenard qui, depuis plusieurs années, se passionne pour le devenir des anciens coureurs. A l'issue d'une recherche minutieuse, il a pu démontrer, par exemple, que jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les anciens vainqueurs du Tour de France vivaient plutôt plus longtemps que la moyenne de la population.

A présent, la tendance s'est nettement inversée sous le coup notamment des disparitions précoces de coureurs comme Gastone Nencini (49 ans), Fausto Coppi (41 ans), Hugo Koblet (39 ans), Jacques Anquetil (53 ans), Louison Bobet (58 ans), Luis Ocana (50 ans) et bien sûr Marco Pantani (34 ans). De manière générale, la population des coureurs cyclistes semble évoluer à rebours du reste de la population dont l'espérance de survie continue d'augmenter dans toutes les tranches d'âge.

Date de l'article 09.2004
Source de l'article Dopage.be
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