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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
J'ai créé un groupe contre le dopage sur Facebook
Pour participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

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13  personne(s) sur ce blog

 

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Tennis

Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 10:25

http://www.tcvernier.ch/pictures/tennis.jpg

 

Voici une liste quasi exhaustive des joueurs de tennis pris par la patrouille ou qui ont avoué. Dans cette liste on peut ajouter André Agassi qui a reconnu avoir pris de la méthamphétamine. Article intéressant sur la confession de André Agassi.

 

. Karol Beck - Clenbuterol - 2006
. Alex Bogomolov Jr. - Salbutamol - 2005
. Guillermo Cañas - Hydrochlorothiazide - 2005
. Juan Ignacio Chela - Metil-testosterone - 2000
. Guillermo Coria - Nandrolone - 2001 mais blanchi
. Lourdes Domínguez Lino - Cocaine - 2002
. Anthony Dupuis - Salbutamol - 2006
. Martina Hingis - Cocaine - 2007
. Mariano Hood - Finasteride - 2005
. Andres Gimeno - Téstostérone - 1959 - aveux
. Sesil Karatantcheva - Nandrolone - 2005
. Petr Korda - Nandrolone - 1998
. Stefan Koubek - Glucocorticoïdes - 2004
. Svetlana Kuznetsova - Ephédrine - 2004 mais blanchie
. Simon Larose - Cocaine - 2004
. Larissa Neiland - Caféine - 1999
. Karel Novacek - Cocaine - 1995
. John McEnroe - Stéroides - aveux
. Mariano Puerta - Etilefrine, clenbuterol - 2003
. Greg Rusedski - Nandrolone - 2003 mais blanchi
. Bohdan Ulihrach - Nandrolone - 2003 mais blanchi
. Samantha Reeves - Nandrolone - 1997
. Ignacio Truyol - Stéroides - 1996
. Filippo Volandri - Salbutamol - 2009 mais blanchi
. Mats Wilander - Cocaine - 1995

 

Source de l'article Tennis Defenders

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Par contre le dopage - Publié dans : Tennis
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 12:03
http://www.tdg.ch/files/imagecache/312x468/story/Andr%C3%A9-AGASSI2.jpg

C’est un véritable petit joyau venu du ciel qui est tombé au pied du sapin de Noël. On veut parler de la biographie d’Andre Agassi. Au-delà des bonnes feuilles publiées ici et là avec ce lourd aveu de dopage et le fait de jouer avec une perruque pour masquer une calvitie précoce, cet ouvrage mérite qu’on s’y arrête. Toute affaire cessante! Il commence à l’US Open 2006, le dernier tournoi du Kid de Las Vegas, celui des adieux aussi.
La scène est surréaliste. Le matin de son deuxième tour contre Marcos Baghdatis, Andre Agassi se réveille. Il est 7 h 30. «Mon dos est bloqué, raconte-t-il. Vais-je devoir déclarer forfait.»


Souffrance et malentendu


Depuis le début de l’année 2006, le corps du joueur américain dit stop. Celui-ci ne joue que grâce à des injections pour calmer ses horribles souffrances.
Souffrance, le mot est lâché. Andre Agassi a vécu toute sa carrière avec cette compagne des mauvais jours. Martyrisé par un père tyrannique dès son plus jeune âge, il n’a jamais choisi sa destinée. Son géniteur Mike, un ancien poids coq venu d’Iran, a décidé pour lui: «Tu seras joueur de tennis professionnel», assène-t-il. Le cadet est le dernier espoir de la famille. Avant lui, son frère et sa sœur ont déçu les rêves de grandeur du père.
A ceux, incrédules comme nous, qui découvrent aujourd’hui qu’Andre Agassi n’a cessé de détester le tennis, on leur recommande de se plonger dans la lecture de ce livre. Ils mesureront combien le mari de Steffi Graf a été confronté à une terrible dualité. Au moment de raccrocher sa raquette et d’en terminer enfin avec ce sport qu’il a honni toute sa vie, il ne peut s’empêcher de murmurer: «Que tout cela finisse.» Puis il ajoute, en pleine contradiction avec cette vérité qu’il vient d’énoncer: «Je ne suis pas prêt à tout ce que cela s’arrête.»
Vous l’avez deviné, entre Andre Agassi, les médias, sa famille et son public, il y a toujours existé un immense malentendu. «Je ne suis en aucune façon ce que tous ces gens-là imaginent, écrit-il. J’essaye de comprendre qui je suis et en même temps j’ai une idée très claire de ce que je ne suis pas.»
Personnage tourmenté et torturé, Andre Agassi livre un ultime match dans cette émouvante confession. Peut-être le plus important de sa vie.

 

BERNARD ANDRIÉ | 19.12.2009

 

Source de l'article TDG.ch

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 11:27


LOS ANGELES (Etats-Unis) — Le Canadien Dick Pound, directeur de l'Agence mondiale antidopage (AMA) de 1999 à 2007, se demande pourquoi l'ATP n'a rien fait en 1997 lorqu'Andre Agassi a été contrôlé positif à la métamphétamine et a réussi à échapper à une suspension en mentant.


"Le fait qu'une des stars (du tennis) a reconnu qu'il était simple de battre le système en dit long, a indiqué M. Pound lors d'un entretien téléphonique en anglais avec l'AFP. Il (Agassi) a menti mais le plus intéressant c'est (l'attitude de) l'ATP et pourquoi ils n'ont rien fait."


Dans son livre "Open: an autobiography" qui doit paraître le 9 novembre aux Etats-Unis, Agassi explique avoir pris de la métamphétamine en 1997.


Après un contrôle antidopage positif à cette substance, il a dupé l'ATP en mentant sur la façon dont la drogue était arrivée dans son corps, évitant ainsi une suspension de trois mois pour consommation récréative de drogue.

L'ATP, qui avait classé le dossier, a réagi en soulignant qu'elle n'avait "ni le pouvoir ni les moyens de décider de l'issue d'une affaire de dopage", l'autorité en incombant à un tribunal antidopage indépendant.

"J'ai entendu parler de certains de ces tribunaux, ils ne sont pas sérieux. Comme celui que la Fédération américaine avait auparavant. Le simple fait d'avoir un tribunal n'en fait pas une institution indépendante ou rigoureuse", a commenté Dick Pound, un membre du Comité international olympique.


"On est maintenant arrivé à un point où soit ces organisations sportives font respecter les réglements, soit les pouvoirs publics arrivent en disant: +nous vous avons laissé une chance de gérer vos affaires mais maintenant on va prendre ça en mains+", a ajouté Pound, resté membre de l'AMA après son remplacement par l'Australien John Fahey.

"Le problème, c'est l'exemple montré par ces sportifs professionnels. Et on en arrive à ce que des jeunes de 15-16 ans commencent à prendre des produits."


Les deux meilleurs joueurs actuels du circuit ATP ont réagi aux aveux d'Agassi. "Si l'ATP a couvert Agassi un jour, cela me paraît très mal, a jugé l'Espagnol Rafael Nadal. Si on l'a couvert alors que l'on a sanctionné ceux qui ont fait de même, ça me semble être un manque de respect à tous les sportifs."


Le Suisse Roger Federer, N.1 mondial, s'est lui dit "déçu": "Cela a été un choc quand j'ai appris la nouvelle".

 

Source et date de l'article  Google.com  30.10.2009

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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 08:22


Le Tchèque Ivo Minar a été contrôlé positif en quart de finale de la Coupe Davis de tennis face à l'Argentine (3-2) mais l'intéressé a nié avoir "sciemment utilisé une substance interdite", a rapporté lundi l'agence CTK.


"Je n'ai jamais utilisé sciemment une substance interdite, a affirmé Minar, 25 ans, dans un communiqué. C'est pourquoi j'ai réfuté cette accusation de dopage dans ma communication avec la Fédération internationale de tennis (ITF)."

"Son explication me semble tout à fait claire et satisfaisante. Nous respecterons toutefois la décision de l'ITF", a de son côté déclaré le président de la Fédération tchèque de tennis, Ivo Kaderka.

Selon CTK, Minar aurait utilisé un médicament contenant un dérivé de la pseudo-éphédrine.


Lors du match face à l'Argentine, Minar a remplacé
Radek Stepanek blessé lors du seconde simple de la première journée et s'est incliné en trois sets (6-1, 6-3, 6-3) face à Juan Martin del Potro.

Source et date de l'article Sport.fr  24.08.09
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 10:43

La tenniswoman autrichienne Tamira Paszek, qui souffre de problèmes de dos, se soigne en se réinjectant son propre sang. Une méthode considérée comme dopante, et qui va nécessiter une enquête de la part de l'agence antidopage autrichienne. 


Actuellement 59e mondiale, Tamira Paszek n'a plus gagné deux matches d'affilée sur le circuit depuis avril, la faute à de gros problèmes de dos. Pour se soigner, l'Autrichienne utilise une méthode très particulière puisqu'elle se réinjecte son propre sang, enrichi de remèdes homéopathiques, prescrits par un médecin mongol.

En discutant avec un journaliste, elle a récemment appris que cette méthode pouvait être considérée comme dopante, et a donc alerté l'agence antidopage autrichienne, la NADA, qui lui a signifié qu'elle allait enquêter sur son cas. Paszek, qui n'a plus joué depuis son abandon au premier tour de Wimbledon face à Virginie Razzano, espère une dérogation exceptionnelle.


Source et date de l'article www.sport365.fr  24.07.09
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 10:32

Médecin du sport et historien du dopage, le docteur Jean-Pierre de Mondenard estime que la défense de Gasquet sera difficile.

FRANCE-SOIR. Richard Gasquet affirme que la cocaïne lui a été administrée à son insu. Cette assertion est-elle crédible ?


JEAN-PIERRE DE MONDENARD. Oui, cette version est tout à fait plausible. Le taux de 151 ng/ml dans les urines de Gasquet, soit largement moins que ce qui avait été un temps évoqué, est suffisamment faible pour être dû à une absorption non voulue, via une boisson ou un aliment consommé. Mélangé à de l’alcool, par exemple, la cocaïne, dans ces proportions, peut être très difficilement détectable.

 

La défense choisie par Gasquet est-elle, selon vous, susceptible de lui valoir la clémence des instances ?
Paradoxalement, la défense qu’il a mise en place pourrait bien lui coûter plus cher que s’il avait avoué avoir pris de la cocaïne. Je comprends parfaitement, s’il n’est pas coupable, son besoin de prouver son innocence. Mais au regard du taux de cocaïne, extrêmement bas, il était possible d’adopter une autre défense. Je m’explique : le tournoi de Miami commence le 25 mars. Le 28, Gasquet est contrôlé positif. Or la cocaïne peut être décelée jusqu’à 72 heures environ après avoir été consommée. Gasquet avait donc la possibilité de dire qu’il avait pris cette drogue avant le début du tournoi.

 

Qu’est-ce que cela aurait changé ?
Cela aurait tout changé ! Le règlement interdit la consommation de cocaïne durant la compétition, mais ne la prohibe pas en dehors. Gasquet aurait donc très difficilement pu être sanctionné s’il avait choisi cette stratégie défensive. Mais il est évident que son image aurait été sérieusement écornée, et s’il est innocent, ce dont on n’a pas de raison de douter, son désir de vérité est légitime.

 

Si Gasquet dit vrai, qui aurait eu intérêt à le piéger ?
Il peut tout à fait s’agir d’un acte assimilable au doping to lose, cette pratique très répandue dans le sport qui consiste à administrer un dopant à un adversaire potentiel, soit pour le déstabiliser, soit pour qu’il soit positif en cas de contrôle. Après tout, au soir du 27 mars, soit au moment où la cocaïne aurait été administrée, Gasquet avait déjà pris la décision de ne pas participer au Tournoi de Miami mais ne l’avait pas encore annoncée officiellement.

 

Source et date de l'article  francesoir.fr  06.06.2009

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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 08:34

Richard Gasquet va parler pour la première depuis qu0il a été contrôlé positif à la cocaïne !!


Le lien direct sur l'interview et la vidéo

Voici le lien pour écouter en direct maintenant sur Europe1



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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 16:50

Et bien voilà c'est fait ! Quel match magnifique de Soderling !

Que penser du match qui a eu lieu ?

Nadal a t-il eu un problème ?

Le jeu de Soderling a été incroyable !


Même si Nadal gagne je l'ai jamais vu aussi mal. Je ne peux m'empêcher de penser à
l'article contrôle antidopage renforcés à Roland Garros.

Source des images Soderling  Nadal

 
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 19:34

Cette année, Rafael Nadal et Roger Federer, comme tous les joueurs et joueuses qui disputeront Roland-Garros (du 24 mai au dimanche 7 juin) ne seront pas seulement soumis aux traditionnels contrôles antidopage de la Fédération internationale de tennis (ITF), mais également à ceux diligentés par la très efficace Agence française de lutte contre le dopage

En vertu d'un nouveau dispositif du code mondial antidopage, qui permet à une organisation antidopage nationale de réaliser des tests en plus de ceux organisés par une fédération pendant une grande compétition, le président de l'AFLD, Pierre Bordry, a demandé à son homologue de l'ITF le droit de procéder à des contrôles additionnels pendant la quinzaine parisienne. L'ITF vient de donner son accord. "L'AFLD va effectuer des contrôles inopinés et ciblés pendant Roland-Garros, confirme Pierre Bordry. Le ciblage sera organisé en fonction des informations que nous possédons et des éléments dont dispose l'ITF."


Avant le Tour de France 2008, l'AFLD avait bénéficié d'un "tuyau" du comité olympique italien - les coureurs avaient recours à une EPO de nouvelle génération, la Cera - pour retrouver cette substance dans les urines de plusieurs cyclistes. L'AFLD tient-elle un pareil indice avant Roland-Garros ? L'ITF, de son côté, constitue depuis plusieurs années le profil stéroïdien des joueurs et joueuses professionnels.


EFFET DE SURPRISE

Le président de l'AFLD ne veut pas donner de précisions sur le nombre de contrôles ni sur le moment où ils seront réalisés pour jouer sur l'effet de surprise. En 2008, l'ITF avait réalisé 236 contrôles (187 prélèvements urinaires et 49 sanguins).


L'accord trouvé entre l'organe dirigeant du tennis mondial et l'AFLD intervient deux ans après que l'ITF a décidé de ne plus s'appuyer sur les compétences de l'autorité antidopage française et de ne plus confier l'analyse des échantillons prélevés à Roland-Garros au laboratoire de l'agence, à Châtenay-Malabry. En 2007 et 2008, les prélèvements étaient exclusivement réalisés par la société suédoise IDTM puis traités au laboratoire antidopage de Montréal, celui qui a retrouvé de la cocaïne dans les urines de Richard Gasquet lors du tournoi de Miami. Le dernier contrôle positif constaté à Roland-Garros remonte à celui de l'Argentin Mariano Puerta, finaliste en 2005.

 

Stéphane Mandard

Source et date de l'article  LeMonde.fr  18.05.09
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 09:18


Après la joueuse de tennis Martin Hingis et l'équipier du voilier Alinghi (vainqueur de la Coupe de l'America), Simon Daubney, c'est au tour d'Ivan Paprari, un joueur de water polo, d'être contrôlé positif à la cocaïne. La liste s'allonge, mais le statut de ce produit reste ambigu.


A ce jour, aucune étude scientifique validée n'a été réalisée permettant de quantifier les effets ergogéniques (augmentation de la force, de l'endurance ou de la taille du muscle) de la cocaïne sur les performances sportives. Or, souvent, pour asseoir leur jugement péremptoire, les experts mettent en avant certains travaux scientifiques qui nient la pertinence de telle ou telle substance dopante.


Afin de permettre à chacun d'aiguiser son sens critique sur la fiabilité des études scientifiques, nous leur soumettons les résultats d'un cas exemplaire. Douze volontaires, conducteurs d'automobiles expérimentés, se sont prêtés à une intéressante expérience : ils ont reçu soit un placebo, soit un antihistaminique à des doses de 25, 50, et 100 mg.


En fait, ils ont fait tout cela deux fois, soit dans des conditions de laboratoire, avant d'être soumis à divers tests de performance et de vigilance, soit dans des conditions normales, avant de conduire sur un circuit.

Leurs performances ont été beaucoup plus altérées au laboratoire que dans les conditions réelles de conduite. Cela signifie qu'en choisissant bien ses tests, plus ou moins sensibles, on peut prouver ce que l'on veut… Méfiance donc, avant d'interpréter des résultats de laboratoire, positifs ou négatifs, concernant les effets d'une substance sur la performance sportive.

 

Entre un placebo et de la cocaïne, les cobayes font vite la différence


Revenons à la « blanche » : il est impossible, dans une étude la plus rigoureuse possible, en « double aveugle », que le groupe sous cocaïne ignore très longtemps s'il prend le placebo (substance pharmacologiquement inactive) ou, réellement la drogue. Voilà de quoi biaiser forcément les résultats.

En revanche, on peut comparer les progrès chez un même sportif, même si dans ce cas, il est difficile d'évaluer la part due à l'effet placebo. C'est ce qu'a fait en 1884 Sigmund Freud. Le fondateur de la psychanalyse a montré que la force musculaire mesurée par un dynamomètre et le temps de réaction étaient améliorés après quelques minutes et que l'effet positif persistait pendant plus de trois heures.

D'autres se sont intéressés aux effets secondaires. Il ressort que pour de faibles doses correctement choisies, l'augmentation du tonus et de la vigilance semble dénuer d'effets perturbateurs au plan sportif. Comme toujours avec les drogues de la performance, il faut respecter la règle : « L'important, c'est la dose. »


Les avis d'experts divergent, ce qui ajoute à la confusion


Deuxième difficulté, les avis divergents des experts sur les qualités sportives de la coke. Là aussi, il est facile de comprendre que ce sont des journalistes incompétents notoires sur ces questions (ils n'ont jamais fait d'études de pharmacologie, de médecine, de psychologie etc.) n'appliquant jamais à leur encontre la « présomption d'ignorance », qui sélectionnent les experts ! Inévitablement, ils vont choisir par le bouche à oreille ceux qui argumentent dans le même sens que leur papier.

Au final, c'est le journaliste incompétent qui crédibilise l'expert. La chose écrite devient, pour la masse des lecteurs, parole d'évangile.


Qui croire, un spécialiste des addictions ou un médecin du sport ?


Troisième paramètre favorisant le doute, les spécialistes des addictions sont consultés par des sportifs toxicomanes qui n'ont plus rien à voir avec des sportifs de haut niveau tandis que, dans le camp d'en face, les médecins du sport, dans leur cursus, n'ont jamais eu d'enseignement pointu sur la pharmacologie des substances dopantes.

Inévitablement, le discours est contradictoire entre les spécialistes des neurones et les experts des muscles. Pour noyer le poisson, s'ajoute le témoignage des sportifs en activité et dopés à la coke qui n'ont que leur propre expérience et en font une règle générale.

On comprend mieux alors pourquoi les déclarations des uns et des autres sur le sujet puissent être à ce point contradictoires, comme le prouve ce florilège :

 

  • Dr Christian Bagate, président de la commission médicale de la FFR : « Et bien que les effets de ce produit stupéfiant n'aient pas un grand intérêt pendant un match de rugby, cette substance peut en revanche permettre de soulever des tonnes de fonte beaucoup plus facilement lors des séances de préparation physique. » [Sport et Vie, 2007, n° 104, septembre-octobre, p 67]
  • Mr Briant, « vétérinaire parisien bien connu » : « La cocaïne est la meilleure ; elle transformerait en Bucéphale un vieux cheval d'omnibus, mais à la condition d'être donnée deux heures avant la course. » [La Dépêche de Toulouse, 21.10.1912]
  • Bernard Brisset, journaliste sportif : « Grant Fuhr a été le gardien par excellence du circuit du hockey sur glace au milieu des années 80. Il a tout gagné. Et il a été à son mieux, selon sa confession, à une époque où il a été un actif consommateur de cocaïne. » [Journal de Montréal, 10.09.1990]
  • Dr Jean-Pierre Cousteau, cardiologue du sport, médecin des équipes de France de tennis : « A ce propos, ne pas confondre drogue et dopage. Ainsi, le monde du tennis a-t-il été l'objet de remous médiatisés lors de certaines déclarations (Yannick Noah) ou de certitude (Mats Wilander) de l'usage de drogues sociales -haschisch, cocaïne- dont on sait que ce sont en fait des antidopants au sens physique du terme. » [Le Figaro, 11.09.1998]
  • Dr Michel d'Hooghe, président de la Commission médicale de la Fifa depuis dix-huit ans : « Les statistiques plaident en notre faveur. Nous faisons le plus grand nombre de contrôles antidopage, plus de 25 000 l'an passé. Et nous sommes en-deçà de 1% de cas positifs, la grande majorité concernant des drogues sociales comme la marijuana et la cocaïne. » [Le Journal du Dimanche, 10.12.2006]
  • Dr Jean-Jacques Issermann, médecin fédéral du sport automobile : « Il ne faut pas comparer le cannabis avec des drogues plus dures comme la cocaïne ou l'héroïne. Ces dernières entraînent souvent l'onirisme, un sentiment de surpuissance, de facilité, de calme. On prend donc de la cocaïne pour améliorer ses capacités, ce qui n'est pas forcément le cas du cannabis. » [Caradisiac.com, 18.04.2007]
  • Dr William Lowenstein, directeur de l'institut Maurice de Rothschild pour la recherche et le traitement des addictions : « Là où l'héroïne et même l'alcool ont des conséquences ralentissantes ou déséquilibrantes sur les mouvements, la cocaïne leur donne de l'amplitude. Pour des sportifs qui, par définition, font du mouvement au quotidien une des nécessités de leur vie, c'est une substance qui s'inscrit dans cette addiction. » [Le Monde, 10.11.2004]
  • Paul Merson, footballeur d'Arsenal : « Au début (en janvier dernier) c'était par curiosité et pour oublier mes problèmes sur le terrain. Et puis j'y ai pris goût parce que la cocaïne me permettait de me sentir plus sûr de moi. Dans tous les cas, je n'ai jamais cherché à améliorer mes performances. » [L'Equipe, 26.11.1994]
  • Claude Olievenstein, psychiatre, spécialiste des addictions : « Bien sûr ! La cocaïne a un effet excitant et défatigant. Lorsque l'intoxication n'est pas dans sa phase avancée, elle donne des réflexes mieux ajustés. Elle procure une euphorie qui se double d'un sentiment de toute-puissance et d'invulnérabilité. Elle augmente la clairvoyance. En cela, ses effets sont assez comparables à ceux des amphétamines. J'ai été, en tennis, surpris plus d'une fois par les dilatations des pupilles.. C'était visible à la télévision ! “ [L'Equipe, 29.08.1980]
  • Jérôme Potier, 6e tennisman tricolore en 1985 : ‘Qu'on puisse imaginer une seconde qu'un type joue bien parce qu'il prend de la coke, ça me fait mourir de rire… La drogue, ça tue un individu, ça ne peut pas l'aider à bien jouer.’ [Tennis de France, 1986, n° 393, janvier, p 44]
  • Art Rust, basketteur professionnel : ‘Si la cocaïne était de l'hélium, la NBA s'envolerait.’ [Pickering D. .- Cassell's Sports Quotations .- Croydon (GBR), Bookmarque Ltd, 2002 .- 399 p (p 135)]
  • Dominique Sappia, préparateur physique des pilotes Arrows : ‘Auparavant des pilotes prenaient de la cocaïne comme stimulant. Aujourd'hui dans le sport de manière générale, on parle d'amphétamines. Le revers de la médaille ? Ce sont des euphorisants. Or, un pilote ne peut pas se permettre de prendre un produit qui le rendrait trop sûr de lui à 350 km/h. La sortie de route serait immédiate.’ [Le Soir, 03.08.1998]
  • Martial Saugy, directeur du laboratoire suisse d'analyse du dopage à Lausanne : ‘L'aspect stimulant qui augmente le fighting spirit dépend de la personne et de la dose et n'apparaît qu'à un moment bien précis après la prise de la substance. S'il veut l'utiliser comme dopant, l'athlète doit être très doué en pharmacologie pour prévoir quand elle fera le bon effet. Mais, dans la majorité des contrôles positifs, il s'avère que le sportif a consommé cette drogue dans le cadre de sa vie privée et non dans le but de se doper.’ [Le Matin, 02.11.2007]
  • Jean Texier, ancien culturiste et collaborateur de la revue spécialisée Le Monde du Muscle : ‘Il y a une dizaine d'années, de nombreux bodybuilders californiens marchaient à la cocaïne. On extrait la cocaïne de feuilles de coca que les Indiens d'Amérique du Sud mâchent pour augmenter leur force et leur endurance. La cocaïne permet de mieux supporter les sensations douloureuses au cours des dernières répétitions des séries très intenses, ce qui aide le bodybuilder à se dépasser. De plus, elle sensibilise les muscles à l'action du système nerveux, ce qui augmente la force.’ [in ‘Tout savoir sur les anabolisants’. – Paris, éd. Jibena, 1988. – 317 p (p 257)]
  • José Touré, footballeur international de 1983 à 1989 (16 sélections) : ‘L'effet fut immédiat (cocaïne), j'ai eu l'impression d'être un surhomme. Je me suis senti invincible.’ [in ‘Prolongations d'enfer’ .- Paris, éd. J.-C. Lattès, 1994 .- 301 p (p 211)]
Source et date de l'article Rue89.com  10.11.2007
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Par contre le dopage - Publié dans : Tennis
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