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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur Contre le Dopage

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  

J'ai créé un groupe contre le dopage surFacebook
Po participer au groupe il faut avoir son profil sur FaceBook.

http://www.serpentin.org/drapeau%20anglais.jpg


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Athlétisme

Mardi 7 août 2012 2 07 /08 /Août /2012 08:04

http://chrislomon.files.wordpress.com/2010/01/carllewis1.jpg

 

 

Positif, oui. Dopé, non. Réagissant aux révélations de Wade Exum, l'ancien directeur du département antidopage du Comité olympique américain (Usoc), selon lequel les Etats-Unis auraient étouffé une centaine de cas de dopage en tre 1988 et 2000 (Libération du 21 avril), Carl Lewis a reconnu avoir été contrôlé positif en juillet 1988, lors des sélections américaines pour les JO de Séoul. Pour mieux se disculper. Avec une défense à triple détente. 1) De toute façon, l'éphédrine, la pseudoéphédrine et la phénylpropanolamine, retrouvées dans ses urines ne sont pas vraiment des dopants. 2) Il n'y avait pas intention de dopage, puisque les produits (des stimulants) provenaient d'un complément alimentaire aux plantes dont il ignorait la composition. 3) Il n'a eu aucun traitement de faveur de la part de l'Usoc : «Tout le monde a été à la même enseigne, des centaines de personnes ont bénéficié d'une indulgence», assure-t-il.

 

Inadvertance. Sur le premier argument, Lewis se trompe. Les stimulants augmentent la concentration et la «réactivité» du muscle. Ce qui n'est pas inutile pour un sprinter, ne serait-ce que pour abaisser son temps de réaction au départ et augmenter son envie de «bouffer» les adversaires. Les deux points suivants, le Canadien Richard Pound, président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), les balaie. «Prise par inadvertance ? L'excuse ne tient pas», dit-il, soulignant en substance qu'au moment des faits, Lewis, déjà quadruple médaillé d'or olympique, n'était pas un lapin de six semaines et aurait dû se soucier de la composition de ses compléments alimentaires. «Il n'était et n'est pas nécessaire de prouver l'intention de se doper, la seule présence du produit dans l'organisme suffit pour sanctionner», poursuit Pound.

 

Lewis ne fut pas seul à être blanchi ? Précisément, cela fait tiquer le Canadien pour lequel les révélations de Wade Exum ne font que confirmer ce que beaucoup soupçonnaient sur le laxisme des Américains en la matière : «Des rumeurs circulaient. Je les connaissais en tant que membre du CIO et en tant que Nord-Américain. Mais nous n'avions jamais eu les preuves. En RDA, il y avait un système de dopage d'Etat, mais aux Etats-Unis existait un système de blanchiment des athlètes.» Sur lequel Pound aimerait que les responsables de l'Usoc s'expliquent. «Je suis convaincu que cette histoire ne va pas se dégonfler. Il faut que les Américains admettent que ce qu'ils ont fait n'était pas bien. Une affaire comme celle-là affecte la valeur des JO. Et démontre qu'aucun pays, aucun sport n'est épargné par le dopage. C'est comme l'alcoolisme, ça n'arrive pas qu'aux autres. J'ai donc écrit à Jacques Rogge (le président du CIO, ndlr) pour qu'il demande à l'Usoc de venir devant la commission exécutive du CIO.»

 

Complaisance. Avant d'en arriver là, ladite commission va examiner l'affaire lors de sa prochaine réunion, du 15 au 17 mai à Madrid. «Les accusations portées par Wade Exum sont très graves et nous les prenons particulièrement au sérieux. Mais nous devrons étudier les documents dont la presse américaine a fait état et qui ne sont pas encore en notre possession», affirme-t-on dans l'entourage de Rogge. Vraisemblablement une commission indépendante va entendre les divers acteurs du «scandale». Elle devra notamment vérifier si, à l'époque, le laboratoire de Los Angeles ayant contrôlé positifs les dizaines de sportifs incriminés avait fait parvenir les résultats à la commission médicale du CIO, présidée par Alexan dre de Mérode, disparu l'an dernier. L'AMA n'existait pas encore et la charte du mouvement olympique prévoyait cette procédure. Si elle a été respectée, on voit mal comment les dirigeants du CIO ou de la Fédération internationale d'athlétisme n'auraient pas été prévenus de l'attitude pour le moins complaisante de l'Usoc.

Peut-être faut-il rappeler que, de son propre aveu, Alexandre de Mérode avait dû faire «fuiter» les résultats du contrôle de Ben Johnson pour éviter que certains caciques du CIO étouffent le scandale dans l'oeuf. «Il faut ne jamais perdre de vue le rapport de force économique qui est à la base des JO, explique un observateur du CIO. Les sponsors et l'argent sont en grande partie aux Etats-Unis, donc, en général, on réfléchissait avant de s'attaquer de front à l'Usoc...» Les choses sont, paraît-il, en train de changer et l'affaire sera en tout cas un test sérieux de la volonté affichée de Jacques Rogge de mener la bataille contre le dopage.

 

Nouveau code. Carl Lewis ne craint certes pas de perdre sa médaille de Séoul, «protégée» par le règlement de la charte olympique. Mais les partisans d'une AMA forte, indépendante et dotée des moyens réels d'appliquer le nouveau code antidopage, adopté à Copenhague début mars, ont trouvé de nouveaux arguments. «A l'époque de Séoul, il y avait une règle écrite, mais, visiblement, elle ne s'appliquait pas de la même manière selon les pays, les fédérations et les sportifs», constate Alain Garnier, responsable des relations avec les gouvernements à l'AMA. «On voit le résultat : au niveau du symbole éducatif, c'est un désastre.»

 

Source et date de l'article  Liberation.fr  25.04.2003

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Mercredi 25 juillet 2012 3 25 /07 /Juil /2012 18:42

http://www.20min.ch/dyim/52b497/B.M600,1000/images/content/3/0/9/30938285/2/topelement.jpg

 

Une ancienne championne indienne d'athlétisme soupçonnée d'être un homme et accusée par la justice d'avoir violé sa colocataire affirme que son actuelle apparence masculine a été provoquée par des injections de testostérone, dans un entretien à un magazine publié lundi.

 

Pinki Pramanik, 26 ans, a été arrêtée le mois dernier à Calcutta (est) après une plainte pour viol de la victime présumée, une femme se présentant comme sa compagne qui l'a aussi accusée de mentir sur son genre sexuel. Elle a été libérée sous caution le 10 juillet.

Médaille d'or du relais 4X400 m aux Jeux asiatiques de 2006 avant de se retirer de la compétition en 2007, la jeune femme aujourd'hui contrôleuse de train a expliqué au magazine «Outlook» que des injections administrées lors d'entraînements avaient fait pousser ses cheveux et rendu sa voix plus grave.

«J'ai l'air plus masculine parce que dans le cadre de mes entraînements pour des compétitions internationales, je recevais régulièrement des injections de testostérone», a-t-elle assuré.

 

Médecine russe


«On appelait cela 'la médecine russe'. On me disait qu'il fallait que je les prenne (les injections) et je n'ai jamais demandé si c'était légal ou non», a-t-elle ajouté.

La confédération indienne d'athlétisme n'était pas disponible dans l'immédiat pour commentaire.

L'ex-athlète dément aussi les accusations de viol: la plaignante n'était «pas ma compagne et nous n'étions pas amoureuses».

«Elle avait pris des photos de moi nue et menaçait de les publier. Elle m'a fait chanter pendant quelque temps et elle m'a aussi volée», a-t-elle assuré.

Pinki Pramanik affirme par ailleurs avoir été maltraitée par la police pendant sa détention et avoir été forcée à se soumettre à un examen médical.

«Je ne voulais pas faire un test sur mon genre sexuel parce que c'est humiliant. Mais ils m'ont forcée à le faire. On m'a fait une piqûre qui m'a endormie et je me suis réveillée les pieds et les mains attachés au lit, sans mes habits», a-t-elle témoigné.

 

Les résultats du test ont été communiqués à la justice mais n'ont pas été rendus publics.

«Je ne suis pas un homme. J'ai toujours été une femme et quand j'étais petite, j'étais très mignonne», a-t-elle dit.

 

Source et date de l'article  20min.ch  23.07.2012

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Mardi 24 juillet 2012 2 24 /07 /Juil /2012 07:23
http://medias.lequipe.fr/img-photo-jpg/nordine-gezzar/1500000000174683/9:176,984:667-665-0-70/6912f.jpg
INFO L'EQUIPE. Des traces d'EPO ont été retrouvées récemment dans l'échantillon A des urines de Nordine Gezzar, 4e du 3000 steeple des récents championnats d'Europe à Helsinki. Le contrôle antidopage a été diligenté par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), dans le cadre de ceux effectués sur tous les sportifs tricolores sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Londres. Un rendez-vous que le Français, 32 ans, qui avait porté son record personnel sur la distance à 8'12''25, peut désormais oublier si la contre-expertise, programmée rapidement au laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry confirme la première analyse. Pire, Gezzar, qui avait déjà été suspendu deux ans pour un contrôle positif le 19 juin 2006 à la nandrolone (anabolisant) et au finastéride (diurétique), se dirige tout droit vers une suspension à vie.

«Gezzar a été contrôlé positif à l'EPO, et il est suspendu à titre conservatoire, a confirmé à l'AFP Michel Marle, vice-président délégué de la Fédération Française d'Athlétisme (FFA) en charge de la lutte anti-dopage. L'athlète a d'ores et déjà demandé l'analyse de l'échantillon B. Celle-ci sera effectuée dimanche et nous en connaîtrons probablement les résultats quarante-huit heures plus tard.»

Damien RESSIOT

 

Source et date de l'article L'Equipe.fr   20.07.2012

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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 08:38

http://s2.lemde.fr/image/2010/12/22/540x270/1456774_3_e08e_marta-dominguez-ici-avec-son-mari-le-22_3b4864874036d211951312aaa28f0307.jpg

 

Un tribunal de Madrid a invalidé jeudi les preuves rassemblées par la police lors d'un vaste coup de filet antidopage en décembre 2010 en Espagne, baptisé Opération Galgo, "lévrier" en espagnol, où été notamment impliquée Marta Dominguez, ancienne championne du monde 2009 du 3 000 m steeple. Cette décision signifie que les poursuites toujours engagées vont devoir être abandonnées.

L'audience provinciale de Madrid a validé la décision de la juge d'instruction d'annuler les écoutes téléphoniques de la garde civile, rejetant un recours du ministère public. La magistrate chargée du dossier avait elle-même autorisé ces écoutes, avant de revenir sur sa décision. Le tribunal a appuyé ce revirement au motif que la requête des policiers "ne contenait aucun indice objectif ou de soupçon étayé laissant entendre que les prévenus aient commis un délit de dopage sportif".


"DE SIMPLES CONJECTURES" 

Cette décision annule non seulement les écoutes visant Marta Dominguez, déjà blanchie en avril 2011 mais depuis suspendue de son poste de vice-présidente de la fédération espagnole d'athlétisme, et ses entraîneurs Cesar Pérez et Manuel Pascua, mais aussi les perquisitions à leurs domiciles et à ceux d'autres prévenus, comme le cycliste décédé Alberto León ou le médecin Eufemiano Fuentes, car l'audience provinciale considère qu'elles découlent de ces écoutes.

Selon le tribunal, la perquisition "ne se fondait que sur de simples conjectures, des spéculations et des généralisations, sans la rigueur requise pour prouver un délit de dopage dans le domaine sportif." L'opération Galgo  a consisté en une série de perquisitions à travers l'Espagne et en l'interpellation de 14 personnes, des médecins, des pharmaciens, des entraîneurs, des agents et des athlètes, pour des soupçons de trafic de produits stupéfiants et d'atteinte à la santé publique.

 

Source et date de l'article  LeMonde.fr  23.03.2012

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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 10:46

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/08/30/12c8cae0-d3b4-11e0-8127-deb0cc30442b.jpg

La tolérance accrue à l'effort de certains athlètes de haut niveau pourrait s'expliquer par des particularités de leur métabolisme du fer.

Présentée en juin au congrès de l'Association européenne d'hématologie à Londres, une étude française apporte peut-être un début d'explication scientifique à certains épisodes de l'histoire du sport de haut niveau.

Exemples. En 2006, le skieur de fond Jean-Marc Gaillard est interdit de course lors des JO d'hiver de Turin, après un contrôle montrant un taux d'hémoglobine anormalement élevé. Or, les transfusions sanguines et l'usage d'une hormone, l'EPO, illicites, permettent d'accroître ce taux, donc les capacités physiques. Quelques jours plus tard, Gaillard sera blanchi et réintégré: il fabrique naturellement plus d'hémoglobine que la normale. En 2007, même mésaventure pour l'athlète de demi-fond Bob Tahri. Suspect de dopage, il sera lavé de tout soupçon par une expertise médicale: «Une prédisposition génétique est très probablement à l'origine des anomalies hématologiques pouvant prêter à confusion…», indique-t-elle.

«Passeport biologique» 

Auteur de cette expertise et spécialiste du dopage sportif, le Pr Gérard Dine (Institut de biotechnologies de Troyes) est à l'origine dans les années 2000 d'une méthode hématologique de prévention du dopage. Elle permet de vérifier que des paramètres hématologiques individuels restent dans des valeurs standards au fil du temps, et de différencier les anomalies relevant d'un problème médical de celles liées au dopage. Elle a donné naissance au «passeport biologique» adopté par plusieurs fédérations sportives nationales et internationales.

«Nous avons alors constaté que certains sportifs non suspects de dopage dépassaient régulièrement ces valeurs standards, et n'étaient pas sujets aux carences en fer habituelles chez les athlètes de haut niveau», explique l'hématologue. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène sanguin, et à la myoglobine, qui joue un rôle énergétique majeur dans les muscles. «Nous avons donc supposé qu'ils pouvaient être porteurs d'anomalies du métabolisme du fer», ajoute-t-il.

De telles anomalies sont connues dans l'hémochromatose, une maladie où l'organisme absorbe trop de fer alimentaire. Normalement, cette absorption est régulée par l'hepcidine, une hormone gouvernée par le gène HFE. Dans l'hémochromatose, ce gène est muté, ce qui diminue l'hepcidine, donc augmente l'absorption de fer. À l'inverse, l'entraînement intensif augmente la production d'hepcidine, donc diminue l'absorption du fer, ce qui limite le métabolisme énergétique du muscle. Seuls sont malades les homozygotes dont les deux copies de HFE sont mutées. Plusieurs mutations sont connues, dont C282Y est la plus fréquente.

Aviron et pétanque 

Gérard Dine et un autre hématologue, le Pr Olivier Hermine (CHU Cochin, Paris), lancent donc une étude génétique soutenue par l'Irmes, l'Institut de recherche en médecine du sport. Grâce aux fédérations sportives, ils étudient la fréquence de quatre mutations du gène HFE chez des sportifs de diverses disciplines: trois très consommatrices d'énergie (deux en endurance, le ski nordique et l'aviron, et une plus explosive, le judo) ainsi qu'un sport peu consommateur d'énergie, la pétanque. S'y ajoute un groupe témoin, non sportif. Parmi les skieurs de fond et les rameurs, les taux de mutations des médaillés mondiaux français sont aussi comparés à ceux d'athlètes moins performants. Les résultats sont éloquents. Si la fréquence des mutations de HFE est identique entre les joueurs de pétanque et le groupe témoin non sportif, elle est deux à quatre fois plus élevée parmi les sportifs des trois disciplines à forte demande énergétique.

De plus, pour les deux sports aérobie, aviron et ski nordique, la fréquence de ces mutations est treize fois plus élevée chez les athlètes médaillés que chez les autres. La mutation la plus fréquente est H63D, largement devant C282Y, les autres étant négligeables. Dans 92% des cas, un seul exemplaire du gène est muté (hétérozygotes).

Explication? «Ce n'est qu'une hypothèse. Mais chez les sportifs de haut niveau porteurs d'une telle mutation, l'hepcidine est peut-être moins augmentée par l'effort, d'où une moindre carence en fer, une meilleure érythropoïèse et une meilleure disponibilité du fer pour le travail musculaire, explique le Pr Hermine. Cela expliquerait pourquoi cette mutation, qui rend malade à l'état homozygote, a perduré au fil du temps à l'état hétérozygote: elle constituait peut-être un avantage dans les conditions extrêmes de la préhistoire où les hommes se dépensaient beaucoup, se battaient, se blessaient, etc.» Selon le Pr Dine, «le sport de haut niveau reproduirait en quelque sorte ces conditions de stress physiologique extrême, permettant à ces mutations favorables à la performance de s'exprimer».

Ce travail va être élargi à d'autres disciplines sportives et à d'autres populations humaines. Prochains sujets d'étude envisagés, les rugbymen océaniens.

 

Source et date de l'article  LeFigaro.fr  30.08.2011

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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 18:17

http://static.lexpress.fr/pictures/330/169014_steve-mullings-lors-de-sa-victoire-sur-200-m-aux-championnats-jamaicains-le-26-juin-2011.jpg

 

En plus des contrôles antidopage classiques, les Championnats du monde d'athlétisme qui démarrent samedi à Daegu sont placés pour la première fois sous la surveillance du passeport biologique pour mieux identifier les athlètes cherchant à gonfler artificiellement leurs performances.

 

La ruée vers l'or attise toujours les tentations, comme le montre le contrôle positif de Steve Mullings, confondu pendant les Championnats jamaïcains alors qu'il s'affichait cette saison comme l'autre Caribéen à pouvoir prétendre au podium du 100 et 200 m derrière Usain Bolt et Asafa Powell.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) ne fait pas l'autruche en matière de dopage, et à un an de Londres, le sport roi des jeux Olympiques d'été a prévu de faire les choses en grand en Corée du Sud.

Entre leur arrivée au village et le début de leur compétition, chacun des quelque 2000 athlètes engagés sera soumis à un test sanguin, à l'image des prélèvements sur les coureurs du Tour de France 48h avant le départ de la Grande Boucle.

 

Contrairement aux précédents Championnats du monde à Berlin en 2009, où les tests sanguins visaient surtout les épreuves d'endurance, cette année à Daegu, tous les athlètes, toutes disciplines confondues, devront s'y plier.

L'IAAF, qui suivait depuis des années avec intérêt le développement du passeport biologique, a rejoint, entre Berlin et Daegu, le club des fédérations à l'avoir adopté officiellement. Ces tests sanguins sont autant de "signatures biologiques" qui alimenteront les profils des athlètes dans le cadre du passeport.

 

"Sans précédent"

 

La fédération d'athlétisme utilisait déjà par le passé des informations fournies par les profils pour mieux orienter ses contrôles antidopage sur les suspects. Désormais, elle peut aussi utiliser les anomalies observées dans les profils comme preuves en elles-mêmes de dopage, pour prononcer des sanctions.

"Les analyses permettront, non seulement de mesurer les marqueurs indicatifs de l'usage d'EPO ou de manipulation sanguine dans les disciplines d'endurance, mais également ceux pouvant indiquer l'usage de stéroïdes ou de l'hormone de croissance dans les disciplines de force et d'explosivité", a précisé la fédération lors de l'annonce de "ce programme sans précédent".

 

Sans précédent car, selon l'IAAF, "ce sera la première fois qu'une population d'environ 2000 athlètes participant à un évènement sportif majeur devra se soumettre à un contrôle sanguin, dans des conditions matérielles optimales identiques et durant la même période de temps".

Pour cet ambitieux programme, l'IAAF est épaulée par le Laboratoire antidopage de Lausanne, l'un des quelque 35 laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans le monde, et réputé pour sa grande expertise en matière d'analyses de sang et de passeport biologique.

 

"Les données recueillies alimenteront une base de données unique de valeurs de référence des biomarqueurs chez une population d'athlètes d'élite, hommes et femmes, pratiquant différentes disciplines et d'origines géographiques variées", a souligné la fédération, qui gère un des sports les plus universels qui soient.

Le passeport biologique ne se substitue pas aux contrôles antidopage classiques, basés sur la détection de substances interdites dans l'urine et le sang, mais les complète. L'IAAF prévoit de mener environ 500 contrôles urinaires pendant les Mondiaux, en et hors compétition.

 

Source et date de l'article  L'Express.fr  26.08.2011

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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:29

http://img.over-blog.com/240x226/0/43/21/15/dopage_david.jpg

 

L'ancien lanceur de marteau David Chaussinand, 39 ans, a reconnu vendredi avoir été interpellé par les services des douanes en possession de produits dopants, mais nie toute implication dans un éventuel trafic.
Dans un communiqué, le Clermontois avoue "avoir été interpellé pour transport de produits dopants", confirmant une information révélée le même jour par le site internet du quotidien sportif L'Equipe, selon lequel l'ancien athlète pourrait être impliqué dans un trafic présumé de produits dopants.


David Chaussinand précise toutefois que ces produits étaient destinés à sa consommation personnelle. IL s'agit de "stimulants pour lesquels je me fais suivre psychologiquement", ajoute-t-il.
Chaussinand, 11e des jeux Olympiques de Sydney en 2000, dont le record personnel est de 80,99 m, avait déjà été contrôlé positif à deux reprises, le 23 mai 2002 à la méténolone (anabolisant) lors d'un contrôle inopiné effectué à son domicile à Cournon (Puy-de-Dôme), et un mois plus tard au clenbutérol, un béta-2 agonist d'origine vétérinaire aux effets anabolisants.
Il avait finalement écopé d'une suspension de trois ans prononcée en juillet 2002, et avait ensuite mis un terme à sa carrière à l'âge de 29 ans.
David Chaussinand s'était alors impliqué dans la prévention contre le dopage, en publiant notamment en septembre 2002 un ouvrage intitulé "Confession d'un dopé".
Face à cette démarche, la Fédération française d'athlétisme (FFA) s'était engagée à l'époque à le soutenir dans sa reconversion.
L'ancien athlète auvergnat a tenu dans son communiqué à "s'excuser auprès de sa famille et de ceux qui le connaissent".

 

Source et date de l'article LeParisien.fr  25.03.2011


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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:03


C'est le testament sportif de l'athlète retraité, où il prétend dire toute la vérité, rien que la vérité dans ce livre écrit par Saïd Khalil. Et il répète haut et fort : «Non, je ne me suis jamais dopé.»

Il sait aussi qu'il y aura toujours des doutes à son sujet. Il s'est habitué à vivre avec ce nuage au-dessus de sa tête depuis des années.

 

«Si je m'étais déjà dopé, je l'aurais écrit dans ce livre, car pourquoi vouloir raconter sa vie si c'est pour mentir. Aujourd'hui, j'ai plutôt de la peine pour ceux qui ne me croient pas. J'ai renoncé à me défendre, j'ai juste encore la force de m'indigner», dit Bruny Surin.

 

 

Testé des centaines de fois

Durant sa carrière de 17 ans, il dit avoir été testé des centaines de fois.

«C'était de l'abus, du harcèlement. Une véritable chasse aux sorcières. Je débarquais à l'hôtel et un médecin m'attendait à la porte. Le Canada ne voulait pas d'un autre Ben Johnson. J'étais leur homme. Il voulait que ça se sache avant qu'un autre scandale éclate. J'ai dû m'habituer à vivre avec ça.»

 

Il continue : «J'aurais aimé, par contre, que toutes les fédérations agissent de la même manière, mais ce n'était pas le cas. Les Américains ne faisaient rien et j'ai vu à maintes reprises des athlètes être avertis avant le test», explique Bruny Surin, qui, à 42 ans, dit n'avoir aucun regret. 

Il a toujours su résister, assure-t-il, même durant l'année où il a connu ses pires déboires, en 1996. Il s'est fait offrir la petite pilule à Montréal en plein entraînement.

 

«Un entraîneur qui avait le look d'un agent de la CIA s'est approché de moi et m'a dit : «Si tu veux vraiment courir vite, j'ai quelque chose, je peux t'arranger ça.» Je lui ai dit fuck you. Le gars ne venait pas de Montréal», ajoute Bruny Surin.

 

Pas juste les gros bras

Il prévient que le dopage, ce n'est pas juste «des gros gars musclés».

«La perception des gens est fausse. Oui, j'ai vu des gars prendre 20 livres de muscles en trois mois, mais j'ai aussi vu des athlètes devenir plus agressifs, changer carrément de personnalité.

 

«Le monde de l'athlétisme a un gros nuage au-dessus de sa tête parce qu'il y a des tests, mais si on testait aussi dans les vestiaires de la LNH, il y en aurait aussi. C'est universel. Mais les laboratoires sont plus avancés que l'Agence mondiale antidopage ; on se drogue même à l'aide de transfusions, avec des crèmes invisibles, on n'en sort pas ; ça ne se réglera jamais», dit clairement Bruny Surin.

 

Pourquoi a-t-il résisté à la tentation?

«Je voulais être capable de me regarder dans une glace. Dans la vie, il n'y a pas vraiment de raccourcis. J'ai préféré me faire traiter de naïf et réussir sans drogue.»

 

Un monde de gloire et d'argent

Une réussite gonflée à bloc, un monde artificiel offert sur un plateau d'argent. Bruny Surin affirme avoir dit non à maintes reprises. 

«J'ai vu des athlètes agir comme des big shots : limousine, gloire, argent, ça tombe du ciel tout à coup. Mais je me disais : «Si jamais tu te fais prendre, c'est quelque chose qui va te rester toute ta vie. Je me suis toujours demandé ce que ces gens-là disaient à leur famille», dit le lion tranquille, qui rugit une dernière fois par l'intermédiaire de cette biographie.

 

Source et date de l'article  Canoe.ca  26.09.09

Source de l'image

 


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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 08:09


Cet article est ancien  (23.09.09) mais je trouve qu'il intéressant de le lire. Je le mets aussi car j'ai constaté dans mes statistiques qu'il y a beaucoup de recherches sur Florence Griffith-Joyner.


L’ANNONCE de la mort, lundi matin, de la sprinteuse américaine Florence Griffith-Joyner, recordwoman du monde du 100 mètres et du 200 mètres, disparue à trente-huit ans après une seconde attaque cérébrale, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Passant de 10’’90 à 10’’49 entre l’été 1987 et les Jeux de 1988 à Séoul, où elle décrochera trois médailles d’or (100 mètres, 200 mètres et 4 x 100 mètres), la jeune femme a laissé d’elle l’image d’une athlète musculeuse à l’excès.


Une image que beaucoup raccrochent immanquablement au spectre du dopage, tel le docteur Jean-Pierre de Mondenard qui a déclaré, hier sur France-Inter : "La transformation physique brutale n’était pas naturelle. (…) En se virilisant, elle a perdu une partie de son immunité cardio-vasculaire." Et de rappeler qu’une attaque cérébrale est un accident généralement dû à une dilatation des vaisseaux sanguins. Or, coïncidence ( ?), ce processus est l’une des conséquences de la prise massive de stéroïdes anabolisants et d’hormones de croissance.


D’autres spécialistes affirment même déjà que le décès de Flo Jo pourrait donner le départ d’une affreuse série. Selon le professeur Jean-Paul Escande (coprésident du groupe de travail Médecins du sport et lutte antidopage), "sa mort était statistiquement prévisible. Le dopage des vingt-cinq, trente ans fait des morts de quarante ans". Un expert allemand, Werner Franke, a, lui, invoqué sur la chaîne de télévision publique ZDF, une déposition devant le Sénat américain et les déclarations d’une camarade de course de Florence Griffith-Joyner, qui "prouvent clairement", selon lui, que la défunte était dopée. "Les substances utilisées sont détaillées dans un appendice aux procès-verbaux", a-t-il ajouté.


Au Comité international olympique, on joue la prudence : "On n’a pas d’avis parce qu’on ne sait rien. On ne sait rien de plus et à ce stade il est tout à fait prématuré d’émettre un avis quelconque", a déclaré le directeur général François Carrard.


De son côté, le président de la Fédération allemande d’athlétisme (DLV), Helmut Digel, a rappelé la mort en février de l’ancien lanceur du poids allemand Ralf Reichenbach, à quarante-sept ans, décès imputé à l’abus d’anabolisants pendant des années : les conjectures sur cette affaire "ne nous ont pas fait avancer", a-t-il relevé.


Pour sa part, le Pr Xavier Sturbois (médecin belge du sport, président de la commission médicale du Comité olympique belge), a alerté sur la RTBF : "Il est certain que les athlètes, que les entraîneurs, que les dirigeants doivent tirer la leçon de ce décès. Ces derniers doivent cesser de manipuler les substances au détriment de la santé de leurs athlètes." Flo Jo laisse orpheline une petite fille de cinq ans. Et deux records froids comme la mort.


NICOLAS DANIEL.

 

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Par contre le dopage - Publié dans : Athlétisme
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 07:59

Premier cas de dopage, le 18 août aux mondiaux d'athlétisme. Le Marocain Jamal Chatbi, qualifié pour la finale du 3000 mètres steeple, a été contrôlé positif (le 15août) au Clenbuterol, un anabolisant. Jay Coakley, 65 ans, sociologue à l'université du Colorado, spécialiste du sport, revient sur les rapports qu'entretiennent les athlètes avec ces substances – interdites ou non – améliorant les performances.

Comment expliquez-vous la domination des Caribéens et des Américains dans le sprint ?

Les Caribéens et les Américains ont du succès dans les courtes distances, car ils vivent dans un environnement où ils apprennent que c'est leur destinée culturelle et biologique que de réussir dans le sprint. C'est très semblable à la culture des Anglais qui a motivé cette petite nation à coloniser les deux tiers de la planète. Un tel sens du destin pousse des individus et des peuples à réaliser des performances qui vont au-delà de toutes probabilités statistiques.

Après bien des révélations sur le dopage, pensez-vous qu'aujourd'hui l'athlétisme est "propre" ?

Je parierais ma maison que les athlètes prennent des substances qui contribuent à leurs performances. Ils seraient des imbéciles de ne pas le faire, car les intérêts financiers sont importants et le haut niveau procure des sensations incroyables. Mais cela ne signifie pas qu'ils trichent ou qu'ils font des choses qui sont définies comme illégales.

Cela reviendrait à dire que les athlètes n'ont pas l'impression de tricher en prenant des substances dopantes…

Je dis que presque tous les athlètes prennent des substances, car cela fait partie de l'entraînement. Certains utilisent des produits qui sont classifiés par le Comité international olympique (CIO) ou par le corps médical comme des drogues. La prise de substances fait clairement partie de la culture de l'élite sportive et la plupart des athlètes ne définissent pas cette culture-là comme de la tricherie. Dans l'haltérophilie ou à un certain moment dans le football américain, des athlètes ont intégré le dopage comme partie centrale de leur entraînement. Ils ont échangé des informations sur les drogues : comment les prendre, comment éviter des effets secondaires négatifs, comment profiter de leur utilisation et comment éviter de les détecter.

Faudrait-il modifier la législation américaine pour ne plus retrouver de produits dopants en libre-service ?

La législation américaine a ouvert la porte à la production et à la distribution d'un vaste réseau de compléments nutritionnels et de composés biochimiques dont les propriétés améliorent la performance. Maintenant que la porte est ouverte, je ne pense pas qu'elle puisse être efficacement fermée. Ces produits sont très largement utilisés dans la société, pas seulement par les sportifs. Beaucoup de personnes de la génération du baby-boom cherchent des substances qui permettront de retarder le vieillissement. Comment dire aux athlètes d'arrêter d'utiliser ces produits quand leurs parents ou grands-parents absorbent des hormones pour les aider à être performant dans leur chambre à coucher ou sur leur lieu de travail ?

En 1990, on apprenait que les athlètes américains allaient se doper en toute tranquillité au Mexique. Est-ce toujours le cas ?

Entre le milieu des années 1960 et le début des années 1990, il était courant, pour certains athlètes, de traverser la frontière mexicaine et d'aller acheter des stéroïdes anabolisants au comptoir d'une pharmacie. Au Mexique, ces stéroïdes étaient habituellement utilisés pour les animaux, soit pour les rendre plus rapides au moment des récoltes, soit pour accélérer la guérison après une blessure. Beaucoup de bouteilles de stéroïdes injectables avaient été clairement étiquetées: "A utiliser seulement par les vétérinaires". Des petits malins sont allés au Mexique pour acheter ces drogues et les revendre aux athlètes à travers les Etats-Unis. Mais après le milieu des années 1990, la plupart des substances étaient disponibles sur Internet. De nombreux fournisseurs en proposaient.

Étrangement, dans le monde du sport, les seules personnes qui étaient apparemment inconscientes de cette accessibilité étaient les officiels. Puisqu'ils ont continué à garder les yeux fermés, des usines et des pharmacies en ont profité pour développer dans le monde entier une vaste gamme de produits (drogues, compléments alimentaires, etc.), proposant une amélioration réelle ou imaginaire de la performance. Aujourd'hui, n'importe qui – à condition d'avoir un accès à Internet et une carte de crédit – peut acheter ces substances et lire toutes les informations, des plus sérieuses aux plus anecdotiques, sur elles.

Propos recueillis par Mustapha Kessous

Source et date de l'article  LeMonde.fr  19.08.09
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