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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com

Voici l'adresse de mon blog en lien avec les conséquences du dopage
http://consequencesdudopage.over-blog.org/

J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

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10  personne(s) sur ce blog

Voici les pages de L'Illustré sur le cas Nadal

page1.pdf    page2.pdf    page3.pdf

Tennis

Lundi 1 janvier 2007

Article paru dans l'édition du 1er juin 1999.

Les coulisses du tennis. Pendant Roland-Garros, chaque jour, radioscopie de la planète jaune à l’aube de l’an 2000.

Officiellement, dans le monde feutré de la petite balle jaune, le dopage n’existe pas. Sinon en proportion infinitésimale. Ici, pas de révélations fracassantes à l’image des affaires qui pullulent dans le cyclisme. Juste des cas isolés. Comme l’Espagnol Andres Gimeno, vainqueur du Britannique Michael Davies lors d’une rencontre de Coupe Davis en 1959, qui avouera ensuite avoir reçu pendant deux mois des injections à fortes doses de testostérone. Ou le Suédois Mats Wilander et le Tchèque Karel Novacek qui ont été contrôlés positifs à la cocaïne, et l’Espagnol Ignacio Truyol aux stéroïdes, au début des années quatre-vingt-dix. Enfin, comme le Tchèque Petr Korda, ancien n§ø2 mondial, qui s’est fait " pincer " pour usage d’un stéroïde anabolisant (la nandrolone) lors du dernier tournoi de Wimbledon.

Pour le reste ? Rien que des traces de coups de gueule de Yannick Noah en 1980, de propos alarmants d’Ion Tiriac en 1985, et de Boris Becker quelque cinq ans plus tard.

Pourtant, ils sont légion ceux qui pensent que le tennis n’est pas épargné par ce fléau. " Il est clair qu’il y a du dopage dans le tennis, explique un ancien membre du service médical de Roland-Garros. Avant, les joueurs prenaient des amphétamines. Maintenant, pourquoi les joueurs n’utiliseraient-ils pas d’EPO ? Avec les sommes d’argent qui circulent dans ce sport, la tentation est grande. D’ailleurs certains tennismen ont été pris au contrôle, et ont été forcés à se déclarer " blessé " pour ne pas salir la blanche hermine de ce sport. "

" Le muscle, c’est la base du sportif, ajoute un médecin dans le milieu du tennis. Alors, au tennis, quand on enchaîne les parties difficiles, celui qui se dope a moins de mal physiquement, c’est évident. " Toujours dans cet esprit, Bernard Montalvan, médecin des équipes de France de tennis, explique : " Il faut être niais pour croire que cela n’existe pas sur les 800 joueurs et joueuses professionnels du circuit. De plus, les tests de dépistage urinaires restent désuets. Alors... " Il veut parler de ceux effectués lors de la saison, Roland-Garros compris.

Patrice Clerc, le directeur du tournoi parisien, a conscience des limites de ces tests (de l’ordre d’une centaine sur toute la quinzaine, réalisés par des médecins du ministère de la Jeunesse et des Sports). Il tempère malgré tout : " Cela m’énerve un peu d’entendre que tous ces contrôles ne servent à rien. On a bien réussi à épingler Korda. Mais de toute façon, je pense que le tennis n’est pas encore gangrené. Et puis quand je vois la réaction que les joueurs ont eue vis-à-vis de " l’affaire Korda " à Melbourne au début de l’année, cela me rassure. " À l’Open d’Australie, nombre d’entre eux souhaitaient en effet tout mettre en ouvre - tests sanguins, urinaires et capillaires, ainsi qu’un prélèvement sur leur gain pour financer la recherche - pour préserver l’équité de ce sport. L’Allemande Steffi Graf, au sortir de sa victoire au deuxième tour de Roland-Garros, déclarait dans cet élan : " Je continue de penser que les contrôles doivent être faits de façon plus stricte. "

Le cas Korda, positif à la nandrolone l’an dernier, trotte toujours dans les têtes. La décision de le laisser jouer en raison de " circonstances exceptionnelles " avait provoqué un tollé de la part de beaucoup de joueurs. L’Américain Jim Courier, ancien vainqueur à Roland-Garros, n’avait pas hésité d’ailleurs à mettre gravement en cause les Européens, sur l’utilisation de l’EPO. " Quand près de la moitié des coureurs du Tour de France a été exclue l’année dernière pour avoir cédé à ce genre de tentation, il est clair que c’est un produit répandu dans le sport européen. En tennis, la plus grande partie du circuit professionnel se déroule en Europe. Je n’ai pas de preuves, mais on peut tout de même faire des déductions ", avait-il déclaré. Brian Tobin, le président australien de la Fédération internationale de tennis, avait renvoyé la balle en affirmant que, depuis l’instauration des contrôles dans ce sport, on n’avait pas dénombré plus de deux ou trois cas positifs. Bien que chacun connaisse la valeur relative de ces tests.

Il y a quelques jours, le magazine International Tennis, mensuel de l’ATP Tour, a révélé que sur 107 joueurs interrogés 57 avaient reconnu prendre ou avoir pris de la créatine, comme la Française Mary Pierce. Le produit n’est pas interdit, mais peut servir, selon les experts, à masquer la prise de substances illicites. Le tennis cachera-t-il longtemps ses coups ?

Damien Lesur

Ma source est http://www.humanite.presse.fr


Par Marie
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Dimanche 15 avril 2007

Sylvain COULLON - lundi 09 avril 2007


Suspendu quinze mois pour dopage, Guillermo Cañas a effectué un retour tonitruant sur le circuit. Double tombeur de Roger Federer, l’Argentin espère bientôt retrouver le top 10 et laver son nom.

Pourquoi a-t-il été suspendu ?
Contrôlé positif à un diurétique (hydrochlorothiazide) le 21 février 2005 à Acapulco (Mexique), Guillermo Cañas avait écopé de deux ans de suspension en première instance. Alors dixième joueur mondial, il avait également été condamné à rembourser environ 225 000 euros de gains. Un coup très dur pour le joueur de 27 ans, alors au sommet de son art. « La vérité est ainsi : je ne sais pas ce qui s'est passé », avait-il alors commenté. En mai 2006, le Tribunal administratif du sport avait confirmé ce flou en réduisant sa peine à quinze mois, expliquant que Cañas « avait pris un médicament qui lui avait été remis par le personnel du tournoi d’Acapulco, bien que le médecin du tournoi lui eut prescrit un médicament différent ».

Peut-il être réhabilité ?
Parallèlement à son combat pour retrouver les sommets du tennis, Guillermo Cañas continue donc de livrer bataille aux instances dirigeantes. Dernier épisode en date : la Cour suprême suisse a donné raison à l’Argentin en infirmant la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) - une première - qui avait confirmé sa suspension de quinze mois en appel. Fort de cette décision, le TAS va devoir réexaminer son cas.  « Il y a plusieurs éléments qui posent problème, a expliqué son avocat Me Cédric Aguet. D’abord, c’est un produit diurétique qui a été retrouvé dans les urines de Cañas. Et rien d’autre. S’il avait pris autre chose, les analyses l’auraient démontré, même en quantités infinitésimales. Or, et c’est admis par les experts de l’ATP, ce diurétique est handicapant pour la pratique du tennis. Cela a d’ailleurs été reconnu par le Tribunal arbitral du sport (TAS) lors du premier recours. Il a été admis que le dopage était accidentel et qu’il n’y avait pas intention de tricher. Mais que l’athlète restait responsable de ce qu’il prenait, indépendamment du fait que cela ne soit manifestement pas du dopage.»  L’affaire est complexe, mais pourrait bien remettre en cause les bases de l’édifice antidopage de l’ATP. « Ce n'est pas un gros problème, considère pourtant Matthieu Reeb, le secrétaire général du tribunal. Nous pouvons confirmer la sanction initiale, nous pouvons la réduire ou déclarer que l'athlète n'est pas coupable de dopage. »

Comment son retour est-il perçu sur le circuit ?
Alors que le sujet était soigneusement esquivé par ses confrères jusque là, Ivan Ljubicic a mis les pieds dans le plat suite à son élimination en demi-finale de Miami. « J'estime que donner des wild-cards à des types qui reviennent d'une suspension pour dopage revient à les aider, ce que je ne trouve pas juste, a asséné le Croate en conférence d’après-match. Ces types ont triché et je ne crois pas qu'on devrait les aider à revenir. C'est comme un type qui sort de prison à qui on donne un pistolet tout de suite. » Président du conseil des joueurs, Ljubicic est allé plus loin en faisant voter une proposition dans ce sens. « Tous les membres du conseil ont voté cette proposition. Cela ne veut naturellement pas dire qu’elle va passer. On verra bien », a indiqué le n°8 mondial. « C’est stupide », a rétorqué Cañas avant de faire remarquer que, s’il a effectivement bénéficié de quelques invitations, il a surtout dû beaucoup batailler dans les tournois de qualification des gros rendez-vous, comme à… Miami. 

Jusqu’où peut-il aller ?
 « C'est un grand compétiteur. Il renvoie tellement de balles et il en rate très peu. Et il bouge très bien également. Il a vraiment amélioré son revers, son service. Ils n'étaient pas aussi bons il y a deux ans. Cela lui permet donc d'élever le niveau de son jeu. » Le compliment est signé Roger Federer, patron du circuit estoqué deux fois en une semaine par l’ancien banni. Un double exploit à Indian Wells et Miami qui lui a permis de réintégrer le Top 30 (29eme) lundi. Soient 113 places gagnées depuis le 1er janvier. « Je me bats simplement sur tous les points et je ne pars pas battu d´avance », résume l’intéressé, qui n’a rien perdu de la combativité qui l’avait amené au huitième rang mondial après son quart de finale à Roland-Garros. Battu seulement quatre fois en 21 matchs cette saison, l’Argentin voit se profiler la terre battue avec appétit. Sur son niveau actuel, un retour rapide parmi les dix meilleurs joueurs du monde est très envisageable. Est-il souhaitable ?, pourrait ajouter Ljubicic.

Ma source est http://www.sport365.fr


 


Par Marie
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Dimanche 4 novembre 2007
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Un contrôle positif inexpliqué

C’est une triste sortie de scène pour Martina Hingis. La Suissesse, qui a régné de nombreuses semaines sur le tennis féminin mondial, entre 1997 et 2000, a annoncé ce jeudi qu’elle mettait un terme à sa carrière en raison de soupçons de dopage qui pèse sur d’elle. Lors d’une conférence de presse tenue à Zurich, l’ancienne compagne de Radek Stepanek a indiqué avoir subi un contrôle positif à la cocaïne lors du dernier tournoi de Wimbledon, où elle avait été éliminée en 1/16es de finale. Un contrôle positif que la Suissesse, comme souvent en pareil cas, ne s’explique pas. «J’ai été contrôlée positive mais je n’ai jamais pris de drogues et je me sens innocente à 100%», a-t-elle indiqué. Curieux alors de la voir mettre un terme à sa carrière de la sorte… Certes, depuis son come-back fin 2005, après presque trois ans d’absence du circuit, l’ancienne numéro 1 mondiale n’avait pas retrouvé son niveau de la fin des années 1990. Souvent gênée par des blessures, elle ne parviendra jamais à reprendre son trône de reine du tennis mondial, en dépit d’une retour fracassant puisqu’elle se qualifiera pour le Masters de Madrid en fin d’année 2006. 2007, démarrée sur les chapeaux de roue, aura été plus difficile avec notamment des ennuis physiques au dos qui l’empêchent de s’aligner à Roland Garros, une piètre élimination en 1/16es de finale de Wimbledon et la séparation d’avec son fiancé, Radek Stepanek, à l’été.


Une triste fin de carrière
Autant de difficultés qui poussent aujourd’hui la plus jeune détentrice d’un titre du Grand Chelem (à 16 ans, 3 mois et 26 jours lors de l’Open d’Australie 1997) et plus précoce numéro 1 mondial (à 16 ans, 6 mois et 1 jour) à ranger sa raquette. «En raison de mon âge et de mes problèmes de santé, j’ai décidé de me retirer du tennis professionnel», a-t-elle sobrement indiqué ce jeudi. Ce contrôle antidopage positif n’aurait donc aucun lien avec sa décision ? C’est ce qu’elle affirme, expliquant qu’elle avait «décidé de révéler cette histoire car elle ne voulait pas se battre avec les autorités antidopage.» Au début de l’été, pourtant, elle avait démenti les rumeurs de retraite et réaffirmé sa motivation à jouer encore au tennis ! Curieux. En devançant une annonce officielle de la WTA sur ce contrôle positif (le patron de la WTA, Larry Scott, a même affirmé à la BBC ne pas être au courant de cette histoire), la Suissesse fait en tout cas preuve de courage. «Je trouve ces accusations si horribles, si monstrueuses que j’ai décidé de les affronter en en parlant aux medias», affirme-t-elle. Et en annonçant sa retraite, elle se ménage assez de temps pour préparer une défense qui, selon ses avocats, devrait prendre du temps. «Les autorités sont incapables de prouver que l'urine (Ndlr : positive à la cocaïne) provient de moi», a encore indiqué Martina Hingis tout en précisant que ses défenseurs avaient déjà relevé plusieurs irrégularités dans la procédure du contrôle antidopage concerné. Martina Hingis n’en a donc peut être pas complètement fini avec le tennis et l’on peut regretter qu’une immense championne quitte les courts de cette façon.

Ma source est http://sports.lefigaro.fr



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Vendredi 4 janvier 2008

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 La Suissesse, ancienne No1 mondiale, avait été contrôlée positive le 29 juin 2007 et l'avait elle-même révélé au public lors d'une conférence de presse le 1er novembre à Zurich. Elle en avait tiré les conséquences en mettant un terme à sa carrière, tout en clamant quelle était "100% innocente".

Quelques jours plus tard, elle avait fait part de son intention de se "battre" et de contester les résultats de son contrôle positif. Mais elle n'a pas été entendue par la Fédération internationale, dont une commission indépendante a rejeté toutes les objections de l'ancienne championne.

Hingis, 27 ans, a donc été suspendue pour deux ans à partir du 1er octobre 2007. Tous ses résultats à partir de Wimbledon-2007 lui ont été retirés, ainsi que les sommes gagnées durant cette période, qui s'élèvent à un total de 129'481 dollars.

Plus jeune No1 mondiale de l'histoire, à 16 ans six mois et un jour, Hingis avait outrageusement dominé le tennis féminin entre 1997 et 2000, période durant laquelle elle a remporté cinq titres du Grand Chelem.

Avant de se retirer définitivement, en novembre dernier, elle avait une première fois arrêté sa carrière en 2003 en raison de blessures, avant de revenir au plus haut niveau en 2006.

Mon avis sur cette histoire : je pense déjà qu'il faudrait plus en parler de ce cas ! se n'est pas rien ! C'est tout de même une ancienne numéro 1 mondial !!


Ma source est http://www.tdg.ch

Article du 4 janvier 2008

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Mardi 15 janvier 2008

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Article du 15.01.2008


Les instances du tennis mondial envisagent la possibilité de suspendre provisoirement des joueurs et joueuses ayant subi un contrôle antidopage positif, en attendant la suite de la procédure, a déclaré mardi le président de la WTA, Larry Scott, au journal de Melbourne The Age.

Actuellement, il peut s'écouler plusieurs mois entre un contrôle positif et la suspension effective. Ainsi, la Suissesse Martina Hingis a été contrôlée positive à la cocaïne à Wimbledon en juillet 2007 mais n'a été suspendue pour deux ans qu'au début du mois de janvier 2008 après le rejet d'un ultime recours (entre-temps la joueuse avait annoncé la fin de sa carrière).


"Ce qui est en discussion, c'est la possibilité d'imposer une suspension provisoire une fois que l'échantillon B est déclaré positif, suspension qui serait confirmée ou pas après la décision du tribunal", a dit M. Scott, le chef de l'instance dirigeante du circuit féminin.

Cette possibilité sera offerte à partir du 1er janvier 2009 à toutes les fédérations internationales signataires du Code mondial antidopage: la version révisée du Code, adoptée en novembre dernier à Madrid pour entrer en vigueur dans un an, permet en effet de suspendre provisoirement un sportif dès l'analyse positive de l'échantillon A.

"C'est en discussion mais ce n'est pas une décision qui peut être prise à la légère car elle augmente le risque qu'un joueur soit déclaré coupable provisoirement et que finalement il ne le soit pas", a ajouté Larry Scott.

"Il y a un équilibre à trouver entre la rapidité et la justice, le processus normal et toutes les précautions que l'on doit prendre lorsqu'il s'agit d'affaires qui peuvent ruiner la réputation d'un joueur", a dit le président de la WTA.

La suspension provisoire après analyse positive de l'échantillon A - et même B - fut l'un des points les plus discutés du nouveau Code, beaucoup d'observateurs redoutant la multiplication des recours et demandes de dédommagement de sportifs finalement innocentés par la contre-expertise ou la commission disciplinaire de leur fédération. (AFP)


Source de l'article http://www.tsr.ch


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Lundi 21 janvier 2008
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Je complète cet article avec le dossier paru dans le magasine L'Illustré au mois de février 2009. Il vous suffit de cliquer sur les fichier pdf. page1.pdf page2.pdf page3.pdf  

TENNIS. Après des insinuations de dopage, le colosse essuie des indiscrétions sur sa santé, dont certaines proviennent de ses proches. Son état est jugé préoccupant. Ses premiers pas à l'Open d'Australie le montrent peu.


Christian Despont, Melbourne
Samedi 19 janvier 2008


A son arrivée, la cantonade l'a scruté avec un air de défiance, sûre d'y trouver une faille, voire une défectuosité rédhibitoire. La rumeur le disait grabataire. Blessé dans son amour-propre, Rafael Nadal n'avait qu'un anglais de premier secours où chercher une formule apaisante: «Physical is no one problem. Look me. Perfect, no?»

Sur le court, la réponse est presque aussi péremptoire. Deux bandes de toile blanche, une sous chaque genou, entretiennent le débat monomaniaque. Vendredi, malgré «une confiance réelle», Gilles Simon a pris acte que Nadal, à l'évidence, court toujours (7-5 6-2 6-3).

La rumeur ne l'a pas encore rattrapé mais, comme lui, elle faiblit peu: après des insinuations de dopage, des indiscrétions sur sa santé parcourent les allées. Curieusement, la nouvelle est partie de Majorque, où l'oncle Toni a minaudé imprudemment dans un journal local. «Rafa souffre d'inflammations chroniques au pied gauche. C'est grave, très grave.» Fin de carrière? «Je ne suis pas en mesure de me prononcer. Les médecins recommandent de rester prudents.» A peine rentré d'Egypte, où il avait emmené ses parents pour leurs 25 ans de mariage, Rafael Nadal fut accueilli à l'aéroport par un bouquet de micros, tandis que son agent apaisait les sponsors. Un communiqué a nié en bloc: «Tout va bien.»

Huit jours plus tôt, coïncidence troublante, Nadal lui-même s'était épanché: «Depuis que je souffre de ces inflammations aux pieds, je ne peux pas courir à l'entraînement. Pour compenser, je nage, je fais du rameur ou du vélo, mais ce n'est pas pareil.» Ces inflammations proviendraient d'une tendinite persistante - ou mésestimée - contractée en octobre 2005, à hauteur des genoux. La blessure aurait modifié les appuis au sol, où s'articule tout un mécanisme: le jeu de Nadal, et plus globalement le lift, impose des torsions extrêmes, tandis que ses pieds sont jugés «petits» (pointure 42 pour une stature de 85 kilos).

Fébrile, le colosse aurait contacté son équipementier et suivi une batterie de tests biomécaniques. Etait-ce si grave qu'il faille conclure à la perdition? Toni Nadal, discret en Australie, élude: «Le journaliste a un peu forcé.» Au Diario de Mallorca, l'intéressé invite ses confrères dubitatifs, majoritairement ibériques, à consulter la bande d'enregistrement.

Depuis l'interview, trois défaites ont apporté une certaine crédibilité scientifique à ce que beaucoup, encore, réduisent à un babillage intempestif. En finale du récent tournoi de Chennai, Rafael Nadal a subi le pire affront de sa carrière, battu 6-0 6-1 par Michael Youzhny, certes au lendemain d'une empoignade de quatre heures avec Carlos Moya. Au préalable, le colosse a terminé l'année sur trois humiliations semblables, deux contre David Nalbandian et une contre Roger Federer.

Le maître en personne, au dernier US Open, s'est ému des langueurs de son rival: «Je ne l'avais jamais vu dans un tel état de fatigue. Il luttait contre son propre corps. J'ai eu de la peine pour lui.» Vite blessé, vite soigné, Rafael Nadal n'a jamais vu dans la souffrance qu'un tribut à sa condition de conquérant. Tandis que n'importe quel ouvrier aurait obtenu une incapacité de travail, il a remporté le dernier Roland-Garros sous piqûre, et aurait subi trois autres infiltrations, une par jour, ce fameux octobre 2005. «Rafa tire des chèques sur sa santé, mais je ne suis pas sûr que son corps pourra payer», s'est inquiété Andre Agassi.

Combien de fois le conquistador est-il monté sur le court perclus de douleurs silencieuses? Quelle est leur dangerosité réelle? Quelle est la pérennité d'un tel degré de férocité, d'une telle débauche d'énergie? En pleine rumeur sur son impotence, Nadal a réagi à sa manière: six heures de tennis par jour, trois autres de condition physique - natation, vélo, aviron; pas de course à pied... A Melbourne, ses entraînements ont l'intensité dramatique d'une finale du Grand Chelem - raisonnablement assez, en tous les cas, pour l'exempter de jogging. «Le problème est que, pour garder de bonnes sensations, Rafa a besoin de beaucoup jouer», explique Toni Nadal.

Il y a deux ans, un hebdomadaire français lui prêtait des accointances avec le Dr Fuentes, expert de la transfusion sanguine. Cette rumeur, elle aussi, a couru dans tous les sens, avant de s'essouffler peu à peu. Depuis, la garde prétorienne du champion s'est étoffée d'une garnison d'avocats, afin de prévenir toute autre velléité. «Je n'ai jamais rien pris de ma vie et ne prendrai jamais rien. Je n'ai pas reçu ce genre d'éducation.»

Depuis son irruption sur le circuit, ardeur incandescente et biceps gondolés, Rafael Nadal a des allures de suspect idéal. Des sources extérieures au tennis ont évoqué un contrôle positif au tournoi de Dubaï; sans suite. A Roland-Garros, des personnalités sportives de haut rang ont prétendu que trois Espagnols, Rafael Nadal, Alex Corretja et Juan Carlos Ferrero, étaient sous le coup d'une enquête pour dopage; sans suite non plus.

Affable, la famille explique que «la carcasse de Rafa est l'héritage génétique de ses oncles», tous bâtis comme des grenadiers de montagne. En outre, comme le rappelle Jim Courier, «ce joueur prétendument invalide est le premier de l'ère open à occuper la deuxième place mondiale pendant trois années consécutives», alors, il peut laisser courir.


Source de l'article http://www.letemps.ch

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Par contre le dopage
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Jeudi 11 septembre 2008

Comme d'habitude, Rafael Nadal arrive au bout du rouleau à la fin de l'été. Comme d'habitude, il gagne comme si de rien n'était ou presque. Médaillé d'or à Pékin (un tournoi de plus que l'an passé), demi-finaliste à l'US Open, le nouveau N.1 mondial a encore amélioré ses perfs avant l'automne.


ET MAINTENANT LA COUPE DAVIS !

Rafael Nadal a l'habitude de repousser ses limites. A 22 ans, on possède encore une marge de progression. Physiquement, techniquement, tactiquement, nombreux sont les observateurs qui estiment que celui qui est déjà devenu N.1 mondial, peut encore s'améliorer. Reste la question du calendrier. Avant d'aborder une épreuve cruciale dans sa carrière, la Coupe Davis, le Majorquin a déjà joué 84 matches. Et la saison est loin d'être terminée puisque le Masters de Madrid, celui de Paris-Bercy et bien entendu la Masters Cup sont encore au programme, sans parler des piges possibles dans les autres tournois. C'est dans ces conditions qu'il s'apprête à défier les Américains, tenant du titre, en demi-finale de Coupe Davis ce vendredi.

Une fois de plus en 2008, Nadal a su faire mieux que l'année dernière à New York, (de quart de finaliste à demi-finaliste). Marqué par ses efforts olympiques, il avait dû faire une pause salvatrice juste avant le tournoi. Surtout sans toucher la raquette et en jouant notamment au golf. Il avait ainsi retrouvé un peu d'énergie et surtout de l'envie. Voilà qui est significatif : quand un acharné de la compétition tel que Nadal ressent de la lassitude, c'est que la saturation n'est pas superficielle. On l'a aussi entendu, à plusieurs reprises, regretter de ne pouvoir passer plus de temps chez lui à Manacor. Balloté d'un court et d'un horaire à l'autre à Flushing Meadows, Nadal a accepté les contraintes de son métier. Il admet aussi la pression qui pèse sur son programme.

"J'étais à la limite mentalement, et cela se répercute sur le physique. Je savais que cela pouvait m'arriver ici après tout ce que j'ai joué. Mais il n'y avait aucune possibilité de planifier tout cela autrement", avait-il souligné après sa défaite à Flushing. Avec quelques jours de repos, dixit son capitaine de Coupe Davis Javier Sanchez, il devra aussi donner tout ce qu'il a contre les Etats-Unis. Et l'année prochaine, devra-t-il aussi tout donner à Barcelone, car c'est le tournoi de son club, puis à Madrid, car ce sera la grande première du Masters Series sur terre, avant Roland-Garros...

DIFFICILE DE JOUER PLUS

Rafael Nadal a disputé 334 matches depuis janvier 2005, c'est-à-dire 29 matches de plus que Roger Federer sur la même période. Ce qui équivaut à un tiers de saison. C'est beaucoup pour un joueur qui a souvent été sur les rotules en fin de saison, au point de subir des blessures sérieuses (genou, et surtout pied fin 2005). Vu les résultats en 2008, on sait que "Rafa" peut gérer son organisme à merveille. Mais comment gérer le dernier tiers de la saison ? Cela dépend des objectifs.

Chaque chose en son temps peut aujourd'hui clamer Roger Federer. Le Suisse s'est imposé sur le tard en Grand Chelem et n'a jamais surchargé son calendrier pour arriver à ses fins. Actuellement, il sait que la course à la place de N.1 mondiale est très concurrentielle. Il aménage son année en fonction des grands rendez-vous car il veut avant tout gagner 15 titres du Grand Chelem au minimum. Rafael Nadal est dans une situation étonnante. Pendant quatre ans, il a donné la priorité à la terre battue, transformant son printemps en parcours du combattant (de triomphes en triomphes, non-stop ou presque d'avril à juin). Comme il faut y ajouter deux gros tournois sur gazon, plus les US Open Series, les jambes sont donc lourdes à l'automne, et ce malgré les améliorations de son jeu*. Le futur calendrier qui placera le nouveau tournoi de Madrid avant Roland-Garros ne modifiera pas l'impératif de réussite printanière. Son nouveau statut de N.1 mondial non plus. La question qui va bientôt s'imposer aux Nadal est la suivante : Faut-il faire des choix dès 2009 ?

Après quatre années incroyables, Rafael Nadal est déjà au sommet du tennis mondial. Son image a changé. Le "terrien" prodige, qui impressionnait ses adversaires en bondissant dans les vestiaires et dont les muscles alimentaient toutes les rumeurs**, a laissé la place à un joueur explosif, tacticien et polyvalent dans l'oeil du public. A lui de prouver qu'il peut donner une direction plus lisible à sa carrière. Sérieusement en danger de blessure selon son oncle à l'hiver 2007, il a donné l'impression de se ménager en début de calendrier avant de courir tous les lièvres à la fois ensuite. Entre exploits et fatigue.

* Toni Nadal expliquait déjà l'an dernier qu'il fallait écourter les échanges pour pouvoir être performant plus longtemps. C'est exactement ce qu'a réussi Nadal cette année. Seulement, il a joué plus de matches !!

** Deux polémiques ont touché Rafael Nadal : La rumeur de la fameuse liste du Docteur Fuentes (impliqué dans une affaire de dopage dans le cyclisme), qui a nécessité l'intervention par le Ministère des Sports espagnols. Et l'interprétation d'une interview de Toni Nadal concernant la blessure au pied du joueur en décembre 2007. "Il a une lésion grave et il doit adapter son jeu" , disait-il en substance.

Souce et date de l'article  EuroSport.fr  11.09.08

 

  

 



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Lundi 27 octobre 2008


Cette article date de 2007, mais je trouve qu'il est important de le publier et de le lire. Je me demande si dans le tennis certains utilisent l'EPO de troisième génération.


Longtemps à la traîne, les instances dirigeantes de la petite balle jaune ont enfin décidé de passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre le dopage.

L'époque où Nicolas Escudé était ostracisé pour avoir suggéré que son sport n'était pas à l'abri du dopage semble révolue. Depuis 2002, grâce à l'efficacité accrue des contrôles et à l'adhésion au Code Mondial antidopage en 2004, les affaires se sont multipliées. Pour sept cas entre 1986 et 2002, on en recense trente entre 2002 et 2007, dont quasiment un quart impliquant des joueurs argentins.

Les choses se sont accélérées avec la prise en main des contrôles par l'ITF (la fédération internationale). « Tout le monde », explique Stuart Miller, patron de la Commission scientifique et technique de l'ITF, « a compris l'avantage de rendre la Fédération internationale unique responsable de l'antidopage, notamment afin que personne ne puisse accuser l'ATP et la WTA d'être en conflit d'intérêt avec le programme de contrôles ». En 2007, le nombre de contrôles devrait atteindre 2000, dont 10 % hors compétition, soit deux tiers de plus qu'en 2001.

Ainsi, l'EPO sera recherché à grande échelle pendant Roland Garros, à la grande joie du médecin de la Fédération Française, le Docteur Montalvan.

« Roland Garros est le plus physique des tournois. Il y a des produits tentants pour améliorer la performance que les vrais tricheurs connaissent, c'est eux qu'il faut attraper » estime-t-il. Ces tricheurs-là peuvent se montrer inquiets au regard du dispositif prévu pour lors de l'Open de France.

Quelque 180 contrôles urinaires, dont 20 contrôles EPO pratiqués sur tirage au sort, sont prévus durant la quinzaine. Une base à laquelle il faut ajouter une quarantaine de tests sanguins réalisés systématiquement à partir des quarts et pouvant déclencher, une recherche d'érythropoïétine. À titre de comparaison, 43 tests EPO avaient été pratiqués toutes compétitions confondues en 2006, dont 8 à Roland-Garros.


Le discours de Nicolas Escudé qui avait écopé en 2002 de travaux d'intérêts généraux pour avoir suggéré que le tennis n'était pas à l'abri du dopage, n'a pas changé.

Votre discours était osé en 2002. Aujourd'hui, il est plutôt consensuel.

« Je pense encore ce que j'ai dit en 2002. Avec l'argent et le rythme qu'il y dans le tennis, je ne vois pas pourquoi il serait épargné par le dopage. J'avais raison, l'hécatombe qui a suivi a entraîné une prise de conscience ».

Les choses ont changé depuis.

« L'ITF a fait beaucoup de choses sous la pression des joueurs parce que moi, j'ai peut-être dit des choses ouvertement, mais dans les vestiaires ça parle beaucoup et je n'étais pas isolé. Ca a râlé pour que les contrôles sanguins soient étendus. Entre les récriminations et l'avalanche des cas argentins (7 au total), l'ATP a senti qu'il fallait avancer ».

Les Français semblent occuper une position à part, un peu en pointe.

« En France, on a été très bien informés et encadrés. Ce qui avait amené mon coup de gueule, c'est que l'on critiquait souvent les Français, qui ne tenaient pas sur une saison, alors que l'on faisait des efforts énormes, alors que dans le même temps, d'autres n'étaient jamais blessés… »

Source et date de l'article  La depeche.fr   24.05.07




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Jeudi 13 novembre 2008

Car oui, un jour, il faut bien aborder les sujets qui fâchent. Du tennis et du doping, nous tous, sur ce forum, avons beaucoup glosé sans jamais réellement s’arrêter sur le sujet: pas l’envie? la peur de se retrouver face à nos propres contradictions? Alors, peut-être est-il temps d’aborder ce qui doit être le seul sujet majeur qui n’ait jamais été abordé sur la Vox tennis. En essayant de ne verser ni dans la candeur ni dans la paranoïa.

Historique des cas positifs

En tennis, le dopage n’existe (presque) pas. Il est le seul sport miraculeusement épargné par ce fléau qui frappe les cousins cyclisme, football, athlétisme...

Pour y trouver trace d’un cas de dopage, il faut attendre 1995. Cette année-là, deux vieilles gloires, Mats Wilander et Karel Novacek, sont contrôlées positives à la cocaïne lors d’un double à Roland-Garros. La coke, produit prohibé mais pas précisément réputé pour son efficacité en terme d’améliorations des performances. Venant de deux champions en bout de course, qui sont connus pour ne plus nourrir la moindre ambition tennistique (ils passent plus de temps à faire la fête qu’à s’entraîner), on considère qu’il s’agit d’un écart en soirée et on passe l’éponge. De toute façon, quelques mois plus tard, Wilander comme Novacek remiseront les raquettes.
1996; pas de pitié pour les sans-grades. Ignacio Truyol, Espagnol de 23 ans, joue surtout en Challengers, et commence à avoir des résultats intéressants. Pas de pot, il est contrôlé positif aux stéroïdes anabolisants. La sanction tombe: un an de suspension. Il tentera bien de revenir par la suite, sans succès.

Et puis survient le vrai coup de tonnerre: en 1998, quelques semaines après son sacre miraculeux à l’Open d’Australie, le Tchèque Petr Korda est à son tour pris par la patrouille. Positif à la nandrolone. L’ATP, embarrassé, ne le suspend pourtant pas. Un procès s’engage entre le joueur et le Tribunal arbitraire du sport (TAS). En jeu, le titre australien de Korda et ses gains amassés sur cette première partie d’année 1998. Pendant ce temps, le Tchèque continue à jouer. Et, tel un pestiféré, provoque le malaise. Dans les allées, on l’évite soigneusement. Nombreux sont alors les joueurs qui se désolidarisent. Exemple le plus marquant: l’Espagnol Galo Blanco qui, éliminé par Korda à l’Open d’Australie 1999, refuse de serrer la main de son vainqueur, lâchant ostensiblement qu’il ne «serre pas la main aux tricheurs». Ambiance sur le court. Quant à Todd Martin, qui mettra fin à la mascarade en éliminant le Tchèque deux tours plus tard, il ne sait plus où se mettre durant la conférence de presse d’après-match, où il n’est question que de Korda. Le Tchèque décide finalement d’arrêter les frais et met un terme à sa carrière un peu plus tard dans la saison. Il reste à ce jour le seul vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem contrôlé positif.

Nous entrons dans le XXIe siècle et l’Argentine se met alors à elle seule à tripler le nombre de tennismen positifs: 2000, Juan Ignacio Chela, 50e mondial et joueur en devenir, pris aux stéroïdes: trois mois de suspension. 2001: Guillermo Coria, 19 ans et lui aussi en pleine bourre: sept mois de suspension pour prise de nandrolone. Mais l’Argentin est un finaud: il fera un procès à la compagnie d’aliments alimentaires qu’il tient pour responsable de ce contrôle positif. Un arrangement à l’amiable sera finalement trouvé en 2004 et, à défaut de gagner Roland-Garros, l’Argentin s’octroiera un bel extra financier. 2003, Mariano Puerta est a son tour pris par la patrouille. En 2005, c’est au tour de Guillermo Canas: deux ans de suspension. Il reviendra aussi fort qu’avant en 2007. Quelques semaines après Canas, c’est à Mariano Puerta de remettre ça. Suspendu huit ans (c’était pour dire de ne pas le suspendre à vie, comme le veut la réglementation en cas de second contrôle), sa peine sera finalement commuée à deux ans. Mariano a donc repris la compétition en 2007, et se maintient depuis aux alentours de la 150e place mondiale. Sans oublier d’ajouter à la liste le très bon joueur de double, toujours gaucho, Mariano Hood.

Quand Greg s’en mêle...

Mais le dopage ne touche pas que les Argentins. D’autres joueurs sont accusés mais, souvent, sont blanchis par l’ATP. C’est ainsi qu’en 2003, les choses semblent décidément s’accélérer: l’association des tennismen professionnels annonce que sept joueurs ont été contrôlés positifs à la nandrolone. L’émotion est à son comble. Mais, quelques jours plus tard, la marche arrière est enclenchée. Six joueurs sont blanchis: c’est l’ATP lui-même qui aurait fourni des compléments alimentaires contenant les substances interdites. Un seul joueur demeure inquiété, et la presse divulgue son nom: le Tchèque Bohdan Ulihrach. Lui se voit suspendu deux ans. Puis, au bout d’un an, bénéficie d’un mea culpa: lui aussi à été victime d’un médicament prescrit par l’ATP, mais qui était entré peu de temps auparavant dans la catégorie «produits dopants». Un an de perdu, mais Bohdan peut revenir.

Enfin, dernière flambée en date, en 2004: le Britannique Greg Rusedski est à son tour pris, toujours à la nandrolone. Mais il ne se démonte pas: il organise des conférences de presse en clamant que, s’il tombe, il aura des noms à déballer. Et précise qu’environ la moitié des joueurs du Top 100 sont à sa connaissance dopés. Rapport de cause à effet ou simple coïncidence? Toujours est-il que toutes les poursuites sont abandonnées. Dans la foulée, John McEnroe himself met les pieds dans le plat en avouant avoir pris des stéroïdes dans sa carrière. Tollé général, mais pas tant que ça. On ne touche pas à Big Mac. Et puis, vingt ans après, il y a prescription.

Circonstances atténuantes également pour Svetlana Kuznetsova: fin 2004, l’alors récente gagnante de l’US Open est contrôlée positive à l’éphédrine lors d’une exhibition en Belgique. Larry Scott, directeur exécutif de la WTA, monte en personne au créneau, expliquant que Svetlana «soignait un rhume». L’éphédrine n’étant interdite qu’en compétition, et le contrôle ayant eu lieu hors compétition, Kuznetsova est absoute.

Moins de pitié pour Karol Beck, le Slovaque, grand artisan de la qualification de son pays pour la finale de Coupe Davis 2005: deux ans de suspension. Idem pour la jeune Bulgare Karatantcheva, 15 ans et quart de finaliste à Roland-Garros cette même année 2005. Même sanction de deux ans. Mais, à 15 ans, on a le temps de revenir.

A ce jour, le dernier joueur contrôlé positif est une joueuse: la Suissesse Martina Hingis, en 2007, qui annonce dans la foulée sa retraite sportive. Là aussi, comme pour Wilander douze ans plus tôt, il est question de cocaïne, de soirée et de star déclinante. La boucle est bouclée. Une douzaine de joueurs positifs en plus d’une décennie. Un bilan à faire rêver le cyclisme? Ou un miroir aux alouettes?

Qui décide de quoi?

Vous avez dit «opacité»? Arrêtons-nous un instant sur le fonctionnement des contrôles antidoping dans le monde merveilleux de la petite balle jaune.
En tennis, la plus haute autorité n’appartient pas à la Fédération internationale (ITF), comme dans la plupart des autres disciplines sportives. Elle est détenue par l’association des joueurs (ou joueuses) professionnels (ATP ou WTA). Autrement dit, les joueurs sont jugés par des pairs. Chez les hommes, c’est l’ATP qui s’occupe de l’image de son sport. Son conseil d’administration se compose de 13 membres: trois organisateurs de tournois, trois représentants de joueurs, et sept autres personnes, dont le président Etienne De Villiers, ancien ponte chez Walt Disney.

L’ITF, théoriquement censée être l’organisme prédominant, ne l’est en fait pas tant que ça: si elle conserve la mainmise sur l’organisation de certaines épreuves historiques (Grands Chelems, Jeux Olympiques, Coupe Davis, Fed Cup...), la plupart des décisions restent prises par l’association des joueurs.
Cette dualité à la tête du tennis a fait qu’il a fallu attendre 1993 pour voir les deux parties tomber d’accord sur un programme commun de lutte antidopage, qui délimite les produits interdits, les procédures de dépistage et bien sûr les sanctions. Tout cela approuvé par l’AMA (agence mondiale antidopage).
Concrètement, c’est donc l’ITF qui procède aux contrôles, déléguant leur exécution à une société suédoise qui envoie à son tour les échantillons dans un laboratoire de Montréal, accrédité par l’AMA. Jusque-là, tout va bien. Sauf que...

Sauf que, pour procéder à un contrôle, pendant ou hors compétition, l’ITF doit d’abord obtenir l’aval de l’ATP (ou de la WTA, qui fonctionne selon le même procédé). Autrement dit, il faut l’autorisation des joueurs pour contrôler d’autres joueurs.

En outre, cela augmente considérablement le nombre de gens au courant des contrôles inopinés qui sont programmés. Et notamment des gens proches des milieux à contrôler. Ce qui aboutit à des résultats étonnants: Nathalie Tauziat témoigne ainsi avoir déjà été prévenue à l’avance d’un contrôle inopiné! Elle ajoute: «Il y a un principe du silence qui prévaut: on voit souvent des filles disparaître du circuit pendant six mois ou un an, sans trop savoir si elles sont blessées ou si elles purgent une suspension pour un contrôle positif qui n’aurait pas été ébruité».

On en vient alors à s’interroger sur ce tennis à deux vitesses: pourquoi les seuls joueurs contrôlés sont-ils toujours des sans-grades ou des vieilles gloires en fin de carrière? Et pourquoi aussi les joueurs qui refusent la langue de bois se voient-ils rappelé à l’ordre?

Ainsi les mésaventures survenues à Christophe Rochus ou Nicolas Escudé ne vont pas dans le sens d’une amélioration de l’image de l’ATP: lors de l’Open d’Australie 2003, le premier fit part aux journalistes de ses soupçons, disant que des produits interdits circulaient dans les vestiaires, notamment parmi les joueurs argentins. «A l’époque, on m’avait fait comprendre qu’on n’avait pas le droit de parler de ça dans le tennis... Les faits ont pourtant démontré que je n’avais pas tout à fait tort». Idem pour Nicolas Escudé qui, pour avoir émis des doutes sur «certains joueurs plus frais au cinquième set qu’au premier», se vit infliger une lourde amende et dû faire des excuses publiques pour éviter de se faire exclure du circuit.
Difficile dès lors d’avoir grande confiance en la volonté des instances dirigeantes de vraiment s’investir dans la lutte contre la triche. Et du coup de contribuer indirectement à alimenter ce phénomène très humain qui s’appelle la rumeur: «Untel est trop musclé, c’est pas possible», «Untel a de trop bons résultats, c’est pas naturel»... Rien de bien concret mais des insinuations persistantes nourries par le «on nous cache tout, on nous dit rien».
Quoi qu’il en soit, l’honneur reste sauf. Loin du foot, cyclisme, athlétisme, natation and co, le tennis reste officiellement l’un des sports majeurs les plus épargnés par le dopage.

La prime au talent?

Pour se rassurer, les optimistes argueront que le tennis recèle de toute manière une large dimension technique qui ne s’apprend pas en ingérant des produits chimiques. Masquer une amortie, déposer une volée rétro, réussir un revers croisé court... Tout ça, c’est du talent, du travail, et rien d’autre. Ce ne sont pas des stéroïdes qui ont conféré son exceptionnelle volée à John McEnroe! Pourtant, «Big Mac» en a pris.

Ce qui amène à s’intéresser aux différents aspects de ce sport qui peuvent être améliorés par l’apport de produits extérieurs:

  • la puissance de frappe (stéroïdes anabolisants, nandrolone)
  • l’endurance et/ou l’atténuation de la fatigue (corticoïdes, éphédrine, nandrolone)
  • la concentration (éphédrine)

Ces «caractéristiques améliorables» expliquent en grande partie pourquoi les joueurs au tennis très physique, les marathoniens des courts et/ou crocodiles de terre battue, sont plus souvent brocardés que les autres.

Nicolas Escudé encore: «je peux vous dire que le tennis moderne, ce n’est pas seulement de la technique. C’est aussi du physique. Beaucoup même! Donc je ne pense pas qu’il existe des produits pour devenir un meilleur joueur. En revanche, ils peuvent aider à se maintenir au top plus longtemps.» Et de conclure: «il n’est pas nécessaire de se doper pour sortir un grand match. Mais pour tenir toute la saison, là, c’est différent».

Alors, où se situe la vérité? Tous propres sauf les Argentins, comme semble grosso modo le défendre l’ATP? Au moins la moitié du Top 100 chargée, comme le soutient Greg Rusedski? Ou tous dopés, comme diront les Cassandre les plus désabusées?

Impossible d’émettre d’avis tranché. A chacun, à mi-chemin entre passion et raison, de se faire son opinion.

Bibliographie:
Sport et vie, hors-série n°28, 2007
Divers Tennis Magazine ou Année du tennis
Presse générale: «Le Monde», «La Dépêche»...

Source et date de l'article  SportVox  29.10.2008



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Dimanche 1 février 2009

Bonsoir à tous,

Ce soir, j'ai envie de lancer une discussion sur le sujet du dopage dans le tennis. En regardant, les statistiques de mon blog je me suis rendu compte qu'en ces derniers jours beaucoup d'entre vous cherches des articles et des infos en lien avec le dopage et Nadal.

J'ai regardé le match cette après-midi et je ne sais quoi en penser. Comment ne pas penser au dopage en regardant ces deux joureurs. Je n'accuse personnes je me pose juste des questions.

Et vous qu'elle est votre avis ou point de vu ?
Par contre le dopage
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