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Blog ANTI DOPAGE

                              Bienvenue sur ANTI DOPAGE !

J'ai créé ce blog pour informer les gens sur les zones d'ombres dans le sport.


J'ai besoin de votre aide pour lutter contre la désinformation et le silence entourant le dopage, les abus et les maltraitances. Si vous avez envie de témoigner de votre expérience ou de l'expérience de quelqu'un que vous connaissez vous pouvez m'écrire sur mon blog ou alors par mail à cette adresse :

contreledopage@gmail.com  
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12  personne(s) sur ce blog

 

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Athlétisme

Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 10:46

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/08/30/12c8cae0-d3b4-11e0-8127-deb0cc30442b.jpg

La tolérance accrue à l'effort de certains athlètes de haut niveau pourrait s'expliquer par des particularités de leur métabolisme du fer.

Présentée en juin au congrès de l'Association européenne d'hématologie à Londres, une étude française apporte peut-être un début d'explication scientifique à certains épisodes de l'histoire du sport de haut niveau.

Exemples. En 2006, le skieur de fond Jean-Marc Gaillard est interdit de course lors des JO d'hiver de Turin, après un contrôle montrant un taux d'hémoglobine anormalement élevé. Or, les transfusions sanguines et l'usage d'une hormone, l'EPO, illicites, permettent d'accroître ce taux, donc les capacités physiques. Quelques jours plus tard, Gaillard sera blanchi et réintégré: il fabrique naturellement plus d'hémoglobine que la normale. En 2007, même mésaventure pour l'athlète de demi-fond Bob Tahri. Suspect de dopage, il sera lavé de tout soupçon par une expertise médicale: «Une prédisposition génétique est très probablement à l'origine des anomalies hématologiques pouvant prêter à confusion…», indique-t-elle.

«Passeport biologique» 

Auteur de cette expertise et spécialiste du dopage sportif, le Pr Gérard Dine (Institut de biotechnologies de Troyes) est à l'origine dans les années 2000 d'une méthode hématologique de prévention du dopage. Elle permet de vérifier que des paramètres hématologiques individuels restent dans des valeurs standards au fil du temps, et de différencier les anomalies relevant d'un problème médical de celles liées au dopage. Elle a donné naissance au «passeport biologique» adopté par plusieurs fédérations sportives nationales et internationales.

«Nous avons alors constaté que certains sportifs non suspects de dopage dépassaient régulièrement ces valeurs standards, et n'étaient pas sujets aux carences en fer habituelles chez les athlètes de haut niveau», explique l'hématologue. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène sanguin, et à la myoglobine, qui joue un rôle énergétique majeur dans les muscles. «Nous avons donc supposé qu'ils pouvaient être porteurs d'anomalies du métabolisme du fer», ajoute-t-il.

De telles anomalies sont connues dans l'hémochromatose, une maladie où l'organisme absorbe trop de fer alimentaire. Normalement, cette absorption est régulée par l'hepcidine, une hormone gouvernée par le gène HFE. Dans l'hémochromatose, ce gène est muté, ce qui diminue l'hepcidine, donc augmente l'absorption de fer. À l'inverse, l'entraînement intensif augmente la production d'hepcidine, donc diminue l'absorption du fer, ce qui limite le métabolisme énergétique du muscle. Seuls sont malades les homozygotes dont les deux copies de HFE sont mutées. Plusieurs mutations sont connues, dont C282Y est la plus fréquente.

Aviron et pétanque 

Gérard Dine et un autre hématologue, le Pr Olivier Hermine (CHU Cochin, Paris), lancent donc une étude génétique soutenue par l'Irmes, l'Institut de recherche en médecine du sport. Grâce aux fédérations sportives, ils étudient la fréquence de quatre mutations du gène HFE chez des sportifs de diverses disciplines: trois très consommatrices d'énergie (deux en endurance, le ski nordique et l'aviron, et une plus explosive, le judo) ainsi qu'un sport peu consommateur d'énergie, la pétanque. S'y ajoute un groupe témoin, non sportif. Parmi les skieurs de fond et les rameurs, les taux de mutations des médaillés mondiaux français sont aussi comparés à ceux d'athlètes moins performants. Les résultats sont éloquents. Si la fréquence des mutations de HFE est identique entre les joueurs de pétanque et le groupe témoin non sportif, elle est deux à quatre fois plus élevée parmi les sportifs des trois disciplines à forte demande énergétique.

De plus, pour les deux sports aérobie, aviron et ski nordique, la fréquence de ces mutations est treize fois plus élevée chez les athlètes médaillés que chez les autres. La mutation la plus fréquente est H63D, largement devant C282Y, les autres étant négligeables. Dans 92% des cas, un seul exemplaire du gène est muté (hétérozygotes).

Explication? «Ce n'est qu'une hypothèse. Mais chez les sportifs de haut niveau porteurs d'une telle mutation, l'hepcidine est peut-être moins augmentée par l'effort, d'où une moindre carence en fer, une meilleure érythropoïèse et une meilleure disponibilité du fer pour le travail musculaire, explique le Pr Hermine. Cela expliquerait pourquoi cette mutation, qui rend malade à l'état homozygote, a perduré au fil du temps à l'état hétérozygote: elle constituait peut-être un avantage dans les conditions extrêmes de la préhistoire où les hommes se dépensaient beaucoup, se battaient, se blessaient, etc.» Selon le Pr Dine, «le sport de haut niveau reproduirait en quelque sorte ces conditions de stress physiologique extrême, permettant à ces mutations favorables à la performance de s'exprimer».

Ce travail va être élargi à d'autres disciplines sportives et à d'autres populations humaines. Prochains sujets d'étude envisagés, les rugbymen océaniens.

 

Source et date de l'article  LeFigaro.fr  30.08.2011

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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 18:17

http://static.lexpress.fr/pictures/330/169014_steve-mullings-lors-de-sa-victoire-sur-200-m-aux-championnats-jamaicains-le-26-juin-2011.jpg

 

En plus des contrôles antidopage classiques, les Championnats du monde d'athlétisme qui démarrent samedi à Daegu sont placés pour la première fois sous la surveillance du passeport biologique pour mieux identifier les athlètes cherchant à gonfler artificiellement leurs performances.

 

La ruée vers l'or attise toujours les tentations, comme le montre le contrôle positif de Steve Mullings, confondu pendant les Championnats jamaïcains alors qu'il s'affichait cette saison comme l'autre Caribéen à pouvoir prétendre au podium du 100 et 200 m derrière Usain Bolt et Asafa Powell.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) ne fait pas l'autruche en matière de dopage, et à un an de Londres, le sport roi des jeux Olympiques d'été a prévu de faire les choses en grand en Corée du Sud.

Entre leur arrivée au village et le début de leur compétition, chacun des quelque 2000 athlètes engagés sera soumis à un test sanguin, à l'image des prélèvements sur les coureurs du Tour de France 48h avant le départ de la Grande Boucle.

 

Contrairement aux précédents Championnats du monde à Berlin en 2009, où les tests sanguins visaient surtout les épreuves d'endurance, cette année à Daegu, tous les athlètes, toutes disciplines confondues, devront s'y plier.

L'IAAF, qui suivait depuis des années avec intérêt le développement du passeport biologique, a rejoint, entre Berlin et Daegu, le club des fédérations à l'avoir adopté officiellement. Ces tests sanguins sont autant de "signatures biologiques" qui alimenteront les profils des athlètes dans le cadre du passeport.

 

"Sans précédent"

 

La fédération d'athlétisme utilisait déjà par le passé des informations fournies par les profils pour mieux orienter ses contrôles antidopage sur les suspects. Désormais, elle peut aussi utiliser les anomalies observées dans les profils comme preuves en elles-mêmes de dopage, pour prononcer des sanctions.

"Les analyses permettront, non seulement de mesurer les marqueurs indicatifs de l'usage d'EPO ou de manipulation sanguine dans les disciplines d'endurance, mais également ceux pouvant indiquer l'usage de stéroïdes ou de l'hormone de croissance dans les disciplines de force et d'explosivité", a précisé la fédération lors de l'annonce de "ce programme sans précédent".

 

Sans précédent car, selon l'IAAF, "ce sera la première fois qu'une population d'environ 2000 athlètes participant à un évènement sportif majeur devra se soumettre à un contrôle sanguin, dans des conditions matérielles optimales identiques et durant la même période de temps".

Pour cet ambitieux programme, l'IAAF est épaulée par le Laboratoire antidopage de Lausanne, l'un des quelque 35 laboratoires accrédités par l'Agence mondiale antidopage (AMA) dans le monde, et réputé pour sa grande expertise en matière d'analyses de sang et de passeport biologique.

 

"Les données recueillies alimenteront une base de données unique de valeurs de référence des biomarqueurs chez une population d'athlètes d'élite, hommes et femmes, pratiquant différentes disciplines et d'origines géographiques variées", a souligné la fédération, qui gère un des sports les plus universels qui soient.

Le passeport biologique ne se substitue pas aux contrôles antidopage classiques, basés sur la détection de substances interdites dans l'urine et le sang, mais les complète. L'IAAF prévoit de mener environ 500 contrôles urinaires pendant les Mondiaux, en et hors compétition.

 

Source et date de l'article  L'Express.fr  26.08.2011

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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:29

http://img.over-blog.com/240x226/0/43/21/15/dopage_david.jpg

 

L'ancien lanceur de marteau David Chaussinand, 39 ans, a reconnu vendredi avoir été interpellé par les services des douanes en possession de produits dopants, mais nie toute implication dans un éventuel trafic.
Dans un communiqué, le Clermontois avoue "avoir été interpellé pour transport de produits dopants", confirmant une information révélée le même jour par le site internet du quotidien sportif L'Equipe, selon lequel l'ancien athlète pourrait être impliqué dans un trafic présumé de produits dopants.


David Chaussinand précise toutefois que ces produits étaient destinés à sa consommation personnelle. IL s'agit de "stimulants pour lesquels je me fais suivre psychologiquement", ajoute-t-il.
Chaussinand, 11e des jeux Olympiques de Sydney en 2000, dont le record personnel est de 80,99 m, avait déjà été contrôlé positif à deux reprises, le 23 mai 2002 à la méténolone (anabolisant) lors d'un contrôle inopiné effectué à son domicile à Cournon (Puy-de-Dôme), et un mois plus tard au clenbutérol, un béta-2 agonist d'origine vétérinaire aux effets anabolisants.
Il avait finalement écopé d'une suspension de trois ans prononcée en juillet 2002, et avait ensuite mis un terme à sa carrière à l'âge de 29 ans.
David Chaussinand s'était alors impliqué dans la prévention contre le dopage, en publiant notamment en septembre 2002 un ouvrage intitulé "Confession d'un dopé".
Face à cette démarche, la Fédération française d'athlétisme (FFA) s'était engagée à l'époque à le soutenir dans sa reconversion.
L'ancien athlète auvergnat a tenu dans son communiqué à "s'excuser auprès de sa famille et de ceux qui le connaissent".

 

Source et date de l'article LeParisien.fr  25.03.2011


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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:03


C'est le testament sportif de l'athlète retraité, où il prétend dire toute la vérité, rien que la vérité dans ce livre écrit par Saïd Khalil. Et il répète haut et fort : «Non, je ne me suis jamais dopé.»

Il sait aussi qu'il y aura toujours des doutes à son sujet. Il s'est habitué à vivre avec ce nuage au-dessus de sa tête depuis des années.

 

«Si je m'étais déjà dopé, je l'aurais écrit dans ce livre, car pourquoi vouloir raconter sa vie si c'est pour mentir. Aujourd'hui, j'ai plutôt de la peine pour ceux qui ne me croient pas. J'ai renoncé à me défendre, j'ai juste encore la force de m'indigner», dit Bruny Surin.

 

 

Testé des centaines de fois

Durant sa carrière de 17 ans, il dit avoir été testé des centaines de fois.

«C'était de l'abus, du harcèlement. Une véritable chasse aux sorcières. Je débarquais à l'hôtel et un médecin m'attendait à la porte. Le Canada ne voulait pas d'un autre Ben Johnson. J'étais leur homme. Il voulait que ça se sache avant qu'un autre scandale éclate. J'ai dû m'habituer à vivre avec ça.»

 

Il continue : «J'aurais aimé, par contre, que toutes les fédérations agissent de la même manière, mais ce n'était pas le cas. Les Américains ne faisaient rien et j'ai vu à maintes reprises des athlètes être avertis avant le test», explique Bruny Surin, qui, à 42 ans, dit n'avoir aucun regret. 

Il a toujours su résister, assure-t-il, même durant l'année où il a connu ses pires déboires, en 1996. Il s'est fait offrir la petite pilule à Montréal en plein entraînement.

 

«Un entraîneur qui avait le look d'un agent de la CIA s'est approché de moi et m'a dit : «Si tu veux vraiment courir vite, j'ai quelque chose, je peux t'arranger ça.» Je lui ai dit fuck you. Le gars ne venait pas de Montréal», ajoute Bruny Surin.

 

Pas juste les gros bras

Il prévient que le dopage, ce n'est pas juste «des gros gars musclés».

«La perception des gens est fausse. Oui, j'ai vu des gars prendre 20 livres de muscles en trois mois, mais j'ai aussi vu des athlètes devenir plus agressifs, changer carrément de personnalité.

 

«Le monde de l'athlétisme a un gros nuage au-dessus de sa tête parce qu'il y a des tests, mais si on testait aussi dans les vestiaires de la LNH, il y en aurait aussi. C'est universel. Mais les laboratoires sont plus avancés que l'Agence mondiale antidopage ; on se drogue même à l'aide de transfusions, avec des crèmes invisibles, on n'en sort pas ; ça ne se réglera jamais», dit clairement Bruny Surin.

 

Pourquoi a-t-il résisté à la tentation?

«Je voulais être capable de me regarder dans une glace. Dans la vie, il n'y a pas vraiment de raccourcis. J'ai préféré me faire traiter de naïf et réussir sans drogue.»

 

Un monde de gloire et d'argent

Une réussite gonflée à bloc, un monde artificiel offert sur un plateau d'argent. Bruny Surin affirme avoir dit non à maintes reprises. 

«J'ai vu des athlètes agir comme des big shots : limousine, gloire, argent, ça tombe du ciel tout à coup. Mais je me disais : «Si jamais tu te fais prendre, c'est quelque chose qui va te rester toute ta vie. Je me suis toujours demandé ce que ces gens-là disaient à leur famille», dit le lion tranquille, qui rugit une dernière fois par l'intermédiaire de cette biographie.

 

Source et date de l'article  Canoe.ca  26.09.09

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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 08:09


Cet article est ancien  (23.09.09) mais je trouve qu'il intéressant de le lire. Je le mets aussi car j'ai constaté dans mes statistiques qu'il y a beaucoup de recherches sur Florence Griffith-Joyner.


L’ANNONCE de la mort, lundi matin, de la sprinteuse américaine Florence Griffith-Joyner, recordwoman du monde du 100 mètres et du 200 mètres, disparue à trente-huit ans après une seconde attaque cérébrale, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Passant de 10’’90 à 10’’49 entre l’été 1987 et les Jeux de 1988 à Séoul, où elle décrochera trois médailles d’or (100 mètres, 200 mètres et 4 x 100 mètres), la jeune femme a laissé d’elle l’image d’une athlète musculeuse à l’excès.


Une image que beaucoup raccrochent immanquablement au spectre du dopage, tel le docteur Jean-Pierre de Mondenard qui a déclaré, hier sur France-Inter : "La transformation physique brutale n’était pas naturelle. (…) En se virilisant, elle a perdu une partie de son immunité cardio-vasculaire." Et de rappeler qu’une attaque cérébrale est un accident généralement dû à une dilatation des vaisseaux sanguins. Or, coïncidence ( ?), ce processus est l’une des conséquences de la prise massive de stéroïdes anabolisants et d’hormones de croissance.


D’autres spécialistes affirment même déjà que le décès de Flo Jo pourrait donner le départ d’une affreuse série. Selon le professeur Jean-Paul Escande (coprésident du groupe de travail Médecins du sport et lutte antidopage), "sa mort était statistiquement prévisible. Le dopage des vingt-cinq, trente ans fait des morts de quarante ans". Un expert allemand, Werner Franke, a, lui, invoqué sur la chaîne de télévision publique ZDF, une déposition devant le Sénat américain et les déclarations d’une camarade de course de Florence Griffith-Joyner, qui "prouvent clairement", selon lui, que la défunte était dopée. "Les substances utilisées sont détaillées dans un appendice aux procès-verbaux", a-t-il ajouté.


Au Comité international olympique, on joue la prudence : "On n’a pas d’avis parce qu’on ne sait rien. On ne sait rien de plus et à ce stade il est tout à fait prématuré d’émettre un avis quelconque", a déclaré le directeur général François Carrard.


De son côté, le président de la Fédération allemande d’athlétisme (DLV), Helmut Digel, a rappelé la mort en février de l’ancien lanceur du poids allemand Ralf Reichenbach, à quarante-sept ans, décès imputé à l’abus d’anabolisants pendant des années : les conjectures sur cette affaire "ne nous ont pas fait avancer", a-t-il relevé.


Pour sa part, le Pr Xavier Sturbois (médecin belge du sport, président de la commission médicale du Comité olympique belge), a alerté sur la RTBF : "Il est certain que les athlètes, que les entraîneurs, que les dirigeants doivent tirer la leçon de ce décès. Ces derniers doivent cesser de manipuler les substances au détriment de la santé de leurs athlètes." Flo Jo laisse orpheline une petite fille de cinq ans. Et deux records froids comme la mort.


NICOLAS DANIEL.

 

Un autre article sur le même sujet

 

Source de l'article L'Humanité.fr

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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 07:59

Premier cas de dopage, le 18 août aux mondiaux d'athlétisme. Le Marocain Jamal Chatbi, qualifié pour la finale du 3000 mètres steeple, a été contrôlé positif (le 15août) au Clenbuterol, un anabolisant. Jay Coakley, 65 ans, sociologue à l'université du Colorado, spécialiste du sport, revient sur les rapports qu'entretiennent les athlètes avec ces substances – interdites ou non – améliorant les performances.

Comment expliquez-vous la domination des Caribéens et des Américains dans le sprint ?

Les Caribéens et les Américains ont du succès dans les courtes distances, car ils vivent dans un environnement où ils apprennent que c'est leur destinée culturelle et biologique que de réussir dans le sprint. C'est très semblable à la culture des Anglais qui a motivé cette petite nation à coloniser les deux tiers de la planète. Un tel sens du destin pousse des individus et des peuples à réaliser des performances qui vont au-delà de toutes probabilités statistiques.

Après bien des révélations sur le dopage, pensez-vous qu'aujourd'hui l'athlétisme est "propre" ?

Je parierais ma maison que les athlètes prennent des substances qui contribuent à leurs performances. Ils seraient des imbéciles de ne pas le faire, car les intérêts financiers sont importants et le haut niveau procure des sensations incroyables. Mais cela ne signifie pas qu'ils trichent ou qu'ils font des choses qui sont définies comme illégales.

Cela reviendrait à dire que les athlètes n'ont pas l'impression de tricher en prenant des substances dopantes…

Je dis que presque tous les athlètes prennent des substances, car cela fait partie de l'entraînement. Certains utilisent des produits qui sont classifiés par le Comité international olympique (CIO) ou par le corps médical comme des drogues. La prise de substances fait clairement partie de la culture de l'élite sportive et la plupart des athlètes ne définissent pas cette culture-là comme de la tricherie. Dans l'haltérophilie ou à un certain moment dans le football américain, des athlètes ont intégré le dopage comme partie centrale de leur entraînement. Ils ont échangé des informations sur les drogues : comment les prendre, comment éviter des effets secondaires négatifs, comment profiter de leur utilisation et comment éviter de les détecter.

Faudrait-il modifier la législation américaine pour ne plus retrouver de produits dopants en libre-service ?

La législation américaine a ouvert la porte à la production et à la distribution d'un vaste réseau de compléments nutritionnels et de composés biochimiques dont les propriétés améliorent la performance. Maintenant que la porte est ouverte, je ne pense pas qu'elle puisse être efficacement fermée. Ces produits sont très largement utilisés dans la société, pas seulement par les sportifs. Beaucoup de personnes de la génération du baby-boom cherchent des substances qui permettront de retarder le vieillissement. Comment dire aux athlètes d'arrêter d'utiliser ces produits quand leurs parents ou grands-parents absorbent des hormones pour les aider à être performant dans leur chambre à coucher ou sur leur lieu de travail ?

En 1990, on apprenait que les athlètes américains allaient se doper en toute tranquillité au Mexique. Est-ce toujours le cas ?

Entre le milieu des années 1960 et le début des années 1990, il était courant, pour certains athlètes, de traverser la frontière mexicaine et d'aller acheter des stéroïdes anabolisants au comptoir d'une pharmacie. Au Mexique, ces stéroïdes étaient habituellement utilisés pour les animaux, soit pour les rendre plus rapides au moment des récoltes, soit pour accélérer la guérison après une blessure. Beaucoup de bouteilles de stéroïdes injectables avaient été clairement étiquetées: "A utiliser seulement par les vétérinaires". Des petits malins sont allés au Mexique pour acheter ces drogues et les revendre aux athlètes à travers les Etats-Unis. Mais après le milieu des années 1990, la plupart des substances étaient disponibles sur Internet. De nombreux fournisseurs en proposaient.

Étrangement, dans le monde du sport, les seules personnes qui étaient apparemment inconscientes de cette accessibilité étaient les officiels. Puisqu'ils ont continué à garder les yeux fermés, des usines et des pharmacies en ont profité pour développer dans le monde entier une vaste gamme de produits (drogues, compléments alimentaires, etc.), proposant une amélioration réelle ou imaginaire de la performance. Aujourd'hui, n'importe qui – à condition d'avoir un accès à Internet et une carte de crédit – peut acheter ces substances et lire toutes les informations, des plus sérieuses aux plus anecdotiques, sur elles.

Propos recueillis par Mustapha Kessous

Source et date de l'article  LeMonde.fr  19.08.09
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 17:30


Cet article date de plusieurs années (29.04.2003) mais je trouve qu'il est intéressant de le lire !

Article à lire aussi en lien avec cette affaire "Le comité Olympique aurait couvert une centaine d'affaires entre 1988 et 2000"


Le comité olympique américain a organisé le blanchiment de dizaines d’athlètes contrôlés positifs, dont celui du multimédaillé olympique.


Carl Lewis, l’" athlète du siècle " était dopé. Ce n’est déjà plus une rumeur, plus tout à fait une révélation, presque une information " béton ". Selon l’ancien chef du programme de détection du comité olympique américain (USOC) entre 1991 et 2000, le multimédaillé olympique a été contrôlé positif à trois reprises à la pseudo-éphédrine, à l’éphédrine et à la phénylpropanolamine en 1988, lors des sélections américaines. " L’USOC a non seulement étouffé cette affaire mais une bonne centaine d’autres, concernant notamment 19 champions olympiques américains ", ajoute-t-il, preuves à l’appui. Wade Exum a, en effet, remis à deux journaux américains - Sports Illustrated et The Orange County Register - un dossier de 30 000 pages.


C’est évidemment le cas de Carl Lewis qui retient l’attention. Comble de l’ironie : le blanchiment en règle de l’USOC a permis à Carl Lewis de participer aux JO de Séoul, de terminer deuxième du 100 m avant d’être déclaré champion olympique, dans la même discipline, à la suite du contrôle positif (aux stéroïdes anabolisants) de Ben Johnson. L’homme aux neuf médailles d’or olympiques n’a même pas pris la peine de démentir : " Des centaines de personnes ont été prises. Elles ont toutes été traitées de la même manière. Le contexte était différent à l’époque ". Sa ligne de défense ? Un : les produits incriminés étaient présents dans des compléments alimentaires à base d’herbes. Deux : ils n’étaient pas efficaces. Faux sur ce point : ces stimulants légers aident les sprinters à diminuer leur temps de réaction.


Quant à l’argument de l’usage par inadvertance, le président de l’Agence mondiale antidopage ne " peut l’admettre " : " Carl Lewis n’aurait jamais dû l’évoquer ". Plus largement, Dick Pound (qui fut l’avocat de Ben Johnson en 1988) accuse : " Nous sommes donc bien en présence de double standard en matière de lutte antidopage à cette époque : des règles pour les Américains et d’autres règles pour le reste de la planète (…) À la différence des pays de l’Est où le dopage était organisé politiquement, aux États-Unis, c’est le blanchiment des cas positifs qui était organisé. ". Les informations qui ont filtré ces dernières semaines donnent plutôt raison au président de l’AMA. Andre Phillips, champion olympique du 400 m haies à Séoul, Joe DeLoach, compagnon d’entraînement de Carl Lewis et médaille d’argent du 200 m la même année, Mary Joe Fernandez, la joueuse de tennis, médaillée aux JO de Barcelone, Dave Schultz, champion olympique de lutte aux JO 1984 (Los Angeles) et Alexi Lalas, ancien capitaine de l’équipe de foot US, auraient également profité des largesses des dirigeants olympiques américains.


Dans le dossier explosif de Wade Exum figurent des lettres signées par le secrétaire général de l’USOC prévenant les athlètes de leur contrôle positif et de… leur blanchiment. L’USOC a, évidemment, démenti toutes ces informations. La fédération américaine d’athlétisme est, elle aussi, prise en défaut puisqu’elle aurait dû transmettre les dossiers à la fédération internationale. Bref, c’est tout le mouvement olympique américain qui se trouve placé au banc des accusés.

Certes, le gouvernement américain et l’Agence antidopage nationale (UDASA) ont été parmi les premiers à accepter le Code mondial antidopage, adopté lors de la Conférence de Copenhague en mars dernier, mais du passé, ils ne peuvent, heureusement, faire table rase. D’autant plus que les institutions de la principale puissance sportive du monde n’ont toujours pas démontré leur volonté - politique et financière - de s’engager pleinement dans la lutte antidopage.


Car, si Washington a dit " oui " à l’AMA, les moyens dégagés pour rendre cette lutte effective semblent insuffisants. Par exemple, les États-Unis ne possèdent qu’un seul laboratoire (Los Angeles) officiellement accrédité par l’AMA. On sait, de plus, que les Ligues professionnelles US (base-ball, football américain, basket et hockey) refusent toujours d’appliquer le Code. Les dossiers brûlants ne relèvent donc pas seulement du passé.

 

Christophe Deroubaix

 

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Source de l'article L'Humanité.fr

 

 


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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 08:03


Hier soir, comme beaucoup de gens j'ai regardé la final du 100m hommes. J'ai regardé la course en direct sur France3. Je n'ai pas apprécié les commentaires des journalistes sur Usain Bolt par exemple : meilleure homme du monde, l'homme le plus rapide....Ils disaient la même chose à l'époque de Carl Lewis.

Je ne peux pas croire qu'il n'y a pas de dopage dans cette histoire. Pourquoi ? parce que j'ai trouvé cette course inhumaine et que je suis choqué par la médiatisation faite sur le 100m hommes.

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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 15:51

Quarante-sept épreuves, 2 101 compétiteurs, 202 nations représentées, une retransmission planétaire (dans plus de 190 pays). Les championnats du monde d'athlétisme, qui s'ouvrent à Berlin samedi 15 août et s'y tiendront jusqu'au dimanche 23, affichent avec fierté ces promesses. Lors de cette 12e édition, les chronomètres devraient s'emballer, les records tomber...


L'événement sportif n'a pas même commencé que des affaires de dopage éclatent déjà. La Confédération brésilienne d'athlétisme a suspendu, le 12 août, un sixième athlète pour dopage. L'un a été contrôlé positif aux amphétamines, les cinq autres ont été testés positifs à l'érythropoïétine (EPO), lors d'un contrôle inopiné effectué en juin. Tous étaient en pleine préparation des Mondiaux de Berlin, en compagnie de 39 autres sélectionnés.


Cinq sportifs jamaïquains ont été en revanche blanchis par leur fédération, le 10 août, après des contrôles positifs à un stimulant lors des championnats nationaux en juin. La commission de discipline a estimé que la substance utilisée, une méthylxanthine, ne faisait pas partie de la liste des produits interdits par l'Agence mondiale antidopage (AMA). La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) devrait se prononcer quant à elle, mardi 18, sur la venue en Allemagne de ces cinq relayeurs, bloqués pour le moment en Jamaïque.

 

Pour l'IAAF, pas question de laisser planer le moindre doute sur les futurs exploits : pas un nuage de suspicion ne doit survoler l'Olympiastadion de Berlin. Afin d'éviter toute polémique, la Fédération internationale a mis en place un dispositif de lutte antidopage sans précédent. "L'immense majorité des athlètes qui viendront à ces championnats du monde sont armés de leur seul talent, associé à des années de dur labeur et de sacrifices, a souligné son président, le Sénégalais Lamine Diack. C'est  précisément pour protéger ces athlètes et célébrer ensemble leur réussite que nous avons mis en place un tel dispositif de lutte contre le dopage."

Quelque 1 000 prélèvements, effectués juste avant et durant les épreuves, seront testés par les laboratoires de Cologne et de Dresde, tous deux accrédités par l'AMA. Ces prélèvements sanguins et urinaires viendront alimenter le passeport biologique, le document où sont consignés les paramètres physiologiques de chaque sportif et qui permet de constater, par exemple, des variations anormales des données sanguines.

 

Ce passeport, mis en place d'abord dans le cyclisme, permet surtout de mieux cibler les "tricheurs". L'IAAF suit particulièrement 500 athlètes que la Fédération internationale a classés en trois groupes. Le premier, "la liste prioritaire", rassemble près d'une vingtaine de sportifs pour lesquels l'instance de l'athlétisme possède "des éléments, des faisceaux d'indices sérieux sur d'éventuelles pratiques dopantes, sans pour autant être en mesure d'engager des poursuites disciplinaires d'un point de vue réglementaire", a expliqué à l'AFP Thomas Capdevielle, le conseiller juridique du département antidopage de l'IAAF. Le deuxième groupe comprend des athlètes issus, entre autre, de pays qui ne possèdent aucune structure de contrôle antidopage. Les autres athlètes sont dans le troisième groupe.

Après le profil sanguin, la Fédération internationale va s'intéresser à une autre facette du passeport : le profil stéroïdien. Dans le projet pilote qui démarre à Berlin, les échantillons urinaires collectés serviront à élaborer ce second type de profil. Ce volet inédit du passeport biologique pourrait pallier les carences dans le dépistage de l'hormone de croissance.

 

"Les prélèvements recueillis sur cette compétition seront analysés et conservés par l'IAAF pour des analyses ultérieures, dans le cas où de nouveaux produits dopants ou de nouvelles méthodes de détection seraient disponibles à l'avenir", a assuré M. Diack. L'enjeu ? La détection de la CERA, une nouvelle forme d'EPO découverte lors du Tour de France 2008 et repérée aussi lors des Jeux de Pékin. L'athlétisme a été le sport le plus touché par le dopage aux derniers Jeux olympiques : 7 des 14 affaires concernent ce sport. Rashid Ramzi, vainqueur du 1 500 mètres pour le Bahreïn, a été rattrapé par des analyses rétrospectives cet hiver, dans lesquelles a été détectée la CERA. Il devrait être déchu de son titre olympique et ne sera pas à Berlin.

 

Mustapha Kessous

Source et date de l'article LeMonde.fr  15.08.09
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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 18:54


Yohan Blake, ici à la gauche d'Usain Bolt, fait partie des cinq athlètes jamaïcains contrôlés positifs.

 

Grand espoir du sprint jamaïcain, Yohann Blake figure parmi les cinq athlètes jamaïcains contrôlés positifs aux sélections nationales à Kingston le mois dernier. Le jeune sprinteur de 19 ans, qui s'entraîne avec Usain Bolt, possède un record personnel à 9''93 sur 100 m, record établi le 17 juillet dernier lors du meeting de Saint-Denis. Samedi, Blake a disputé - et gagné - avec ses coéquipiers du Racers Track Club le relais 4x100 m du meeting de Londres, quatrième meilleure performance de tous les temps à la clé (37"46).


Les deux coureurs de 100 m, Marvin Anderson et Sheri-Ann Brooks, ainsi que deux athlètes moins connus, Allodin Fothergill et Lansford Spence, qui courent le 400 m, sont les quatre autres sportifs contrôlés positifs. Anderson fait partie du groupe d'entraînement de Blake et Bolt, celui du coach Glen Mills.

 

Source et date de l'article  L'Equipe.fr  26.07.09

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